et d'un peu de l'Encyclopædia Universalis 1998,
aidé du dictionnaire Hachette Livre, 1997
Albert-Le-Roy (François, Clément) né à Paris le 19 décembre 1856, mort à Saint-Fortunat-sur-Eyriuex (Ardèche) le 18 août 1965
Allard ( Maurice, Édouard, Eugène) né à Amboise (Indre-et-Loire) le 1er mai 1860, il y meurt le 27 novembre 1942
Antoine-Gras(Denis), né à Rochegude (Drôme) le 2 mars 1847, mort à Bourg (Ain) le 14 mai 1917.
Député de la Drôme de 1893 à 1910
Après avoir appartenu au barreau, il entra dans
la magistrature avant de se présenter aux élections générales
de 1893.
Inscrit au groupe radical-socialiste et membre de diverses
commissions, il participa à de nombreux débats : budget
de la Justice, des Cultes, de la Guerre et de l'Agriculture.
Réélu en 1898, il siégea à
la commission du droit d'association et à celle de la législation
criminelle. Il se fit entendre sur le budget de la Guerre, sur l'indemnité
parlementaire, sur l'amnistie et sur le contrat d'association.
Réélu en 1902, il fut membre de la commission
des associations et de congrégations, de celle des armées, de
la commission de la presse et de la commission de l'administration des cultes
et de la décentralisation. Il prit part à quelques discussions
: les demandes formées par les congrégations prédicantes
; la réforme de la justice de paix ; la séparation des Églises
et de l'Etat.
A voté en faveur de la loi sur le droit d'association.
Archdeacon (Edmond, Sébastien) né à Paris le 24 décembre 1864, il y meurt le 20 février 1906
Arnous (Marie, Gustave, Louis, Eugène), né le 30 juin 1846 à Toulouse (Haute-Garonne), mort à Paris le 11 septembre 1901
Député de la Charente de 1884 à 1901
Il intervint dans plusieurs discussions. Il vota contre la suppression de l'ambassade auprès du Vatican, contre la suppression du budget des cultes, contre la dénonciation du Concordat .
Auffray ( Jules, Augustin) né à Paris le 3 novembre 1852, il y meurt le 7 avril 1916
Audiffred (Jean, Honoré), né le 12 décembre 1840 à Jausiers (Hautes-Alpes), mort 27 octobre 1917 à Saint-Pierre-La-Noaille (Loire)
Député de la Loire de 1879 à
1904
Sénateur de la Loire en 1895 et de 1904 à
1917
Membre de divers commissions, il participa à
de nombreuses discussions, notamment sur les caisses de retraites, de secours
ou de prévoyance, sur le tarif des douanes, sur les caisses d'épargne
et sur le budget de l'agriculture, sur les accidents
du travail, sur l'achèvement du canal de la Loire au Rhône,
etc, ....
A voté contre la loi sur le droit d'association.
Augagneur (Jean, Victor) né à Lyon le 16 mai 1855, mort au Vésinet (Seine-et-Oise) le 23 avril 1931
Augé (Justin, Auguste) né à Béziers (Hérault) le 31 mars 1850, mort à Paris le 2 janvier 1925
Député de l'Hérault de 1897 à 1910
Il venait de terminer ses études au collège
de Béziers, lorsque éclata la guerre de 1870. Devançant
l'appel de sa classe, il s'engagea au 1er régiment de zouaves et fit
la campagne de 1870-1871 aux armées de la Loire et de l'est.
Démobilisé, il fonda un commerce de vins,
puis il se consacra à la viticulture qu'il défendit en tant
que secrétaire du comice agricole, conférencier et journaliste.
Il fut élu conseiller général du
canton de Capestang en janvier 1890 contre un candidat boulangiste .
C'est à l'élection partielle du 28 février
1897 qu'il fut élu pour la première fois député.
Il s'inscrivit au groupe radical-socialiste et fut membre de diverses Commissions.
Toutes ses interventions, rapport de projets, dépôt
de propositions de lois ont rapport avec le vin
: suppression de droit d'octroi sur les boissons hygiéniques, distribution
de vin aux troupes création d'une caisse d'assurance agricole , lutte
contre les fraudes .....
A voté en faveur de la loi sur le droit d'association.
Aulan (Marie, François, Guénin de Suarès, Comte d') , né à Livourne (Italie), mort à Paris le 7 février 1910
Député de la Drôme de 1898 à 1902
Lieutenant de cavalerie de réserve, il fut élu
en se disant nationaliste plébiscitaire. Il intervenait toujours avec
fougue, esprit et bonne humeur. Il faillit mettre en minorité le cabinet
Waldeck-Rousseau.
A voté contre la loi sur le droit d'association.
Aynard ( Édouard) né à Lyon le 1er janvier 1837, mort à Paris le 25 juin 1913.
Député du Rhône de 1889 à 1913
Il est issu d'une famille bressane venue s'établir
à Lyon au XVIIè siècle. Il commença ses études
au collège d'Oullins ( Rhône) et les termina en Angleterre. Son
père qui était banquier le fit s'initier à l'industrie
de la soie, puis l'associa à ses affaires financières, industrielles
et économiques.
Ses compétences lui valurent d'être nommé
président de la chambre de commerce de Lyon. Il s'intéressa
à l'enseignement professionnel et contribua au développement
de l'Université lyonnaise.
Élu, il s'intéressa à toutes les
discussions douanières en tant que libre-échangiste. Les questions
sociales retinrent également son attention : travail des enfants,
des filles mineures et des femmes dans les établissements industriels
; aide aux ouvriers mineurs ; réorganisation des caisses d'épargne
; société de secours mutuels ; accidents du travail ; il défendit
l'assistance aux vieillards, infirmes et incurables ainsi que la caisse des
retraites ouvrières.
En 1895, il siégea à la Commission chargée
de l'examen de la proposition de loi de M. Lemire sur
la liberté d'association.
Inscrit au groupe des progressistes, il avait soutenu le
Ministère Méline en 1889, puis s'était
retranché dans l'opposition sous les Ministères radicaux qui
lui succédèrent.
Il plaida en faveur de la liberté de l'enseignement
dont il se fit le défenseur. Il intervint en faveur des congrégations
et se prononça contre la séparation des églises et de
l'État
A voté contre la loi sur le droit d'association.
Barbey ( Edouard, Polydore, Isaac), né à Béziers (Hérault) le 2 septembre 1831, mort à Paris le 26 mars 1905
Barodet (Désiré), né à Sermesse ( Saône-et-Loire), mort à Vincelles (Jura) le 18 avril 1906
Représentant à l'Assemblée
Nationale de 1873 à 1876
Député de la Seine de 1876 à
1896
Sénateur de la Seine de 1896 à 1900
Avec une ténacité sans défaut,
il réclama la révision de la Constitution de 1875 par une assemblée
constituante. Il a laissé son nom au recueil des engagements électoraux
que publie la Chambre
Barthe (Jean, Marcel ), né le 15 janvier 1813 à Pau (Basses-Pyrénées), mort le 16 février 1900 à Jurançon (Basses-Pyrénées)
Représentant des Basses-Pyrénées
à l'Assemblée Nationale de 1871 à 1876
Député des Basses-Pyrénées
de 1876 à 1877 et de 1878 à 1882
Sénateur des Basses-Pyrénées
de 1882 à 1900
Président d'une commission relative aux délégués mineurs, il intervient dans la discussion d'une loi concernant ces délégués.
Barthou (Louis) né le 23 août 1862 à Oloron-Sainte-Marie (Basses-Pyrénées), mort le 9 octobre 1934 à Marseille (Bouches-du-Rhône)
Bassetière.
(Jean - Baptiste - Henri - Edouard, Morisson de la) né à Saint-Julien-des-Landes
(Vendée) le 9 mars 1825, il y meurt le 23 octobre 1885.
Riche propriétaire terrien, attaché à
la cause royaliste et catholique, il fut porté sur la liste conservatrice
de la vendée le 8 février 1871.Elu, il vota en faveur des prières
publiques et contre l’amendement wallon qui décida de l’établissement
de la République. Réélu en 1876, il vota contre l’amnistie
et ne cessa de s’opposer aux propositions et projets de lois émanés
de la gauche. Il fut réélu en 1881 et continua à combattre
à l’extrême droite.
Baudin (Alphonse) (Nantua, 1811 ; Paris, 1851), homme politique français. Député à l’Assemblée législative de 1849, il tenta de s’opposer, avec les ouvriers parisiens, au coup d’État du 2 Décembre et fut tué sur une barricade. © Hachette Livre, 1997
Baudry d'Asson ( Armand, Léon, Charles de ) né le 15 juin 1836 à Rochesernière (Vendée), mort le 12 mai 1915 à La Garnache (Vendée )
Député de la Vendée de 1876 à 1914
Il participa à certains débats concernant
les problèmes agricoles, en particulier l'élevage du cheval,
s'opposa au projet de loi ayant pour objet de célébrer aux frais
de l'Etat les funérailles de Jules Ferry et demanda
à interpeller le Gouvernement (1893) sur les mesures prises pour rétablir
l'ordre dans Paris.
Il interpella le Gouvernement au sujet de l'expulsion des
congrégations religieuses (1902) sur "l'État de guerre civile
dans lequel M. le Président du Conseil à plongé la France"
(1903). Il fut l'objet d'une mesure de censure en 1905 à la suite
d'un incident provoqué par lui.
A voté contre la loi sur le droit d'association.
Beauquier (Charles), né à Besançon (Doubs) le 19 décembre 1833, mort à Besançon le 12 août 1916
Député du Doubs de 1880 à 1914
Membre de la commission chargée d'étudier
la révision des services administratifs, il dépose des propositions
concernant, entre autre, la réduction du nombre de départements.
Favorable aux idées socialistes, il intervient au cours de la discussion
d'un texte relatif au travail des femmes et des enfants pour demander le contrôle
des comités de travail élu par les ouvriers (1891). Il manifeste
son anticléricalisme en demandant la réduction des subventions
accordées aux maîtrises des églises (1893). Il s'intéressera
à la protection des sites, demande un enseignement agricole dans les
écoles primaires et se préoccupe de la situation des professeurs
de dessin.
Il établit, en 1902, un important rapport sur sa proposition de loi
tendant à remplacer les départements par des régions
et sur une proposition relative à la suppression de la tutelle administrative.
Dès 1898, il avait demandé la création d'une grande Commission
de décentralisation à la Chambre. En 1905, il dépose
une proposition de loi tendant à supprimer l'incapacité légale
de la femme mariée . Il souhaitait que le temps de parole des
députés fut limité.
En 1908, il dépose des propositions contre l'abus de l'affiche-réclame,
pour la création de réserves nationales boisées et pour
la réglementation des occupations temporaires sur les terrains classés
parmi les sites à protéger. Il déposera des amendements
tendant à l'achat de sites pittoresques. En 1909, il propose d'obliger
les villes à dresser des plans d'extension et d'embellissement .
A voté en faveur de la loi sur le droit d'association.
Beauregard (Paul, Victor), né le 13 octobre 1853 au Havre ( Seine-Inférieur), mort le 24 mars 1919 à Paris.
Député de la Seine de 1898 à 1919
Docteur en droit en 1876, il fut reçu à
l'agrégation l'année suivante et fut nommé professeur
de droit commercial à Douai. En 1881, il était affecté
à la chaire d'économie politique à la faculté
de droit de Paris. Il eut une brillante carrière universitaire et l'académie
des sciences morales et politiques le reçut le 2 décembre 1905.
Élu en 1898, il s'inscrit au groupe progressiste
et fut membre de la Commission des colonies, de la Commission de l'enseignement
et de la commission du budget pour l'exercice 1900...
Il présenta de nombreux rapports sur : la réforme
du conseil de prud'homme, le louage des services, le budget du commerce et
de l'industrie, le traitement du personnel des écoles professionnelles.
Il prit part à de nombreuses discussions parmi
lesquelles on peut citer : les accidents du travail, le contrat et le droit
d'association, les demandes d'autorisations formées par les congrégations
enseignantes, le régime des aliénés, la légitimation
des enfants adultérins, la journée de travail dans les mines,
la durée du travail dans les établissements industriels, les
opérations des liquidateurs des congrégations, les actes de
corruption électorale.
Travailleur infatigable dans ce qui était du domaine
de ses compétences, il se tut quand il appris la mort de son fils
au champ d'honneur.
A voté contre la loi sur le droit d'association.
Benoist (Charles, Augustin) dit Charles-Benoist né à Courseulles-sur-Mer (Calvados) le 31 janvier 1861 il y meurt le 11août 1936
Bepmale (Jean,
Eugène, Omer), né 1er septembre 1852 à Saint – Gaudens
(Haute-Garonne), mort Je 9 novembre 1921 à
Saint-Gaudens
Bérard (Alexandre - Octave), né à Lyon (Rhône le 3 février 1859, mort à Paris le 20 avril 1923
Docteur en droit procureur général et
substitut
Il s’engagea en 1893 à défendre République
démocratique, réformatrice et progressiste, à maintenir
les lois scolaire et militaire, la laïcité de l’école publique,
à voter des lois sur les associations, sur le crédit agricole..,
A la Chambre, Alexandre Bérard s’inscrivit aux groupes de la gauche
démocratique et de l’union progressiste, puis aux groupes de la gauche
radicale et de l’union démocratique à partir de 1902, enfin
à partir d e1906, au groupe de la gauche démocratique, radicale
et radicale socialiste.
Membre de nombreuses commission, il eu une grande activité.
Berger Philippe, né le 15 septembre 1846 à Beaucourt (Haut-Rhin) (actuelement Territoire de Belfort), mort le 14 mars 1912 à Paris.
Bernard (Charles, Jean) né à Bordeaux (Gironde) le 15 juin 1856, mort à Paris le 3 septembre 1927
Député de la Gironde de 1898 à
1902
Député de la Seine de 1914 à
1924
Pharmacien, il fut attiré rapidement par la politique
et collabora à un organe blanquiste
dont il prit ensuite la direction. Il se présenta à la députation
"pour défendre les intérêts du peuple, combattre les faux
républicains et démasquer les hypocrisies de la secte opportuniste"
Il ne s'inscrivit à aucun groupe, mais eut une
très grande activité déposant des propositions de loi
sur les sujets les plus divers : organisation du corps des inspecteurs du
travail; l'emploi des travailleurs étrangers; suppression de la censure
des œuvres théâtrales; régime des aliénés,
etc ... Il devint rapidement célèbre par ses virulentes interventions
qui soulevaient souvent le tumulte au sein de la Chambre et lui valaient de
fréquents rappels à l'ordre des présidents de séance.
Installé à paris, il s'y fait élire
sous l'étiquette de "républicain socialiste patriote". Il avait
affirmé à ses électeurs sa volonté de lutter
"pour toutes les libertés syndicales, confessionnelles, d'écrire
et de dire" Dès lors, il n'est pas étonnant qu'il se soit élevé
à plusieurs reprise contre la censure. ses interventions reçurent
à plusieurs reprises l'approbation de l'extrême gauche, par
exemple lorsqu'il exposa qu'il voterait, comme il l'avait toujours fait,
contre les fonds secrets ou qu'il expliqua ses votes contre la demande en
poursuites de Marcel Cachin et pour l'adoption de la résolution tendant
à suspendre la détention du même député
(1923).
A voté contre la loi sur le droit d'association.
Bernard (Paul, Victor), né le 31 mai 1862 à Duperré (Algérie), mort le 16 octobre 1924 à Constantine.
Député de la Seine de 1898 à1902
Avocat, il est élu sous l'étiquette de
républicain socialiste indépendant. Membre de plusieurs commissions
et déposa des propositions de loi tendant à modifier la loi
du 25 mai 1885 sur la relégation (1899), à supprimer la peine
corporelle en matière de simple police (1899), etc, ...
Il soutint un amendement qui étendait l'application de la loi sur les accidents du travail aux ouvriers
des établissements militaires. Il demanda à interpeller le
gouvernement sur les conditions du transport des soldats envoyés en
Chine .
Bert(Paul) né à Auxerre (Yonne) le 19 octobre 1833, mort à Hanoï (Tonkin) le 11 novembre 1886
Berteaux (Henry, Maurice ), né le 3 juin 1852 à Saint-Maur-des-Fossés, mort le 21 mai 1911 à Issy-les-Moulineaux.
Député de Seine-et-Oise de 1893
à 1911
Ministre de la Guerre de 1904à 1905 et en
1911
Après de brillantes études, il fait son
service militaire dans l'artillerie. Il finira capitaine de réserve.
A peine âgé de 27 ans, il est titulaire d'une charge d'agent
de change à la Bourse de Paris et bientôt devient membre de la
chambre syndicale de cette corporation.
En 1888, il est élu conseiller municipal de Chatou
et en devient le Maire trois ans plus tard. Déjà sa courtoisie,
la bienveillance qu'il témoigne à tous, son attitude franche
et loyale, le soin qu'il met à éviter les heurts inutiles lui
valent, dans son arrondissement, cette large popularité dont il a
le goût. Il est facilement élu député.
Il s'était présenté comme candidat
radical socialiste et avait explicitement fait siens les articles du programme
radical : l'impôt global et progressif sur le revenu, la séparation
des églises et de l'État, la réduction de la durée
du service militaire, l'extension aux vieillards de l'assistance publique.
A la stupéfaction de son entourage - la famille Berteaux et lui-même
appartenaient à la bourgeoisie aisée - toutes ses sympathies
vont vers l'aile gauche des radicaux socialistes dont il deviendra en quelques
années le chef incontesté. Sans avoir une éloquence classique,
il parle avec aisance et, grâce à son habileté à
manier les groupes et à travailler les couloirs, il a une action indubitable
sur la Chambre.
Il interviendra dans ses domaines d'excellence que sont
les finances et les affaires militaires. S'il déclara qu'en aucun
cas il accepterait la charge de Ministre des finances ( il avait conservé
sa charge à la Bourse de Paris ) , il fut deux fois ministre de la
guerre. Très féru d'aviation, il prévoit que celle-ci
pourra apporter un puissant concours à la défense nationale
et veut l'élever au rang d'une arme autonome et redoutable.
Dans cet esprit, il encourage le sport aéronautique.
Le 21 mai 1911, accompagné du Président Monis
, il assiste, à Issy-les-Moulineaux, au départ de la course
Paris-Madrid, organisé par le Petit Parisien. Tous deux s'avancent
au milieu de la piste quand un monoplan en difficulté, soudain, s'abat.
Monis est grièvement blessé, quant à Berteaux il est
tué sur le coup, décapité par l'hélice de l'appareil.
A voté en faveur de la loi sur le droit d'association.
Berthoulat (Pierre,
Louis, Félix, Georges, dit Georges-Berthoulat) il nait le 16 août
1859 au Châtelet (Cher), et meurt le 5
juillet 1930 à Paris
Licencié en droit, il est secrétaire général
du Cantal lorsqu'il démissionne pour une brillante carrière
dans le journalisme. Il entre en politique pour lutter contre le "radicalisme
dreyfusard et le collectivisme internationaliste".
Il prend une part active à la discussion sur le
projet de séparation des Églises et de l'État.
Adversaire ministère Combes, il demande, en 1903,
l'organisation d'un référendum sur la question du budget des
cultes.
Berry (Jean-Baptiste, Marie, Georges ) né le 8 mars 1855 à Bellac (Haute-Vienne), mort le 13 avril 1915 à Paris
Berryer (Pierre Antoine) né à Paris le 4 janvier 1790, mort à Angerville (Seine-et-Oise) le 29 novembre 1868
Bertrand (Paul
, Charles, Alfred), né le 11 décembre 1847 à ChâJons-sur-Marne
(Marne), mort le 17 novembre 1936
Sainte-Menehould (Marne).
Bienvenu-Martin (Jean-Baptiste) né le 22 juillet 1847 à Saint-Bris-le-Vineux (Yonne), il y meurt le 10 décembre 1935
Billot (Général Jean-Baptiste) , né le 31 mai 1907 à Paris. Mort le 15 août 1828 à Chaumeil (Corrèze)
Blanc (Louis, Antoine), né à Bourdeaux (Drôme) le 14 avril 1838, mort à Bourdeaux le 24 octobre 1914 -Homonyme du théoricien socialiste de l'organisation du travail (1811-1882) -
Député de la Drôme de 1892
à 1902
Sénateur de la Drôme de 1902 à
1914
Entrepreneur de voitures publiques, il était
partisan d'une politique vraiment démocratique et progressiste. Son
programme comportait : le maintien des lois scolaires, c'est à dire
la laïcité, la gratuité et l'obligation de l'enseignement;
l'égalité de tous devant l'impôt du sang et la réduction
à deux ans du service militaire; la séparation des Églises
et de l'Etat et la suppression du budget des cultes; la réforme administrative
et l'épuration du personnel; la réforme judiciaire et la réduction
des frais de justice; l'étude des lois comportant l'amélioration
du sort des travailleurs; la création d'une caisse de retraites pour
les ouvriers infirmes ou âgés; l'encouragement aux sociétés
de secours mutuels; l'encouragement de l'agriculture et l'organisation d'un
crédit agricole; la réforme des impôts; la limitation
de la politique coloniale à la conservation des possessions actuelles
sans conquêtes nouvelles; le renouvellement partiel de la Chambre des
députés.
Élu, il s'inscrivit au groupe radical-socialiste
et fut membre de divers commissions.
A voté en faveur de la loi sur le droit d'association.
Blois ( Comte Georges, Aymar de ), né le 1er janvier 1849 à Huillé ( Maine-et-Loire ), mort le 12 mars 1906 à Paris
Sénateur du Maine-et-Loire de 1895 à 1906
Étant lui-même agriculteur, il intervint dans la plupart des
débats agricoles.
A voté contre la loi sur le droit d'association
Bodinier (Guillaume, Jean, Victor), né le 30 mai 1847 à Angers (Maine-et-Loire), mort le 15 septembre 1922 à Trélazé
Boissieu ( Baron Guy de Salvaing de ) né à Beire-le-Châtel (Côte-d'Or) le 26 mai 1871, mort à Paris le 25 mai 1954
Boissy d'Anglas (François-Antoine, baron) petit fils du célèbre conventionnel, né à Paris le 19 février 1846, il y est mort le 21 janvier 1926
Bompard (Raoul), né à Gênes (Italie) le 17 décembre 1860, mort au domaine d'Aumont, par Senlis (Oise) le 11 septembre 1939
Député de la Seine de 1898 à 1902
Avocat, docteur en droit, il fut secrétaire d'un
sous-secrétaire d'Etat et à la Justice et conseiller à
la cour de cassation, ce qui le mit en contact avec les milieux politiques.
Il adhéra au parti radical.
Élu au Palais Bourbon, il s'inscrivit au groupe
de l'Union progressiste. Il y fut membre de la Commission de réforme
judiciaire et de la Commission de législation criminelle. Ses principaux
travaux et ses interventions les plus importantes eurent pour objet l'organisation
judiciaire, les modifications du Code pénal et de la justice militaire.
A voté en faveur de la loi sur le droit d'association.
Boudenoot (Louis, Charles, François) , né le 2 mai 1855 à Fruges (Pas-delIais), mort le 22 octobre 1922 à Paris.
Bourgeois (Léon, Victor, Auguste), né le 29 mai 1851 à Paris, mort le 29 septembre 1925 au château d'Oger, près d'Epernay ( Marne )
Député de la Marne de 1888 à
1905
Sénateur de la Marne de 1905 à 1925
plusieurs fois Ministre et Président du Conseil
entre 1888 et 1917
Président de la Chambre de 1902 à 1904
Président du Sénat de 1920 à
1923
Avocat de formation, il élabora, avec le
solidarisme , le programme social et économique
dont le parti radical avait besoin pour se distinguer à la fois du
libéralisme individualiste et
du socialisme collectiviste . Ses idées
furent exprimées dans une série d’articles publiés par
la Revue nouvelle en 1896, et qui furent ensuite réunis en volume
sous le titre de Solidarité (1896). Bourgeois devait également
publier Essai d’une philosophie de la solidarité (1902), L’Idée
de solidarité et ses conséquences sociales (1902) et
La Politique de la prévoyance sociale (1914). Une association
pour la propagation des nouvelles idées fut fondée en 1895
sous le nom de Société d’éducation sociale; un congrès
international sur ce thème se réunit à l’occasion de
l’Exposition universelle de 1900.
Là ou la solidarité naturelle engendre injustices
et inégalités, une intervention correctrice s’avère nécessaire,
suivant l’opinion de Bourgeois et des tenants du solidarisme; elle prendra
la forme du quasi-contrat, théorie qui ne donne cependant au solidarisme
qu’une précision apparente. Les obligations du solidarisme peuvent
en fait être résumées sous trois chefs: libre éducation
pour toutes les classes de la société; minimum de moyens d’existence
pour chacun; assurance contre tous les risques de la vie. Cette doctrine,
qui eut son heure de succès et dont on trouve des traces dans le synthétisme
ou syncrétisme de Walras, représente l’une des nombreuses variantes
du "tiers chemin" tant à l’honneur au début du siècle;
elle fournit en tout cas sa justification à un programme de réformisme
social.
Il présida Ligue de l'Enseignement de 1894 à
1898, succédant à Jean Macé. En 1890 le Ministère
de l'Instruction publique et des Beaux-Arts lui fut attribué. Il contribua
à la reconstitution des universités en regroupant certaines
facultés, à la création de l'enseignement secondaire
moderne, malgré son attachement à la culture classique, à
la réforme de l'enseignement primaire et à l'organisation de
l'enseignement post scolaire.
Il constitua un Cabinet le 1er novembre 1895 dont
le programme politique proposait d'établir un impôt général
sur le revenu, d'organiser les retraites ouvrières et prévoyait
le dépôt d'un projet de loi sur les associations, première
étape vers la séparation des Églises et de l'État.
Mais il n'eut pas la possibilité de l'appliquer. Le Sénat lui
manifesta plusieurs fois son hostilité jusqu'à provoquer son
renversement le 23 avril 1896.
Son passage au Ministère du travail fut marqué
par le dépôt d'un projet de loi dont devaient découler
les dispensaires d'hygiène sociale et de préservation antituberculeuse.
Il fit voter les lois sur le repos hebdomadaire, sur les assurances du travail,
sur les biens de famille insaisissable, sur le salaire de la femme mariée
...
C'est dans son rôle d'apôtre de la paix
qu'il acquis son plus grand prestige. L'idée de droit maîtresse
du monde constituait son idéal et son but. C'est ainsi qu'il conçut
l'arbitrage comme moyen de règlement des conflits internationaux. Il
exposa ses idées à la Conférence internationale qui
se tint à La Haye en 1899. Il proposa d'instituer un tribunal souverain
entre les nations. Il ne fut pas suivi. Il repris son idée en 1907
à la deuxième Conférence de La Haye et réussit
à faire accepter le principe de l'arbitrage et son applications aux
contestations portant sur les clauses des conventions internationales. Il
ne put obtenir l'adoption d'un projet de traité obligatoire.
Lorsqu'en 1919 s'organisa la SDN , il fut tout naturellement
porté à sa présidence. Il tenta de mettre à la
disposition de cet organisme une force d'exécution pour appuyer ses
décisions, sans lesquelles elles resteraient vaines.
Il lança également l'idée d'un
contrôle international des armements, mais ne put réussir.
Au Sénat il siégeait sur les
bancs de la gauche démocratique.
A voté en faveur de la loi sur le droit d'association.
Boucher (Henry
Hypolyte, Paul) né le 19 septembre 1847 à Bruyères (Vosges),
mort le 1er février 1927 à Nancy
(Meurthe-et-Moselle)
Bouchet Paul - Emile- Brutus), né à Embrun (Hautes Alpes) le décembre 1840. Date et lieu de décès inconnu
A fait son droit et a été inscrit au barreau d’Embrun. Il fut compromis dans le mouvement insurrectionnel de Marseille, en 1871 (La Commune de Marseille) et fut emprisonné préventivement pendant 3 mois, puis acquitté. Mais l’ordre des avocats lui interdit de rentrer au barreau. Élu représentant des Bouches-du-Rhône, il siégea à l’union républicaine (Extrême gauche). Gambettiste, il vota pour l’amnistie et pour la séparation des Églises et de l’Etat. Il quitta la France à la suite d’une condamnation pour contravention à la loi des sociétés.
Boyer (Antoine, Jean-Baptiste, dit Antide), né le 26 octobre 1850 à Aubagne (Bouches-du-Rhône), mort le 24 juillet 1918 à Marseille
Député des Bouches-du-Rhône
de 1885 à 1909
Sénateur des Bouches-du-Rhône de 1909
à 1912
Il appartint à divers commission spéciales,
et notamment à celle chargée de l'examen du projet et des propositions
de loi concernant la liberté d'association. Il se fit entendre sur le travail des femmes
et des enfants dans les établissements industriels , sur la création
de nouvelles classes d'enseignement primaire, des manifestations du 1er mai,
des conseils de prud'homme, des syndicats
professionnels de patrons et d'ouvriers.
Innocenté, après avoir été
compromis dans l'affaire de Panama , il s'engagea,
en 1897, dans les troupes grecques combattant contre les Turcs , fut blessé et rentra
en France pour se faire réélire en 1898. Se préoccupations
ne changèrent pas
A voté en faveur de la loi sur le droit d'association.
Boysset (Charles, Guillaume), né le 29 avril 1817 à Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire), mort le 22 mai 1901 à Paris
Représentant de la Saône-et-Loire
à l'Assemblée Nationale de 1871 à 1876
Député de Saône-et-Loire de
1876 à 1901.
Brager
de La Ville-Moysan (Eugène, Antoine, Joseph)), né
le 16 juin 1862 à Nantes (Loire-Inférieure), mort le 6 mars
1936, à Rennes (Ille-et- Vilaine).
Briand (Aristide) (Nantes, 1862 ; Paris, 1932),
. Cofondateur, avec Jaurès, du parti socialiste français (1901),
qu’il quitta en 1905, il fut 23 fois ministre (18 fois des Affaires étrangères)
et 11 fois président du Conseil. Après 1918, il s’attacha à
maintenir la paix (accords de Locarno avec l’Allemagne, 1925) et se montra
actif à la Société des Nations (le pacte Briand-Kellog,
pacte de renonciation générale à la guerre, fut signé
en août 1928 par 60 nations). P. Nobel de la paix 1926 avec G. Stresemann.
© Hachette Livre, 1997
Brisson (Eugène, Henri ) né le 32 juillet 1835 à Bourges (Cher), mort le 13 avril 1912 à Paris
Représentant de la Seine à Assemblée
nationale de 1871 à 1876
Député de la Seine de 1876 à
1885
Député du Cher de 1885 à 1889
Député de la Seine de 1889 à
1902
Député des Bouches-du-Rhône de
1902 à 1912
Président du Conseil et Ministre de la Justice
de 1885 à 1886
Président du Conseil et Ministre de l'Intérieur
en 1898
Président de la Chambre des Députés
de 1881 à 1885,
de 1894 à 1898, de 1904 à 1905 et
de 1906 à 1912.
Il appartint à diverses commissions : affaire
de Panama , budget, marine, enseignement. Il
prit part à de nombreux débats: budgets; la projet de loi tendant
à réprimer les menées anarchistes ; le projet de loi
relatifs aux demandes d'autorisation formées par les congrégations
enseignantes; la proposition de loi sur le contrat d'association; les projets
et propositions de loi sur la séparation des églises et de
l'État.
Lors de la crise boulangiste
, en 1889, il se montra partisan de la défense républicaine.
Il présida avec une parfaite impartialité la commission d'enquête
sur l'affaire de Panama en 1893.
Par deux fois il tenta d'être élu à
la présidence de la République. A la tête d'un ministère
il eut à se prononcer sur la révision du procès Dreyfus , mais les démissions successives
des ministres de la guerre ébranlèrent son Cabinet.
De 1899 à 1902, il soutint la politique de Waldeck-Rousseau et se fit entendre dans les
débats sur les projets et propositions de loi concernant le contrat
et le droit d'association.
Il se déclara, en dépit de son rôle d'arbitre, partisan
des mesures dirigées contre l'Etat-major et le clergé. Farouche
défenseur de la laïcité, il se prononça pour la
rupture du concordat et contre les congrégations enseignantes.
Il mourut dans l'exercice de ses fonctions présidentielles
au Palais de Bourbon.
A voté en faveur de la loi sur le droit d'association.
Buisson (Ferdinand , Édouard) né le 20 décembre 1841 à Paris , mort le 16 février 1932 à Thieuloy-Saint-Antoine
Caillaux (Joseph,
Pierre, Marie, Auguste)
né le 30 mars 1863 au Mans (Sarthe), mort le 21 novembre 1944 à
Mamers (Sarthe)
Député de la Sarthe de 1898 à
1919
Sénateur de la Sarthe de 1925 à 1944
Ministre des Finances de juin 1899 à juin
1902, d'octobre 1906 à juillet 1909 et de mars à juin 1911
Président du Conseil, Ministre de l'Intérieur
et des Cultes de juin 1911 à janvier 1912
Ministre des Finances de décembre 1913 à
mars 1914 et d'avril à octobre 1925
Vice-Président du Conseil et Ministre des
Finances de juin à juillet 1926
Ministre des Finances de 1er au 6 juin 1935
Adjoint à l'Inspection général
des finances pendant dix ans. Ses convictions s'affirmèrent malgré
l'aversion de sa famille aux idées nouvelles. Lors de la crise boulangiste , il se montra particulièrement
opposé aux nationalistes et au parti clérical et se félicita
même d'avoir pu entraîner son père (ancien ministre) dans
le camp des anti-boulangistes.
Élu en 1898, dans sa profession de foi, il déclare
d'emblée : "Je suis profondément républicain non seulement
parce que la république est le gouvernement légal du pays,
mais aussi parce qu'elle est l'expression la plus large de la liberté,
du droit et du progrès." Fidèle à ces principes, il
s'inscrit au groupe des Républicains progressistes (modérés)
et devient membre des Commissions des crédits, des colonies et de
la législation fiscale. Il a trente-cinq ans. A peine un an plus tard,
il sera Ministre des Finances.
Grand travailleur, grand débatteur, il consacre
son activité aux questions fiscales. Il dépose une proposition
de loi, présente des rapports. Il se fait connaître et se lie
avec quelques-uns uns des présents et futurs leaders politique de
l'époque : Paul Deschanel , Gaston Doumergue , Raymond Poincaré
, Louis Barthou , Maurice Rouvier, Théophile
Delcassé . Il présente à la
commission de législation fiscale un exposé comparatif sur
les divers systèmes d'impôts sur le revenu, ce qui lui vaut
une notoriété déjà appréciable. Il manifeste
sans ambiguïté ses sentiments en faveur de Dreyfus ; ce fils du Ministre de Mac-Mahon se range délibérément
parmi les éléments les plus à gauche.
Ministre des finances de Waldeck-Rousseau
, il mènera de nombreuses réformes sans toutefois aller jusqu'à
engager les hostilités à propos de l'impôt sur le revenu.
Il refusera de travailler
avec Combes à qui il reprochera de faire de l' anticléricalisme un programme
de gouvernement. Il continuera son œuvre avec Clemenceau
, mais le Cabinet chutera sur le problème de l'impôt.
Il est appelé, par le président Fallières , à constituer un cabinet
qui chutera à cause de la question du Maroc : il se méfie de
l'alliance, alors très en vogue, avec la Russie, et manifeste sa sympathie
avec l'Allemagne avec laquelle il cherche à conclure un accord. De
nouveau Ministre des finances de Gaston Doumergue
, il devra démissionner après que son épouse ait tué
d'un coup de revolver le directeur du Figaro .
Ses ennemis politiques utilisèrent ses sympathies
pro- allemandes pour le faire condamner, après la guerre, pour haute
trahison. Il du attendre une loi d'amnistie et sa complète réhabilitation
pour entrer, toujours aux finances dans le cabinet Painlevé
. Il s'efforça de stabiliser les comptes, reniant pratiquement l'impôt
sur le revenu et se déclarant cette fois adversaire de l'impôt
sur le capital préconisé par les socialistes.
A la chute du gouvernement, il reprit sa place au sein
du groupe de la gauche démocratique du Sénat, mais cette fois
à la droite du parti radical. Briand lui demandera
une nouvelle fois, en 1926 de prendre le portefeuille des finances. L'hostilité
de la gauche provoquera sa chute.
Il est resté toute sa vie fidèle à
la collaboration franco-allemande, tout en ne cachant pas son aversion pour
les idées hitlérienne. Il a voté les pleins pouvoirs
au Maréchal Pétain .
A voté en faveur de la loi sur le droit d'association.
Carné ( Henri, Jean-Baptiste, Antoine de Coetlogon, marqui de) né le 17 janvier 1834 à Sevignac (Côtes-du-Nord), mort le 23 janvier 1912 au Château de la la Villesblanc en Sévignac (Côtes-du-Nord)
Carnot François né le 22 février 1872 à Paris, mort le décembre 1960 à Paris.
Casse (Eugène, François,Germain ), né le 23 septembre à Pointe-à-Pitre (Guadeloupe), mort le 9 décembre 1900 en Avignon (Vaucluse)
Castellane (Boniface, Marie, Ernest, Paul, comte de) né le 14 février 1867 à Paris, il y meurt le 20 octobre 1932
Castelnau (Marie,Joseph, Léonce marquis de Curière de) né le 10 juin 1845 à Sainte-Affrique (Aveyron), mort le 29 mai 1909 à Paris
Cazeneuve ( Paul, Jean-Baptiste) né le 10 janvier 1852 à Lyon (Rhône), mort le 30 mars 1934 à Paris:
Chabert (Charles, Marie, Baptiste) né le16 décembre 1852 à Saint-Donat-sur-l'Herbasse (Drôme), mort à Saint-Donat-sur-l'Herbasse 30 septembre 1923
Chambrun (Charles, Louis, Antoine, Pierre, Gilbert, Pineton de ), né le 11 juin 1865 à Paris, mort le 24 août 1954 à Marvejols (Lozère)
Député de la Lozère de 1898
à 1933
Sénateur de la Lozère de 1933 à
1941
Délégué à l'Assemblée
Consultative provisoire de 1944 à 1945.
Petit-neveu du Général de Lafayette. Il
appartint d'abord, à la chambre, au groupe Républicain progressiste,
pour devenir non-inscrit en 1914, puis Républicain de gauche de 1919
à 1928,
Député indépendant de 1928 à 1932, enfin non
inscrit de 1932 à 1933. Il siégea dans de nombreuses commissions,
notamment celle du droit d'association (1898) et il se fit entendre au cours
de la discussion du projet et des propositions de loi concernant le contrat
et le droit d'association. Il eut bien d'autres fonctions au cours de ses
mandats.
Le 10 juillet 1940, à Vichy, fidèle à
la tradition républicaine des Chambrun, il fut le seul Sénateur
à se prononcer contre la révision de la Constitution, et fut
du nombre des 80 parlementaires qui refusèrent les pleins pouvoirs
au Gouvernement du Maréchal Pétain
.
A voté contre la loi sur le droit d'association.
Charmes (Marie, Julien, Joseph, François, dit Francis) né le 21 novembre 1848 à Aurillac (Cantal) mort le 4 janvier 1916 à Paris.
Député du Cantal de 1881 à
1885 et de 1889 à 1898.
Sénateur du Cantal de 1900 à 1912.
Il s'intéressa à la réglementation
du travail parlementaire, fit parti de nombreuses Commissions, s'intéressant
plus particulièrement aux affaires étrangères.
Au Sénat, où il siégea à la
gauche républicaine, il proposa, dans la discussion de la loi sur
les congrégations, que les autorisations demandées fussent données
par décrets, mais il n'eut pas gain de cause (1901)
Le 6 mars 1908, il fut élu membre de l'Académie
française, au fauteuil laissé vacant part la mort de Marcelin
Berthelot.
A voté contre la loi sur le droit d'association
Chavoix( Jean, Georges, François, dit Henri), né le 28 janvier 1844 à Excideuil (Dordogne), mort le 28 mars 1919 àParis
Cassagnac (Paul, Adolphe de Granier de), né à la Guadeloupe le 2 décembre 1842, mort à Saint-Viâtre (Loir-et-Cher) le 4 novembre 1904
Député du Gers de 1876 à 1893 et de 1898 à 1902
Catholique ardent, hostile à la politique de
ralliement préconisé par Léon XIII, il s'en prend, tant
à la tribune que dans son journal L'autorité , au Gouvernement
républicain : il avait inventé la théorie du "n'importequisme
", voulant dire que n'importe qui ou n'importe quoi étaient préférable
à la République.
Ses multiples interventions furent toujours véhémentes.
A voté contre la loi sur le droit d'association.
Chabert (Marie, Charles , Baptiste, Alexandre), né le 16 décembre 1852 à Saint-Donat-sur-l'Herbasse (Drôme), mort le 30 septembre 1923 à Saint-Donat-sur-l'Herbasse.
Député de la Drôme de 1899
à 1908
Sénateur de la Drôme de 1908 à
1923
Militant dans les rangs du parti radical
socialiste, il fut élu député avec le programme suivant
: abrogation de la loi Falloux ; impôt
progressif sur le revenu ; réduction à deux ans du service
militaire ; lois d'assistance et de solidarité sociale ; réduction
des dépenses ; protection de l'agriculture, du petit commerce et de
la petite industrie ; amélioration des chemins de fer ; suprématie
absolue du pouvoir civil sur tous les autres pouvoirs ; respect absolu
de la liberté de conscience et laïcité de l'Etat.
Il demanda, lors de la discussion du budget de la Justice
de l'exercice 1901, la suppression des "messes rouges" lors de la rentrée
des tribunaux. Il soutint constamment la politique des Ministères
Waldeck-Rousseau , Combes
, Rouvier, Clemenceau et vota
notamment la loi sur les associations (1901), la loi interdisant tout
enseignement aux congrégations (1904), la séparation des Églises
et de l'Etat (1905), la loi militaire sur le service de deux ans (1905),
la loi d'assistance aux vieillards et aux incurables.
Chautemps ( François, Émile ), né le mai 1850 à Valleiry ( Haute-Savoie), mort le 10 décembre 1918, à Paris
Député de la Seine de 1889 à
1897
Député de la Haute-Savoie de 1897
à 1905
Sénateur de la Haute-savoie de 1905 à
1918
Ministre de Colonies du 26 janvier au 1er novembre
1895
Ministre de la Marine du 9 au 13 juin 1914
Docteur en médecine venu s'établir à
Paris. Candidat républicain radical socialiste aux élections
de 1889, il mit en tête de son programme : la révision de la
Constitution dans le sens le plus démocratique, par une Assemblée
Constituante ; la suppression du Sénat et de la Présidence de
la République ; la liberté de la presse, de réunion et
d'association garantie par la Constitution ; la suppression du budget des
cultes, le retour à la Nation des biens de mainmorte ; la justice gratuite, la magistrature
élective ; le droit de l'enfant à l'instruction intégrale
(instruction laïque et gratuite ) ; le service militaire obligatoire
pour tous ; la substitution progressive des milices nationales aux armées
permanentes ; etc.
En matière économique, il réclamait
la suppression des octrois et des taxes de consommation,
l'impôt unique et progressif sur le revenu, la révision des
contrats ayant aliéné la propriété publique
(mines, canaux, chemin de fer ) ; la création d'une caisse de retraite
pour les vieillards et les invalides du travail, le droit à l'assistance
pour toute personne incapable de travailler ; la suppression de l'intervention
du patron dans l'administration de Caisses ouvrières ; la réorganisation
de la Banque de France, le crédit au travail, etc.
Il participa à de très nombreux débats
et prit l'initiative de nombreuses propositions de loi. Il
resta fidèle toute sa vie au groupe radical-socialiste. Au Sénat,
il était inscrit au groupe de la gauche démocratique. Il était
le père de Camille Chautemps.
A voté en faveur de la loi sur le droit d'association.
Chauveau (Frank, Joseph, Charles ) dit Franck-Chauveau, né le 1er septembre 1846, mort le 30 mars 1921.
Député de l'Oise de 1876 à
1885
Sénateur de l'Oise de 1888 à 1906
Il fut secrétaire, puis vice-président
du Sénat. Il intervint dans de nombreux débats. Il vota contre
le général Boulanger et prit,
en 1896, l'initiative de la résistance au Ministère de Léon
Bourgeois , dont l'hostilité du Sénat
provoqua la chute.
A voté contre la loi sur le droit d'association
Chauvière (Emmanuel, Jean, Jules ), né le 13 août 1850 à Gand (Belgique), mort le 2 juin 1910 à Paris.
Député de la Seine de 1893 à 1910.
Né en Belgique de parents français (son
père était directeur des travaux du chemin de fer d'Alost à
Gand) Emmanuel Chauvière travailla d'abord comme correcteur d'imprimerie,
mais installé à Paris, débuta de fort bonne heure dans
l'action politique. En 1868, disciple de Blanqui
, il prit part à la manifestation Baudin , et
fut condamné à un mois de prison pour blessure à agent
; en 1869, il eut une nouvelle condamnation à six mois de prison pour
avoir prononcé un discours contre le gouvernement impérial,
mais fut amnistié le 15 août.
Sergent-major des francs-tireurs de l'Ile-de-France pendant
le siège de Paris, il fut, après l'armistice, garde national
au 82è bataillon. Secrétaire du général de la
Commune Duval, qui fut pris les armes à
la main, le 4 avril 1871, au plateau de Châtillon, il fut condamné
à cinq ans de prison et cinq ans de surveillance, mais réussit
à gagner la Belgique. A Bruxelles, il exerça des professions
diverses, fonda le journal Les droits du Peuple, et organisa l'
Association des Cercles réunis . Lors de l'amnistie, il revint
à Paris et trouva une place à l'Imprimerie Nationale. Il fonda
l' Association des chevaliers du travail et collabora au Cri du
Peuple, à La Lanterne, à l'Homme libre ,
à La petite République.
Il retourna en Belgique pour y propager les idées
socialistes ; il en fut deux fois expulsé.
Son programme de candidat à la députation se résumait
ainsi : " Triomphe de la République en Europe avec ses conséquences
; décentralisation administrative, autonomie de la Commune, sauf pour
tout ce qui peut nuire à l'unité nationale ; intervention de
l'Etat en faveur des essais d'émancipation des socialistes et des
républicains, partout où ces efforts se produisent ; Etats-Unis
d'Europe ; armement général du peuple, bataillons d'adultes,
suppression des armées permanentes ; organisations régionales
et communales des milices ; permanence des cadres utilisés à
des opérations administratives ou à des travaux publics ; liberté
absolue d'association ; laïcisation absolue partout et en tout ; droit
commun pour tous ; mandat impératif inscrit dans la loi ; toute-puissance
des assemblées primaires légalement autorisées. Utilisation
du privilège financier de la Chambre pour réduire le Sénat
ou application du référendum libre pour connaître le
sentiment des citoyens électeurs."
Inscrit au groupe des socialistes révolutionnaires,
il appartint à diverses Commissions et manifesta une grande activité
en faveur de la classe ouvrière.
A voté en faveur de la loi sur le droit d'association.
Chenavaz (Octave, Pierre, Léonce), né à Saint-Etienne-de Saint-Geoirs (Isère), le 15 juillet 1855, mort à Paris le 6 juillet 1912.
Député de l'Isère de 1895 à 1910
Son père était Notaire et Conseiller Général.
Il fit de sérieuses études juridiques, s'inscrivit au barreau
de Grenoble puis devint attaché au Parquet. Il deviendra, en 1886,
attaché au Ministre du Commerce.
Comme son père il se fait élire conseiller
général de l'Isère et ses compatriotes le portent à
la Mairie de son village natal en 1992. Il sera élu député
après plusieurs tentatives infructueuses.
Républicain radical anticlérical, il inscrivit dans son programme,
outre la consolidation de la République démocratique, une protection
efficace de l'agriculture, l'institution d'un impôt général
et progressif sur le revenu, la séparation des églises et de
l'Etat.
Il se montra particulièrement ardent dans la lutte
anticléricale.
A voté en faveur de la loi sur le droit d'association.
Clamageran (Jean-Jules), né le 29 mars 1827 à la Nouvelle-Orléans (Etats-Unis), mort le 4 juin 1903 à Limours (Seine-et-Oise)
Sénateur inamovible de 1882 à 1903
Ministre de Finances du 6 avril 1885 au 7 janvier
1886
Juriste et économiste, il est né à
la vie politique avec la République de 1848 et fit au régime
impérial une opposition d'autant plus résolue que son patriotisme
était désintéressé et qu'il sentait que la perte
de la liberté conduirait un jour à la catastrophe.
A voté en faveur de la loi sur le droit d'association
Clemenceau (Georges, Eugène, Benjamin), né le 28 septembre 1841 à Mouilleron-en-Pareds (Vendée), mort à Paris le 24 novembre 1929.
Représentant de l'Assemblée Nationale
de 1871 à 1876
Député de la Seine de 1876 à
1885
Député du Var de 1885 à 1893
Sénateur du var de 1902 à 1920
Ministre de l'Intérieur du 14 mars au 19
octobre 1906
Président du Conseil, Ministre de l'Intérieur
du 25 octobre 1906 au 20 juillet 1909
Président du Conseil, Ministre de la Guerre
du 16 novembre 1917 au 18 janvier 1920
Issu d’une famille de la bourgeoisie vendéenne
de tradition républicaine, Georges Clemenceau fait des études
de médecine, séjourne de 1865 à 1869 aux États-Unis
avant d’entrer véritablement dans la carrière politique. Maire
de Montmartre en septembre 1870, puis du XVIIIe arrondissement, il est élu
le 8 février 1871 député à l’Assemblée
nationale, y siège à l’extrême gauche et en démissionne
pendant la Commune. La même année, il devient conseiller municipal,
puis président du conseil municipal de Paris en 1875. Il est élu
député dans le XVIIIe arrondissement en 1876 sur un programme
comportant : suppression de l’état de siège, instruction primaire
obligatoire et laïque, séparation des Églises et de l’État.
Après 1877, il se sépare des opportunistes et dirige le petit
groupe d’extrême gauche d’où sortira le Parti radical. La violence
de ses discours et l’adresse de son intelligence font de lui un "tombeur
de ministères" : celui de Gambetta , puis
celui de Ferry , au nom du patriotisme intégral
contre la politique coloniale. Il fonde un journal : La Justice. À
partir de 1885, il représente le Var à l’Assemblée. Il
soutient la carrière politique du général Boulanger à ses débuts. À
la fois autocrate et libertaire, il multiplie les mots et les duels. En 1893,
il est battu aux élections après avoir été impliqué
dans le scandale de Panamá . Éditorialiste
à L’Aurore, le 12 janvier 1898 il y publie la lettre de Zola "J’accuse",
à propos de l’affaire Dreyfus . En
1902, le Var l’envoie au Sénat, qu’il a violemment combattu : "Le
Sénat [...] c’est la résistance au mouvement, l’immobilité,
la réaction". Dans le cabinet Sarrien (1906),
il est ministre de l’Intérieur.
La même année, le "Jacobin" Clemenceau accède à
la présidence du Conseil et appelle à son gouvernement le socialiste
indépendant Viviani pour qui il crée
le ministère du Travail chargé d’appliquer une série
de réformes dans le sens de la justice sociale (limitation du temps
de travail, assurance vieillesse). Le nouveau président a un vaste
plan de réformes pour tous les secteurs de la vie nationale, et il
est appuyé par une écrasante majorité du Bloc des gauches
à la Chambre. Mais la C.G.T., où les "révolutionnaires"
viennent de triompher des "réformistes", suscite contre lui une vague
de grèves. Celui qui s’est proclamé le "premier des flics"
ne supporte pas cette agitation et la réprime durement. Vignerons du
Midi, instituteurs, fonctionnaires, armée protestent à leur
tour, et les socialistes se désolidarisent des radicaux qui rendent
leur chef responsable de cette cassure. Ne voulant ni se rapprocher de la
droite, ni pratiquer la politique demandée par la gauche, et brouillé
avec Jaurès qui est devenu le porte-parole de celle-ci, Clemenceau,
muré dans son intransigeance, est renversé en juillet 1909
par ceux qu’il appelait avec mépris les "muets du sérail" (radicaux).
Il entre en 1909 dans l’opposition, aux côtés
de Caillaux et de Briand .
Il fonde un nouveau journal, L’Homme libre, qui devient bientôt L’Homme
enchaîné, et dans lequel il combat tous les gouvernements qui
se succèdent jusqu’en 1917. Mais, le 16 novembre 1917, il prend la
direction du gouvernement et "fait la guerre". Sa popularité est immense
et, pour une génération d’hommes, il incarne l’histoire même
de notre pays. À la chute du cabinet Painlevé
, Poincaré fait le "choix inévitable"
de celui dont le programme se résume en une phrase : "Je fais la guerre".
Churchill, qui était présent le jour de la présentation
de son gouvernement à la Chambre, écrira : "Tout autour de lui
était une assemblée qui eût tout fait pour éviter
de l’avoir là, mais qui, l’ayant mis là, sentait qu’elle devait
obéir."
L’Action française soutient celui qui est maintenant,
pour elle, le vieux chouan. La S.F.I.O. le redoute depuis qu’elle l’a connu
ministre de l’Intérieur et briseur de grèves. Monarque pour
les uns, comité de salut public pour les autres, Clemenceau entreprend
la lutte sur le front de l’intérieur comme de l’extérieur. Malvy
qui, comme ministre de l’Intérieur dans les précédents
cabinets, s’était solidarisé avec les manifestations défaitistes,
est banni sous l’accusation de forfaiture ; Caillaux est lui aussi emprisonné
pour avoir "parlé" avec les Allemands. Clemenceau visite le front,
soutient le moral des troupes, se bat avec les Alliés pour imposer
aux armées le commandement unique de Foch, défend encore celui-ci
devant la Chambre lors de la dernière contre-offensive en été
1918. La suprématie du civil sur le militaire, c’est lui et lui tout
seul et, s’il a des comptes à régler avec ses généraux,
il le fait loin des oreilles parlementaires. Le "Tigre" est devenu le "Père
la Victoire".
Le 11 novembre 1918, il donne lecture à la Chambre
de la convention d’armistice. Il y est acclamé, et les députés
proclament qu’il a "bien mérité de la patrie". Président
de la Conférence de la paix, il s’oppose souvent à Wilson et
à Lloyd George. Pour Clemenceau, l’Allemagne doit payer, réparer,
restituer. Il faut démanteler cet ennemi héréditaire.
Mais, si Clemenceau obtient la restitution de l’Alsace-Lorraine, il échoue
pour la rive gauche du Rhin, ne reçoit pour la Sarre qu’une concession
provisoire. Et si le principe des "réparations" est retenu, le montant
n’en est pas fixé.
Clemenceau semble avoir compté sur la garantie américaine
pour maintenir le nouvel équilibre européen imposé par
le traité de Versailles. Sa renommée est alors universelle.
En 1920, la coalition des habiles et des inquiets, autour de Briand, l’écarte
de la présidence de la République. Clemenceau présente
la démission de son gouvernement le 18 janvier 1920. Il quitte la
scène politique et se retire dans son village de Vendée, après
une présence politique qui a marqué un demi-siècle.
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Cochin (Denys, Pierre, Augustin, Marie ), né à Paris le 1er septembre 1851, mort à Paris le 24 mars 1922
Député de la Seine de 1893 à
1919
Ministre d'Etat de 1915 à 1916
Sous-secrétaire d'Etat aux affaires
étrangères (Blocus) de 1916 à 1917
En 1870, il s'engagea, fut nommé porte fanion
de Bourbaki dans la campagne de l'Est. Après la guerre, il passa une
licence ès lettres et une licence en droit. Il chercha longtemps son
chemin. Bien qu'il accordât la prééminence à la
science et à la philosophie sur la politique - "La politique, écrivait-
il, me paraît la servante des autres œuvres de l'intelligence humaine,
un Colbert me fait l'effet d'un respectable et utile intendant chargé
de tenir convenablement la maison où travaille un Descartes"- il jugea
de son devoir de se lancer dans la mêlée pour défendre
les grandes cause qui lui étaient chères. Mais le mandat politique
fut pour lui un moyen et non une fin et il n'accepta jamais la moindre compromission.
Après des échecs en 1877 puis de 1885 il aurait pu devenir
député en 1889 s'il ne s'était ouvertement déclaré
adversaire de l'alliance des conservateurs avec le boulangisme qu'il jugeait
menaçante pour les libertés parlementaires. Ses méditations
le conduisirent un jour à considérer la monarchie parlementaire
comme le meilleur système pour assurer le libéralisme pratique.
Il se classa donc dans l'opposition de droite, mais il se sentait incapable
de faire une opposition systématique à la république
s'il la jugeait gouvernée par des hommes modérés, libéraux
et intègres. Il concevait la politique non comme un duel de personnalités,
mais comme un duel d'idées et il savait rendre justice à ses
adversaires quand ils soutenaient des thèses ou prenaient des décisions
qu'il trouvait justes.
Il intervint pour le développement des sciences
et de leur enseignement, déposa entre autre, une proposition tendant
à l'abolition de l'esclavage à Madagascar (1896). Il aborda
à la tribune tous les grands problèmes du moment et fut l'un
des orateurs les plu écoutés de la droite libérale :
politique étrangère, spécialement les question d'Orient,
défense de l'église, des congrégations religieuses et
des libertés scolaires. Certains de ses discours eurent de grands retentissements
: sur les massacres en Arménie ,
sur le statut de la Crête
, sur les affaires marocaines. dans la querelle religieuse, s'il fut toujours
d'une intransigeance absolue sur les principes et s'opposa vivement aux cabinets
Waldeck Rousseau et Combes
, toute surexcitation des passions lui déplaisait.
Il fut élu membre de l'Académie française
en 1911 où il succéda à Albert Vandal.
A voté en faveur de la loi sur le droit d'association.
Cochin (Henri, Denis, Benoist, Marie), né le 31 janvier 1854 à Paris, mort le 9 décembre 1926 à Paris
Député du Nord de 1893 à 1914
Il s'engagea à 17ans, en 1871, pour la
défense de Paris, puis participa à la répression de
la Commune . Licencié en droit et en
lettres, il fut attaché à la direction de la presse au Ministère
de l'Intérieur dans le troisième Cabinet de Broglie , dit Ministère du 16 mai , il démissionna de cet
emploi lorsque le Gouvernement fut contraint de se retirer après les
élections d'octobre 1877.
A voté contre la loi sur le droit d'association.
Codet Jean , Julien, Augustin né le 24 juillet 1852 à Saint-Junien (Haute Vienne), mort le 10 octobre 1920 à Brides-les-Bains (Savoie)
Après ses études de droit, il entra dans
l'administration préfectorale qu'il quitta pour s'engager dans la
grande industrie papetière, puis dans la politique.
Affirmant qu'il n'était
le candidat d'aucune coterie et faisant appel à tous les républicains
sincères, il se prononça pour l'application du programme réformiste
tracé par Léon Bourgeois au nom du parti démocrate progressiste.
Son activité parlementaire fut intense : rapportant
plusieurs lois en discutant plusieurs autres. Il soutint fidèlement
le Ministère Waldeck-Rousseau et vota la loi sur les associations dont
il en demanda la modification en 1902 en déposant
une proposition de loi.
En 1905, il fut l'un des auteurs des amendements qui firent
mettre gratuitement et pour une durée illimitée à la
disposition du culte
Au Sénat, où il siégea à la
gauche démocratique, il fut tout aussi actif en intervenant sur les
retraites ouvrières et paysannes, l'impôt général
sur le revenu .....
Colin (Maurice, Pierre) né le 11 janvier 1859 à Lyon, il y meurt le 9 septembre 1920
Combes (Émile, Justin, Louis ), né le 6 septembre 1835 à Roquecourbe (Tarn), mort le 24 mai 1921 à Pons (Charente-Inférieure)
Sénateur de la Charente-Inférieur
de 1885 à 1921
Ministre de l'Instruction publique, des Beaux-arts
et des Cultes
du 1er novembre 1895 au 23 avril 1896.
Président du Conseil, Ministre de l'Intérieur
et des Cultes
du 7 juin 1902 au 18 janvier 1905.
Ministre d'Etat du 29 octobre 1915 au 12 décembre
1916.
Fils d'un tailleur devenu tisserand, il fit ses études
au petit séminaire de Castres (Tarn) et les
poursuivit à Paris à L'école des Carmes, puis entra
à la Sorbonne pour réussir une licence ès lettres. Élève
au grand séminaire d'Albi, il devint professeur au collège
de l'Assomption de Nîmes. Il reçut le diplôme de docteur
ès lettres en 1860. Il abandonna alors l'état ecclésiastique
auquel il semblait jusque là voué.
Se fixant à Paris, il y fit ses études de
médecine et ouvrit un cabinet médical à Pons où
il exerça de 1868 à 1885. Il s'y occupa également de
politique.
Dès lors, sa rupture avec l'Église catholique
fut consommée et c'est avec les idées républicaines les
plus avancées qu'il se présenta, sans succès, aux élections
générales législatives de 21 août 1881.
A peine élu sénateur, il s'assure vite une
place importante par son inlassable activité et son dévouement
à la chose publique. Siégeant au groupe de la gauche démocratique,
dont il devint le président, il se spécialisa d'abord dans les
questions d'enseignement et s'intéressa également au projet
de loi relatif à l'exercice de la médecine.
Au moment de l'affaire Dreyfus
, il s'affirma un des partisans les plus déterminés à
la révision du
procès et entreprit dans le pays, dans la presse et au Parlement, une
lutte passionnée pour la "défense républicaine et laïque".
Il intervint dans le débat concernant les associations.
Après les élections générales
législatives de 1902 qui marquèrent le triomphe de la politique
de Waldeck-Rousseau , celui-ci abandonna le
pouvoir et désigna Émile Combe pour lui succéder.
Ce fut incontestablement la grande période de sa
vie. Il ne se contenta pas seulement de poursuivre la politique de son prédécesseur,
il l'accentua fortement dans le sens de la lutte anticléricale. S'appuyant
sur la loi du 1er juillet 1901 sur les congrégations non autorisées,
il en poursuivit inexorablement l'application pour arriver à la suppression
complète de l'enseignement congréganiste. Il s'appuya sur une
majorité républicaine et laïque appelée "Le Bloc"
composée des éléments socialistes, des groupements d'instituteurs
et de la franc-maçonnerie
. Il fit fermer des centaines d'établissements enseignants et fit repousser
par la Chambre les demandes présentées par les congrégations
non autorisées pour obtenir l'autorisation. Il fit enfin voter, le
7 juillet 1904, la loi qui interdisait l'enseignement à toutes les
congrégations. La rigueur qu'il porta dans l'application de cette
loi amena Waldeck-Rousseau à protester,
vainement d'ailleurs : il n'admettait pas que l'on transformât une
loi de contrôle en loi d'exclusion.
Il entra ensuite dans un violent conflit avec le pape
au sujet de la nomination des évêques de Dijon et de Laval et
finit par rompre les relations diplomatiques avec le Vatican. Il entreprit
alors la séparation des Églises et de l'Etat, mais n'eut pas
le temps de mener son projet à bien. Son Cabinet fut obligé
de démissionner le 18 juillet 1905 à la suite des remous causés
par l'affaire des fiches qui avait déjà amené le général
André à se retirer le 15 novembre 1904.
C'est sous son ministère que se fit le rapprochement
avec l'Italie et que se scella l'entente cordiale avec l'Angleterre.
A voté en faveur de la loi sur le droit d'association.
Constans (Paul
, André, Ferdinand) né le 8 septembre 1857 à Néfiach
( Pyrénées-Orientales), mort le 4 décembre 1931 à
Montluçon (Allier).
Cuverville (Amiral Jules, Marie, Armand de Cavelier de ), né le 28 juillet 1834 à Allineuc ( Côtes-du-Nord), mort le 14 mars 1912 à Paris
Sénateur du Finistère de 1901 à 1912
Élu après une longue et brillante carrière
militaire, il participa à tous les débats traitant du domaine
maritime, fluvial, du domaine militaire en général et des colonies.
Il défendit les congrégations .
A voté contre la loi sur le droit d'association.
Dansette ( Jules, Auguste, Joseph) né le 17 septembre 1857 à Armentières (Nord), mort le 30 mars 1917 à Paris
David (Fernand) né le 18 octobre 1869 à Annemasse (Haute-Savoie), mort le 17 janvier 1935 à Paris.
Decrais (Albert, Pierre, Louis), né le 18 décembre 1838 à Bordeaux (Gironde), mort le 27 février 1915 à Mérignac (Gironde)
Député de la Gironde de 1897 à
1903
Sénateur de la Gironde de 1903 à 1915
Ministre de Colonies du 22 juin 1899 au 3 juin 1902
Jeune avocat, il préféra une carrière
administrative avant d'entrer dans la diplomatie où sa carrière
fut aussi brillante que dans l'administration préfectorale.
Au palais Bourbon, son activité fut exclusivement
consacrée aux affaires étrangères : affaire greco-turc , etc, ...
En tant que ministre des colonies, il eut à gérer
les grèves agricoles en Martinique, les événements du
Soudan, l'implantation française à Madagascar.
Au Sénat, il refusa de suivre le ministère Combes dans son application de la loi sur les associations,
loi dont il affirmait avoir participé à la rédaction
et qu'il trouvait dévoyée. Il déclarait être pour
la liberté de l'enseignement contrôlée par l'Etat.
Sa dernière intervention parlementaire porta sur
l'institution au Sénat d'une commission permanente des Affaires étrangères
et coloniales analogue à celle qu'avait instituée la Chambre
des Députés
A voté en faveur de la loi sur le droit d'association.
Dejante (Victor, Louis) né le 28 décembre 1850 à Charonne (Paris 20è), mort le 7 décembre 1927 à Paris.
Député de la Seine de 1893 à 1919 et de 1924 à 1927.
Ouvrier chapelier depuis l'âge de 9 ans, il va
rapidement militer dans les rangs socialistes et, en 1876, adhère au
parti ouvrier. En 1880, il fonde la Société générale
des ouvriers chapeliers de France, puis appartient au Secrétariat national
du Travail, première ébauche de ce qui deviendra le Comité
confédéral de la Confédération générale
des Travailleurs.
Si, en 1893, son programme électoral est plus une
charge contre son adversaire qu'un véritable programme, il fait siennes,
lors des législatures qui vont suivre, les professions de foi du parti
ouvrier socialiste révolutionnaire, du parti socialiste de France
et de la toute jeune Section française de l'Internationale ouvrière,
la S.F.I.O.
Il siégea à la Chambre avec les socialistes
et eut une activité considérable; il fut de ceux qui déposèrent
le plus de propositions et appartint à de nombreuses Commissions, spécialement
celle du Travail, de l'Amnistie, des Associations et des Congrégations
et de celle relative à la séparation des Églises et
de l'Etat.
Adversaire résolu "du sabre et du goupillon" et
champion du progrès social, il ne manqua aucune occasion d'affirmer
et de défendre ses convictions; son antimilitarisme le conduisit à
demander la suppression de toutes les écoles à caractère
militaire, et son anticléricalisme à réclamer la suppression
des cérémonies religieuses à caractère public.
A quelque titre qu'il intervienne, Intérieur, Justice,
Guerre, Guerre, Marine, Colonies, Travaux
publics, Commerce et Industrie, etc ... Il saisira l'occasion de se faire
le champion de l'amélioration du sort des petits et des humbles et
tentera de faire une réalité de son programme de progrès
social.
A voté en faveur de la loi sur le droit d'association.
Delafosse ( Jules, Victor) , né le 2 mars 1843 à Pontfarcy (Calvados) mort le 31 janvier 1916 à Paris
Delahaye (Dominique-Julien) né à Angers le 5 décembre 1848, mort à Angers le 09 janvier 1932
Delcassé
(Théophile) (Pamiers, 1852 ; Nice, 1923), homme politique français.
Ministre des Affaires étrangères (1898-1905), il fit sortir
la France de son isolement: accords avec l’Italie, renforcement de l’alliance
franco-russe (1900), et surtout Entente cordiale avec la G.-B. (1904).
© Hachette Livre, 1997
A voté en faveur de la loi sur le droit d'association.
Deluns- Montaud ( Pierre ) né le 5 juin 1845 à Allemans-du-Dropt (Lot-et-Garonne), mort le 8 novembre 1907 à Paris
Denis (Gustave) né à Fontaine-Daniel (Mayenne) le 20 août 1833, mort à Fontaine-Daniel le 2 février 1925
Denoix (Ferninand), né le 29 juin 1848 àLa Bachcllcrie (Dordogne) mort le 26 déccmbre 1917 à Paris.
Déroulède (Paul) (Paris, 1846 ; Mont-Boron, près de Nice, 1914), écrivain et homme politique français; auteur des Chants du soldat (1872), poèmes nationalistes à caractère revanchard. Cofondateur de la Ligue des patriotes (1882), il fut condamné au bannissement (1900-1905) pour avoir tenté un coup d’État en 1899. © Hachette Livre, 1997
Deschanel (Paul, Eugène, Louis ) né le 13 février 1856 à Bruxelles (Belgique), mort le 28 avril 1922 à Paris.
Député d'Eure-et-Loir de 1885 à
1920
Président de la République de janvier
à septembre 1920
Sénateur d'Eure-et-Loir de 1921 à 1922
Député, il fit des discours en faveur
de la liberté de la presse, sur la politique économique de la
France. Après une importante participation à la discussion du
projet de loi contre les menées
anarchistes( 25 juillet 1885), il eut un duel avec Clemenceau
. En novembre 1894, au cours d'une intervention de Jules Guesde , il faisait le procès du collectivisme.
Il entreprit ensuite dans le pays une campagne de conférences où
il défendit le programme des "Républicains sans épithète".
Après sa réélection, en 1898, il fut élu
président de la Chambre des députés par 287 suffrages
contre 277 à M. Henri Brisson . Il prononça
également deux discours retentissants : le 3/11/1902 à l'occasion
de la discussion de l'accord franco-anglais, et le 19/04/1903, à propos
des incidents du Maroc avec l'Allemagne. La situation intérieure ne
le laissait pas indifférent : le 19/01/1903, il recommandait une politique
réformatrice, également éloignée de la révolution
et de la réaction. Chacune de ses interventions était particulièrement
remarquées; celle en faveur du devoir militaire en réponse à
Jaurès sur le patriotisme et l'internationalisme eut les honneurs
de l' affichage . Il fut de nouveau président
de la Chambre et toujours pour la durée de la législature, en
1914. Il fut un partisan déterminé de l'union sacrée
dès la déclaration de guerre.
Il fut élu président de la République
par 734 voix sur 787, ce qui ne s'était jamais vu ! Il ne le
restera pas longtemps puisqu'il tombera du train présidentiel en pleine
nuit et démissionnera pour raison de santé ...
N'a pas pris part au vote de la loi sur le droit d'association.
Destieux-Junca(Paul), né le 11 janvier 1855 à Assats (Gers), mort à Sorbets (Gers) le 19 janvier 1932
Sénateur du Gers de 1896 à 1920
Il appartenait au groupe de la gauche radicale et radicale
socialiste.
Il s'intéressa particulièrement aux questions agricoles, au
sujet desquelles il intervint de nombreuses fois. Il intervint aussi sur
des questions financières et prit part à la discussion de la
proposition de loi tendant à modifier la loi de 1881 sur la liberté
de la presse.
A voté en faveur de la loi sur le droit d'association
Deville Gabriel , né le 8 mars 1854 à Tarbes (Hautes-Pyrénées), mort le 28 février 1940 à Viroflay (Seine-et-Oise)
Doumer (Joseph, Athanase, Paul), né le 22 mars 1857 à Aurillac (Cantal)), mort le 7 mai 1932 à Paris
Fils d'un poseur de rails, il sera placé à
onze ans comme graveur dans une fabrique de médailles et c'est par
les cours du soir qu'il obtient son baccalauréat. Étant répétiteur,
il réussit une licence de mathématiques et devient, à
vingt ans, professeur de mathématiques à Mendes. Il quittera
cette profession pour raison de santé et se lancera dans le journalisme
avant d'embrasser la politique. A la Chambre, il siège avec la
gauche radicale et se spécialise dans les finances.
Il se voit offrir le poste de gouverneur en Indochine où
il montra une grande énergie pour réaliser l'unification du
pays
Président de la République, il sera assassiné
par un Russe blanc qui l'accusera de se montrer trop favorables aux bolcheviks
Doumergue (Gaston), né à Aigues-Vives (Gard) le 1er août 1863, mort à Aigues-Vives le 18 juin 1937.
Député du Gard de 1893 à
1910
Sénateur du Gard de 1910 à 1924
Ministre des Colonies du 7 juin 1902 au 24 janvier
1905
Ministre du Commerce, de l'Industrie et du Travail
du 15 mars au 25 octobre 1906
Ministre du Commerce et de l'Industrie du 25 octobre
1906 au 24 juillet 1909
Ministre de l'Instruction publique du 4 janvier au
3 novembre 1910
Président du Conseil et Ministre des Affaires
étrangères
du 9 décembre 1913 au 9 juin 1914
Ministre des Affaires étrangères du
3 août au 26 août 1914
Ministre de Colonies du 26 août 1914 au 20
mars 1917
Président de la République de 1924
à 1931.
Président du Conseil du 8 février au
8 novembre 1934
Élève brillant, élevé dans
le protestantisme et les idées républicaines, fit son droit
et entra dans la magistrature. Il fut, à sa demande, nommé juge
en Indochine puis en Algérie comme juge de Paix à compétence
étendue.
Élu député, il s'inscrivit au groupe
radical-socialiste. Il intervint brillamment contre le projet d'expédition
militaire à Madagascar et vota contre le projet. Ses autre principales
interventions, peu nombreuses mais substantielles, seront toujours bien charpentées
et d'un style clair. Tous les votes qu'il émit traduisirent les convictions
laïques et républicaines du député de Nîmes.
Il fut, en s'en doute, dreyfusard . Ces convictions
savaient se nuancer :tandis que le 18 décembre 1900, il s'abstenait
dans le scrutin d'amnistie , le 28 novembre 1901
il votait pour une motion d'hommage au corps expéditionnaire français
en Chine et pour un additif exprimant "La
réprobation de la Chambre pour l'évêque et les missionnaires
voleurs et pillards".
Ministre des colonies, ce patriote de tradition républicaine
acquiert le sens des responsabilités "impériales" de la France.
En 1908, il fut nommé Ministère de l'Instruction
publique et de Beaux-Arts dans une période de lutte pour ou contre
la laïcité. Il déposa et soutint un projet de loi réprimant
les entraves apportées par les parents à l'enseignement dans
les écoles publiques. Il dénonça, en 1910, en termes
vifs, lors de l'interpellation sur la "neutralité" de l'instruction,
les procédés des adversaires de l'école laïque;
il fit aussi adopter une loi sur la fréquentation scolaire.
Élu au Sénat, il s'inscrivit au groupe de
la gauche démocratique et radicale socialiste et travailla au sein
des commissions de l'armée, des finances et de l'enseignement supérieur.
En séance publique, intervint peu. On l'entendit principalement plaider
en faveur de l'enseignement de l'Arabe en Algérie. Réélu,
il intervint plus souvent; crédit pour les opérations militaires
au Maroc, politique scolaire et défense de la laïcité.
Au ministère des Affaires étrangères,
il s'acquitta avec habileté, finesse et patriotisme de la conciliation
de l'intérêt permanent du pays d'avec les revendications
de son parti.
Au ministère de Colonies, pendant la Première
Guerre mondiale, il assura la sécurité de nos possessions, organisant
le recrutement des troupes indigènes et réalisant la conquête
des colonies allemandes du Togo et du Cameroun.
La paix revenu, il intervint dans une longue et vive discussion
acharnée provoquée par le dépôt d'une proposition
de loi modifiant le régime électoral. des députés.
Il votera avec la majorité pour la représentation proportionnelle
à un tour.
Réélu sénateur en 1921, il prit principalement
la parole pour réduire le crédit destiné à l'Administration
française en Syrie, pour défendre les viticulteurs au regard
du régime fiscal des boissons , pour s'opposer
à la reprise des relations diplomatiques avec le Saint-Siège.
Il vota contre une proposition de loi sur le vote des femmes.
Élu en 1924 à la Présidence de la
République, il commença un septennat fertile en événements
qui devaient révéler ses qualités d'homme d'Etat. Cabinet
de "Cartel des gauches" d'Édouard Herriot, Gouvernement d'"union
nationale" de Poincaré ... Le souriant "Gastounet"
avait "la manière" affable et souriante de faire une politique conservatrice
en étant de gauche. Huguenot, et "laïc" il fut aussi un artisan
de la paix religieuse.
A l'extérieur, il y eut les opérations militaires
au Maroc et en Syrie, la mésentente des alliés au sujet de
l'Allemagne, difficultés du désarmement, réveil du nationalisme
germanique ...
Il fut rappelé au gouvernement au lendemain des
manifestations sanglantes de 6 février 1934. Il inaugura une série
d'allocutions familières radiodiffusées du type "causerie au
coin du feu".
A voté en faveur de la loi sur le droit d'association.
Drake (Jacques) dit Drake del Castillo , né le 1er février 1855 à Paris, mort le 30 juin 1918 à Paris.
Député d'Indre-et-Loire de 1889 à 1906
Licencié en droit, il commença par exploiter
les importants vignobles de son château de Candé.
Élu maire puis conseiller général , il fut élu
député en tant que "républicain progressiste libéral,
ennemi du socialisme subversif et des théories sectaires du radicalisme".
Il s'inscrivit au groupe des républicains progressistes. Il participa
à la Commission sur l'assurance et la prévoyance sociales.
Il participa aussi à la discussion du projet de loi sur les sociétés
coopératives de production, de crédit et de consommation et
sur le contrat de participation aux bénéfices et à celles
de divers projets concernant les Caisses de retraite, de secours et de prévoyance.
Réélu, il se fit entendre dans la discussion
du projet et des propositions de loi concernant le contrat et le droit d'association,
mais il réserva la majeure partie de ses interventions à la
discussion de projets et propositions à caractère social.
N'a pas pris part au vote de la loi sur le droit d'association.(
en congé)
Duchatel (Charles, Jacques, Marie, Tanneguy, Comte) né le 19 octobre 1838 à Paris, mort à Paris le 25 mai 1907
Représentant de la Charente-Inférieure
à l'Assemblée Nationale de 1871
Député de la Charente-Inférieure
de 1885 à 1889
Dufaure (Jules, Armand, Stanislas) (1798 - 1881) Avocat. Ministre de l'Intérieur (1848 et 1849) Ministre de la Justice (1871 -1873, 1875 - 1876 et 1877 - 1879). A ce titre, il participa à la répression de la Commune . Président du Conseil des Ministres (1876, 1877 - 1879)
Dumont Charles Émile, Étienne né à Ajaccio (Corse le 31 août 1867, mort à Meulan (Seine-et-Oise) le 22 avril 1939
Dupuy (Charles, Alexandre , dit Charles-Dupuy), né au Puy (Haute Loire) le 5 novembre 1851, mort à l’Ille-sur- Têt (Pyrénées-Orientales) le 23 juillet 1923.
Etienne (Eugène, Napoléon) né le 15 décembre 1844 à Oran (Algérie), mort 13 mai 1921 à Paris
Faberot. (Amédée Pascal), né le 17 mai 1834 Mallén (Espagne), mort le 23 août 1908 Paris
Fallières (Clément, Armand), né le 6 novembre 1841 à Mézin (Lot-et-Garonne), mort le 22 juin 1931 à Mézin
Député du Lot-et-Garonne de 1876
à 1890
Sénateur du Lot-et-Garonne de 1890 à
1906
Sous-secrétaire d'Etat à l'Intérieur
et aux Cultes du 17 mai 1880 au 14 novembre 1881
Ministre de l'Intérieur et des Cultes du
13 septembre 1882 au 29 janvier 1883
Président du Conseil et Ministre des Affaires
étrangères par intérim du 29 janvier au 21 février
1883
Ministre de l'Instruction publique et des Beaux-Arts
du 20 novembre 1883 au 6 avril 1885
Ministre de la Justice par intérim du 30
novembre au 12 décembre 1887
Ministre de la Justice du 12 décembre 1887
au 3 avril 1888
Ministre de l'Instruction publique et des Beaux-Arts
du 22 février 1889 au 17 mars 1890
Ministre de la Justice et des Cultes du 17 mars
1890 au 27 février 1892
Président de la République de 1906
à 1913
Au Sénat, il s'inscrivit d'abord à trois
groupes : gauche républicaine, union libérale, gauche
démocratique. Quand cette pluralité ne fut plus admise, il
choisit le groupe de la gauche démocratique, le plus "avancé
des trois". Il n'avait pas l'âme belliqueuse, et , en tant que ministre
des Cultes, il s'efforça toujours de calmer les esprits. De 1892 à
1899, le simple sénateur fit preuve d'une si grande discrétion
dans son assemblée qu'il ne prit pas une seule fois la parole en séance
publique. Le 1er mars 1899 il vota contre la "loi de dessaisissement" dans
l'affaire Dreyfus . Le surlendemain, il était
élu président du Sénat; poste où il sera constamment
réélu.
Il avait succédé à ce poste à
Émile Loubet ; il lui succédera également
en tant que président de la République. Clemenceau et la plus grande partie des radicaux
avaient préféré cet homme modéré au radical
Doumer auquel ils reprochaient d'avoir abandonné Combes et le Bloc en 1904, et aussi d'avoir renoncé
au projet d'impôts sur le revenu qu'il avait proposé en 1895.
Son septennat n'a pas été une époque
paisible : luttes religieuses, grèves à l'intérieur,
rivalité franco-allemande au Maroc, troubles dans les Balkans à
l'extérieur. La "belle époque" venait de se terminer. On a
pu dire que c'est juste avant son élection, avec le "coup de Tanger"
en 1905, que l'avant guerre à commencé.
Faure ( Maurice, Louis, dit Maurice-Faure ), né le 7 juin 1850 à Saillans (Drôme), mort le 8 décembre 1919 à Saillans.
Député de la Drôme de 1885
à 1902
Sénateur de la Drôme de 1902 à
1919
Ministre de l'Instruction publique et des Beaux-Arts
du 30 novembre 1910 au 27 février 1911.
Ses initiatives ont pour objet : le contrôle de
l'Etat sur les compagnies de chemin de fer, la défense des invalides
du travail, la réglementation du travail dans les filatures de soie.
Il se prononce en faveur de l'élection du Sénat au suffrage
universel, contre l'immixtion des parlementaires dans les sociétés
financières.
Il se fera une spécialité de l'Instruction
publique et des Beaux-arts dont il rapporte le budget plusieurs années
tant à la chambre qu'au Sénat; ce qui lui vaudra d'obtenir ce
département ministériel dans le deuxième cabinet Briand .
A voté en faveur de la loi sur le droit d'association
Favre (Jules) (Lyon,
1809 ; Versailles, 1880),
Avocat et homme politique français. Chef de l’opposition
républicaine sous le Second Empire, à la chute duquel il contribua,
il devint ministre des Affaires étrangères du gouvernement
de la Défense nationale; à ce titre, il signa avec Bismarck
le traité de Francfort (10 mai 1871). © Hachette Livre,
1997
Ferrand (Marie, Stanislas , Charles), né le 10 mai 1844 à Jussey (Haute-Saône), mort le 29 décembre 1913 à Bois-Colombes (Seine)
Député de la Seine de 1898 à 1902
Architecte-ingénieur, il fut un bâtisseur
important : immeubles, écoles, .... Présenté à
la députation par le comité radical-socialiste anticollectiviste,
il offrit un programme préconisant la révision constitutionnelle
avec référendum en matière économique, l'élection
du Sénat au suffrage universel, la séparation des Églises
et de l'Etat, un système d'impôts progressif sur le revenu, la
retraite pour les vieillards et invalides du travail, le métro pour
desservir la banlieue, etc ...
Son œuvre de législateur et de rapporteur est assez
modeste, mais il est toujours intervenu à la tribune en tant qu'ancien
architecte.
A voté contre la loi sur le droit d'association.
Ferrette (Marie, Paul, Henry ), né le 13 juillet 1869 à Chardogne (Meuse), mort le 23 juin 1933 à Bar-le-Duc (Meuse)
Député de la Meuse de 1898 à 1910, de 1919 à 1924 et de 1932 à 1933
Avocat et journaliste, il fut élu sur un programme
nationaliste tendance Déroulède où il se montrait anti-dreyfusard,
farouchement protectionniste, pour un impôt progressif sur le revenu
et en faveur des lois sociales. Réactionnaire en 1919, sa position
comporta quelque assouplissement en 1932.
A voté contre la loi sur le droit d'association.
Ferry ( Charles, Émile, Joseph, Léon, ), né à Saint-Dié (Vosges) le 23 mai 1834, mort à Paris le 21 juillet 1909
Député des Vosges de 1881 à
1885
Sénateur des Vosges de 1888 à 1891
Député des Vosges de 1893 à
1902
Frère de Jules Ferry . Élu député
en 1893, il s'inscrit au groupe des progressistes. Le 2 avril 1895, il prononce
un discours très caractéristiques de ses convictions.
L'abbé Lemire ayant déposé
une proposition de loi pour faciliter les formalités du mariage, Charles
Ferry demande, par un contre projet, la suppression complète des "sommations
respectueuses" et l'appuie de considération patriotique sur la dépopulation.
Ces convictions sont assez fortes pour le faire apparaître sur ce comme
un "révolutionnaire" dit-il, ce qui ne manque pas de surprendre ses
collègues. Il rappelle aussi, à cette occasion, qu'il a le
"culte de la Révolution française". Son projet n'est pas adopté.
Il interviendra en séance publique à
la plupart des discussions concernant les questions relatives au travail
: paiement du salaire des ouvriers, travail
des enfants, des filles mineures et des femmes dans l'industrie, conseil
des prud'hommes, durée des heures de travail dans les mines, repos
hebdomadaire, etc...
A voté contre la loi sur le droit d'association.
Ferry (Jules) (Saint-Dié,
1832 ; Paris, 1893),
Député républicain sous Napoléon III, il fit
partie du gouvernement de la Défense nationale (1871). Plusieurs fois
ministre de l’Instruction publique (de 1879 à 1883) et président
du Conseil (notamment de février 1883 à mars 1885), il fit
voter les lois (1881 et 1882) instituant la gratuité, la laïcité
et l’obligation de l’enseignement primaire, ainsi que des lois sur la liberté
de réunion et la liberté de la presse.
Engageant la France dans des entreprises coloniales, il
établit le protectorat sur la Tunisie, fit occuper Madagascar et fit
voter des crédits pour la conquête du Tonkin. Cette dernière
entreprise suscita, après l’incident de Lang Son, une vive opposition
à la Chambre, qui entraîna la chute du ministère
Ferry. © Hachette Livre, 1997
Flandin (Étienne ) né le 1er avril 1853 à Paris, mort le 20 septembre 1920 à Paris.
Floquet (Charles, Thomas), né le 2 octobre 1828 à Saint-Jean-Pied-de-Port (Basses-Pyrénées), mort le 18 janvier 1896 à Paris
Député de la Seine de 1876 à
1882
Député des Pyrénées-Orientales
de 1882 à 1889
Député de la Seine de 1889 à
1893
Sénateur de la Seine de 1894 à 1896
Président du Conseil et Ministre de l'Intérieur
du 3 avril 1888 au 22 février 1889
Président de la Chambre du 8 avril 1885 au
3 avril 1888
et du 16 novembre 1889 au 10 janvier 1893
En 1848, il participa , en habit de collégien,
à la guerre des rues. Il se mêla encore, le 2 décembre
1851, aux tentatives de résistances contre le coup d'Etat.
Docteur en droit, il ne tarda pas à se faire une
certaine réputation d'orateur dans le monde libéral et démocratique.
Pendant la Commune, il fut arrêté deux fois
par les fédérés. Après, il le fut par les agents
de Thiers et fit de la prison.
Il présida l'Union républicaine à
la Chambre ; il fut aussi membre de la gauche radicale.
Il fut un farouche adversaire du général
Boulanger (qu’il blessa en duel en 1888).
Flourens (Léopold Émile) nait Paris le 28 avril 1841 il y meurt le 6 janvier 1920
Fouquet (Louis, Camille ), né le 13 janvier 1841 à Rugles (Eure), mort à Paris le 3 décembre 1912 à Paris
Député de l'Eure de 1885 à 1912
Inscrit à la Chambre au groupe des indépendants,
il se spécialisa dans les questions financières, agricoles et
militaires. Il a toujours proposé le même programme à
ses électeurs : il ne se départit jamais de son anticolonialisme,
considérant les expéditions de XIXè siècle comme
des "aventures coupables", se montra toujours un fervent partisan du protectionnisme
en matière agricole et industrielle. Il n'accepta pas la loi du service
militaire à deux ans (1905)
A voté contre la loi sur le droit d'association.
Fournier (François) né le 1er août 1866 à Manduel (Gard)
Fournière (Eugène, Joseph), né le 31 mai 1857 à Paris, mort le 6 janvier 1914
Député de l'Aisne de 1898 à 1902
Maître de conférences à l'École
Polytechnique, il se lança dans la vie politique en collaborant aux
journaux socialistes. Il prit place parmi les théoriciens les plus
écoutés du jeune parti.
A la chambre il déploya une grande activité
en faveur d'une politique pacifiste mondiale, contre les écoles congréganistes,
les ouvroirs-orphelinats religieux appelés "Bons pasteurs".
A voté en faveur de la loi sur le droit d'association.
Freppel ( Charles-Emile), né le 1er juin à Obernai (Bas-Rhin), mort le 23 décembre 1891 à Angers (Maine-et-Loire)
Freycinet ( Louis, Charles de Saulces de ), né le 14 novembre 1828 à Foix (Ariège), mort le 14 mai 1923 à Paris
Sénateur de la Seine de 1876 à 1920
Ministre des travaux publics du 13 décembre
1877 au 28 décembre 1879
Président du Conseil et Ministre des Affaires
étrangères
du 28 décembre 1879 au 23 septembre 1880
Président du Conseil et Ministre des Affaires
étrangères du 30 janvier au 7 août 1882
Ministre des Affaires étrangères du
6 avril 1885 au 7 janvier 1886
Président du Conseil et Ministre des Affaires
étrangères du 7 janvier au 11 décembre 1886
Ministre de la Guerre du 3 avril 1888 au 17 mars
1890
Président du Conseil et Ministre de la Guerre
du 17 décembre 1890 au 27 février 1892
Ministre de la Guerre du 1er novembre 1898 au 6
mai 1899
Ministre d'Etat du 29 octobre 1915 au 12 décembre
1916.
Ingénieur issu de l'École Polytechnique,
il se révéla un remarquable technicien des moyens de communication
et de ce que l'on appelle aujourd'hui l'aménagement du territoire (un
type de péniche fluviale porte son nom ). Mais c'est son œuvre au
Ministère de la Guerre qu'il révéla ses grandes qualités
d'organisateur. L'œuvre qu'il y accomplit fut capitale; Moltke lui en a rendu
témoignage, déclarant qu'il avait largement contribué
à la résurrection de l'armée française. Il y
parvint par sa modernisation ( elle était vouée alors à
la vie de caserne) et sa démocratisation ; il a supprimé les
dispenses qui provoquaient tant d'inégalités dans l'exécution
du service.
Sur le plan social, il du faire face aux première
manifestations du 1er mai. Celles de 1891 à Fourmies, dégénérèrent
en fusillade qui fit plusieurs victimes. Un début de législation
sociale marque cette période : loi du 8 juillet 1890 sur les délégués
mineurs, loi du 2 juillet 1890 sur la suppression des livrets ouvriers; préparation
de la loi du 31 octobre 1892 sur le travail des femmes et des enfants.
S'il ne fut pas un grand ministre des Affaires étrangères,
c'est sous sa direction et en plein accord avec lui que Ribot
réussit le coup de maître de l'alliance franco-russe. désormais,
la France cessait d'être isolée.
Il fut indirectement compromis dans l'affaire de Panama sans que son nom soit jamais officiellement
prononcé. Il fut discrètement éliminé au cours
d'un remaniement ministériel.
N'a pas pris part au vote de la loi sur le droit d'association.(
en congé)
Gailhard-Bancel(
Marie, Roch, Henri, Hyacinthe de ), né le 1er novembre 1861
à Allex
(Drôme), mort le 22 mars 1936 à Allex
Député de l'Ardèche de 1889 à 1910 et de 1912 à 1924
Avocat, il consacre l'essentiel de son activité,
à partir de 1884, à la création de syndicats agricoles.
Disciple de La Tour du Pin, l'un des maître à penser du christianisme
social, professant des sentiments très religieux, il collabore activement
à l'œuvre des cercles catholiques ouvriers.
Élu à la chambre "prêt
à soutenir une république vraiment libérale et nationale"
- il siège à droite au groupe de l'action libérale. Il
y déploie une intense activité au service de la cause paysanne,
mais aussi des familles nombreuses et de la condition ouvrière.
Réélu en 1902, sa profession de foi
porte la marque des luttes électorales très vives auxquelles
donnait lieu l'affaire Dreyfus et la question
religieuse. Il combat avec passion la politique d'Émile Combes , la suppression de l'enseignement congréganiste,
la séparation des Églises et de l'Etat. Le recrutement de l'armée,
l'assistance aux vieillards, aux infirmes et incurables, les caisses d'assurance
et les coopératives agricoles sont l'objet de sa part d'interventions
répétées.
A voté contre la loi sur le droit d'association.
Gallot (Albert),
né le 3 janvier 1845 à Sens (Yonne ), mort le 24 février
1915 à Auxerre
(Yonne)
Député de l'Yonne de 1898 à 1902 et de 1909 à 1914
Imprimeur et directeur d'un journal régional,
il se tourna dès sa jeunesse vers l'action politique :
il devint vite un des chefs du parti républicain radical dans son
département et conseiller général actif, il se signalait
par une lutte constante contre les abus du fonctionnarisme. Attaché
à la famille, il fut préoccupé par la condition faite
aux militaires; il fut le premier à intervenir en faveur de la gratuité
des billet de chemin de fer pour les soldats.
Élu député, il appartint à
la commission des armée et à la commission de l'enseignement
et des
beaux-arts. Mais il s'occupa aussi des sinistrés agricoles, des militaires
(soldats et réservistes) dont il s'efforça d'améliorer
leur "ordinaire", de réduire leurs servitudes professionnelles et
de garantir des pensions de retraite décentes.
A voté en faveur de la loi sur le droit d'association.
Galot (Jules), né le 15 février 1839 au havre (Seine-Inférieure), mort le 10 septembre 1908 à Sainte-Marie (Loire-Inférieure)
Député de la Loire-Inférieure de 1898 à 1906
Vérificateur de première classe dans le
service des douanes, il démissionna en 1869 pour entrer dans les affaires
maritimes et coloniales.
Conservateur libéral et indépendant, partisan
de la liberté religieuse, il s'inscrivit au groupe de l'action libérale.
Il s'est prononcé pour la suppression des sinécures et emplois inutiles, pour
la réduction du service militaire, la diminution des frais de justice,
le maintien du privilège de bouilleur de cru, la protection de l'agriculture
et l'industrie nationales.
A voté contre la loi sur le droit d'association
Galpin (Gaston, Georges), né le 9 janvier 1841 à Alençon (Orne), mort le 21 mai 1923 à Alençon.
Député de la Sarthe de 1885 à 1923.
Avant les élections de 1889, il était
inscrit au groupe de l'appel du peuple. Depuis, "voulant conserver son indépendance
complète, il ne s'est fait inscrire à aucun groupe". Dans sa
profession de foi, il s'était déclaré partisan de la
révision de la Constitution.
Il fut membre de l'importante commission des douanes, où
il s'efforça d'obtenir le relèvement des droits nécessaires
à la protection de l'élevage des chevaux et des porcs dont
la mévente causait un grave préjudice à l'agriculture.
Il combattit les ministères Ribot
et Bourgeois et soutint de ses votes le ministère
Méline .
A voté contre la loi sur le droit d'association.
Gambetta (Léon)
(Cahors, 1838 ; Ville-d’Avray, 1882), avocat et homme politique français;
un des fondateurs de la IIIe République. Député en 1869,
il contribua à la chute de l’Empire (sept. 1870) et fut ministre de
l’Intérieur et de la Guerre dans le gouvernement. de la Défense
nationale, organisant la lutte en province. Partisan de la guerre à
outrance, il démissionna (fév.
1871) après l’armistice et l’abandon de l’Alsace (dont il était
devenu député). Élu à l’Assemblée nationale,
chef du parti républicain, il pratiqua une polit. dite "opportuniste".
Celle-ci permit l’adoption des lois constitutionnelles de 1875 qui instaurèrent
la république. Gambetta fut président du Conseil de nov. 1881
à janv. 1882. © Hachette Livre, 1997
Gatineau, (
Louis - André - Ferdinand) né à Beau François
Eure-et-Loir) le 13 juillet 1828, mort à Paris le 12 mars 1885
Avocat à paris, républicain, il recherchait volontiers les
causes politiques. Il défendit presque quotidiennement les accusé
de la Commune devant le Conseil de guerre.
Elu en 1876, il fit partie de l’union républicaine
et au nouveau groupe de la gauche radicale après les élections
de 1881
Gauthier de Clagny (Albert, Georges Gauthier dit) né le 14 septembre 1853 à Versailles (Seine-et-Oise), mort le 16 décembre 1927 à Paris.
Député de la Seine-et-Oise de 1889 à 1910
Entré dans l'industrie après son
service militaire, il passa plusieurs années au milieu des ouvriers
dans le Nord, dans les Pyrénées et en Italie. Attiré
par le droit il en réussit le doctorat et devint en 1883 avocat au
Conseil d'Etat et à la cour de Cassation.
Boulangiste , membre du
comité directeur des comités républicains plébiscitaires
en 1883, il fut élu conseiller général en 1886. Il se
présenta aux élections générales législatives
de 1889 avec le patronage du "parti national" et comme candidat de la fédération
révisionniste. Il n'appartint à aucun groupe du Palais Bourbon.
Sa compétence en de nombreux domaines lui valut sa nomination au sein
de multiples commission, dont la fameuse commission des "trente-trois" où
il se signala par sa demande d'interpellation sur les poursuites exercées
contre la compagnie de Panama . Il prononça
de nombreux discours, notamment contre l'impôt sur la rente, et présenta
un texte relatif à la défense des ouvriers contre la concurrence
étrangère.
Il s'attacha particulièrement à mettre en
évidence les défauts et les lacunes du régime parlementaire.
A voté contre la loi sur le droit d'association.
Gayraud (Hippolyte), né le 13 août 1856 à Lavit (Tarn-et-Garonne), mort le 16 décembre 1911 à Bourg-la-Reine (Seine)
Député du Finistère de 1897 à 1911
Après être devenu docteur en théologie,
il entra chez les Dominicains en 1877. Il en sortit en
1893 après avoir été professeur de théologie et
de philosophie scolastique à l'Université catholique de Toulouse.
Parallèlement, il se consacra à une activité de missionnaire
apostolique.
Il fut élu député en tant que
républicain catholique et démocrate chrétien. Il prit
la parole sur le budget, la politique générale du gouvernement,
l'instruction publique et déposa une proposition interdisant l'enseignement
par les francs-maçons. Il fut aussi inscrit à la commission
des enfants indigents.
Réélu en 1902, il s'inscrivit au groupe de
l'action libérale et appartint à la commission de l'enseignement
et des beaux-arts. Son activité parlementaire fut très vive.
Il prit la parole en de nombreuses occasions, notamment sur la politique religieuse.
C'est ainsi qu'il prit part aux discussions du projet de loi relatif à
la demande d'autorisation formées par les congrégations enseignantes,
interpella le ministre de la Guerre sur les mesures prises par les cercles
catholiques militaires, le ministre de l'instruction publique à propos
de l'interdiction faite à des ecclésiastiques de se présenter
aux concours d'agrégation et prit part à la discussion des
projets et propositions de loi sur la séparation des églises
et de l'Etat.
Son mandat sera renouvelé en 1906. Malade, son
activité sera moins plus réduite, mais il intervint dans ses
thèmes de prédilection qui furent la politique religieuse et
celle de l'enseignement.
A voté contre la loi sur le droit d'association.
Gérente (Paul) né à Paris le 29 juillet 1851 , mort le 5 juillet 1913 à Paris
Gérault-Richard (Alfred, Léon, Gérault dit ), né le 11 octobre 1860 Bonnétable (Sarthe), mort le 7 décembre 1911 à Fréjus (Var).
Gervais (Auguste, Louis, Joseph), né le 6 décembre 1857 à Paris, mort à Paris le 30 août 1917
Député de la Seine de 1898 à
1909
Sénateur de la Seine de 1909 à 1917
Il avait commencé une carrière de militaire
quand il s'aperçut que son talent était le journalisme. Ce spécialiste
des questions militaires était apprécié par plusieurs
journaux auxquels il collaborait. Ce fut au début un député
discret, mais son autorité n'allait pas tarder à s'affirmer
; spécialiste de l'armée et des colonies.
Au sénat, il s'inscrivit au groupe de la gauche
démocratique et la commission de l'armée en fit en quelque
sorte son prisonnier en le chargeant de présenter de très nombreux
textes. Il intervint également au nom de la commission des finances
sur les retraites ouvrières et paysannes.
A voté en faveur de la loi sur le droit d'association.
Goblet (René Marie), né le 26 novembre 1828 à Aire (Pas-de-calais), mort le 13 décembre 1905 à Paris
Représentant de la Somme à l'Assemblée
Nationale en 1871
Député de la Somme de 1877 à
1889
Sénateur de la Seine de 1891 à 1893
Député de la Seine de 1893 à
1898
Ministre de l'Intérieur du 30 janvier au
6 août 1882
Ministre de l'Instruction publique et des Beaux-Arts
et des Cultes
du 6 août 1885 au 3 décembre 1886
Président du Conseil du 11 décembre
1886 au 19 mai 1887
Ministre des Affaires étrangères du
3 août 1888 au 14 février 1889
Il était un de chefs politique et un orateur
de la gauche radicale. Il prit, le 9 décembre 1891,
une vive part à une discussion de l'interpellation de M. Dide sur
les rapports de l'Église et de l'Etat; il soutint la thèse
de la suppression du concordat et proposa un ordre du jour demandant que
des lois sur la liberté d'association préparassent au plus
tôt cette solution radicale.
Il ne resta étranger à aucun grand débat
: travail des enfants, des filles mineures
et des femmes dans les établissements industriels , atteintes
portées à l'exercice des droits reconnus aux syndicats professionnels,
conciliation et arbitrage facultatifs en matière de différents
collectifs entre patrons et ouvriers, tarif général des douanes,
modification de la loi de 1881 relative à la presse.
Peu satisfait du rôle effacé qu'il tenait
au Sénat, il se représenta aux élections législatives
de 1893. Il prit part aux débats sur la révision de la Constitution,
l'instruction publique, les questions municipales, les questions ouvrières,
la liberté de la presse, la liberté de réunion et d'association.
.
Goujon (Joseph, Jules, Julien ) , né le 22 mai à Épinal (Vosges), mort le 18 mars 1912 à Paris.
Député de la Seine-Inférieure
de 1891 à 1906
Sénateur de la Seine-Inférieure de
1909 à 1912
Avocat à la cour d'appel de Rouen, il fut élu
député républicain la première fois lors d'une
élection partielle.
Il se préoccupa surtout, comme homme politique,
des questions judiciaires et de législation industrielle et ouvrière.
Il prit la parole dans la discussion du tarif général des douanes,
du budget de la presse, des lois ouvrières ( sécurité
des travailleurs, réduction des heures de travail, travail des enfants
et des femmes dans les manufactures).
Brillant avocat, il a plaidé dans la plupart des
grands procès politiques et criminels de la région normande.
Il se délassait des affaires et des préoccupations
politiques en écrivant pour le théâtre.
A voté contre la loi sur le droit d'association.
Goulaine ( Comte Geoffroy, Marie Donatien de), né le 16 août 1844 à Nantes (Loire- Inférieure), mort le 28 avril 1903 à Paris.
Sénateur du Morbihan de 1901 à 1913
Militaire de carrière, fait prisonnier avec l'armée
du Rhin, il démissionne peu après son retour de captivité
(1972) et se fixe dans le Morbihan où il se consacre à la défense
de ses convictions politiques et religieuses et à la pratique de l'économie
rurale.
Royaliste déclaré et de conviction catholique
très prononcées, il fit partie de la droite de la Haute Assemblée.
Il s'y déclare partisan de la protection des intérêts
agricole. Il intervient à la tribune sur ces questions ainsi que sur
celles relevant du domaine militaire. Il prend part au grand débat
sur la séparation des Églises et de l'Etat.
Ses convictions le conduisaient à une entière
contradiction avec la politique républicaine, mais comme il s'y plaçait
sans équivoque et avec cette allure de franchise et de conviction
qui était sa caractéristique, il avait gagné et conservé
jusqu'à sa mort l'estime et la sympathie de l'assemblée tout
entière.
A voté contre la loi sur le droit d'association
Gourd (Alphonse, Ramsay), né le 2 septembre 1850 à New-York (USA) mort le 23 septembre 1925 à Lyon (Rhône)
Député du Rhône de 1898 à 1924)
Inscrit au barreau de Lyon, il entra au Conseil général
du Rhône avant de se faire élire à la Chambre des député
où il siégea dans les rangs de l'union républicaine et
des progressistes.
En vingt-six années, il prit part aux travaux des
commissions d'assurance et de prévoyance sociales, de législation
criminelle, de la marine, de l'armée, du commerce et de l'industrie,
des comptes définitifs, des affaires étrangères.
Les chemins de fer, la réforme judiciaire,
la législation électorale et principalement la représentation
proportionnelle furent constamment l'objet de son intérêt. Il
ne vota pas la loi de séparation des Églises et de l'Etat, non
plus celles qui en découlèrent, s'opposa à l'institution
de l'impôt sur le revenu, mais vota les lois sociales et, alarmé
par les événements des Balkans, la loi du service de 3 ans en
1913.
A voté contre la loi sur le droit d'association.
Gourju (Antoine – Pierre dit Antonin) né le 11 septembre 1847 à Lyon (Rhône), mort le 10 mars 1926 à Lyon
Grandmaison (Georges, Charles, Alfred, Marie, baron Millin de ) né le 14 mai 1865 à Paris
Député de Maine-et-Loire de 1893
à 1933
Sénateur de Maine-et-Loire de 1933 à
1943
Ancien élève de Saint-Cyr. Son activité
parlementaire fut grande. Il s'intéressa aux questions d'ordre juridique,
de politique extérieure et aux questions agricoles.
Sénateur, il fit partie de la commission du commerce.
Il était inscrit au groupe de l'union républicaine.
Chez un homme d'esprit tel que lui, la fantaisie ne perdit
jamais ses droits. Ainsi prit-il l'initiative de créer "la confrérie
des Sacavins" en lui donnant une forme pittoresque et un grand rayonnement
de propagande spirituelle en faveur du vignoble angevin et saumurois.
Il se prononça, le 10 juillet 1940 en faveur
du projet de loi constitutionnelle.
A voté contre la loi sur le droit d'association.
Gras (Charles), né le 4 octobre 1850 à Montpellier (Hérault), mort le 20 mars 1927 à Montpellier.
Député de la Seine de 1898 à 1902
Il participa comme engagé volontaire à
la guerre de 1870. Artiste lithographe à Paris, il aborda réellement
la carrière politique en 1896 au Bureau de bienfaisance puis comme
adjoint du maire du Vè arrondissement. Inscrit au groupe socialiste
de la ville de Paris, il se consacre essentiellement aux questions d'assistance
et de travaux publics.
Élu député il est inscrit au groupe
socialiste et appartient aux Commissions du suffrage
universel et de l'impôt sur le revenu. Dans l'ordre des préoccupations
politiques, Charles Gras intervint, à plusieurs reprises, sur le droit
d'association. En 1898 il déposa une proposition de loi et demanda
la constitution d'une commission spéciale chargée d'examiner
les travaux analogues; les travaux de cette commission devaient, selon lui,
" préparer une réforme non moins importante, celle de la dénonciation
du Concordat , de la séparation du
budget des cultes et de la séparations des Églises et de l'Etat".
En 1901, il prit à nouveau la parole dans la discussion du projet
de loi et des propositions de loi concernant le contrat et le droit d'association.
Un autre problème touchant aux libertés publiques retint son
attention, celui de l'abrogation du conseil de révision militaire,
haute juridiction pour les conseils de guerre. Il déposa une proposition
de loi tendant à admettre en temps de paix les justiciables des tribunaux
militaires à se pourvoir devant la Cour de cassation.
Il intervint aussi en faveur des petits salariés
et en faveur des usagers des services publics.
A voté en faveur de la loi sur le droit d'association.
Graux (Georges, Édouard), né le 15 février 1843 à Saint-Pol-sur-Ternoise (Pas-de-Calais), mort le 3 octobre 1900 à Saint-Pol-sur-Ternoise.
Député du Pas-de-Calais de 1881 à 1885 et de 1889à 1900
Il s'inscrivit au groupe de la gauche démocratique
puis de la radicale . Il fut l'un des commissaires les plus assidus de la
commission des douanes. Il joua un rôle prépondérant dans
l'adoption du "Tarif Méline ". Il déposa
également de nombreuses propositions de lois sur les sociétés,
la procédure de divorce, la chasse et les problèmes agricoles.
Président de la commission du Code rural, il en fit aboutir plusieurs
chapitres
Grévy (François,
Jules , Paul),
né le 15 août 1807 à Mont-sous-Vaudrey (Jura), mort
le 9 septembre 1891 à Mont-sous-Vaudray
Représentant du Jura à l'Assemblée
Nationale en 1848
Représentant du Jura à l'Assemblée
législative de 1849 à 1851
Député du Jura au Corps législatif
de 1868 à 1870
Représentant du Jura à L'assemblé
Nationale de 1871 à 1876
Député du Jura de 1876 à 1879
Président de la République de 1879
à 1887
Le sang-froid de Grévy, avocat, théoricien du droit, n’avait d’égal que sa maîtrise du langage: "Ses mots sont frappés en médaille" disait-on. La finesse d’esprit était réelle dans ce corps de grenadier. La fermeté de ses convictions républicaines ne se démentit jamais. Il avait débuté en 1848 en proposant un amendement fameux contre l’élection du président de la République au suffrage universel. Tenté par le gouvernement d’assemblée, il allait s’attacher à dépersonnaliser la fonction politique. Élu député du Jura en 1863 et 1869 au Corps législatif, il est à la tête de l’opposition républicaine. Il s’oppose, avec Thiers et Gambetta , à la déclaration de guerre en 1870. Élu président de l’Assemblée nationale (1871-1873), puis de la Chambre des députés à partir de 1876, il joua un rôle important dans la crise du 16 mai 1876. Le 30 janvier 1879, le maréchal président Mac Mahon démissionna et le Congrès, réuni à Versailles, élut Jules Grévy président de la République. L’influence de celui-ci a été capitale pour l’avenir de la fonction et de l’exécutif face au législatif. Les prérogatives constitutionnelles du président de la République, compromises par Mac Mahon (révocation des ministres, ajournement des Chambres et surtout dissolution) allaient être mises en sommeil. Pourtant il allait apporter un soin tout particulier au choix des ministres et particulièrement au choix de celui chargé de constituer le ministère, qui deviendra le président du Conseil, sur lequel la Constitution de 1875 était muette. C’est ainsi qu’il s’efforça, non sans complicité parmi les républicains, d’écarter Gambetta de la présidence du Conseil, puis, avec l’aide de Clemenceau , de miner le "grand ministère" que Gambetta ne dirigea que soixante-treize jours à partir de novembre 1881. Le choix du président du Conseil, effectué par Grévy, chef de l’État, a entraîné un affaiblissement de l’institution du président de la République et de celle même de président du Conseil, en dissociant les notions de chef de l’exécutif et de leader parlementaire; car, s’il était peu imaginable, après l’expérience Mac-Mahon, de retrouver un pouvoir présidentiel fort, le Conseil des ministres aurait pu devenir un organe moteur et responsable: ce pouvoir ministériel fort et stable fera défaut à la IIIe République dans son ensemble, sauf à de rares exceptions. C’est à ce titre qu’on a pu parler de "Constitution Grévy" pour qualifier l’influence du nouveau président de la République. En politique extérieure, il était très attaché à la paix, ce qui lui valut l’hostilité des partisans de la revanche au moment de la crise boulangiste. Il fut réélu à la présidence en 1885 à la fin de son septennat. En 1887, son gendre le député Daniel Wilson ayant été convaincu de trafic d’influence, les Chambres obligèrent Grévy à donner sa démission. La République opportuniste dévoilait un début d’affairisme parlementaire dont s’emparait l’agitation nationaliste.
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Grosjean (Georges) nait le 23 juillet 1865 à Pontarliers (Doubs)
Groussau ( Henri, Constant) né le 17 juin 1851 à La Jarrie (Charente-Inférieure), mort le 12 octobre 1936 à Versailles (Seine-et-Oise)
Groussier (Arthur, Jules, Hippolyte), né le 16 août 1863 à Orléans (Loiret)
Député de la Seine de 1893 à 1902 et de 1906 à 1924
Son père, facteur au chemin de fer, l'envoie
à l'école primaire puis à l'école des Arts-et-Métiers
d'Angers d'où il ressort avec un diplôme d'ingénieur-mécanicien.
S'intéressant immédiatement aux problèmes
sociaux et à l'amélioration de la condition ouvrière,
il adhère à "l'Union des mécaniciens de la Seine". Il
collabore ensuite à la formation de la "Fédération nationale
des métallurgistes". Cette activité sur le plan professionnel
se conjugue évidemment avec une action politique. Il fonde avec Dejeante , Berthaut et Faillet les comités de
Xè et XXè arrondissement de "l'Alliance communiste" qu'il associe
très vite au "Parti ouvrier socialiste et révolutionnaire"
dit parti allemaniste, au sein duquel il militera désormais. Celui-ci
le désigne en 1893 pour les élections législatives.
Il adhère au premier groupe parlementaire socialiste aux côtés
de Jules Guesde, Edouard Vaillant, Marcel Sembat et Viviani. Il démissionne
avec trois autres élus de son parti à la suite d'un désaccord
avec son comité électoral qui prétendait prélever
une part trop importante de son indemnité de parlementaire. Il est
réélu à l'élection partielle qu'il a provoquée.
Pendant cette législature, il dépose de
nombreuses propositions de loi qui sont le reflet fidèle de ses préoccupations
: législation du travail, organisation syndicale, contrat de travail
et protection des travailleurs; deux propositions concernant la recherche
de paternité et la légitimation des enfants naturels.
Réélu, ses interventions à la tribune
et son travail en Commission concerneront essentiellement la législation
du travail et l'organisation des conseils des prud'hommes.
Battu aux élections de 1902, il reprend l'exercice
de sa profession. Il participe en tant qu'ingénieur-mécanicien
à la construction du Belier sous la Seine ,
à travers lequel s'engage le métro Nord-Sud.
Réélu en 1906, il est nommé rapporteur
de plusieurs projet de loi concernant les Conseils des prud'hommes et de
la protection du travail des femmes et des enfants.
Après les élections de 1910, il est élu
vice-président de la Commission du travail. En 1912, il prend une
part très active à la campagne, menée par Jean Jaurès , en vue de faire adopter la loi électorale
instituant la représentation proportionnelle.
En 1914, il siégera aux côtés du général
Galliéni à la vice-présidence
du Comité de défense du camp retranché de Paris, au
moment de la bataille de la Marne. Il semble bien que pour rester à
ce poste, il ait décliné les offres successives de Ribot , Painlevé et Clemenceau pour le portefeuille de Ministre du Travail.
A voté en faveur de la loi sur le droit d'association.
Guesde (Jules, Mathieu Basile dit), né le 11 novembre 1845 à Paris, mort le 28 juillet 1922 à Paris
Député du Nord de 1893 à 1898
et de 1906 à 1922
Il devient journaliste pour défendre les idées
républicaines. Il prendra le nom de jeune fille de sa mère pour
ne pas faire du tort à ses parents qui sont une orientation diamétralement
opposée. L'Empire le mettra en prison, mais sa chute l'en sortira.
Il soutiendra la Commune et sera obligé
de s'exiler en Suisse. Genève est un centre d'agitation intellectuelle.
Autorisé à revenir en France au début
de 1876, il assiste au premier congrès ouvrier dont il trouvera les
résolutions adoptées bien timides. Mais le seul fait qu'il
ait pu se tenir cinq ans après la Commune est en lui-même encourageant.
Reste à organiser l'action sur des bases théoriques solides.
La doctrine existe : le marxisme ; il en
sera le vulgarisateur. L'interdiction par le gouvernement du Congrès
international ouvrier de 1878 et le procès retentissant qui s'en suit
lui valent six mois de prison et une soudaine célébrité.
Pendant dix ans il tiendra plus de 1200 réunions
publiques. ses attaques verbales et écrites lui valent à nouveau
d'être condamné pour "incitation au meurtre, pillage, et à
la guerre.
En 1891, le congrès annuel du P.O.F. décidera
l'exclusion des anarchistes dont les actions empêchent le parti d'avoir
des élus au parlement. Jules Guesde y entre en 1893 et c'est un tournant
non seulement dans sa vie personnelle et dans l'histoire du parti, mais dans
l'histoire du parlement lui-même, où des marxistes vont pouvoir
faire entendre leur voix. Il n'aura de cesse de s'opposer à Jaurès sur la question essentielle des méthodes
du socialisme.
Quand la guerre éclate, il estime que la grève
générale est un crime et il participe à un cabinet d'union
nationale.
La révolution ayant éclatée dans
une Russie arriérée avec des bolcheviks incapables de transformer
réellement un pays où les conditions de passage au socialisme
ne sont pas réunies. Il ne comprend pas qu'on veuille les donner en
exemple, pis, ils veulent dicter leur lois aux militants des pays les plus
avancés. Lors du congrès de Tour, il refuse de suivre les communistes
et reste fidèle au parti qu'il a fondé.
Guillier (Pierre-Ernest) né le 7 octobre
1852 à Périgueux (Dordogne), mort 7 novembre 1927 à
Saint-Emilion (Gironde)
Sénafeur de la Dordogne de 1901 à 1927.
. Il est inscrit au groupe de l'union Républicaine. Droit et ferme,
consciencieux, ponctuel, il prend une part active aux travaux du Sénat.
Dès les premières années il se manifeste au cours
de la discussion de deux textes essentiels: la loi le séparatin
des Eglises et de l'Etat, et la loi supprimant l'enseignement congréganiste.
II est le principal auteur de la loi du 1er février 1906 qui permet
à la femme veuve ou divorcée de se remarier sans perdre l'usufruit
légal des biens de ses nfants mineurs et de l'article 21 de la loi
sur les retraites ouvrières, relatifs aux obligations incombant aux
patrons.
Guyho (Léonard-Marie-Corentin) né à Jonzac (Charente-Inférieure) le 7 juin 1844
Guyot (Yves, Prosper) nait le 6 octobre 1843 à Dinan (Côtes-du-Nord ) et meurt le 22 février 1928 à Paris
Halgan (Emmanuel, Léonce), né le 6 février 1839 à Nantes (Loire-Infélieure), mort le 22 octobre 1917 à Vertou (Loire-Inférieure).
Hubbard (Gustave-Adolphe, Achile, Nicolas) nait le 22 mai 1858 à Madrid, et meurt le 14 mai 1927 à Paris
Hugues (Clovis, Hubert), né le 3 novembre 1851 à Menerbes (Vaucluse), mort le 11 juin 1907 à Paris.
Député des Bouches-du-Rhône
de 1881 à 1889
Député de la Seine de 1893 à
1906
Il siégea au groupe des socialistes parlementaires,
à l'extrême gauche de la chambre, où il prit
souvent la parole avec une fougue et une verve provençale remarquée,
soit pour interpeller, soit pour défendre les idées socialistes
ou des grévistes et ouvriers condamnés pour délits politiques
et combattre la politique modérée. Il prononça en 1894
un retentissant discours en faveur de la liberté individuelle. Il
déposa un projet de loi permettant aux communes de donner le pain
gratuit aux indigents, un projet de contrôle de l'Assistance publique
au moyen de délégués d'associations et de syndicats,
etc...
A voté en faveur de la loi sur le droit d'association.
Hulst. (Maurice, Le sage d’Auteroche d’) né le 1er octobre 1841 à Paris,il y meurt le 6 novembre 1896
Huon de Penanster (Charles-Marie-Pierre) né le 11 octobre 1832 à Lanion ( Côtes-du-Nord), mort le 31 mai 1901 à Ploubezre (Côtes-du-Nord)
Jacquey (Général Armand, Victor) né le 15 novembre 1834 à Montlouis (Pyrénées-Orientales), mort le 1er décembre 1921 à Mont-de-Marsan (Landes)
Député des Landes de 1898 à 1910
Candidat républicain il fut membre de la commission
administrative et s'occupa essentiellement des problèmes de recrutement
dans l'armée. Son action a toujours été éprise
d'un grand libéralisme.
A voté contre la loi sur le droit d'association.
l’amiral de la Jaille .(Charles, Edouard, comte de) né le 7 janvier 1836 à Nantes (Loire-Inférieure),
Jaurès (Jean), né le 3 septembre 1859 à Castres (Tarn), mort le 31 juillet 1914 à Paris
Député du Tarn de 1885 à 1889, de 1893 à 1898 et de 1902 à 1914
C'est son talent oratoire ajouté à son
don pour les études qui lui vaudra une bourse pour poursuivre ses
études jusqu'à l'École Normale Supérieure. C'est
là qu'il s'initie aux grands problèmes politiques du moment.
Il conçoit dans ces années de défaite de la droite anti-républicaine,
1878-1880, une grand admiration pour Gambetta et
se veut lui-même "républicain libéral", c'est à
dire opposé aussi bien à la gauche violente et irraisonnée
de Clemenceau qu'à la droite froide et rancunière
des monarchistes. L'expérience de Gambetta l'ayant déçu,
il penche maintenant vers Jules Ferry et parle
de "coopération", voire de "collectivisme". Mais sa culture politique
est encore faible et ses propos, fortement teinté d'un humanisme philosophique
et universitaire ne sont pas de nature à effrayer quiconque. On admire
l'orateur, le journaliste; on ne redoute pas encore le théoricien.
Aussi, le comité local de l'union républicaine, parti des "opportunistes",
décide-t-il de le proposer comme candidat aux élections de
1885. Il rédige, pour l'essentiel, la proclamation électoral
des candidats de l'Union; il y souligne la nécessité de défendre
la république, ses institutions, ses réalisations, et aussi
les virtualités qu'elle contient, contre les conservateurs "révisionnistes"
qui rêvent d'un troisième empire.
Élu plus jeune député, il a 25 ans,
il avouera ne pas connaître grand chose à la politique. Sa première
réaction sera "d'attendre et voir" dans ce milieu totalement nouveau
pour lui, que les discussions théoriques ne l'ont pas préparé
à affronter. Sa circonspection est d'autant plus justifiée
qu'il ne se sent solidaire d'aucun groupe. La question sociale le préoccupe
et il commence à s'éloigner de Jules Ferry qu'il trouve trop
favorable au capitalisme. Mais il ne rejoint pas pour autant les radicaux,
que le seul mot de "collectivisme" hérisse, ni le minuscule groupe
socialiste, né en 1886, dont l'extrémisme verbal le rebute.
Sa première intervention à la tribune pour
défendre un amendement à la loi sur l'enseignement primaire
- une école décentralisée directement gérée
et financée par la commune afin de rapprocher le contenu de l'enseignement
de la vie quotidienne de citoyens - ne sera guère appréciée
de ses collègues "opportunistes". Plus tard, lors d'une discussion
de loi sur la protection douanière, il s’élèvera avec
vigueur contre la politique du "pain cher" qui risque de léser gravement
l'ouvrier sans rien rapporter au paysan. Très applaudi par l'extrême
gauche, il provoque de vives protestations au centre et à droite.
Il s'isole de ses anciens amis sans avoir fixé son
choix sur de nouveaux. Aux couloirs du Palais Bourbon il préférer
pendant trois ans aller dans les réunions des syndicales ouvriers et
discuter avec des instituteurs de campagne. Quand il intervient à la
Chambre , c'est pour défendre les retraites ouvrières, la situation
des mineurs. L'audace et l'intransigeance de ses idées ne l'empêchent
pas d'être écouté dans une enceinte où l'éloquence
a gardé tout son prestige. Mais à droite comme à gauche,
on ne le comprend mal
A partir de 1890, son orientation politique est désormais
claire; aux élection municipales il a défendu l'attitude des
"radicaux" et réclamé la création d'un "grand parti
d'action socialiste capable de mener à bien toutes les réformes"
Pour lui, le socialisme ne s'oppose pas au républicanisme : il en
est le prolongement naturel. C'est ce qui l'oppose à Jules Guesde qui lui répond par une apologie de la lutte
des classes.
Il est élu aux élections de 1892 où
le nombre des députés socialistes est passé de 13 à
41; ils forment un groupe unique dont Jaurès sera le principal porte-parole.
Il soutiendra les ouvriers de Carmaux et rassemblera l'argent nécessaire
à la construction de la "Verrerie Ouvrière" d'Albi. Une véritable
entreprise modèle du socialisme va pouvoir naître et se développer.
Sa popularité grandira encore auprès des populations laborieuses.
Le "J'accuse" de Zola est, selon Guesde
, le plus grand acte révolutionnaire de ce siècle". Jaurès
est du même avis. Les plus modérés refusent de "mettre
le parti socialiste à la remorque d'un écrivain bourgeois".
Le 22 janvier 1898, Jaurès dénonce l'attitude du gouvernement.
Il ne pourra terminer son discours : dreyfusards
et anti-dreyfusards en viennent aux mains. Il continuera son action même
quand Guesde et Vaillant n'y verront plus "qu'une
affaire de famille qui ne regarde plus les socialistes.
Il se laissera convaincre par Millerand
que la participation de ce dernier à un gouvernement bourgeois permet
de faire barrage à la réaction. Guesdes et Vaillant se retirèrent
du parti le laissant seul avec les "modérés". Malgré
des tentatives de conciliation, le mouvement aboutit à la constitution
de deux partis en 1901.
Après les élections de 1902, la nouvelle
majorité est très républicaine et dominée par
les radicaux socialistes. A la tête d'un important groupe socialiste,
Jaurès se propose de pratiquer une politique active de dans la "délégation
des gauches". Sa première intervention est consacrée au désarmement
et à la paix. Par la suite, il défendra la politique "laïque"
de Combes . Sa position sur ce point est claire : il
ne cache pas son profond respect de tout sentiment religieux; mais il entend
lutter contre la formidable puissance réactionnaire de l'Église.
En 1905, s'ouvre l'ultime période de la vie de
Jaurès qui sera marquée essentiellement par ses efforts pour
empêcher la guerre. Ses efforts et ceux de ses amis n'empêchent
pas la tension internationale de monter. Il sera assassiné le 31 juillet
1914 alors qu'il se proposait d'écrire un article retentissant pour
dénoncer les causes et les responsables de la crise. Trois jours plus
tard la guerre éclatait.
Jourde (Antoine), né le 23 septembre 1848 à Saint-Merd (Corrèze) mort le 30 janvier 1923 à Caudéran (Gironde).
Député de la Gironde de 1889 à 1902 et de 1906 à 1910
Il a eu un comportement glorieux pendant la guerre de
1870. En 1889, il est candidat de l'alliance de tous les groupes révisionnistes
de Bordeaux. Il se présente comme républicain socialiste et
boulangiste, adversaire du régime parlementaire, et partisan de la
révision de la Constitution par une assemblée constituante.
Il se présentera également comme républicain
collectiviste, se prononçant en faveur du référendum,
d'une chambre unique, de l'impôt progressif sur les revenus dépassant
3000 francs et du retour au trésor public de l'héritage en ligne
collatérale à partir du quatrième degré, de la
création d'une caisse de retraite pour
les travailleurs , de l'abrogation de loi contre l'internationale , de
l'annulation de tous les contrats ayant aliéné la propriété
publique : banque de France, chemin de fer, mines, pour faire retour à
la nation, etc...
Pour que les électeurs puissent suivre les travaux
de leur mandataires, il a réclamé la mise en vente, au prix
de 5 centimes le numéro, du compte rendu publié par le Journal
officiel. Il réussit d'ailleurs, au cour de la législature,
à faire adopter cette mesure.
A la chambre, il participa très activement aux
débats parlementaires, faisant partie de nombreux bureaux et de nombreuse
Commissions, notamment celle de l'armée et celle de l'assurance et
de la prévoyance sociale.
Dès sa première législature, il a
proposé et fait voter l'impôt sur les opérations de bourse,
s'est occupé de l'unification des pensions de retraite et pris part
à toutes les discussions concernant les lois ouvrières
A voté en faveur de la loi sur le droit d'association.
Jumel (François Henri) né à Mont de Marsant (Landes ) le 5 septembre 1847 il meurt le 11 août 1918 à Saint-Jean-de-Luz (Basses-Pyrénées)
M. Keller. Né à Belfort (Haut-Rhin) le 8 octobre 1828
Klotz (Louis-Lucien) né le 1er janvier 1868 à Paris, il y meurt le 15 juin 1930
Lacombe (Victor,
Louis), né le 11 décembre 1853, mort le 3 juillet 1927 à
Rodez.
Son père, juge de paix, lui donne le goût
des problèmes juridiques et après ses études, il embrasse
la profession de notaire. Il s'intéresse très tôt aux
problèmes de l’administration locale et suit le cursus honorum classique
de l'homme politique le la Ille
République : Maire, Conseiller général, Député.
Dans son programme électoral, Louis Lacombe se prononce pour toute
une
série de mesures favorables à l'agriculture, notamment en faveur
de la création de droits de douane, variables en fonction du
cours des produits agricoles. Il se proclame partisan de la création
d'une caisse de retraites, de 1a réforme le l'impôt sur les
boissons et de la déduction de frais de justice . Cet « homme
de bon sens qui répudie le parti des violents qu 'ils soient
à droite
ou à gauche » s'inscrit à la Chambre, au groupe de la
« gauche radicale ». Fidèle à ses convictions ,
il s'inscrit à la Chambre au groupe de la gauche radiale et à
celui de l'union démocratique.
La Ferronnays (Henri, Marie, Auguste Ferron marquis de) né le 15 septembre 1842 à Pais, mort à Saint-Mars-la-Jaille le 25 septembre 1907
Laffon (Marie, Étienne, Charles, René ) , né le 16 août 1847 à Sedan (Ardennes), mort le 2 septembre 1891 à Sèvres (Seine-et-Oise)
Député de l'Yonne de 1887 à 1891
Il vota toutes les mesures destinées à
protéger l'agriculture et l'industrie et à leur permettre de
résister à la concurrence étrangère. Il se prononça
également pour la réforme judiciaire et la réorganisation
de l'Assistance publique dans les campagnes.
Lamarzelle (Gustave, Edouard, Louis de), né le 4 août 1852 à Vannes, mort le 16 mars 1929 à Paris
Député du Morbihan de 1883 à
1893
Sénateur du Morbihan de 1894 à 1924
C'était un avocat, un excellent orateur,
d'opinion ultra-conservatrice, président de la conférence Molé-Tocqueville.
Il était professeur de droit international à la faculté
de droit de l'Institut catholique de Paris. C'était un boulangiste
à tout crin et c'est sous l'étiquette '"révisionniste"
qu'il sera élu, la première fois contre un républicain.
Plus jeune sénateur du moment, lors de son élection,
il n'est pas long à s'imposer comme l'un des tout premiers orateurs
de la droite. Plusieurs année durant, il l'adversaire le plus acharné
- et sans doute le plus brillant - des projets de séparation
des Eglises et de l'Etat. Esprit très curieux, il s'est également
occupé de nombreux autre sujets : retraites
ouvrières , réglementation des jeux, conseil de prud'hommes , régime
des boisson, pêche maritime, etc...
A voté contre la loi sur le droit d'association
Langlois. (Amédée
- Jérôme) né à paris le 7 janvier 1819.
Enseigne de vaisseau, il donna sa démission pour
s’occuper de journalisme politique et surtout d’économie sociale. Très
lié avec Proudhon, il collabora à son journal le Peuple, ce
qui lui valu d’être condamné à la déportation (
à cause de ses polémiques) Libéré, il prit
la tête d’une manifestation contre la guerre à la Prusse, en
1870, manifestation que la police dût disperser par la force. Il s’engagea
dans la défense de paris où sa conduite lui valu la légion
d’honneur. Il prit part à la Commune. A l’Assemblée, il siégea
à gauche
Laroche-Joubert (Jean, Edgard ), né le 12 septembre 1843 à Angoulême (Charente), mort le 14 novembre 1913 à Paris
Député de la Charente de 1884 à 1906
C'est un bonapartiste qui se rallia après 1892
à la République. Conservateur, son expérience des affaires
et ses préoccupations sociales orientèrent son activité.
Il se fit parfois applaudir par l'extrême gauche : Il gérait
la papeterie familiale- son affaire personnelle- sous une forme coopérative
et avait institué la participation des ouvriers aux bénéfices.
A voté contre la loi sur le droit d'association.
Las Cases (Emmanuel,
Joseph, Augustin, comte de), né le 2 avril 1854 à Auxerre.
(Yonne), décédé
le 16 avril 1934 à Paris
Lasies (Marie, Louis Joseph) , né le 21 février 1862 à Houga (Gers), mort le 23 février 1927 à Bordeaux
Député du Gers de 1898 à
1910
Député de la Seine de 1914 à
1919
Militaire de carrière, il démissionne.
Elu maire de Mormès, il est révoqué par le gouvernement.
Il est élu en 1898 après une campagne en faveur du plébiscite
et de multiples déclarations antisémites.
Au Palais Bourbon, il dépose des propositions de
loi relatives à la viticulture, à la protection de l'épargne
contre la spéculation. Violemment antidreyfusard, les développements
de l'affaire Dreyfus lui donneront l'occasion de multiples interventions.
Spécialiste des interruptions, il se soucie peu du règlement
dont il éprouve parfois les rigueurs.
Partisan de la liberté d'association et de la liberté
d'enseignement, il participe à la discussion du projet qui réprime
l'ouverture d'établissement congréganistes sans autorisation.
La discussion de la loi de séparation des Eglises et de l'Etat provoque
de multiples interventions de sa part.
Il reprend du service à la déclaration de
guerre. Il participera à la discussion du projet qui institut les
pupilles de la Nation. Il dépose deux propositions de loi tendant,
l'une, à perpétuer la mémoire de Guynemer, l'autre à
transformer en cinquième arme les services de l'Aéronautique.
A voté contre la loi sur le droit d'association.
Lavergne (Bernard, Barthélémy, Martial) lé le 10 juin 1815 à Montredon-Labessonnié (Tarn), il y meurt le 10 novembre 1903.
Lecomte (Maxime, Emmanuel) né le 1er mars 1846 à Bavai (Nord), mort le 10 juin 1914 à Achères (Seine-et-Oise)
Le Cour Grandmaison (Henri, François, Adolphe) , né le 27 février 1849 à Nantes (Loire-Inférieure), mort le 20 mars 1916 à Paris
Lefas (Alexandre, Aubert), né le 2à septembre 1871 à Vannes (Morbihan)
Lefèvre (Abel) nait à Saint-Germain-sur-Avre (Eure). le 27 novembre 1870.
Legrand (Louis) né le 29 avril 1838 à Versailles (Seine-et-Oise), il y meurt le 17 février 1926
Le Myre de Viliers ( Charles, Marie ), né le 17 février 1833 à Vendôme (Loir-et-Cher), mort le 9 mars 1918 à Paris.
Député de Cochinchine de 1889 à 1902
Fils d'officier de cavalerie, il se destine à
la marine qu'il quitte en tant qu'enseigne de vaisseau, en 1855, pour l'administration
préfectorale. Il reprendra du service comme lieutenant de vaisseau
pendant la guerre de 1870 avant de reprendre ses fonctions civiles.
En 1879, il devient le premier gouverneur civil de la
Cochinchine et ministre plénipotentiaire à la cour d'Annam. : il s'efforce alors de
séparer nettement pouvoir civil et militaire, d'élaborer un
code pénal, de créer un conseil colonial mi-parti, des conseils
d'arrondissement et le conseil municipal de Saïgon, de même que
la construction d'un réseau routier et ferroviaire. Son hostilité
à l'expédition du Tonkin fut à
l'origine de sa révocation en mai 1882.
Mis à la retraite, il est rappelé par
Freycinet en 1883 qui le charge, en tant que ministre
plénipotentiaire de 1ère classe, des fonctions de Résident
général à Madagascar. Il arrive à y résoudre
une situation très difficile face à un premier ministre malgache,
Rainilaiarivony , d'une grande habileté.
Elu en 1889, il est membre des commissions relatives
aux questions maritimes et coloniales. Il met au services de celles-ci l'expérience
acquise tant en Cochinchine qu'à Madagascar. Ses interventions à
la tribune seront toutes marquées par son expérience personnelle.
Il soutient en 1890 la création d'un ministère des Colonies
indépendant.
En 1893, il ne peut éviter la guerre d'annexion
de Madagascar et intervient à la Chambre pour
l'abolition de l'esclavage dans la Grande Ile.
A voté contre la loi sur le droit d'association
.Le Pelletier ( Edmond, Adolphe de Bouhelier dit) né le 26 juin 1846 à Paris, mort le 22 juillet 1913 à Vittel (Vosges
Lepère.(
Edmée - Charles - Philippe) né à Auxerre (Yonne) le 1er
février 1823, il y meurt le 6 septembre 1885
Représentant de 1871 à 1876 de l’Yonne
Le Provost de Launay ( Auguste, Louis , Marie ) né le 8 . juin 1850 à Libourne (Gironde), mort le 17 août 1912 à Aix-les-bains (Savoie)
Député des Côtes-du-Nord de
1876 à 1893
Sénateur des Côtes-du-Nord de 1896
à 1912
Conservateur en membre du groupe de l'appel du peuple,
il manifesta son opposition au régime républicain en interpellant,
souvent vigoureusement, le gouvernement. Il combat les expéditions
coloniales.
Il s'élève également contre
les fatigues imposées aux soldats pendant les grandes manœuvres et
les cas mortels qui en résultent.
Il intervient sur l'affaire Dreyfus et sur l'armée qui retient son
attention : Les victimes des "Marches de l'armée" et comment débarrasser
les régiments des condamnés de droit commun.
Mais son objectif primordial est la défense
de l'enseignement libre et la loi de 1905 sur la séparation des églises
et de l'Etat suscite ses interventions passionnées. Il intervient
pour la création d'école de perfectionnement pour enfants arriérés.
A voté contre la loi sur le droit d'association
Lemire (Abbé Jules, Auguste), né le 23 avril 1853 à Vieux-Berquin (Nord), mort le 7 mars 1928 à Hazebrouck (Nord)
Député du Nord de 1893 à
1928
Issu dune famille de cultivateurs. Il sera nommé
professeur de rhétorique au collège où il a fait ses
études classiques. La construction d'un nouveau collège, dont
il dirige les travaux, le met en relation avec la classe ouvrière.
L'amélioration du sort des travailleurs et des humbles inspirera désormais
toute son action de prêtre et d'homme politique.
Elu comme "socialiste chrétien", il sera assez
gravement blessé lors de l'attentat de l'anarchiste Vaillant. Il déploie
une activité prodigieuse. Il dépose plusieurs proposition de
lois concernant notamment : la liberté d'association, l'organisation
d'un bien de famille insaisissable, le duel, le repos hebdomadaire. Il obtient
la modification des formalités du mariage en vue de faciliter les
unions légales. Au cours de ses très nombreuses interventions
en séance publique, il aborde les sujets les plus divers : fermeture
de la bourse du travail, maintient de l'ambassade de France auprès
du Vatican, réforme de l'impôt sur les boissons, surmenage des
enfants dans les écoles, réparation des édifices diocésains,
introduction d'épreuves agricoles au Certificat d'études, sociétés
de secours mutuel, travail des femmes, des enfants et des filles mineures
dans les manufactures, permission agricole en faveur des militaires, aide
aux familles nombreuses etc ...
En 1897, il crée la ligue française du coin
de terre et du foyer et se fait l'apôtre des jardins ouvriers . La même
année, il est nommé secrétaire général
de la Démocratie chrétienne.
Réélu en 1898, il devient membre des commissions
de l'agriculture, de l'enseignement et des association. Parmi les nouvelles
propositions de loi qu'il présente, il convient de signaler celle
sur l'assurance obligatoire contre l'invalidité et la vieillesse.
La chambre se range à son avis en se prononçant pour la création
d'un ministère du travail et de l'institution d'"allocations de famille"
au bénéfice des travailleurs ayant plus de trois enfants.
En 1901, il vote contre la loi d'association.
Ses discours les plus chaleureux sont prononcés
au cours des débats sur la suppression de l'enseignement congréganiste,
la séparation des Eglises et de l'Etat, les caisses de retraites ouvrières.
Devenu membre des commissions du travail et du suffrage
universel, il demande l'interdiction du cumul des mandats nationaux et locaux
et le vote familial. Il rapporte plusieurs projet ou propositions à
caractère social sur le travail de nuit des enfants dans les usines
à feu continu; l'emploi dans l'industrie de ceux qui ont moins de
treize ans; le repos des femmes en couche, etc...
Il sera très souvent en conflit avec son évêque,
mais il aura le soutient du pape. Une majorité de gauche l'élira
vice-président, fonction dont il se démet peu après.
En 1919, il s'inscrit au groupe des républicains de gauche et en 1924,
il adhère au groupe de la gauche radicale.
Lerolle (Paul, Siméon), né le 3 avril 1846 à Pris, mort le 26 octobre 1912 à Paris.
Député de la Seine de 1898 à 1912
Avocat à la cour d'appel, il se signale particulièrement
dans le procès intenté à la ville de Paris
par Denys-Cochin à propos de la laïcisation
de l'hôpital auquel un des grands-oncles, fondateur, avait donné
son nom.
Conseiller municipal, il sera élu député
en 1898 pour s'inscrire au groupe de l'action libérale. Si les textes
dus à son initiative sont peu nombreux - il convient de retenir seulement
son projet de résolution sur l'affichage des discours prononcés
à la Chambre - il prend en revanche souvent la parole. La loyauté
de son caractère et la sincérité de ses convictions
lui attirent l'estime de tous ses collègues. Il intervient instamment
dans les discussions relatives aux salaire des ouvriers et à l'enseignement.
Après 1902, il se signale à nouveaux par
multiples interventions : ouverture et tenue d'un établissement congréganiste
sans autorisation, monopole des inhumations, suppression de l'enseignement
congréganiste. Il dépose trois amendement sur la séparation
des Eglises et de l'Etat.
Connu comme philanthrope, il s'occupe, en dehors de ses
attributions législatives, d'œuvres de patronage et de bienfaisance
sociale.
A voté contre la loi sur le droit d'association
Levraud (Léonce, Adam) né le 27 avril 1843 à Paris, il y meurt le 21 décembre 1938
Leydet (Victor) , né le 3 juillet 1845 à Aix-enProvence (Bouches-du-Rhône), mort le 22 octobre 1908 à Paris.
Député des Bouches-du-Rhône
de 1881 à 1897
Sénateur des Bouches-du-Rhône de 1897
à 1908
Son programme était républicain radical
et progressiste. Il fut membre, entre autre, de la commission générale
des douanes, de la commission des patentes, de la commission chargée
de l'examen des projets et propositions de loi concernant la marine ...
A la législature suivante, il fit partie de la
commission du travail, de celle de la marine et de celle des chemins de fer.
Il s'intéressa aux questions les plus divers :
monopole des allumettes, élection des tribunaux de commerce, suppression
du monopole de l'ordre des avocats, délégués à
la sécurité des ouvriers mineurs, conseils de prud'hommes , etc...
Au Sénat il s'inscrivit au groupe de la gauche démocratique
et s'appliqua à l'étude de nombreux problèmes : organisation
du jury criminel, réglementation des eaux de la Durance, recrutement
de l'armée, insuffisance des moyens de transport des compagnies de
chemin de fer, etc...
Leygues (Jean, Claude, Georges ), né le 26 octobre 1857 à Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne), mort le 2 septembre 1933 à Saint-Clou (Seine-et-Oise)
Député du Lot-et-Garonne de 1885
à 1933
Ministre de l'Instruction publique et de Beaux-Arts
du 30 mai 1894 au 17 janvier 1895
Ministre de l'Intérieur du 17 janvier au
1er novembre 1895
Ministre de l'Instruction publique et des Beaux-Arts
du 1er novembre 1898 au 7 juin 1902
Ministre des colonies du 14 mars au 25 octobre 1906
Ministre de la Marine et membre du Comité
de Guerre
du 16 novembre 1917 au 20 janvier 1920
Président du Conseil et Ministre des Affaires
étrangères
du 24 septembre 1920 au 16 janvier 1921
Ministre de la Marine du 28 juillet 1925 au 19 juillet
1926
et du 23 juillet 1926 au 21 février 1930
Ministre de l'Intérieur du 13 décembre
1930 au 27 janvier 1931
Ministre de la Marine du 3 juin 1932 au 2 septembre
1933
Inscrit au barreau de Villeneuve-sur-Lot, il avait eu
un grand-père violoneux de village et son père était
poète. Lui-même écrivait et rencontrait chez son éditeur
les grands poètes de son époque; mais il avait d'autres ambitions.
Il était membre actif de la Ligue des patriotes et avait fondé
un journal républicain. Adjoint au maire, il lui succéda à
25 ans, avant de rester pendant près d'un demi siècle représentant
de sa circonscription.
Inscrit à la gauche démocratique, il s'imposa
à la chambre par son talent d'orateur.
Au ministère de l'Instruction publique, il fut
surtout l'auteur de la grande réforme de 1902 qui, tout en fortifiant
les humanités classiques, adapta l'enseignement secondaires aux nécessités
de la vie moderne et attribua aux sciences, de même qu'aux langues
étrangères, la place légitime qui leur avait été
refusée jusqu'alors. Il y eu désormais un baccalauréat
sans latin. L'enseignement devait comporter des fins morales et sociales
mais rester étrangères aux luttes des partis. Il voulait que
"l'école s'ouvre sur la vie", il refusait "de la voir s'ouvrir sur
la rue".
Ministre de l'Intérieur en 1895- au lendemain de
l'assassinat de Sadi-Carnot- il fit preuve, au milieu des menées anarchistes,
d'une fermeté remarquable et maintint l'ordre sans violence.
Ministre de Colonies en 1906, il substitua à la
rude politique qui avait suivi la conquête, une politique d'association
et de collaboration avec les indigènes, tout en repoussant une irréalisable
assimilation.
Ministre de la Marine pendant la Grande Guerre, il rappela,
en 1920, aux députés le rôle important qu'elle avait
tenu et fit tout ce qu'il pu pour qu'elle devienne puissante.
Il fit un bref passage aux Affaires étrangères
avant de constituer un Cabinet.
Lorsqu'il resta quelque temps à l'écart du
gouvernement, il s'inscrivit aux groupe des républicains de gauche
de René Coty.
Il redevient Ministre de la Marine dans le cabinet Briand ; il le restera jusqu'à sa mort.
A voté en faveur de la loi sur le droit d'association
Lockroy (Édouard, Étienne, Antoine Simon dit), né le 18 juillet 1838 à Paris, mort le 22 novembre 1913 à Paris.
Représentant de la Seine à l'Assemblée
Nationale en 1871
Représentant des Bouches-du-Rhône à
l'Assemblée nationale de 1873 à 1876
Député des Bouches-du-Rhône de
1876 à 1881
Député de la Seine de 1881 à
1910
Ministre du Commerce et de l'Industrie du 7 janvier
1886 au 30 mai 1887
Ministre de l'Instruction publique et des Beaux-arts
du 3 avril 1888 au 22 février 1889
Ministre de la Marine du 1er novembre 1895 au 29
avril 1896
et du 28 avril 1898 au 22 juin 1899
Ministre de la Guerre par intérim du 25 octobre
au 1er novembre 1898
Ses préoccupation de député et
de ministre se tournèrent presque toujours vers la mer. Il s'est efforcé
de reconstituer les bases d'opération et les arsenaux et crée
l'École de guerre de la marine.
A voté en faveur de la loi sur le droit d'association
Loubet (Émile), né le 31 décembre 1838 à Marsanne (Drôme), mort le 20 décembre 1929 à Montélimar (Drôme)
Député de la Drôme de 1876
à 1885
Sénateur de la Drôme de 1885 à
1889
Ministre des Travaux publics du 12 décembre
1887 au 3 avril 1888
Président du Conseil et Ministre de l'Intérieur
du 27 février au 6 décembre 1892
Ministre de l'Intérieur du 6 décembre
1892 au 11 janvier 1893
Président de la République du 18 février
1899 au 18 février 1906
Il rentre au Sénat après avoir été
député pendant dix ans. Il avait fait ses premières armes
ministérielles en compagnie de ses amis rangés à l'époque
sous l'étiquette "opportuniste". Il y fut une personnalité de
premier plan en cumulant les fonctions de président de la commission
des finances et de président de la commission des douanes.
Pendant les quelques mois où il forma un cabinet,
il eu à affronter: des élections municipales fort passionnées,
les attentats de Ravachol , le centenaire
de la proclamation de la République en 1792 qui mécontentait
profondément les monarchistes, l'épidémie cholérique
du Havre, la fameuse grève de Carmaux
, les troubles dans les mines de Lens et Liévin et le scandale de Panama qui provoqua la chute de son gouvernement.
Élu à la présidence de la République,
sa fonction n'en fut pas plus calme : L'affaire Dreyfus battait son plein et son prédécesseur,
tout en restant impartial comme chef d'Etat, avait néanmoins laissé
percer sa sympathie pour le camps anti-dreyfusard; Loubet paraissait pour
plus à gauche, mais bien que fervent républicain, il était
en réalité un modéré, un traditionaliste, un
adversaire de tout sectarisme. Il voulait que la lumière fut faite
sur l'"Affaire", mais il comprenait qu'elle divisait dangereusement le pays.
Il voulait rester "neutre", ce qui est dangereux car l'on mécontente
ainsi chaque camp. Le soir même de son élection, la Ligue des
patriotes, Déroulède et Drumont en tête organisa une
manifestation contre lui. Il fut injurié et frappé au pesage
d'Auteuil, les socialistes organisèrent contre lui une manifestation
lors du Grand Prix.
Il y au aussi la rupture avec le Saint Siège, les rencontres qui commencèrent
à édifier la fameuse "Entente cordiale"
Madier de Montjau .(Noël -François - Alfred) Né le 1er août 1814 à Nîmes (Gard) mort le 26 mai 1896 à Chatou (Seine-et-Oise)
Marcère ( Louis, Emile, Gustave, Deshayes de ), né le 16 mars 1828 à Domfront (Orne), mort le 26 avril 1918 à Messei (Orne)
Député du Nord de 1876 à
1884
Sénateur inamovible du Nord de 1884 à
1918
Magistrat sous l'empire, il se rallie à
la forme républicaine du gouvernement
Elu, il siège au centre gauche
Il s'est intéressé, au début de sa
carrière, aux divers régimes politiques qui se sont succédé
et il a participé de façon active à la vie nationale.
En 1900, il s'occupe de la réorganisation de l'inspection
générale et conseil supérieur des prisons et prend la
parole la parole dans la discussion générale de la proposition
de loi relative à l'amnistie. En 1905, il rapporte le projet de loi
concernant la séparation des Eglises et de l'Etat, après s'être
élevé véhémentement contre le gouvernement qui
avait déposé ce texte, il vote contre.
A voté contre la loi sur le droit d'association
Marchal (Charles, François) né le 13 novembre 1849 à Coléah (Algérie) date et lieu de décès non connu.
Député d'Alger de 1898 à 1902
Licencié en droit à Aix, il regagne l'Algérie
pour s'engager dans l'artillerie. Après avoir fait la campagne de
Kabylie en 1871, il commence une carrière
de publiciste en fondant un journal La Jeune République. En
1878, il lance le premier quotidien d'Algérie Le petit Colon
, dont il restera directeur pendant 20 ans. Il fait ce qu'il faut en politique
locale pour être populaire et se faire élire comme candidat antijuif.
A la chambre des députés, politiquement rattaché
aux indépendants, membre de la commission des chemins de fer et inscrit
au groupe de la défense nationale, il défend avec véhémence
les colons d'Algérie contre le seul péril qui menace à
la fois la "France des Français" et "la Colonie des colons", à
savoir les israélites. A l'origine de tous les maux, le décret
Crémieux qui naturalise collectivement ,en 1870, les 35.000 juifs
algériens.
N'a pas pris part au vote de la loi sur le droit d'association.(en
congé)
Marmonier (Henri), né le 16 septembre 1855 à Saint-Maurice-de-Satonay (Saône-et-Loire), mort le 4 février 1900 à Belleville-sur-Saône (Rhône)
Député du Rhône de 1885 à 1889
Il siège à l'extrème-gauche de
la Chambre. Membre de la commission des chemins de fer, il rapporta à
ce titre un certain nombre de projets relatifs à la construction et
à l'exploitation de lignes. Il se prononça pour l'expulsion
des princes et pour les poursuites à engager contre le général
Boulanger .
Martin-Feuillée (Félix), né le 25 novembre 1830 à Rennes (Ille-et-Vilaine), mort en 1896
Député d'Ille-et-Vilaine de 1876
à 1889
Sous-secrétaire d'Etat à l'Intérieur
et aux Cultes du 4 mars au 28 décembre 1879
Sous-secrétaire d'Etat à la justice
du 29 décembre 1879 au 30 janvier 1882
Ministre de la justice du 27 février 1883
au 6 avril 1885
Il a fait voter le projet de loi de réforme du personnel judiciaire.
Massabuau (Joseph, Pierre André), né le 27 juillet 1862 à Saint-Geniez-d'Olt (Aveyron ), mort le 14 octobre 1939 à Saint-Geniez-d'Olt (Aveyron )
Député de l'Aveyron de 1898 à
1914
Sénateur de l'Aveyron de 1921 à 1930
Avocat élevé dans la tradition républicaine,
il fut élu en 1898 comme républicain indépendant, partisan
de la liberté par une large décentralisation.
A la chambre il s'inscrivit au groupe d'action libéral
et fut membre de la commission des finances. il intervint fréquemment
à la tribune, notamment en matière budgétaire.
Au Sénat, inscrit au groupe de l'union républicaine,
il fit partie de la commission de la législation civile et criminelle.
Il s'intéressa d'une manière particulière à la
politique extérieure depuis le traité de Versailles.
A voté en faveur de la loi sur le droit d'association
Massé (Louis, Alfred , François, Pierre), né le 2 juin 1870 à Pougues-les-Eaux (Nièvre)
Député de la Nièvre de 1898
à 1914
Sénateur de la Nièvre de 1920 à
1924
Ministre du Commerce et de l'Industrie du 2 mars
au 27 juin 1911
et du 22 mars au 9 décembre 1913
Avocat, publiciste, collaborateur de plusieurs publications,
conférencier de l'union de la jeunesse républicaine il prend
une part active aux démonstrations démocratiques du quartier
Latin.
Élu pour la première fois sur le banc des
radicaux socialistes, son programme portait sur les principaux points suivants
: révision de la constitution, impôt progressif sur le revenu,
caisses de retraites ouvrières, service militaire de deux ans, mandat
impératif, séparation des Eglises et de l'Etat, qu'il votera
en 1905.
Au Sénat il appartint aux commissions des douanes,
de l'enseignement et de l'agriculture.
A voté en faveur de la loi sur le droit d'association
Méline (Félix, Jules ), né le 20 mai 1838 à Remiremont (Vosges), mort le 21 décembre 1925 à Paris
Député des Vosges de 1876 à
1903
Sénateur des Vosges de 1903 à 1925
Sous-Secrétaire d'Etat à la Justice
et aux Cultes du 21 décembre 1876 au 16 mai 1877
Ministre de l'Agriculture du 21 février 1883
au 6 avril 1885
Président du Conseil et Ministre de l'Agriculture
du 29 avril 1896 au 28 juin 1898
Ministre de l'Agriculture du 21 octobre 1915 au
12 décembre 1916
Pendant toute la période d'agitation des boulangistes , il compta comme l'un des plus
redoutables adversaires de ce mouvement et, à ce titre, il fut violemment
combattu.
Durant la législature de 1898, il fut président
de la commission des douanes et il fit voter l'ensemble des lois économiques
ayant pour but la protection des intérêts agricoles nationaux,
connues sous le nom de "Tarif Méline". Son action a profondément
modifié le régime économique de la France avec des résultats
diversement appréciés; elle a enrichit certaines industries
et nuis à d'autres.
A voté contre la loi sur le droit d'association
Méjean (Louis) né le 05 juin 1874 à Codognan (Gard), mort à Lezan (Gard) le 13 janvier 1955
Meunier (Paul , Charles Félix dit Paul-Meunie) né le 18 février 1871 à Saint-Parrès-lesVaudes (Aubes), mort le 17 mai 1922 à Paris
Michelin ( Joseph- Henri) né à Paris le 3 mai 1847
Millerand (Étienne, Alexandre ), né le 10 février 1859 à Paris, mort à Versailles en 1943
Député de la Seine de 1885 à
1920
Sénateur de la Seine de 1925 à 1927
Sénateur de l'orne de 1927 à 1944
Ministre du Commerce du 23 juin 1899 au 4 juin 1902
Ministre des Travaux publics du 24 juillet 1909
au 3 novembre 1910
Ministre de la Guerre du 14 janvier 1912 au 13 janvier
1913
et du 26 août 1914 au 29 octobre 1915
Président du Conseil et Ministre des Affaires
étrangères du 20 janvier au 23 septembre 1920
Président de la République du 24 septembre
1920 au 11 juin 1924.
Avocat, député républicain socialiste,
son attirance vers les doctrines collectivistes commencent à se préciser
après les incidents dramatiques de Fourmies (1er mai 1891). Il combattit
sans relâche la politique opportuniste : entraves au droit syndical;
résistance du patronat à l'arbitrage gouvernemental demandé
par les ouvriers dans le conflits des mines de Carmaux ou de la propagation du privilège
de la Banque de France. Il s'opposa à la politique d'accommodement
avec la droite menée par les ministères Ribot
et Méline ; il soutint ,au contraire, le cabinet
radical présidé par Léon Bourgeois
.
Dans l'affaire Dreyfus ,
il ne vit, tout d'abord, comme les autres socialistes, qu'une querelle entre
factions bourgeoises. Il ne prit part qu'après les aveux et le suicide
du colonel Henry.
Le 30 mai 1896, les socialistes fêtent, par un banquet,
leur succès aux élections municipales; Millerand en profite
pour exposer un programme qu'il ramenait à trois points : substitution
nécessaire et progressive de la propriété sociale à
la propriété capitaliste ; conquête des pouvoirs publics;
entente internationale des Travailleurs. Face aux révolutionnaires,
il déclarait que le parti ne devait attendre la réalisation
de son idéal que du suffrage universel. Cette politique fut approuvée
par le parti et suivie jusqu'à la naissance du "cas Millerand", en
1899, quand Waldeck-Rousseau le fit entrer
dans son cabinet au côté du général Gallifet.
Beaucoup de socialiste s'abstinrent de voter la confiance.
Les "décrets Millerand" laissent sa marque dans
le domaine social : clauses de repos hebdomadaire et de salaire minimum dans
les marchés passés par l'Etat, les département et les
communes; création d'un conseil supérieur du travail; loi du
30 mars 1900 fixant une durée maximum de travail pour tous les travailleurs
industriels. Certains projets de loi ne furent adoptés que longtemps
après le départ de Millerand du ministère. A cause de
cette participation, la fédération de la Seine votait son exclusion
du parti en janvier 1904. Il combattit Combes auquel
il reprochait de sacrifier les réformes sociales au profit de la lutte
contre les congrégations.
Comme ministre des Travaux publics, il réforma les
direction postales, créa la direction des mines et l'office du tourisme.
Ministre de la Guerre, il enleva au préfet la faculté
de fournir au ministère de la Guerre des renseignements sur les opinions
politique des officiers.
Après la Grande Guerre, Clemenceau
lui confia la tâche d'administrer les provinces retrouvées. Le
passage d'une souveraineté à une autre posait, dans tous les
domaines, des problèmes difficiles qu'il s'appliqua à résoudre
dans le respect des traditions et des habitudes - qui ne
cadraient pas toutes avec celles des autres départements français.
Président du Conseil, il fait face énergiquement
à de nombreuse grèves. Il soutient financièrement et
militairement les polonais en guerre contre les russes.
Président de la République, il insista auprès
du Gouvernement pour que la Ruhr fut occupée pour garantir le remboursement
des dommages de Guerre imposés à l'Allemagne. Celle-ci dévaluait
sa monnaie à une vitesse vertigineuse pour contrer cette obligation
du traité de Versailles.
Aux élection de 1924, il prit parti contre le "Cartel
des gauches", mais c'est ce dernier qui triompha, Millerand démissionna.
Au Sénat, il s'inscrivit au groupe de la gauche
républicaine. Ses interventions furent rares, portant essentiellement
sur la politique étrangère et surtout pour dénoncer l'Allemagne
revancharde qui n'avait pas accepté le traité de Versailles.
A voté en faveur de la loi sur le droit d'association
Milliard (Victor, Édouard) né le 19 décembre 1844 aux Andelys (Eure), mort le 9 mai 1921 à Paris
Député de l'Eure de 1887 à
1889
Sénateur de l'Eure de 1890 à 1921
Ministre de la Justice du 2 décembre 1897
au 28 juin 1898
Inscrit aux groupes de la gauche républicaine
et de l'union républicaine au Sénat, il est membre de divers
commissions : projet contre les menées anarchistes, celle sur les syndicats
professionnels.
En tant que garde des sceaux, il témoigna, dans
l'exercice de ses délicates fonctions, de la plus haute impartialité
et d'un véritable esprit de justice.
A voté contre la loi sur le droit d'association
Monis (Ernest, Antoine Emmanuel) , né le 23 mai 1846 à Châteauneuf (Charente), mort le 25 mai 1929 à Châteauneuf
Député de la Gironde de 1885 à
1889
Sénateur de la Gironde de 1891 à 1920
Ministre de la Justice du 22 juin 1899 au 7 juin
1902
Président du Conseil, Ministre de l'Intérieur
et des Cultes du 2 mars au 27 juin 1911
Ministre de la Marine du 9 décembre 1913
au 20 mars 1914
Au Sénat il s'inscrivit au groupe de la gauche
démocratique. Ce fils d'huissier qui avait consacré jusqu'alors
toute sa carrière aux questions juridiques aux questions juridiques,
eut une grande activité parlementaire qui s'étendit dans tous
les domaines car tout le préoccupait : les questions militaires comme
les problèmes régionaux, les intérêts des professions
viticoles comme les questions algériennes.
Il connu de très nombreuses attaques personnelles durant sa carrière
politique.
A voté en faveur de la loi sur le droit d'association
Montfort (Louis, Philogène, vicomte de ), né le 3 février 1840 ,à Paris, mort le 10 octobre 1911 à Crasville-la-Rocquefort (Seine-Inférieure).
Morel (Jean-Baptiste), Louis, Joseph dit Jean-Morel) né le 10 octobre 1854 à Nandax (Loire), mort le 7 février 1927 à Paris
Député de la Loire de 1898 à
1912
Sénateur de la Loire de 1912 à 1927
Ministre des Colonies du 3 novembre 1910 au 2 mars
1911
et du 21 janvier au 9 décembre 1913
Brillant pharmacien, il présida la commission
des octrois au parlement
A voté en faveur de la loi sur le droit d'association
Morlot (Louis-Emile- François, Jean) né le 10 octobre 1859 à Charly-sur-Marne (Aisne), mort le 21 janvier 1907 à Paris
Mun (Adrien, Albert
, Marie, comte de), né le 28 février 1841 à Lumigny (Seine-et-Marne),
mort le 6 octobre 1914 à Bordeaux (Gironde)
Député du Morbihan de 1876 à
1878 et de 1881 à 1893
Député du Finistère de 1894
à 1914
Ancien officier de cavalerie, ayant démissionné
en 1875 pour se consacre à l'action politique, c'est à l'Oeuvre
des cercles catholiques ouvriers - dont il a été l'un des membres
fondateurs en 1871 - qu'il formule les grandes lignes de sa doctrine sociale
Toute sa vie publique est dominée à
la fois par son patriotisme et par son désir de justice sociale. L'image
qu'il se fait de la France est celle d'une personne vivante, marquée
par le sceau du christianisme. Il affirmera :"Je suis royaliste dans la sincérité
de ma conscience de catholique et de Français". La mort du comte de
Chambord en 1884 ruine ses espoirs de restauration et il lui faut envisager
la création d'un parti catholique, attaché à la défense
des libertés religieuses, de la famille, et à l'établissement
d'une législation protectrice des travailleurs. Cette "union catholique",
conçue à l'image du centre catholique allemand, ne vit jamais
le jour, Léon XIII lui ayant demandé de renoncer à ce
projet.
Un moment tenté par le, boulangisme , il soutient l'Union de la France
chrétienne, qui reprend les objectifs du parti catholique. Cependant,
après l'encyclique du 16 février 1892 adressée aux Français,
leur demandant d'accepter la République, Albert de Mun accepte le
sacrifice de ses
convictions politiques et la séparation d'avec la plupart de ses amis.
Il participe, avec Jacques Piou et Etienne Lamy, à
la fondation de la droite constitutionnelle.
Il ne cessa de combattre pour ses idées sociale,
demandant l'organisation corporative du travail avec des syndicats mixtes
de patrons et d'ouvriers. Réconcilier le capital et le travail, éviter
que les conflits ne deviennent trop lourds à résoudre par un
arbitrage à l'amiable. Cette organisation était, pour lui,
le seul moyen d'échapper au libéralisme sans tomber dans le
socialisme.
Il ne manqua jamais de se faire le défenseur de
la liberté syndicale. Il intervint, en 1890,pour que la journée
de repos soit fixée le dimanche; dès 1892, il demande la semaine
anglaise.
Cette même année, il réclame pour
les femmes enceintes un arrêt de travail obligatoire et une indemnité.
La chambre rejette sa proposition pour la reprendre sept ans plus tard. En
1890, il soutient avec succès un amendement qu'il avait déposé
pour demander qu'en aucun cas les enfants ne soit mis au travail avant l'âge
de treize ans.
En précurseur, il souhaita la création
des caisses d'assurances spéciales alimentées conjointement
par les patrons et les ouvriers et proposa de substituer à la théorie
de la responsabilité délictuelle, le principe du risque professionnel.
Il préconisait aussi l'organisation de caisses de secours et de retraite
pour améliorer le sort des ouvriers âgés.
Il combattit la politique antireligieuse de Waldeck-Rousseau et de Combes
et s'oppose de toute ses forces à la loi de séparation, qui
est cependant votée le 9 décembre 1905.
Atteint par une maladie de cœur, il renonce à
la parole pour la plume et se consacre
surtout aux problèmes des Affaires étrangères.
Convaincu que la guerre est inévitable, contre
Jaurès , il soutiendra Poincaré pour faire échec
à l'antimilitarisme du bloc des gauches. Ce dernier lui demandera
de l'accompagner à Bordeaux où le gouvernement s'était
replié.
A voté contre la loi sur le droit d'association
Muteau (Alfred, Jean, Baptiste), né le 1er mars 1850 à Dijon (Côte-d'Or), mort le 8 avril 1916 à Paris.
Député de la Côte-d'Or de 1898 à 1914.
C'est une sorte d'explorateur ethnographe qui parcourra
le monde. Secrétaire général de l'Alliance française
et de la Société internationale pour l'étude des questions
d'assistance, membre du Conseil supérieur de l'assistance publique,
du Conseil supérieur de la statistique, du comité consultatif
des chemins de fer, il appartient en outre à la société
de géographie et à la société des études
historiques. La liste de ses œuvres est impressionnante.
Élu au parlement, il fait partie de la commission
de l'assistance et de la prévoyance, de la commission de la marine,
de la commission de l'heure décimale, et de la commission des colonies.
Réélu, il sera désigné par ses paires membre du
conseil supérieur des sociétés de secours mutuels, poste
qu'il gardera à la législature suivante.
A voté en faveur de la loi sur le droit d'association
Nadeau Martin né le 17 novembre 1815 à Soubrebost ( Creuse)
Naquet (Alfred, Joseph), né le 6 octobre 1834 à Carpentras (Vaucluse), mort le 10 novembre1916 à Paris
Député du Vaucluse de 1876 à
1883
Sénateur du Vaucluse de 1883 à 1890
Député de la Seine de 1890 à
1893
Député du Vaucluse de 1893 à
1898
Il a été boulangiste car, selon lui, c'était
le seul moyen d'obtenir de profondes réformes constitutionnelles et
s'il désire des réformes dans tous les domaines, il n'en repousse
pas moins de toute se forces "le collectivisme qui de son vrai nom s'appelle
le communisme".
.Il interviendra dans deux interpellation relatives, l'une
à la révocation d'un Trésorier-payeur général
et à la prédominance des juifs dans l'administration française,
l'autre aux dangers de l'infiltration incessante de la race juive. (Je pense que c'est pour souligner
le racisme de ces interpellations)
Les antisémites
bien-pensants s'en prendront à lui comme auteur de la loi sur le divorce.
Il quittera la France au moment de l'affaire de Panamapour y revenir recevoir son acquittement
Noulens (Jean-Baptiste, Joseph, Eliacin) né le 29 mars 1864 à Bordeaux (Gironde)
Ollivier (Louis, Félix, Marie) né le 3 avril 1853 à Guigamp (Côtes-du-Nord), mort à Saint-Connan) (Côtes-du-Nord) le 1er octobre 1931
Ornano (Gustave, Léon, Eugène, baron Cunéo d' ), né le 15 novembre 1845 à Rome (Italie), mort à Paris le 17 mai 1906.
Député de la Charente en 1876 (invalidé) et de 1876 à 1906
Ardent bonapartiste, il se défendit, avec le
temps de vouloir renverser la République, " qu'il désirait
conserver à condition qu'elle devienne démocratique et plébiscitaire,
c'est à dire soumise au référendum national". C'est avec
ce programme qu'il se présenta aux élections de 1889 sous l'étiquette
"bonapartiste et révisionniste". A la chambre, il reprit sa place
sur le banc des partisans à l'Appel au peuple. Il s'occupa particulièrement
de la réforme des boissons; Député de Cognac, c'est
un problème pour lequel il interviendra toujours.
Après les élections de 1898, il fut membre
de la commission de la réforme judiciaire et de la commission du droit
d'association. Il déposa, en outre, une proposition de loi sur l'engagement
volontaire dans l'armée, une autre sur les incompatibilités
parlementaires et ministérielles.
Après les élections de 1902, il s'occupa
beaucoup des problèmes de l'armée et intervint encore dans la
discussion d'un projet et de proposition de loi sur la séparation des
églises et de l'Etat.
A voté contre la loi sur le droit d'association
Ournac (Camille), né le 31 août 1845 à Toulouse (Haute-Garonne), mort le 24 février 1925 à Toulouse.
Sénateur de la Haute-Garonne de 1897 à 1920
Minotier, il fut maire de Toulouse. Elu sur la liste radicale, il appartenait au Sénat au groupe de la gauche démocratique. Ses votes reflètent fidèlement la doctrine et les prises de position politique de son groupe. C'est ainsi qu'i l vota pour le contrat d'association (1901), la séparation des Eglises et de l'Etat (1905), le libre exercice du culte (1906), les retraites ouvrières (1909), la confiance à Briand dans l'interpellation sur les liquidateurs des congrégations (1910), et contre : les 28 jours (1905), le délégué électoral ( 1906), l'amnistie (inventaires, 1909)
Painlevé
(Paul) (Paris, 1863 ; id., 1933), mathématicien et homme politique
français. Ses travaux scientifiques ont surtout porté sur l’analyse
mathématique et sur l’aérodynamisme. Plusieurs fois ministre
(1917-1933), il fut président du Conseil et ministre de la Guerre
de septembre à novembre 1917. Républicain, socialiste, un des
fondateurs du Cartel des gauches (1924), il fut, de nouveau, chef du gouvernement
en 1925. © Hachette Livre, 1997
Paulin-Méry (César, Auguste, Paulin Méry dit ), né le 14 juin 1860 à Villiers-sur-Tholon (Yonne), mort le 25 janvier 1913 à Paris.
Député de la Seine en 1889 et de 1890 à 1902
Docteur en médecine, il prend une part très
active à la fameuse campagne boulangiste
de 1887-1889, en particulier contre l'élection de Jules Ferry à la Présidence de la République.
Il est fondateur de la fédération républicaine révisionniste
et préconise une politique d'action, comme le montre sa circulaire
de 1889 : "Sus au Sénat ! révision, Constituante, référendum,
mandat impératif : voilà le but, voilà le salut !"
Lors de son dernier mandat, il appartenait au groupe nationaliste.
A voté contre loi sur le droit d'association
Pelletant ( Charles, Camille ), né le 23 juin 1846 à Paris, mort le 4 juin 1915 à Paris.
Député des Bouches-du-Rhône
de 1881 à 1912
Sénateur des Bouches-du-Rhône de 1912
à 1915
Ministre de la Marine du 7 juin 1902 au 24 janvier
1905
Fils d'un grand républicain, ce qui lui a facilité
ses débuts en politique, il s'est fait un prénom et sa réputation
ne doit rien à son père; porté aux nus par les uns,
détesté par les autres. C'était la nature jamais contente,
pas plus d'elle-même que du reste du monde. Aussi vivement il avait
attaqué l'empire, aussi vivement il se retourna contre ses grandes
admirations, Gambetta et Jules Ferry. Waldek-Rousseau n'eut guère à
se louer de lui. Il n'y eut que deux cabinets contre lesquels Pelletant parut
retenir ses coups : celui de Floquet , qui était
tout à fait son ami et, vingt ans plus tard , celui de Combes , sans doute pour la seule raison qu'il en faisait
partie.
Il avait un goût pour la critique et un penchant
pour la polémique.
Ses principaux centre d'intérêt étaient les impôts,
les douanes, les colonies, les chemins de fer, les canaux, les caisses d'épargne,
les rapport de l'Eglise et de l'Etat, tous problèmes sur lesquels
il finit par se poser sur un pied de spécialiste, même aux yeux
de ses adversaires.
Au sénat il était inscrit au groupe de la
gauche démocratique.
A voté en faveur de la loi sur le droit d'association
Pernolet (Arthur) né à Poullaouen (Finistère le 14 mars 1845). Mort à Paris le 15 janvier 1915
Perreau (Camille, Antoine, François), né le 13 mars 1866 à Rouvray (Côte-d'Or)
Député des Bouches-du-Rhône de 1898 à 1902
Inscrit au barreau d'Aix, il était professeur
d'économie politique.
Inscrit au groupe républicain radical indépendant, il apporta
à la chambre la même courtoisie, le même équilibre
d'esprit et le même sérieux qui marquèrent l'homme dans
sa chaire d'enseignement comme dans son comportement habituel.
A voté contre la loi sur le droit d'association
Peytral (Paul, Louis), né le 20 janvier 1842 à Marseille (Bouches-du-Rhône), mort à Marseille le 30 novembre 1919.
Député des Bouches-du-Rhône
de 1881 à 1894
Sénateur des Bouches-du-Rhône de 1894
à 1919
Sous-Secrétaire d'Etat aux finances du 7
janvier au 11 décembre 1886
Ministre des finances du 3 avril 1888 au 22 février
1889, du 4 avril au 3 décembre 1893
et du 28 juin 1898 au 22 juin 1899
Il fut élu sous l'étiquette "républicain
radical." Economiste et financier, il participa activement aux discussions
budgétaires pendant plus de trente-cinq ans. ses interventions à
ce titre comme rapporteur, comme ministre ou comme président de commission
des finances sont innombrables.
Piou (Jacques, Gustave), né le 6 août 1838 à Angers (Maine-et-Loire), mort le 12 mai 1932 à Paris
Député de la Haute-Garonne de 1885à
1893 et de 1898 à 1902
Député de la Lozère de 1906
à 1919.
Très hostile à son encontre, il commencera
à définir, à partir de 1889, une nouvelle politique
d'adhésion à la République qui deviendra le "ralliement".
Il constitue un nouveau groupe parlementaire, la "droite indépendante"
ou "républicaine", appelé aussi ,souvent, "droite constitutionnelle".
Cette attitude provoqua de nombreuses et vives polémiques. Il se confirma
comme l'un des grands leaders de la droite, l'un de ses principaux orateurs.
Il prononce des discours, célèbres à l'époque,
sur l'affaire Dreyfus , les affaires de Chine , le contrat d'association, ou encore,
la déchéance de Paul Déroulède
.
Au lendemain de l'Armistice, il joue un grand rôle
dans la formation du bloc national en
suggérant la laïcité qui, seule, pouvait permettre de
faire l'union.
A voté contre la loi sur le droit d'association
Pichon.(Alphonse - Jean - Marie) né à Aunay-le-Duc (Côte-d’Or) le 10 août 1857. Mort le 18 septembre 1933 à Versailles
Planteau (François- Edouard) né à Limoge (Haute-Vienne) le 8 janvier 1836
Plichon (Jean, Ignace, Alexis, Winoc) né le 14 juin 1863 à Bailleul (Nord), mort le 22 septembre 1936 à Oxelaere (Nord)
Poincaré
(Raymond)
(Bar-le-Duc, 1860 ­ Paris, 1934), Avocat . Député
de la Meuse dès 1887 au sein de l’Union des gauches, de tendance modérée,
excellent orateur; il obtint divers ministères (1893, 1895, 1906)
et fut président du Conseil en 1912-1913. Président de la République
(1913-1920), il soutint avec énergie l’effort de guerre. Président
du Conseil (1922-1924 et 1926-1929), il fit occuper la Ruhr (1923) et combattit
une grave crise financière en réussissant à stabiliser
le franc (franc Poincaré, 1926). Académicien français
(1909). © Hachette Livre, 1997
A voté contre la loi sur le droit d'association
Ponthier de Chamaillard (Henri, Charles, Marie), né le 23 octobre 1848 à Quimper (Finistère), mort 24 mars 1908 à Nice (Alpes-Maritimes)
Porteu ( Armand, Albert, Hyacinthe) né le 9 décembre 1839 à Rennes (Ille-et-Vilaine), mort le 8 mars 1906 à Rennes.
Député d'Ille-et-Vilaine de 1889 à 1902
Il entra dans l'administration pour devenir préfet
de la Creuse pendant la période du 16 mai 1877. On lui demanda de révoquer
de modestes fonctionnaires , faussement accusés; il préféra
démissionner plutôt que d'y consentir et commença une
carrière politique.
Il siégea à la droite de la chambre et s'intéressa
particulièrement aux problèmes militaires, aux activités
économiques des collectivités locales et au discussions budgétaires.
Après 1898, il fut membre de la commission des chemin de fer et chargé
de nombreux rapports relatifs à l'établissement de chemin de
fer d'intérêt local.
A voté contre la loi sur le droit d'association
Prache (Laurent, Denis), né le 26 février 1856 à Combles (Somme), mort le 27 octobre 1919 à Paris
Député de la Seine de 1898 à 1910
Avocat attiré par la vie politique, il fait une
carrière à l'Hôtel de Ville de Paris avant de devenir
député. Sa profession de foi le présente comme républicain
libéral partisan de l'apaisement religieux, d'une politique de prévoyance
sociale adaptée aux possibilités de l'économie et d'une
"sage décentralisation administrative".
Sa pratique des problèmes de propriété
industrielle l'incite à déposer un projet de loi sur les brevet
d'invention. Il interviendra toujours sur ce problème. Il demande
à interpeller le gouvernement sur les agissements politiques des fédérations
maçonniques, préoccupation qui fera l'objet de sa "pétition
contre la franc-maçonnerie
" publiée en 1905.
Toujours fidèle aux intentions de paix religieuse
exprimées au travers de ses engagements électoraux, il prend
la parole en ce sens au cours de tous les débats consacrés au
problème de la séparation des Eglise et de l'Etat et à
ses conséquences
A voté contre la loi sur le droit d'association
Pressensé (Francis, Charles de Hault de ), né à Paris le 30 septembre 1853, il y meurt le 19 janvier 1914
Prevet (Frédéric, Alphonse, Charles), né le 18 mars 1852 à Paris, mort 25 février 1914 à Paris
Puech ( Jean, Louis ), né le 1er mai 1851 à Bozouls (Aveyron)
Député de la Seine de 1898 à
1932
Ministre des Travaux publics du 3 novembre 1910
au 27 février 1911
Avocat, il se fait remarquer en plaidant divers
affaires politiques, notamment celles des grévistes de Decazeville,
des anarchistes Monod et Lucas, des socialistes russes à Paris, etc
...
Il commence à être un élu municipal
puis départemental avant d'être élu à la chambre;
il intervient alors dans la plupart des discussions budgétaires.
Partisan de la politique d'union républicaine, il
soutint les ministères Dupuy, Brisson et
Waldeck-Rousseau . Toutefois, il se sépara
de celui-ci à propos de la révision du procès de Dreyfus ; puis à propos de la loi sur
les associations - qu'il combattit - en demandant seulement la suppression
des biens de mainmorte et la dissolution des congrégations qui ne
se soumettaient pas aux lois existantes. Cette attitude indépendante
lui valut d'être combattu comme "radical dissident" par les soutiens
de la politique de défense républicaine. Il n'en fut pas moins
attaqué de la façon la plus ardente par la coalition nationaliste
au renouvellement législatif de 1902.
Au cours de ses trente quatre années de mandat,
il fut inscrit au groupe des républicains de gauche et aborda les sujets
les plus divers. Il s'intéressa particulièrement aux questions
sociales,
telles que l'assistance obligatoire aux vieillards et aux infirmes, les retraites
ouvrières, la durée du temps de travail, les pensions d'invalidité,
l'assistance aux orphelins et aux pupilles de la nation, la réparation
des dommages de guerre.
A voté en faveur de la loi sur le droit d'association
Raiberti ( Baron Flaminius) né le 13 avril 1862 à Nice (Alpes-Maritimes) il y est mort le 16 décembre 1929
Rambaud ( Alfred,
Nicolas), né le 2 juillet 1842 à Besançon (Doubs), mort
le 10 novembre
1905 à Paris
Sénateur du Doubs de 1896 à 1903
Ministre de l'Instruction publique, des Beaux-Arts
( et des Cultes jusqu'au 26 septembre 1896)
du 29 avril 1896 au 28 juin 1898.
Avant de s'engager dans la politique, il eut une brillante carrière
d'universitaire et d'historien.
Au Sénat, il adhéra au groupe de l'union républicaine,
puis à celui de la gauche républicaine. Il prit part à
la discussion de la loi sur les associations.
En tant que ministre, il ne prit aucune décision vraiment importante.
A voté contre la loi sur le droit d'association
Ramel (Augustin, Fernand, comte de), né le 27 mars 1847 à Alès (Gard), mort le 25 décembre 1915 à Paris
Député du Gard de 1889 à 1914
Il avait commencé une belle carrière administrative
mais démissionna pour garder son indépendance. Il s'inscrivit
au Barreau de Paris.
Elu à la chambre, monarchiste libéral, il
préside le groupe des droites et est l'un des fondateurs de la droite
constitutionnelle. Il y déploya toujours une intense activité
et ses interventions touchèrent les sujets les plus divers. Représentant
un district minier, il demanda au premier chef des réformes en faveur
des populations minières et des mesures protectionnistes en période
de crise. Il a déposé d'importantes propositions de loi : l'une
sur les caisses de retraite des ouvriers de l'industrie et de l'agriculture,
d'autres sur les conseils d'arbitrage et de conciliation, sur les indemnités
en cas d'erreur judiciaire et d'arrestation arbitraire, sur les garanties
individuelles, sur l'assurance obligatoire contre les accidents du travail.
A voté contre la loi sur le droit d'association
Raspail (François, Vincent, Benjamin),né le 16 août 1923 à Paris, mort le 24 septembre 1899 à Cachan (Seine)
Député de la Seine de 1876 à 1889
Il ne s'agit pas du chimiste, homme politique.
Régnier ( Marcel, Claude) né le 16 février 1867 à Billy (Allier)
Reille (Charles, Marie, Amédée , baron de ), né le 25 mars 1873 à Saint-Amans-Soult (Tarn)
Député du Tarn de 1899 à 1914
Officier de marine, il démissionne pour postuler
le siège de député laissé vacant par la mort de
son père.
A la chambre, il fait partie du groupe d'opposition des
républicains indépendants et progressistes, se montrant, dans
toutes ses interventions, comme résolu à "combattre une République
sectaire et jacobine " et à "soutenir une République libérale
et progressiste". Il s'oppose à la séparation des Eglises et
de l'Etat. Il manifestera un intérêt particulier pour toutes
les questions de marine.
A voté contre la loi sur le droit d'association
Renault-Morlière (Amédée, Joseph, Romaire), né le 11 octobre 1839 à Ernée (Mayenne), mort le 28 août 1907 à Ernée
Député de la Mayenne de 1876 à 1885 et de 1893 à 1906
Avocat. Fut en faveur de l'instruction gratuite
et obligatoire et se fit élire à la gauche républicaine.
Il soutint la politique gouvernementale de colonisation comme membre de la
majorité opportuniste
A la législature de 1893, il se confirme à
la chambre comme républicain de gouvernement et protectionniste, mais
n'y a pas une grande activité. A celle de 1898, il fait partie de
commission des douanes et de la commission du droit d'association. Après
1902, il déposa de nombreuses proposition de loi d'intérêt
local. Les lois sur les congrégations retiennent son attention. Il
participe à la discussion du projet de loi concernant les demandes
en autorisation formulées par des congrégations enseignantes.
Le 26 juin 1903, dans un discours vif de ton, il s'écrie:" Il y a
trois mois vous avez inauguré contre 54 congrégations d'hommes
le système de l'exécution en masse. Nous laissons au gouvernement
et à la majorité qui le soutient l'entière responsabilité
d'une politique que nous considérons comme funeste".
A voté contre la loi sur le droit d'association
Réveillaud (Eugène Michel) nait à Saint-Coutant-le-Grand (Charente-inférieure) le 28 janvier 1851 et meurt le 28 novembre 1935 à Versailles
Réville (Marc) né le 19 juin 1863 à Rotterdam (Hollande), mort à Paris le 19 octobre 1920
Reybert (Jean, Louis ), né le 11 novembre 1844 à Lyon (Rhône), mort le 18 janvier 1897 à Paris
Député du Jura de 1885 à 1893
Médecin, il axa sa campagne électorale
sur la défense des institutions républicaine menacées
par les entreprise boulangistes et sur la réforme constitutionnelle
limitant les prérogatives du Sénat, c'est à dire sur
les grandes lignes du programme radical.
Au Palais Bourbon, il s'intéressa essentiellement
aux questions de travail et de santé publique; aussi est-il nommé,
en 1891, rapporteur d'une proposition de loi tendant à modifier la
législation pénale en matière d'avortement; il
est favorable à la prise en considération du texte mais n'aura
pas le temps de le rapporter avant la fin de la législature. L'année
suivante, il participe aux travaux d'une commission chargée d'examiner
un projet de loi concernant le droit d'association.
Ribot (Alexandre, Félix, Joseph), né le 7 février 1842 à Saint-Omer (Pas-de-Calais), mort le 13 janvier 1923 à Paris.
Député du Pas-de-Calais de 1878
à 1909
Sénateur du Pas-de-Calais de 1909 à
1923
Ministre des Affaires étrangères du
17 mars 1890 au 27 février 1892
Président du Conseil et Ministre des Affaires
étrangères
du 6 décembre 1892 au 11 Janvier 1893
et Président du Conseil et ministre de l'Intérieur
du 11 janvier au 4 avril 1893
Président du Conseil et ministre des Finances
du 26 janvier au 1er novembre 1895
Président du Conseil et ministre de la Justice
du 9 au 13 juin 1914
Ministre des Finances du 26 août 1914 au 20
mars 1917
Président du Conseil et ministre des Affaires
étrangères du 20 mars au 12 septembre 1917
Ministre des Affaires étrangères du
12 septembre au 16 novembre 1917.
Il est l'auteur de l'alliance franco-russe qui bénéficia
d'une immense popularité.
L'expédition de Madagascar eut lieu sous son ministère
A la chambre, il présida la commission de réforme
de l'enseignement secondaire. défavorable à l'article de loi
qui défendait d'enseigner aux membres des congrégations non
autorisées, il interpella à ce sujet le gouvernement, mais
sans succès.
En 1905, il livra à la Chambre le combat décisif
qui devait amener la chute du ministère Combes. Il prit une part considérable
à la discussion de la loi de séparation des Eglises et de l'Etat,
estimant que le moment était inopportun pour dénoncer
le Concordat . Il réussit, par ses
fréquentes interventions à apporter au projet une série
de modifications.
La guerre allait lui donner à remplir de lourdes
tâches: il se livra à de nombreuses négociations pour
assurer à notre pays l'aide financière de l'Angleterre; c'est
à lui qu'appartient l'initiative de la création des bons de
la défense nationale.
En 1903, il fut élu à l'Académie des
sciences morales et politiques, et à l'Académie française
en 1906.
Caillaux écrivit dans ses Mémoires
:
"Ribot, savez-vous ce que j'ai rêvé de vous cette nuit ? Un
rêve bien pénible. Je vous voyais au purgatoire car vous n'irez
pas en enfer. Vous êtes un brave homme. Vous n'irez pas non plus directement
au ciel, vous n'êtes pas parfait. Vous étiez donc au purgatoire
où vous enduriez de cruels tourments : vous aviez à côté
de vous un ange qui vous disait tout le temps du bien de vos amis. Vous souffriez
horriblement."
A voté contre la loi sur le droit d'association
Riou (Charles, Henri, Marie), né le 10 janvier 1840 à Paimboeuf (Loire-Inférieure), mort le 28 septembre 1927 à Vannes (Morbihan)
Sénateur du Morbihan de 1900 à 1920
Elu au cours d'une élection partielle, il s'inscrit
au groupe de la droite, ses opinions conservatrices étant très
proches de prédécesseur de tendance royaliste. C'est d'ailleurs
en se référant explicitement à
lui qu'il prend position contre leprojet d'amnistie
présentée par le gouvernement Waldeck-Rousseau
, projet tendant à faire cesser toutes les poursuites à raison
de faits pouvant se rattacher à l'affaire Dreyfus.
En 1901, lors de la discussion du projet de loi sur le
contrat d'association, il sera le défenseur le plus acharné
des congrégations religieuses et de la liberté de l'enseignement.
Tous les amendements qu'il proposa furent rejetés au scrutin. La discussion
au Sénat d'un nouveau projet de loi, le 2 décembre 1902, interdisant
l'ouverture d'établissements congréganistes sans autorisation
est , pour lui, l'occasion de rappeler le mot de Tacite : "Corruptissima
republica plurimae leges ", qu'il commente en ces termes: " ... lorsque le
régime est infidèle à ses principes ..., il accumule
les lois... et va d'autant plus loin qu'il ne sait pas où il va."
En juin 1903, il combat avec vigueur le projet de loi relatif à la
construction d'office des maisons d'école et, avec d'autres sénateur,
lors de la discussion de propositions de loi sur l'enseignement secondaire,
il dénonce l'exigence du certificat d'aptitude que le ministre entend
imposer aux futurs directeurs d'école. Il sera battu, mais le vote
final ne constitue en fait qu'un demi succès pour le ministère
Combes qui n'a pu obtenir l'abrogation pure et simple
de la loi Falloux. En juin 1904 il demandera en vain l'ajournement de la
discussion du projet de loi interdisant l'enseignement congréganiste.
Quand Rouvier, le successeur de Combes, mettra en application la loi de séparation
des Eglises et de l'Etat, Charles Riou est parmi les opposants.
Qui relirait dans le détail ses interventions pendant
cette période qui s'affermir les bases de la laïcité de
l'Etat, celui-là s'apercevrait que, la passion politique mise à
part, c'était la plupart du temps des arguments d'ordre financier
qui étaient en avant.
A voté contre la loi sur le droit d'association
Rivet (Gustave - Hector) né à Domène (Isère) le 25 février 1848 mort au Fayet (Haute Savoie) le 20 juin 1936
Roche (Jules, Antoine), né le 22 mai 1841 à Saint-Etienne (Loire), mort le 8 avril 1923 à Paris
Député du Var de 1881 à 1885
Député de la Savoie de 1885 à
1898
Député de l'Ardèche de 1898
à 1919
Ministre du Commerce, de l'Industrie et des Colonies
du 17 mars 1890 au 8 mars 1892
et ministre du Commerce et de l'Industrie du 8 mars
au 6 décembre 1892
Anticlérical militant, il se sépara de
l'extrême gauche dès 1884 pour devenir chef de l'union républicaine
avant d'adhérer au parti progressiste.
En tant que Ministre du Commerce, il s'illustra dans ses
fonctions en soutenant l'importante discussion du tarif des douanes où
il sut s'opposer avec talent aux protectionnistes. Il défendit également
le projet de loi sur le travail des femmes et des enfants dans les établissements
industriels.
Sous le cabinet Loubet , il soutint
la discussion du projet relatif au Conseil de prud'homme (1892) et divers
textes de conciliation et d'arbitrage, destinés à prévenir
les grèves. Il est en outre considéré comme le créateur
de l'office du travail.
Dans l'affaire Dreyfus ,
lors du second procès qui eut lieu à Rennes en 1899, malgré
ses renseignements sur Esterhazy, il se borna à faire une déclaration
sans véritable importance.
Il vota, en 1909, contre le projet de loi d'impôt sur le revenu
. Cet impôt lui paraissait comme une immixtion insupportable dans les
affaires privées de citoyens, et comme la destruction des principes
essentiels de 1789.
A voté en faveur de la loi sur le droit d'association
Roche ( Jean, Ernest ) né à Bordeaux le 27 octobre 1850, il meurt le 27 décembre 1917 à Paris
Rosanbo ( Marie, Raymond, Louis, Henri Alain Le Pelletier, marquis de) né le 21 octobre 1864 à Paris
Rose (Théodore, François), né le 10 février 1852 à Bailleulval (Pas-deCalais), mort le 27 octobre 1917 à Paris
Rouanet (Armand, Gustave), né le 14 août 1885 à Oupia (Hérault), mort le 11 février 1927 à Paris
Député de la Seine de 1893 à 1914
Fils d'un proscrit du 2 décembre, il s'engage dès
la fin de ses études secondaires. Ayant tenu des propos révolutionnaires,
il est envoyé aux bataillons d'Afrique sous le gouvernement du 16
mai 1877. A son retour, il fait du journalisme. Lors des grèves du
bassin houiller, en 1881, il milite dans le Gard et écrit de violents
articles dans la presse socialiste de Paris. Il est condamné à
la prison par le tribunal d'Alès et purge sa peine à Paris.
Au parlement, il se distingue par la vivacité de
ses réparties et ses mots à l'emporte-pièce. Ses propositions
de loi sont variées : les unes tendent à perfectionner le mécanisme
des sociétés de secours mutuels et des assurances sociales,
à supprimer les décorations ; d'autres concernent les chemins
de fer et les incompatibilités attachées aux fonctions de préfet
de police.
A voté en faveur de la loi sur le droit d'association
Roy de Loulay(Louis), né le 8 août 1848 à Paris, mort le 27 juillet 1911 à Loulay (Charente-Inférieur)
Député de la Charente-Inférieur de 1876 à 1889 et de 1898 à 1902
Il se présenta aux élections de 1889 comme
bonapartiste révisionniste (boulangiste
) ce qui lui valu d'être battu. Quand il fut réélu, ce
fut pour s'inscrire au groupe de l'action libérale.
A voté contre la loi sur le droit d'association
Rudelle (Pierre:, Théodore, Henri), né le 9 juillet 1843 à Paris, mort le 10 août 1926 à Versailles (Seine-et-Oise).
Saisy (Hervé de) né le 5 avril 1833 à Glomel (Côtes-du-Nord), mort le 2 septembre 1904 à Glomel
Représentant des Côte-du-Nord de
1871 à 1875
Sénateur inamovible de 1875 à 1904
Aucun sujet ne laisse indifférent cet esprit
curieux de tout. Il intervient sur les baux ruraux, l'impôt foncier,
les droits de douane comme sur la lutte contre l'invasion des sauterelles
en Algérie.
Il vote contre le projet de loi sur l'exercice de la médecine et pour
l'assistance médicale gratuite.
A voté contre la loi sur le droit d'association
Salis (Jacques, Michel), né le 21 mars 1848 à Cette (Hérault), mort le 16 novembre 1919 à Montpellier (Hérault)
Député de l'Hérault de 1881 à 1910
Anti-boulangiste ,
orateur passionné et très écouté, il intervint
fréquemment sur les sujets les plus divers, plaçant souvent
dans l'embarras les gouvernements modérés; il est même
à l'origine de la chute du cabinet Casimir Perrier le 22 mai 1894.
Mais la grand affaire qui l'occupe tout au long des législatures est
la réforme de la législation sur les boissons
.
A voté en faveur de la loi sur le droit d'association
Sarrien (Jean, Marie, Ferdinand ), né le 15 octobre 1840 à Bourbon-Lancy (Saône-et-Loire), mort le 28 novembre 1915 à Paris.
Député de la Saône-et-Loire
de 1876 à 1908
Sénateur de la Saône-et-Loire de 1908
à 1915
Ministres des Postes et Télégraphes
du 6 avril au 29 décembre 1885
Ministre de l'Intérieur du 7 janvier au 3
décembre 1886
Ministre de la Justice de 11 décembre 1886
au 18 mai 1887
Ministre de l'Intérieur du 12 décembre
1887 au 3 avril 1888 et du 30 mars au 13 avril 1896
Ministre de la Justice et des Cultes du 28 juin
au 26 octobre 1898
Président du Conseil et ministre de la Justice
du 14 mars au 19 octobre 1906
Dans un pays, traumatisé par l'affaire Dreyfus , il est sans doute sollicité
pour son intégrité au poste de Ministre de la Justice, et il
lui faut un indéniable courage pour l'accepter dans ces circonstances.
Pendant les sept mois de son ministère, il appliqua
strictement, mais sans idée de représailles, la séparation
des Eglises et de l'Etat. Il pratiqua la laïcisation complète
de l'enseignement, attribua aux syndicats la capacité commerciale
et annula le jugement du Conseil de Guerre condamnant le capitaine Dreyfus;
huit jours après, le 20 juillet, il nommait au grade de commandant
ce nouveau chevalier de la Légion d'honneur. Il revenait au président
Sarrien de clôturer une affaire qu'il avait su, alors qu'il était
garde des Sceaux en 1898, maintenir, contre toutes les cabales, sur le terrain
strictement judiciaire.
A voté en faveur de la loi sur le droit d'association
Sénac (Thomas
Urbain Marie) né le 25 mai 1839 à Saint-Elix-Theux (Haute-Garonne),
il meurt le 26 mars 1914 à
Montauban (Tarn-et-Garonne)
Sibille (Marie, Maurice ), né le 21 juillet 1847 à Nantes (Loire-Inférieure), mort le 26 juillet 1932 à Paris
Député de Loire-Inférieure de 1889 à 1932
Avocat, il siégera parmi les républicains
de gauche. Il est membres de diverses commissions et rapportera, en 1892 la
loi sur le travail des enfants et des femmes dans les établissements
industriels. Il interviendra de nombreuse fois, entre autre sur l'assistance
aux vieillards et sur le repos hebdomadaire.
En désaccord avec la politique du Bloc, il refuse
la confiance au ministère Combes (4/11/1904),
mais soutiendra le ministère Clemenceau (06/04
et 12/06/1908).
En 1910, membre de la commission des travaux publics, il
n'est inscrit à aucun groupe et s'élève avec force contre
une proposition de résolution tendant à faire nommer les membres
des commissions par les bureaux des partis. Dans le même esprit, il
se prononce en faveur de la représentation des minorités (01/07/1912)
dans la longue bataille qui divise le monde parlementaire entre partisan
et adversaires de la représentation proportionnelle.
Après 1924, ce sont les relations extérieures
qui l'absorberont le plus.
A voté contre la loi sur le droit d'association
Simon ( François, Jules Suisse , dit Jules), né le 27 décembre 1814 à Lorient (Morbihan), mort le 8 juin 1896 à Paris.
Représentant des Côtes-du-Nord en
1848
Député de la Seine au Corps législatif
de 1863 à 1869
Député de la Gironde au Corps législatif
de 1869 à 1870
Membre du gouvernement de la défense nationale
du 4 septembre 1870,
délégué à l'Instruction
publique, aux Cultes et aux Beaux-Arts (5 septembre 1870)
Ministre de l'Instruction publique du 19 février
1871 au 17 avril 1873
Représentant de la Marne de 1871 à
1875
Sénateur inamovible de 1875 à 1896
Président du Conseil et Ministre de l'Intérieur
du 12 décembre 1876 au 17 mai 1877
Professeur de philosophie à la Sorbonne, il fut
suspendu en 1851 . Député de l'opposition républicaine
sous l'Empire, plusieurs fois ministre de l'Instruction publique, il devint
Président de Conseil en 1876, mais Mac-Mahon le contraignit à
démissionner en mai 1877.
Il fut élu à l'Académie française
en 1875
Les dernières années de sa vie parlementaires
furent entièrement consacrées aux problèmes de l'éducation
et aux questions sociales.
Il a représenté la France à la conférence
internationale du travail à Berlin et il avait joué un rôle
actif dans la discussion du projet de loi réglementant le travail
des femmes et des enfants. Il demanda qu'il fût interdit de faire travailler
une femme venant d'accoucher pendant un
délais de quatre semaines. Il souligna la dureté du travail
manuel et il affirma que le rôle de femme dans
la famille était essentiel. Il insista pour que, dans l'éducation
des filles, on donnât de l'importance et de la dignité à
la préparation des travaux domestiques. Il défendit, dans l'éducation,
le principe des examens de passage qui auraient pour effet de réduire
le nombre des déclassés.
Talandier. (Pierre - Théodore - Alfred) né à Limoges (Haute - Vienne) le 7 septembre 1822, mort à Paris le 4 mars 1890
Thézard (Léopold), né le 22 juin 1840 à Dissay-sur-Vienne (Vienne), mort 13 février 1907 à Poitiers (Vienne).
Thierry (Marie, Philippe, Joseph ), né le 20 mars 1857 à Haguenau (Bas-Rhin), mort le 22 septembre 1918 à San Sebastian.
Député des Bouches-du-Rhône
de 1898 à 1918
Ministres de travaux publics du 22 mars au 2 décembre
1913
Sous secrétaire d'Etat à la Guerre
(Ravitaillement et intendance militaire)
du 1er juillet 1915 au 12 décembre 1916
Ministre des finances du 20 mars au 7 septembre 1917
Avocat spécialisé dans les différents
commerciaux et financiers, ses talents d'orateurs, son expérience des
affaires et sa compétence le font distinguer dès son entrée
au Palais Bourbon. Il l'est des rares parlementaires de l'époque à
dénoncer les effets d'un protectionnisme exagéré.
Il ne s'est pas cantonné aux questions économiques;
membre puis président du groupe progressiste, il s'est opposé
aux dispositions législatives adoptées contre les associations
religieuses et contre le Concordat . L'opposition
l'invite donc à présenter en son nom la déclaration dirigée
contre le projet de loi instituant la séparation des Eglises et de
l'Etat.
Habile négociateur, il instaurera une politique
d'entente avec l'Espagne. Cette dernière manifestera peu à peu
une neutralité bienveillante vis à vis de la France, malgré
les menées agressives de l'Allemagne.
A voté en faveur de la loi sur le droit d'association
Tolain (Henri, Louis), né le 18 juin 1828 à Paris, mort le 3 mai 1897 à Paris
Représentant de la Seine de 1871 à
1876
Sénateur de la Seine de 1876 à 1897
Ouvrier, il fut l'un des dirigeants de la section parisienne
de l'Internationale , délégué
à la Conférence de Londres et à de nombreux congrès
de l'Internationale. Il en fut exclu parce que, sous la Commune , il "passa" aux Versaillais.
Au Sénat comme à l'assemblée nationale,
il prit souvent la parole sur les questions ayant trait à l'amélioration
du sort des classes laborieuses. Il fut rapporteur du projet de loi relatif
au travail des enfants, des filles mineures et des femmes dans les établissements
industriels et prit une part active au débat. Il contribua également
au vote de la nouvelle législation réglant l'organisation des
syndicats professionnels de patrons et d'ouvriers et intervint régulièrement
dans les discussions relatives aux projets de loi sur le règlement
des heures de travail, sur les accidents dont
les ouvriers sont victimes dans leur travail, sur le régime des
syndicats, sur la conciliation et l'arbitrage facultatif entre patrons et
ouvriers et employés.
Tournier (Victor, Fernand, Albert) , né le 24 mai 1855 à Pamiers (Ariège), mort le 3 septembre 1909 à Ussat (Ariège).
Tourgnol, (Gaucher Tourniol, dit Jules) né le 18 juin 1833 à Saint-Léonard-de-Noblat (Haute-Vienne)mort le 29 septembre 1909 à Paris
Trarieux (Jacques, Ludovic ), né le 30 novembre 1840 à Aubeterre (Charente) mort le 13 mars 1904 à Paris
Député de la Gironde de 1879 à
1881
Sénateur de la Gironde de 1888 à 1904
Ministre de la justice de 26 janvier au 1er novembre
1895
Au sénat il participe à maintes discussions
d'ordre juridique ou social : modification de la loi sur les syndicats professionnels
que, sur son rapport, le Sénat rejeta; arbitrage entre patrons et
ouvriers, travail des femmes et des enfants mineurs; indigénat et
organisation coloniale. Mais les traits les plus marquants de son activité
furent sa participation comme rapporteur au vote de trois des quatre lois
visant la répression des attentats anarchistes puis, sa prise de position
en faveur de la révision du procès Dreyfus . Ces deux attitudes n'étaient
point contradictoires: défenseur de la liberté, il ne la confondait
pas avec la licence, il fut durablement l'adversaire de tout manquement à
la légalité républicaine.
Lors de la crise anarchiste, il requis "contre une école
du crime où la provocation aux pires attentats est devenu le métier
habituel de certains hommes" mais fit rejeter un amendement qui déférait
les civils usant d'explosifs aux conseils de guerre, car il n'acceptait point
de dessaisir les tribunaux de droit commun. Ainsi exprimait-il le sentiment
de la grande majorité des sénateurs,
conservateurs du libéralisme politique.
Il était membre du "Centre gauche", le groupe le
plus modéré de la Haute Assemblée. Il rapporta et fit
voter, malgré l'opposition de l'extrême droite, le projet de
loi déclarant "Madagascar et les îles qui en dépendent
Colonies Française". Il aida, le 28 mai 1897, au vote de la loi qui
mit fin à l'instruction secrète - c'est à dire à
l'interrogatoire de l'accusé par le juge d'instruction hors de la
présence de l'avocat - et réclama même l'institution d'une
expertise contradictoire en matière criminelle et correctionnelle.
Lors de l'affaire Deyfus
, ses collègues ne furent pas surpris lorsque le 7 décembre
1897, ému par les révélations de Scheurer-Kestner, il
intervint pour rappeler que la suspicion de l'erreur n'a jamais été,
dans la pensé du législateur, offensante pour le caractère
des magistrat dont le jugement aurait pu être trompé ... "car
la toute science et l'infaillibilité ne sont pas de ce monde". En février
1898, avec Scheurer-Kestner et avec Thevenet- qui avait été
ministre de la justice - il dépose une interpellation sur l'illégalité
commise le 22 décembre 1894 consistant à remettre au conseil
de guerre des pièces dites secrètes et communiquées
à l'accusé et à ses conseils. Sur ce thème essentiellement
juridique, il poursuivit, sur le plan parlementaire, la campagne en faveur
de la révision, puis constitua la même année le comité
de la Ligue des droits de l'homme et du citoyen.
A voté en faveur de la loi sur le droit d'association
Trouillot ( Georges, Marie, Denis, Gabriel), né le 7 mai 1951 à Champagnol (Jura), mort le 20 novembre 1916 à Paris
Député du Jura de 1889 à
1906
Sénateur du Jura de 1906 à 1916
Ministre des Colonies du 28 juin au 26 octobre 1898
et du 24 juillet 1909 au 2 novembre 1910
Ministre de l'Industrie, du Commerce et des Postes
du 7 juin 1902 au 18 janvier 1905
et du 12 novembre 1905 au 9 mars 1906.
Avocat, il entre en politique par les élections
locales. A la chambre, s'inscrivit au groupe de l'union progressiste et de
la gauche radicale. Il s'occupera activement de la réforme judiciaire,
de celle du baccalauréat, du dégrèvement de l'impôt
foncier. A la chambre il prit part à plusieurs débats : la réforme
des tarifs en matière de succession, les grands projets de réforme
fiscale, la réforme électorale du Sénat, l'exposition
universelle de 1900.
Comme ministre, son administration fut toujours douce
et conciliante.
Il n'a cessé de dénoncer comme funeste toute séparation
entre les diverses fractions du parti, toute alliance avec des hommes hostiles
aux principes essentiels du régime démocratique. Quels que fussent
les hommes au pouvoir, il s'est tenu à sa profession de foi. Il combattit
le ministère Méline à qui il reprochait de pratiquer
une politique de division. Ce fut d'ailleurs à la suite de ce débat,
le 14/06/1898, que le ministère Méline
donna sa démission.
A voté en faveur de la loi sur le droit d'association
Vacherie (Henri, Jean-Baptiste, Mathieu), né le 25 juin 1847 à Rancon (Haute-Vienne), il y meurt le 7 juillet 1917
Vaillant (Marie, Edouard ) , né le 29 janvier 1840 à Vierzon (Cher), mort le 18 décembre 1915 à Paris.
Député de la Seine de 1893 à 1915
Ingénieur des Mines, il poursuit des études
à la Sorbonne, au Collège de France, à l'Ecole de médecine
et au Muséum d'histoire naturelle. Sans être encore très
engagé en politique, il fréquente les milieux d'opposition
à l'Empire: Félix Pyat, Jules Vallès, Charles Longuet.
En 1866, il part en Allemagne étudier les sciences, la médecine
et la philosophie. Il y obtient le diplôme de docteur en médecine.
Rentré à Paris au début de la guerre
de 1870, il prend part à l'insurrection du 4 septembre. C'est l'époque
où il noue des relations avec Blanqui
dont il deviendra un fidèle admirateur. L'assemblée de la Commune le désigne comme l'un des sept
membres de sa Commission exécutive. Il est partisan de moyens radicaux
tels que l'exécution d'otages en réponse aux
exécutions faites par les Versaillais. Il veut que la commune agisse
au lieu de palabrer et essaye de concilier les factions rivales. Il agira
jusqu'au bout et parviendra à s'échapper pour Londres.
Il sera condamné à mort par contumace par
le Conseil de guerre, en 1872.
A Londres, il passe ses examens de docteur en médecine, ce qui lui
permet d'exercer et de soigner ses camarades en exil. Il y rencontre Marx dont les idées vont supplanter son
proudhoniste jusque-là prédominant
dans ses idées sociales. Il sera membre du conseil général
de l' Internationale .
Rentré à Paris après la loi d'amnistie
de 1880, il poursuit le combat politique aux côté de Blanqui . Il briguera, en 1881, la députation
à Bourges sous l'étiquette " ancien membre de la commune et
candidat socialiste"; il ne sera pas élu. En 1884, il sera conseiller
municipal à Paris; révolutionnaire intransigeant, il entend
réaliser une œuvre positive en faveur de la classe ouvrière.
Pendant la crise boulangiste, il préconise la lutte
contre toutes les factions bourgeoises, réactionnaires ou opportunistes
sans aucune compromission avec l'une d'elle.
Sa première intervention , à la tribune de
la chambre, sera pour défendre, au milieu des interruptions, la Commune
de Paris dont il revendique l'honneur d'avoir été membre et
pour proclamer sa foi socialiste et révolutionnaire. Ses autres interventions
de la législature concerneront, notamment, son opposition aux lois
"scélérates" contre les menées anarchistes, le chômage,
la législation sociale à propos de laquelle il se livre à
des comparaisons approfondies avec l'Angleterre et l'Allemagne.
A propos de l'affaire Dreyfus
, il prend partie avec Jaurès et Jules Guesde pour l'engagement du
mouvement socialiste en faveur de la révision du procès. Il
souhaite toutefois que cela se fasse en toute autonomie au regard des hommes
politiques de la bourgeoisie, ce qui le sépare quelque peu de Jaurès.
Le 12 juin 1899, son interpellation sur les " violences de la police contre les républicains
" entraîne la chute du cabinet Charles Dupuy et son remplacement par
Waldeck-Rousseau. Vaillant
s'élève violemment contre la présence de Millerand au gouvernement aux côtés du
général de Galliffet qualifié de " massacreur de Paris,
assassin de la Commune, homme qui, en1871 dirigeait le massacre versaillais
des parisiens, etc ... " Le groupe socialiste éclate. Il constitue
avec ses amis le groupe des socialistes révolutionnaires qui s'abstiendra
au moment du vote; ce qui permet le maintient du cabinet de défense
républicaine.
A la chambre des députés, il déploie
son activité parlementaire dans divers domaines : celui de la défense
nationale où il reprend ses propositions sur la suppression de l'armée
permanente, du code militaire et des conseils de guerre, celui du droit social
où il demande l'institution de la journée de 8 heures, la création
d'un ministère du travail et de l'assurance sociale, celui de l'agriculture
où il réclame la reconstitution et l'extension du domaine communal,
celui de l'organisation politique où il préconise l'application
de la loi communale de Paris et la révision de la Constitution par
l'institution du droit d'initiative populaire et du référendum,
celui de la politique internationale où il se prononce pour la création
de règles de droit internationale, celui de l'enseignement dont il
demande la laïcisation et que l'on y développe la partie scientifique.
En 1902, à propos des congrégations et en
1905, dans le débat sur la loi de séparation, il réclame
une vigoureuse politique de laïcisation de l'Etat explicitement destinée
à ruiner la puissance de l'Eglise en la dépossédant de
ses moyens d'action matériels.
En 1905, à propos du Maroc et de la politique en
Extrême-Orient, il prédit le recours " à la grève
général et à l'insurrection plutôt que de laisser
le gouvernement engager le pays dans une guerre odieuse."
En 1906, lors d'une séance d'interpellation, il
attaque durement la politique de répression anti-ouvrière de
Clemenceau, ministre de l'Intérieur. Il renouvelle, en mai 1907, ses
critiques, accusant Clemenceau et les radicaux d'être à la dévotion
de la classe dirigeante. La même année, il demande que la France
renonce à intervenir au Maroc.
Au sein du parti socialiste, Vaillant est l'un des partisans
les plus ardents de la résistance à la guerre par la grève
général et l'insurrection.
Mais les événements se précipitent.
Jaurès est assassiné le 31 juillet
1914. La mobilisation générale est décrétée
le 2 août. Il déclarera:" Les socialistes rempliront à
la fois leur devoir patriotique et leur devoir socialiste. En présence
de l'agression, ils accompliront tout leur devoir pour la Patrie, pour la
République, pour la révolution." Le 4 août, jour des
obsèques de Jaurès, il reprend les mêmes formules. L'après-midi,
à la chambre, marquant symboliquement son adhésion totale à
l'union sacrée, il serra pour la première fois la main d'Albert de Mun , ancien officier de l'armée versaillaise.
A voté en faveur de la loi sur le droit d'association
Vallée (Ernest), né le 19 septembre 1845 à Avive (Marne), mort le 24 janvier 1920 à Paris
Député de la Marne de 1889 à
1898
Sénateur de la Marne de 1898 à 1920
Sous-secrétaire d'Etat à l'Intérieur
du 28 juin au 26 octobre 1898
Ministre de la Justice du 7 juin 1902 au 18 janvier
1905
Inscrit au barreau de Paris, il prit part au mouvement
de la jeunesse républicaine contre l'Empire. Il fit partie du comité
anti-plébiscitaire et fut chargé de distribuer dans les casernes
des bulletins de vote portant "non".
Aux élection de 1889, il fut élu comme candidat
progressiste et intervint dans un certain nombre de débats intéressant
plus particulièrement la procédure; il fut nommé, en
1892, rapporteur général de la commission d'enquête sur
les affaires de Panama.
En 1901, il avait été nommé président
du parti radical. Au Sénat, membre de la commission de la Haute cour
dès 1902, et ce jusqu'en 1914, il ne s'inscrivit, dès
l'abord, à aucun groupe.
De 1905 à 1912, il intervint très souvent
à la tribune, en particulier lors des discussions des budgets et des
débats visant la séparation des Eglises et de l'Etat.
A voté en faveur de la loi sur le droit d'association
Vidal de Saint-Urbain (Gabriel, Henri, Marcel, Marie), né à Rodez (Aveyron) le 9 mars 1854, mort le 16 novembre 1925 à Saint-Laurent-d'Olt (Aveyron)
Député de l'Aveyron de 1896 à
1902
Sénateur de l'Aveyron de 1903 à 1921
Docteur en droit, il entre dans la magistrature. Républicain
progressiste, il prononce à la chambre des discours remarqués
sur le projet de loi relatifs associations, la réforme judiciaire,
les questions agricoles, l'impôt sur le revenu et les camps d'instruction
militaire. On lui doit, en grande partie, la création du camp de Larzac,
dans l'Aveyron.
Inscrit au groupe de la gauche républicaine, il
fait de partie de nombreuses commissions, notamment celles d'examen des projets
sur les retraites ouvrières , sur
la nomination des maires et adjoints et des commissions d'enquête sur
les congrégations et sur la codification des lois ouvrières.
Ancien procureur de la République, il ne pouvait
pas ne pas intervenir lors de la discussion de la proposition de loi tendant
à l'abrogation de la peine de mort et son remplacement par la peine
d'internement perpétuel. La déportation en Nouvelle-Calédonie
ne lui paraissait pas comme une peine suffisamment répressive pour
impressionner les malfaiteurs. Il concluait au maintient de la peine de mort,
mais demandait qu'il en soit fait très rarement usage.
A voté contre la loi sur le droit d'association
Vigouroux (Louis) né le 25 août 1866 au Puy (Haute-Loire)
Villiers (Emile, François, Marie), né le 31 juillet 1851 à Brest
Député du Finistère de 1893
à 1912
Sénateur du Finistère de 1912 à
1921
Entré dans l'administration, il démissionne
lors de la retraite du maréchal Mac-Mahon.
Au palais de Bourbon, il siège parmi les conservateurs : il se prononce
contre l'augmentation des impôts, pour la protection de l'agriculture
et de l'industrie nationale contre la concurrence étrangère,
et naturellement contre le projet de loi de séparation des églises
et de l'Etat.
Au palais du Luxembourg, il s'inscrit au groupe des indépendants
et intervient rarement en séance publique, mais toujours de façon
pertinente, marquant une nette préférence pour les discussions
mettant en cause la marine ou les pêches.
A voté contre la loi sur le droit d'association
Viviani (Jean, Raphaël, Adrien, René) né le 8 novembre 1862 à Sidi-Bel-Abbès (Algérie) mort le 6 septembre 1925 au Plessis-Robinson (Seine)
Député de Seine de 1893 à 1902
et de 1906 à 1910
Député de la Creuse de 1910 à
1922
Sénateur de la Creuse de 1922 à 1925
Ministre du travail et de la Prévoyance sociale
du 25 octobre 1906 au 3 novembre 1910
Ministre de l'Instruction publique et des Beaux-Arts
du 9 décembre 1913 au 9 juin 1914
Président du Conseil du 13 juin au 26 août
1914
et Ministre des Affaires étrangères
du 13 juin au 3 août 1914
Président du Conseil du 26 août 1914
au 29 octobre 1915
et Ministre des Affaires étrangères
du 13 au 29 octobre 1915
Ministre de la Justice du 29 octobre 1915 au 12
décembre 1916
Ministre de la Justice et de l'Instruction publique
du 12 décembre 1916 au 17 mars 1917
Ministre de la justice du 20 mars au 7 septembre
1917
Avocat, il se signale par ses plaidoiries pour les grévistes
devant les tribunaux de province. Il proteste contre les agissements de la
police à Paris lors des troubles du Quartier latin et ce d'une façon
si vive, que le ministre de la Justice demande contre lui des mesures disciplinaires
au Conseil de l'ordre (1893). Durant cette période, il est l'avocat
conseil du syndicat général des ouvriers et employés
de chemin de fer et l'un des arbitres dans la grande grève de Carmaux .
Elu à la Chambre, il soutient à plusieurs
reprises, à la tribune, les revendications socialistes, comme il le
fait au dehors ; il va haranguer les grévistes ou plaider divers procès
politiques.
Au cours de ses deux premiers mandats, il dépose
sur le bureau de la Chambre divers textes, notamment une proposition de loi
tendant à abaisser de dix à cinq ans la durée de l'engagement
contracté par certains jeunes gens, une proposition de loi d'amnistie,
un rapport sur les responsabilités qui incombent à la magistrature
dans la recherches et la poursuite des délits et
crimes commis par les administrateurs du " Panama
"
Premier titulaire du ministère du Travail et de
la Prévoyance sociale, en octobre 1906, dans le cabinet Clemenceau , il fait voter les lois sur le repos
hebdomadaire, les assurances du travail, le bien de famille insaisissable,
le salaire de la femme mariée. C'est volontairement qu'il abandonne
ce poste en novembre 1910.
Comme la plupart des hommes d'Etat, il ne se doutait guère,
mi 1914, de ce que méditait l'Allemagne. Favorable à une organisation
pacifique du monde, confiant dans l'esprit international et dans la vertu
des arbitrages, il a sans doute été de ceux que la brusque
apparition de la force ont surpris. Faisant tout pour conjurer le péril
( après l'ultimatum à la Serbie), il multiplie les tentatives
de médiation, réitère les assurances de notre désir
de paix. et donne le fameux ordre de recul de nos troupes à dix kilomètres
de la frontière. Le 1er août, il décide de la mobilisation
générale; le 3 l'ambassadeur d'Allemagne lui remet une lettre
il lui faisait connaître que "l'empire allemand se considère
en état de guerre avec la France du fait de cette dernière
puissance"; le 4, il annonce à la chambre que la guerre s'engage et
demande son ajournement dans le discours le plus pathétique de sa
vie.
A voté en faveur de la loi sur le droit d'association
Waddington (Richard, Pendrell) né le 22 mai 1838 à Rouen (Seine-Inférieure), mort le 26 juin 1913 à Saint-Léger-du-Bourg-Denis (Seine-Inférieure).
Waldeck-Rousseau (Pierre, Marie, René , Ernest), né le 2 décembre 1946 à Nantes (Loire-Inférieure), mort le 10 août 1904 à Corbeil (Seine-et-Oise)
Député d'Ille-et-Vilaine de 1879 à
1889
Sénateur de la Loire de 1894 à 1904
Ministre de l'Intérieur du 14 novembre 1881
au 30 janvier 1882
Ministre de l'Intérieur (et des Cultes du
21 au 27 février 1883)
du 21 février 1883 au 6 avril 1885
Président du Conseil, ministre de l'Intérieur
et des Cultes du 22 juin 1899 au 7 juin 1902.
Avocat de renom, froid, distant, peu aimé de
ses confrères, il est expert en droit civil.
Il intervient peu au Sénat mais n'en est pas moins actif. C'est dans
un discours prononcé hors Parlement qu'il définit sa ligne
politique et un programme de gouvernement.
Président du Conseil, il forme un cabinet à
sa convenance: les ministère qu'il s'attribue, le ministère
de la guerre au général Gallifet et le commerce à Millerand ; ce qui provoque une séance d'investiture
plus que houleuse. C'est la première fois, sous la IIIè République,
qu'un socialiste, et non des moindres, fait partie du gouvernement. Ce sera
malgré tout une majorité durable qui saura, en pleine affaire
Dreyfus , par sa détermination, rassurer
et apaiser les esprits. L'armée est touchée, mais ne bouge
pas devant les mesures énergiques prises par Gallifet.
L'amnistie difficilement voté en 1900 pour toutes
les actions judiciaires se rattachant à cette affaire met un terme,
dans les faits sinon dans les esprits à un des plus sombres épisodes
de notre Histoire.
Quand il arrive à la tête du Gouvernement,
la situation sociale en France n'est guère plus brillante que la situation
politique. Les grèves se succèdent et de l'été
1899 à l'été 1901, vont en s'amplifiant. Tour à
tour, ouvriers du textile, métallurgistes, dockers et marins cessent
le travail. Les bénéfices des grosses entreprises ont augmenté
assez rapidement au cours des dix dernières années, mais les
salaires n'ont pas suivi cette progression. Mieux organisés, plus
conscients de leurs problèmes, et de leur force, les ouvriers multiplient
les manifestations publiques. Fait nouveau ; les ouvriers du Creusot lui
demandent d'arbitrer le conflit qui les oppose à Schneider. Sensible
à cette marque de confiance, il rendra un arbitrage, mais se montrera
écœuré de la façon dont il est appliqué. Cette
action lui vaut la sympathie des ouvriers mais l'hostilité de tout
le patronat qu'il estime responsable de la prolongation de ces mouvements.
Avec Millerand , il dépose un projet de loi
définissant un système d'arbitrage obligatoire ; le Parlement
ne s'en saisira même pas.
Les querelles religieuses vont fournir aux français
un autre motif de s'entre-déchirer avec le vote de la loi sur les associations . Dans son esprit, il s'agit
de ramener les congrégations dans le droit commun. Le texte déposé
est strict et précis ; il sera profondément remanié,
c'est l'anticléricalisme qui se déchaînera. Ce n'était
pas son intention. Ce qu'il voulait, c'était la suprématie de
l'état. Lui qui boudait la tribune en tant que parlementaire devra,
en tant que président du conseil, répondre à quelque
350 questions et interpellations.
Les élections de 1902 sont un gros succès
pour le gouvernement, mais choisit de démissionner.
Devant le président Loubet
, il "laisse tomber le nom de Combes " qui lui succédera
effectivement.
A voté en faveur de la loi sur le droit d'association
Wallon (Henri, Alexandre) né le 23 décembre 1812 à Valenciennes (Nord), mort le 13 novembre 1904 à Paris
Représentant du Nord à l'Assemblée
législative de 1849 à 1850
Membre de l'Assemblée nationale, représentant
le département du Nord de 1871 à 1875.
Sénateur inamovible de 1875 à 1904
Tous les livres d'histoire l'appellent souvent "le père
de la Constitution" en raison du célèbre amendement
qui porte son nom.
Son activité fut toujours débordante et
multiple. Au sénat il siégeait au centre gauche. Il prit part
à toutes les grandes discussions, notamment celles relatives à
la défense des intérêts religieux, aux questions économiques
et sociales, à la législation sur l'enseignement public. Il
se prononça en toute occasion contre la révision de la Constitution.
Parmi ses interventions ses plus célèbres, il convient de citer
celles qu'il fit en 1901 et 1902 à propos de la réforme de
l'enseignement secondaire et de la loi sur les associations. Sa dernière
intervention date du 1er juillet 1904 ; elle portait sur le projet relatif
à la suppression de l'enseignement congréganiste.
A voté contre la loi sur le droit d'association
Walter (Albert-Joseph), né le 20 juin 1852 à Saint-Denis, mort le 13 mars 1919 à Paris
Député de la Seine de 1893 à 1919.
Dessinateur-mécanicien, il adhère d'abord
au parti socialiste révolutionnaire avant de devenir l'un des fondateurs
du parti socialiste dyonisien.
Maire de Saint-Denis, il a de nombreuses démêlés
avec le gouvernement, interdit toutes les manifestations extérieures
du culte, et impose "la neutralisation du lieu de sépulture en supprimant
la croix surmontant le caveau provisoire où peuvent être enterrées
des personnes pratiquant un autre culte que le catholique". Mais ce sectarisme
cache un dévouement inlassable à la classe ouvrière,
une grande sollicitude pour les petits employés, plus vulnérables
selon lui, que les ouvriers.
Elu au Palais de Bourbon, il s'inscrit au groupe socialiste
et fera partie des commissions du travail, d'assistance et de prévoyance,
des P.T.T., des pétitions. Anticlérical, il demande la suppression
du budget des cultes, il s'oppose à la création d'une deuxième
paroisse à Saint-Denis ; antimilitariste, il se fera rappeler à
l'ordre pour avoir injurié l'armée lors d'un incident
relatif à l'affaire Dreyfus . Surtout
épris de justice sociale, il se consacre aux humbles, aux travailleurs.
A voté en faveur de la loi sur le droit d'association
Zévaès (Alexandre Bourson dit) né le 20 mai 1873
Député de l'Isère de 1898 1902 et de 1904 à 1910
Il manifesta très tôt son goût pour
la politique en collaborant alors qu'il était lycéen, à
un journal révolutionnaire de Commentry. Il avait choisi le pseudonyme
de Zévaès en pensant à la fois à l'écrivain
Michel Zévaco et à Jules Vallès. Il conserva ce pseudonyme
sous lequel il se fit élire; c'était alors le seul admis à
la chambre.
Il fait partie avec Jaurès
, Jules Guesde et Viviani ,
du comité de vigilance désigné par le parti socialiste
pour se dresser contre l'agitation nationaliste anti-dreyfusarde.
Il dépose de nombreuses propositions de loi qui,
toutes, témoignent de son sens social : sur "l'organisation générale
et immédiate des retraites et des soins de maladie pour les travailleurs",
sur "les règlements d'atelier", sur les accidents du travail, sur
le repos hebdomadaire à accorder aux employés de commerce et
de magasin. Il propose "la suppression des sous-préfets", la suppression
du budget des cultes, il demande d'interdire l'intervention de l'armée
dans les grèves. Il dépose un projet de résolution "tendant
à faire élire par les ouvriers les inspecteurs du travail".
L'anticléricalisme de Zévaès se manifeste
le 10 juin 1904, alors qu'Emile Combes est pris à
partie à propos de l'affaire du "million des chartreux" et accusé
d'avoir reçu des offres considérables pour autoriser cette
congrégation. Le 14 mars 1906, il demande au gouvernement Sarrien
qui se présente de "dompter la rébellion cléricale et
aussi de "mettre un terme à l'arrogance militaire". Plus humainement,
il demande une enquête sur la catastrophe de Courrières et rapporte
une loi tendant à établir le repos hebdomadaire en faveur des
ouvriers et employés.
Zévaès, qui s'était inscrit au barreau
parisien en novembre 1905, défendit Raoul Villain, l'assassin de Jaurès
qui, après plus de quatre années de prison préventive,
bénéficia d'un arrêt d'acquittement.
A voté en faveur de la loi sur le droit d'association
Maurice Gelbard
9, chemin du clos d'Artois
91490 Oncy sur Ecole
ISBN 2 - 9505795 -2 - 3
Dépôt légal 2ème trimestre 1999