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Marcel Chinonis
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Parures de l'Aimée ( Silvaine Arabo )
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De courbe en courbe
L'eau est libre d'aller
Vers ta saison de gestes
Au détour du reflet
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Le mot se prononce
Sous le verrou du soleil
Espoir d'un partage
Les mains jointes d'un delta
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Entre flous et eaux
L'amour se fait roche
L'ombre des truites
Poursuit mon silence
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Sous un château d'ombres
Les cieux clignent
S'appuyant à toi .
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Le soleil décrit sa courbe .
Hanche de l'horizon .
Aguessac lâche ses chemins
Vers la mesure des sites .
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L'affirmation est charnelle :
Entre espace et paysage,
Des bras s'ouvrent
Sur les gorges,
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Le corps de l'herbe à l'oiseau
Te rassemble .
L'aventure respire
Le foin de ta voix.
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Le ciel y couve
L'oeil de l'univers.
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De l'art d'être ce tu,
Rouet du mystère,
Naît l'infini comète
d'un timide jour.
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Souvenirs en avant
De ton visage,
Sève lave écorce et glace :
Si là est loin,
Silence est bel.
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Un nouvel espace crée
Le geste du fleuve.
Simples signes,
Méandres de la parole,
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Lippes des bois,
Buissons de notre amour.
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L'aulne a le rire frais
De feuilles confuses,
Clairières d'enfance,
Bourgeon d'une bouche.
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L'amour de ton absence
Emonde le secret :
Broussaille de cachotteries .
Le ruisseau tourne
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Le moulin de tes cuisses,
Voile sa raison
Et poursuit son langage
De ciel murmurant.
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C'est bleu comme un orvet
Cette glaise du mot
Où géomance le fossile de ton nom .
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Ces quatre poèmes sont extraits du recueil " HELIOSKAMOR",
poèmes Naguassols
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Vitres bleues d'octobre;
L'on sent l'indicible et l'insaisissable
de l'automne.
Même le vent marin qui bouscule les panicauts tremble
de mon désir d'être là,
Au point de fixation de tes échos.
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Elle est venue à moi,les bras chargés d'échos menus
et de reflets vitaux.L'église priait au seuil
de l'espoir étoilé.
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Nul ne l'a vue pleurer .
Seule la mer caressait ses plages de seins
blancs.
Ce jour-là, l'arbalète du hasard n'était point armée.
Les joncs pointaient de désir .
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J'écris le sillon .
Page de grains rouges où les vanneaux
s'ébrouent d'éventails hautains et dédaigneux.
Ma charrue sanglante de cris, de pellencs
chauves et ronds .
Elles mentent sèches les bergeronnettes
balancières du matin !
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Je ploie mon âme
Je torsade l'écoute
que j'ai de Toi
La lanière de ton ombre
fouettant mes pauvres mots
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Penchant le ciel de ton visage
ton absence source mes collines
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J'y bois aux rivages du jour
le bonheur simple
comme on ferme un labour
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Seule, l'Aimée
Aux grandes ailes bleues
Grelotte du coeur
Poussant l'aiguille
D'un pied distrait .
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L'Aimée Lumière.
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Il m'a été donné d'être le soupirant de l'éternel vitrail !
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Non celui où le gris t'enlise, vitupérante pierre tombale, en sa couche
d'infinie tristesse; non ! Là, le vert ne donne vie à l'espoir qu'en la rosace
édentée du vol fauconnier tournoyant sur le reflet fugace de son ombre.
(Palette terrestre où la main de Van Gogh est omniprésente dans les pin-
ceaux des saisons .)
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Mais là où ta présence, Aimée, défloue les ombres dont se dénombrent
elles-mêmes les heures célestes que tu gouvernes .
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Poèmes extraits de " L'AMOUR N'A QU'UN SEUL VISAGE "
(Clapas " Les Ami(e)s à Voix " N° 1 ).
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Marcel Chinonis, notice bio-bibliographique :
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Marcel Chinonis: demi-siècle." L'Oreillette". Président de Clapas .
BIBLIOGRAPHIE :
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- CAUSSES TOUJOURS, poèmes
- L'AMOUR N'A QU'UN SEUL VISAGE, poèmes
- LES VOIX DE LA LITTÉRATURE, anthologie poétique
- SPICILÈGES, poèmes
- LE TROUPEAU, nouvelle
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Participation à de nombreuses revues et journaux: poèmes
et articles, présentations et critiques.
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