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Naissance à Paris en 1808 de Gérard Labrunie. Orphelin de mère. Son père est
chirurgien dans les armées de Napoléon.Il est élevé par son grand-père à Mortefon-
taine,dans le Valois; cette enfance lui laissera des impressions très vives,qu'il retrans-
crira plus tard dans son oeuvre.
1814 : Gérard va vivre à Paris,près de son père.
Dès ses années de lycée ( amitié avec Théophile Gautier ),il se passionne pour la
littérature allemande et traduira,en 1827, le " Faust " de Goethe.
Ses lectures de poètes des siècles précédents - notamment de Ronsard et Du Bellay
dont il publie un choix de poèmes - lui inspirent les "Odelettes ".
Rencontre avec de très nombreux écrivains,dont Hugo,Sand,Dumas...Plus tard,
Il participe,en 1830,à la "bataille" historique d'" Hernani ".
S'essaie à des genres divers : conte fantastique, drames écrits en collaboration avec
Dumas; il écrira même un acte d'opéra pour l'actrice Jenny Colon,dont il s'éprend,
et qui sera une des figures maîtresses de son oeuvre.Mais cette relation sera brève :
Jenny se marie en 1838.
Voyages à Francfort,Vienne,d'où il rapporte des articles qui lui serviront plus tard
pour la rédaction de " Voyage en Orient ".
Rencontre avec le musicien Franz Liszt et la pianiste Marie Pleyel dont il tombe
amoureux.
Retour à Paris en 1840 : il reprend ses activités de journaliste et traduit le " Second
Faust " de Goethe.Il revoit à Bruxelles Jenny Colon dont il est toujours épris.
1841 : première crise psychique,aggravée l'année suivante lorsqu'il apprend la
mort de l'actrice.
1842-1843 : voyage en Orient...Le Caire-Beyrouth-Constantinople...Recherche
de documents dans les bibliothèques de ces villes mythiques.
Les textes inspirés par ces voyages seront d'abord publiés dans des périodiques
avant d'être rassemblés en 1851 sous le titre: " Voyage en Orient ".
Nombreuses crises morales et nerveuses de Nerval,qui fournit néanmoins un tra-
vail intense.Il est suivi médicalement par le Docteur Blanche,véritable précurseur de
l'époque en matière de soins psychiâtriques.
1853 : année littérairement féconde pour Nerval qui écrit " Les Filles du Feu ",
" Les Chimères "( recueil de sonnets ),et " Aurélia ",oeuvre dans laquelle plusieurs
figures de femmes - connues ou mythiques - s'entremêlent pour former une sorte de
visage unique,de Mère-Amante universelle et archétypale; oeuvre pétrie d'ésotérisme,
revu et corrigé par le monde onirique du poète : idiosyncrasie qui engendre assuré-
mént l'une des oeuvres les plus insolites de notre littérature.
Nerval avait-il accès à de géniales intuitions métaphysiques ? N'était-il qu'un déré-
glé mental doué de belle écriture ? Les hypothèses,aujourd'hui encore,vont bon train...
Pourquoi ne pas envisager de mélanger ces deux hypothèses ?Pourquoi faudrait-il
que la réalité historique soit "blanche" ou "noire" ?
Les deux premières oeuvres citées plus haut seront publiées en 1854," Aurélia "en
1855.
Fin 1854,ses ressources financières sont épuisées.
1855 : on le retrouve pendu.La thèse du suicide est généralement accréditée.Il meurt
à 47 ans.
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