ISRAEL

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Intro :

 Israël est l'un des derniers venus dans le club des puissances spatiales, puisque son premier satellite a été lancé en 1988. Si ses lanceurs Shavit ne peuvent rivaliser en performances et en fiabilité avec les fusées dont disposent les "grands", elles n'en sont pas moins une preuve de savoir-faire ainsi qu'un gage d'indépendance technique, économique et surtout militaire. Ce dernier point est le plus important, puisque le Shavit est dérivé de la série de missiles dont Israël a jugé - sans doute à raison - nécessaire le développement pour faire face à ses voisins arabes. Cette capacité spatiale lui donne des moyens d'espionnage et de repérage de cible qui inquiètent ces derniers. De plus, les activités spatiales israëliennes sont redynamisées par de nouvelles débouchées commerciales. Les industriels israëliens ont un poids mondial dans le domaine de satellites. Un astronaute israëlien, Ilan Ramon, volera avec une prochaine navette américaine.

Une dépêche du spoutnik relative à Israël : 9

Table des matières :

  1. Contexte politico-historique
  2. Bombes atomiques et missiles balistiques
  3. Le lanceur Shavit et sa descandance
  4. Les satellites israëliens

 


I CONTEXTE POLITICO-HISTORIQUE

 On peut faire remonter l'origine de l'Etat d'Israël au XIXe siècle. Il y a alors plus de 1500 ans que Juifs vivent dispersés. Si une communauté (Mizrihims) reste au proche-orient, l'essentiel vit en Europe, dans les pays Arabes, aux USA et ailleurs. Face à l'antisémitisme omniprésent naît l'idéologie sioniste, sous l'impulsion notemment de Théodore Herzl, qui publie l'Etat Juif en 1896. Il s'agit de favoriser le départ de Juifs du monde entier pour qu'ils s'installent en Palestine (ou ailleurs, il fut envisagé d'établir un état juif en Angola ou a Madagascar) et en achètent peu à peu les terres, afin que les juifs aient enfin un pays à eux. Les Juifs de l'Empire Russe sont les plus nombreux à s'installer dès cette époque en Terre Sainte alors sous domination ottomane. Tel-Aviv-Jaffa est le premier foyer de leur implantation.

 Après la Première Guerre Mondiale, la région bascule sous mandat britanique, confié par la SDN. Les Anglais font tout pour ralentir l'implantation juive et favorise l'immigration arabe, attirée par le développement économique farovisé par le sionisme, en provenance notemment de Syrie, de Jordanie, etc. Ces immigrants Arabes grossissent la population palestinienne. L'avènement du régime nazi provoque l'exil de milleirs de Juifs, dont la Haganah favorise l'implantation en Palestine, malgrè l'hostilité de Londres.

 En 1941 commence l'Endlösung. Entre cinq et sept millions de Juifs Européens sont éradiqués. Les communautés israëlistes d'Europe Centrale, Orientale et Balkanique sont quasiment détruites. Plusieurs cultures différentes sont ainsi détruites. Mais la nouvelle ONU accorde, dans le célèbre plan de partage de la Palestine, la moitié du territoire de la Palestine pour créer un état juif, l'autre pour un état Arabe. Il y a alors 1 800 000 habitants en Palestine, le tiers étant juifs.

 Aujourd'hui encore la question de la souveraineté la plus légitime entre arabes et juifs sur la terre du proche-orient est très disputée. Les pro-israëliens appuient leur argumentaire sur : 1- La permanence de la présence juive sur la terre d'Eretz Israël malgrè la diaspora, 2- L'inexistance historique d'une entité étatique arabe de Palestine, 3- La très faible population de la Palestine Occidentale jusqu'à XIXe siècle, 4- L'importance tout-à-fait relative de la Palestine dans l'histoire arabe, où elle ne fut jamais qu'une province secondaire (Jérusalem ne fut ainsi jamais capitale d'un état arabe ou musulman), 5- Les origines Egyptiennes ou Syriennes de la majorité des Palestiniens, issus de l'immigration des années 20 . Leurs opposants répodnet pas : 1- Le fait que jusqu'en 1948 les Arabes étaient numériquement majoritaire sur le territoire de Palestine occidentale, 2- Les origine Khazares (donc totalement extérieure au moyen-orient) des juifs Ashkénazes majoritaires en Israël.

 En 1948 quelques heures avant l'expiration du mandat britannique sur le proche-orient, David Ben Gourion proclame l'indépendance de l'état d'Israël en exprimer son souhait d'un cohabitation positive avec les pays arabes voisins. Mais dans l'optique des pays arabes, la création de l'Etat Hébreu était une entreprise "coloniale". La légion arabe attaqua immédiatement israël. A un contre quatre, les hommes de la Haganah (aidés de l'Irgoun et groupe Stern) repoussent l'attaque. Le foyer juif du proche-orient est provisoirement sauvé mais les pays alentour sont décidés à l'éliminer tôt ou tard.

 Israël gagne rapidement en population du fait d'une immigration constante et se dote d'une armée très puissante. Quand à la Palestine arabe, elle est annexée par la Jordanie. En 1956, quand Nasser nationalise le canal de Suez, Français, Anglais et Israéliens interviennent. Les deux premiers se retirent sous la menace russe (1), mais l'Etat juif occupe pour un temps le Sinaï. Les Egyptiens se faisant menaçants en 67 (ils bloquèrent le passage des israëliens par le canal de Suez), Israël attaque et remporte une rapide victoire ("Guerre des Six Jours") grâce à une très audacieuse attaque aérienne massive. l'Egypte, la Syrie et la Jordanie sont vaincus. Mais en 73, les deux premiers, avec un soutien Irakien, reprennent le combat en attaquant par surprise le jour du Yom Kippour etsont près de l'emporter. Les missiles sol-sol nucléaires d'Israël sont prêts à être lancés sur Le Caire et Damas en cas d'effondrement sur le front.

 Les Israëliens reprennent le dessus. L'Egypte se désolidarise du bloc soviétique et renonce à son rôle de tête des coalitions anti-israëliennes. En 91, l'Irak est militairement éliminé. Seule la Syrie reste ennemie d'Israël, mais elle sait qu'elle ne peut gagner seule une guerre surtout depuis que la Turquie est alliée à l'état juif (elle a des différents avec la Syrie sur la question kurde et l'eau de l'Euphrate). La Lybie et l'Iran sont également hostiles mais ne suivraient pas la Syrie dans une aventure militaire. En conséquence, Damas pourrait signer un accord prochainement avec Tel-Aviv. La menace de guerre internationale (mais pas celle du terrorisme) serait alors durablement écarté. Par rapport aux décennies précédentes, la tendance a long terme est bien une stabilisation du proche-orient. L'armée reste pourtant très importante : le service militaire dure 3 ans (et 2 pour les femmes), le budget militaire représente encore 9% du PIB (plus élevé des démocraties), Israël est l'un des plus gros importateur d'armes du monde.

 Israël est aujourd'hui un pays riche, et en forte croissance (6%). Les capitaux étrangers affluent de plus en plus au fur et à mesure que les perspectives de paix se font plus nettes. La population atteind 6 millions d'habitants, plus du tiers des Juifs du monde. L'immigration de juifs du monde entier (seule la moitié des Israéliens sont nés en Israël) et la vitalité démographique sont à l'origine d'une croissance très rapide la population : 3.8 %, ce que seuls quelques pays du très pauvres dépassent. Les conditions de vie sont élevées, avec par exemple 77 ans d'espérance de vie. Mais celà ne doit pas faire oublier que le régime, bien que démocratique, laisse un large pouvoir aux rabbins et que les palestiniens profitent peu de la prospérité. En outre, la réussite économique doit beaucoup aux versements de la diaspora, aux réparations versées par l'Allemagne et surtout à l'aide américaine. Et l'économie souffre de l'inflation et du poids des dépenses militaires. Ces dernières ont cependant permises à Israël d'acquérir un niveau technique tout-à-fait étonnant pour un pays de cette taille. C'est d'ailleurs, après le Japon, l'etat qui compte le plus de scientifiques par millier d'habitants.

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II BOMBES ATOMIQUES ET MISSILES BALISTIQUES

 Si Israël n'a jamais fait d'essais nucléaires (ou alors, bien cachés) et n'est pas au nombre des puissances nucléaires officielles, il ne fait plus aucun doute que ce pays possède ce type d'arme. Il ne l'a jamais reconnu mais n'a rien fait pour le cacher. Depuis quand? Par quels moyens plus ou moins détournés (espionnage...)? Il est difficile de le savoir. On admet souvent qu'Israël possède une centaine d'armes nucléaire, allant de rustiques bombes A à des armes de type H. Il faut noter qu'Israël, plus que tout autre état, attache une immense importance à la vie de chaque citoyen (cela se traduit par les abris anti-atomiques capables d'accueillir toute la population et par la distribution de masques à gaz dès que S.Hussein fait des siennes). Cela est dû à la faible population (6 millions d'âmes), et à la notion de "peuple élu". Ainsi, pour mener des charges tant conventionnelles que nucléaires sur les objectifs, les responsables militaires de ce pays ont toujours délaissé les avions au profit des missiles, qui n'exposent aucune vie humaine (sauf chez l'ennemi...).

 Dans les années 60 existait le programme du missile tactique MD 620 mené avec la société française Marcel Dassault. (2) Le progamme fut interrompu suite à l'embargo français décrété à cause de la guerre de 67 (on se souvient des vedettes vendues à Israël et bloquées des années durant), qui emmena l'état d'Israël à produire ses propres armes (c'est ainsi qu'Israel Aircraft Industry produisit une version modifiée du Mirage III, le Kfir). Le MD-620 fut produit en Israël sous le nom de Jericho I (allusion à la bataille biblique). A noter qu'Israël possède aussi des Lance (100 km), petits missiles tactiques à ergols liquides de fabrication américaine. Si on ajoute les chasseurs-bombardiers (F-15, F-16...) et le projet Gabriel 4 de missile de croisière, on comprend que l'état hébreux dispose d'une panoplie de vecteurs très large. Quelques analystes pensent qu'Israël possède aussi des "mines nucléaires" dans le désert du Golan (où passerait forcément des assaillants Syriens) et des obus atomiques.

 Au cours des années 70, l'Afrique du Sud était un état isolé politiquement. Mis au banc de l'O.N.U. en raison de son régime d'apartheïd, cet état avait des ambitions politiques importantes et était hostile tant aux U.S.A. qu'à l'U.R.S.S. Il menait donc les recherches nécessaires à la création d'une force nucléaire de dissuasion. Il avait besoin de missiles à moyenne portée dans le cadre de la guerre en Angola, mais aussi de missiles intercontinentaux.

 Une coopération fut enclenchée entre les deux pays. Des documents récemment divulgués par l'Afrique du Sud jette la lumière sur ces projets. Le moteur principal était à poudre, réalisé en Israël par TAAS RSD, contenant 9 tonnes d'ergols et pesant 11 tonnes. Le missile de base (RSA-1 pour Le Cap, on ignore son statut en Israël) employant un seul étage, devait lancer environ 1500kg à 1100km. Le missile employant deux étages avec chacun ce même moteur (RSA-2 ou Arniston/Jéricho II) lance environ 1500 kg à 1900km (les estimations plus anciennes donnaient 100kg/1500km, incohérent avec les performances du shavit). Le missile tri-étage (RSA-3/Shavit) ressemble au précédent, avec un troisième étage à hautes performances. L'Afrique du Sud préparait un très puissant RSA-4, dont on ignore si il existait un équivalent israëlien. Le Jericho II fut testé en 96 et 87, au-dessus de la méditerranée, sur des portées limitées, et à pleine portée depuis l'Afrique du Sud. Il est opérationnel. Une version à ogives multiples serait en projet.

 Dans le domaine défensif, Israël est en train de mettre au point l'Arrow, financé à 80% par les Etats-unis, fabriqué par Israël Aircraft Industrie. C'est un anti-missile capable d'intercepter les missiles dont disposent des pays hostiles, en particulier les scud syriens (d'origine nord-coréenne).

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III LE LANCEUR SHAVIT ET SA DESCENDANCE

Shavit - Leolink -Star 460 - Lanceurs aéroportés

  LE SAVIT : Le shavit est dérivé du Jericho 2, avec un troisième étage d'apogée (s'allumant bien après l'exctinction du second) de 2 tonnes, également à poudre, avec un réservoir sphérique en titane, très léger. Selon les experts, utilisé en tant que missile ballistique, il lancerait une tête atomique de 1000 kg à une distance estimée à 4500km. Et Israël pourrait réaliser des têtes de 350 kg, ce qui avec un LK-1 (voir plus bas) assurerait une portée globale. Mais ce pays n'a guère besoin de missiles intercontinentaux (il faudrait adapter le shavit, développer les ogives, fabriquer une série de missiles, construire les silos...), ses ennemis se situant à proximité immédiate de son territoire. Cette version devait être employée en Afrique du Sud (sous le nom de RSA-3) comme ICBM et comme lanceur spatial (pour des satellites espions) et en Israël (Shavit ou "comète") uniquement comme lanceur (officiellement du moins). Page dans l'encyclopedia astronautica. l'Afrique du Sud abandonna le programme en 94.

 Le shavit/RSA-3 (Merci à Mark Wade (Encyclopedia Astronautica) pour la photo ci-dessus.) pèse 23 tonnes environ pour 18 mètres de long et met 330 kg (1.4% de sa masse) en orbite basse depuis l'Afrique du Sud et seulement 160 (0.6%) depuis Israël. En effet, les pays arabes refusent de se voir survolés, ce qui oblige l'Etat Hébreux à tirer vers l'ouest (inclinaison : 142°), contre le sens de rotation de la terre, donc avec plus de vitesse à donner à la charge utile. Ces performances sont remarquables pour un premier lanceur. (3) De plus, la réussite parfaite a été obtenue de premier coup, pour la fusée, le satellite et les installations au sol.

 Un site fut aménagé à Palmachim (désert du Néguev), dans le centre du pays. Le premier lancement - réussi - eut lieu le 19 septembre 1988. Quatre autres lancements (avec 2 échecs dont un reste officieux) ont eu lieu depuis. La crainte de cette capacité d'espionnage a, dès 88, provoquer une levée de boucliers dans les pays arabes. Certains politiques de ces pays demandèrent une union pour rattraper le retard face à Israël. Celà ne s'est jamais fait, sans doute en raison des tensions qui les divisent. Récemment, l'Agence spatiale israëlienne a diffusé les caractéristiques détaillées :

Etage 1 2 3
Longueur (m) 6.5 5.3 2.6
Diamètre (m) 1.35 1.35 1.35
Masse (kg) 10 215 10 388 2 000
 dont: vide 1 115 1 288 176
Poussée (tp) dans le vide 42 48 6
Impulsion spécifique 240 au sol 279 295.5
Structure Graphite/époxy Graphite/époxy titane
durée (sec) 55 55 92

* Impulsion spécifique : durée en seconde pendant laquelle 1 kg de carburant fournit 1 kgp de poussée.

By courtesy of M Wade, encyclopedia Astronautica

 Il semble que les deux derniers tirs (Offek 3 en 95 et offek 4 -échec- en 98) utilisèrent la version shavit-1 dontt le premier étage est allongé, sa capacité en carburant passant de 9.1 à 12.7 tonnes. Cependant, les sources israëliennes officielles déclarent que ces tirs concernaient encore des shavit de première génération.

 

 LES LANCEURS LEOLINK : En coopération avec Astrium (Europe) et coleman (USA) est réalisé le LK-A, version commerciale de la shavit-1 techniquement très semblable, mais avec un quatrième étage à monergol liquide fourni par Astrium, qui offrira plus de souplesse et de précision dans la mise en orbite (permettant surtout de circulariser l'orbite pour les tirs visant une altitude plus élevée). Le premier exemplaire lancera "bientôt" Offek-5 de Palmachim. Les suivantes seront lancées d'Alcantara au Brésil (à partir de 2001/2002) et commercialisées par la joint-venture Leolink. Le deuxième lanceur de la gamme Leolink est le LK-1 qui s'apela jadis Shavit-2 ou NEXT. Sa capacité atteint 400kg en orbite basse polaire et 500kg en orbite basse équatoriale. Il emploie deux étages "longs" et une nouvelle coiffe plus spatieuse. Le programme LK pourrait, en cas de besoin permettre à Israël de mettre au point un ICBM Mirvé. Le troisième étage des LK pourra être remplacé par un Thiokol Star 48 très similaire, mais made in USA.

Caractéristiques du LK-1 :

Etage 1 2 3 4
Longueur 7.5 8.4 2.6 1.3
Diamètre 1.35 1.35 1.35 1.56
Masse (kg) 13990 14126 2064 237
dont : à vide 1240 1376 176 71
Carburant Solide Solide Solide Hydrazine
Structure Graphite/époxy Graphite/époxy Titane ?
Poussée (ds le vide, kgp) 77 000 (pointe) 85 000 (pointe) 5 900 40
Impulsion spécifique (sec) 250 (au sol) 279 295 ?
Pilotage Tuyère mécanique Tuyère mécanique Injection liquide plusieurs moteurs
Durée (secondes) 55 55 92 ?

 Comparaison LK-1/LK-2 :

Le LK-2, lançant 1500 kg en orbite basse ou 1200 en orbite polaire, correspond aux trois derniers étages du LK-1 montés sur le premier étage Castor-120. C'est un moteur à poudre de 53 tonnes qui délivre une poussée de 160 tonnes (dans le vide) pendant 83 secondes. Dérivé du premier étage du MX Peacekeeper, il est déjà employé sur les Taurus et Athena américains. Mis à part ce premier étage, sa seule autre différence avec le LK-1 est un allongement du carénage contenant le troisième étage, lequel ne "déborde" plus sur le coiffe (voir shéma).

 Les lanceurs LK répondent à une demande de la NASA pour lesquelles ils effectueront quelques tirs (9 missions emploieront, en 5 ans, des Pégasus ou des LK-1, 7 emploieront des Taurus ou des LK-2), plus six LK-1 pour les EROS. Cette clientèle assurée d'avance est précieuse vu que l'offre de lanceurs spatiaux commence à dépasser de plus en plus nettement la demande. Les LK-1 et -2 seront fabriqués à 50% aux USA (Coleman-Thiokol) pour être éligible par la NASA.

 STAR 460 : En outre, Dov Raviv, père du Shavit et du Arrow, propose un lanceur biétage appelé Star-460 capable de lancer 28 tonnes en orbite basse, c'est-à-dire beaucoup plus puissant qu'Ariane 5, et qui serait tiré aussi du Brésil. Bien que doté de moteurs russes, il serait conçu et fabriqué en Israël. Dov Raviv estime possible de réunir suffisamment de fonds par la bourse et quelques gros investisseurs. Mais, même si l'emploi de moteurs existants (probablement basés sur ceux du Zenit) diminueraient les coûts de développement, ceux-ci resteraient importants. L'avenir commercial n'est pas assuré, car dans cinq ans trop de fusées (Ariane 5, Delta IV, Atlas V, Zenit-3SL, BA-2, Longue Marche, Angara, Proton, GSLV, H-2A) se diputeront le marché des lanceurs lourds. Malgré son augmentation, celui-ci sera insuffisant.

 

 LES PROJETS DE PETITS LANCEURS AEROPORTES: Rafael, le grand fabriquant d'armes israëlien, envisage un lanceur de microsatellites (50 à 80 kg) aéroporté. Il serait extrapolé du Black Sparrow, engin cible crée pour la mise au pont de l'ABM Arrow, tiré d'un chasseur F-15. IAI travaille aussi sur un projet rival, tiré d'un C-130 Hercule (le célèbre avion de transport militaire américain), une sorte de Pegasus israëlien, formé des trois étages supérieurs des LK.

 

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IV LES SATELLITES ISRAELIENS

Okkeq-1/2, crédit AFP LES SATELLITES-ESPIONS : Les premiers satellites lancés, les Offek (ou Horizon) étaient des plates-formes expérimentales, avec aussi un rôle de satellites-espions. Leur poids était de 150 kg. De forme octogonales, ils étaient stabilisés par rotation et couverts de panneaux solaires.

 Plus évolué, Offek 3 possède de petits propulseurs de stabilisation et des capteurs assez précis. Il pèse 225 kg et dispose de 400W d'alimentation grâce à ses panneaux solaires. Officiellement, c'est "une plate-forme très sophistiquée sur laquelle beaucoup de choses peuvent être placées" (vive la langue de bois!), ce qui veut peut-être dire que la même base peut servir à d'autres tâches. En 1998, le lancement d'Offek-4 a échoué. Conçu pour une durée de vie deux deux ans officiellement, Offek-3 est bien mort aujourd'hui, et l'état hébreux n'a plus pour l'instant le moindre satellite-espion. Offek-5 a été lancé le 28 Mai 2002 de Palmachim, il offre une résolution submetrique.

 

Offek de deuxième génération LES EROS COMMERCIAUX : Le sont des descandants d'offek-3. EROS A1 (240 kg) a été lancé le 5/12/2000 par une START. Un Eros A2 était prévu mais a été abandonné. Les LK-A lanceront du Brésil six satellites EROS B (350kg) d'observation, dont les images seront commercialisées par Westindianspace. Il a été révélé que Taiwan utilise (dans le cadre d'un accord dont les clauses ne sont pas connues) aussi EROS A1 lorsqu'il survole la région, ce qui a le don d'irriter la Chine. Les Eros B (photo), d'une durée de vie de six ans, d'un poids de 350 kg, d'une résolution de 82 cm, prouvent le haut niveau de compétance des industriels israëliens, qui font d'ailleurs de la sous-traitance pour d'autres pays, y compris les USA et l'Europe. IAI est également membre du consortium pour la constellation de télécoms Ellipso et pourrait construire quatre satellites-espion dérivés des offek pour Singapoure et la Turquie. Voici le récapitulatif des tirs de satellites de la famille Offek :

Nom Lanceur Site Date Remarque
Offek 1 Shavit Palmachim 1988 150 kg. Orbite rétrograde.
Offek 2 Shavit Palmachim 1990 idem.
Offek ? Shavit Palmachim 1994 Echec non confirmé.
Offek 3 Shavit (1?) Palmachim 1995 225 kg. Plus évolué.
Offek 4 Shavit (1?) Palmachim 1998 idem. Echec du lancement.
Offek 5 Shavit 1 Palmachim 28-05-2002 Dernier tir en Israël.
Eros A1 Start Plesetsk
(Russie)
05-12-2000 Premier à vocation commerciale.
280 kg en orbite héliosynchrome.
Eros B1
à B6
LK-A Alcantara
(Brésil)
Tous les six mois,
de mi-2002 à
mi-2004.
6 satellites de 350 kg , en orbite
héliosynchrome. Résolution de 82 cm.

 LES MICROSATELLITES TECHSAT : En plus, Israël possède les satellites Techsat, microsatellites construit par les étudiants du prestigieux Technion, université technologique, lancés en secondary passengers à 680 km d'altitude.

Nom Lanceur Site Date Description
Techsat 1/Gurwin 1 Start Plesetsk 28-03-95
(échec)
50 kg. Stabilisation 3 axes. charges utiles : une caméra
CCD, un détecteur d'ozone, un capteur d'ultraviolets et
un transpondeur pour messagerie.
Techsat 2 Zenit Baïkonour 11-07-98 idem.

 LES AMOS DE TELECOMS: Israël Aircraft Industrie a construit le petit satellite géostationnaire de télécommunication AMOS 1, lancé en 96 par Ariane 4. Il a bénéficié de l'aide d'Alcatel et de DASA, nécéssaire malgré les capacités d'IAI et d'autres firmes israëliennes impliquées. Il pèse une tonne au décollage. Il diffuse des programmes télévisés non seulement sur Israël, mais aussi (par des transpondeurs loués à des opérateurs) sur plusieurs pays d'Europe de l'est. Un deuxième (AMOS 2 /Magyarsat) sera copositionné avec AMOS 1 en 2002 et servira aussi à la Hongrie. Par ailleurs, la Heyl Ha'Avir a annoncé qu'en 2006 sera lancé un satellite delor="#FFFFFF">idem.

 LES AMOS DE TELECOMS: Israël Aircraft Industrie a construit le petit satellite géostationnaire de télécommunication AMOS 1, lancé en 96 par Ariane 4. Il a bénéficié de l'aide d'Alcatel et de DASA, nécéssaire malgré les capacités d'IAI et d'autres firmes israëliennes impliquées. Il pèse une tonne au décollage. Il diffuse des programmes télévisés non seulement sur Israël, mais aussi (par des transpondeurs loués à des opérateurs) sur plusieurs pays d'Europe de l'est. Un deuxième (AMOS 2 /Magyarsat) sera copositionné avec AMOS 1 en 2002 et servira aussi à la Hongrie. Par ailleurs, la Heyl Ha'Avir a annoncé qu'en 2006 sera lancé un satellite de