Les ardoises dans le massif de Stavelot.  
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Les ardoises du massif de Stavelot


  
1) Introduction
2) Les qualités de l'ardoise
3) L'exploitation de l'ardoise à Vielsalm


1) Introduction
L'ardoise est une roche servant à la couverture des toits. Les carriers l'appellent "schiste ardoisier" mais les géologues préfèrent lui donner le nom de "phyllade ardoisier".

2) Les qualités de l'ardoise.
Cette roche doit posséder de nombreuses qualités. Outre sa résistance mécanique, elle doit se laisser cliver en feuillets de 3 à 4 millimètres d'épaisseur.
Peu de phyllades répondent à ce dernier critère. Dans la région de la Salm, on n'en trouve qu'à Vielsalm; ailleurs, les phyllades ont la même qualité chimique mais ne se clivent pas bien; ils ne peuvent donc pas convenir à la confection d'ardoises.
Pour être clivable, le phyllade doit avoir une schistosité parralèle à la stratification; celle-ci étant bien mise en évidence par l'allure de petits joints colorés, appelés "minants" par les anciers carriers. Ces "minants" étaient des guides précieux car ils renseignaient l'exploitant sur la qualité de la pierre.

3) L'exploitation de l'ardoise à Vielsalm.
L'ardoise a été extraite à Vielsalm depuis très longtemps. Dans un rapport de 1840, on cite une toiture en ardoises de Vielsalm datant d'au moins 150 ans. L'ardoise y était donc extraite et commercialisée en 1690.
Il est cependant vraisemblable d'admettre que le début des exploitations est encore plus ancien. Victor Gomez, ancien exploitant carrier, estime que le début de l'exploitation remonterait au moins à la fin du XVe siècle.

L'ardoise se présente comme un énorme panneau d'une trentaine de mètres de puissance ayant un pendage de l'ordre de 60 à 65° vers le sud et s'étendant d'ouest en est sur plus de 2 km.
Dans les premiers temps, la "veine" était attaquée partout où elle affleurait.
Les exploitations étaient nombreuses et s'établissaient sur toute la longueur de l'affleurement. Les fosses à ciel ouvert sont encore en partie visibles au "tier des carrières".

Rapidement, du fait du fort pendage des couches, les exploitations de surface ont été confrontées à des difficultés techniques importantes. Il fallait approfondir, ce qui fut fait jusqu'à la fin du siècle passé. A cette époque, les fosses atteignaient alors une soixantaine de mètres de profondeur et devenaient dangereuses, difficiles et coûteuses à exploiter.
A la fin du XIXe siècle, des galeries souterraines furent creusées et, à partir de ce moment, l'ardoise n'a plus été exploitée que par des chambres souterraines.

Economiquement, les ardoisières ont été fortement  concurrencées par des produits synthétiques ("eternit" en asbeste-ciment); ce qui a progressivement entraîné leur fermeture dans les années soixante pour les dernières.


 
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