L'actualité
nous prouve tous les jours que la démocratie représentative n'est plus qu'un
mythe.
Les
partis en place ne sont plus que des machines à recruter les élus. Certains
d'entre eux s'engluent dans la grande misère d'une administration inefficace
soumise au bon vouloir de fonctionnaires plus prompts à défendre leurs
droits et leurs acquis qu'à servir leurs concitoyens. Ces ronds-de-cuir
tout-puissants, tels de petits Fouché, règlent les affaires à leur manière
et manifestement personne ne veut exercer aucune contrainte à leur égard.
Quand le
peuple dit non, c'est oui !
Le
divorce est consommé entre les dirigeants actuels et le peuple. La
souveraineté populaire a insensiblement été remplacée par le pouvoir d'une
oligarchie cooptée, véritable caste rassemblant les rois de la finance, les
capitaines de l'industrie mondialisée, les "bourgeois et les barons
rouges post-révolutionnaires", … qui se sont incrustés quel que soit
le résultat des élections.
L'expression
populaire confisquée, détournée et étouffée !
Pour
parvenir à une telle régression sociale absolue qui n'est autre qu'un retour
à l'Ancien Régime, comment s'y sont-ils pris ?
C'est
simple. Ils ont systématiquement confisqué, détourné, et étouffé
l'expression populaire. Et refuser de se soumettre à la norme, se mettre à
penser par soi-même, vaut d'être taxé de populisme, de démagogie voire de
poujadisme. Est-ce pour cela que nous hésitons à réagir ? Serions-nous
donc devenus un peuple de larves ? C'est peut-être possible … à moins que
!
A
moins que, face au capitalisme tout-puissant, et puisque la gauche a perdu son
identité en essayant de gouverner mieux que la droite, nous provoquions la
rupture "révolutionnaire» juste et nécessaire pour imposer à la
bureaucratie étatique les réformes - libérales celles-là - qui s'imposent.
Promouvoir
la dignité de l'homme en condamnant toute pratique purement spéculative.
Favoriser la démocratisation et la déconcentration de la propriété,
l'abolition des privilèges et l'égalité des chances, le démantèlement des
monopoles, ... C'est l'enjeu de notre combat !
Un
Mouvement à la fois centriste et révolutionnaire.
C'est
dans cette ligne que s'inscrit notre mouvement qui se définit à la fois
centriste et révolutionnaire.
Centriste :
car il est nécessaire de construire une société qui place l'Homme au centre
des préoccupations, là où d'aucuns veulent mettre l'Etat et où d'autres
veulent placer le capital financier.
Révolutionnaire :
car les aspirations sorties des urnes ne sont pas prises en compte et qu'il
faut déconstruire le monstre néolibéral en même temps qu'il faut mettre
fin à l'hégémonie de ceux qui, trop certains de rester en place, font le
contraire de ce qu'ils disent et promettent.
Pour
rendre aux citoyens la liberté de disposer d'eux-mêmes.
Etre
au centre ne signifie certainement pas s'installer " au
milieu " et encore moins " au juste milieu " et
proposer un programme de rechange qui ne serait rien d'autre qu'une utopie
alternative sans avenir.
C'est
au contraire s'opposer activement à tout ce qui réduit l'Etre Humain à
l'état de sujet et permettre à chacun d'être acteur de sa destinée.
Pour une
société où il vaut mieux ETRE plus que d’Avoir plus.
Cela
n'est possible qu'en garantissant à chacun le droit à l'éducation, à la
culture et à l'information, au travail, à la propriété privée, à la
liberté d'entreprendre et à la solidarité sociale.
A chacun
selon ses besoins et de chacun selon ses moyens !
Tel
est le principe essentiel de la participation de chacun à la communauté dans
le respect des droits et libertés d'autrui.
Pour un
humanisme véritable, démocratique, pluraliste et tolérant.
Plutôt
que laisser le monde poursuivre sa marche vers l'accumulation effrénée des
richesses, ayons ensemble la volonté d'agir collectivement sur notre destin
pour que le bien-être et le bonheur humains ne soient pas que des rêves.
Il
est urgent d'abandonner l'idée que le clivage gauche-droite dessine deux
visions du monde antagonistes, que la gauche, c'est le mouvement, et la droite,
l'immobilisme. La ligne de partage entre socialisme et libéralisme ne passe
plus entre la gauche et la droite, mais elle traverse la social-démocratie en
son centre.
Pour
favoriser la formation d'un front majoritaire.