| Les pelouses anglaises,victimes du réchauffement du climat | La pollution de l'espace par les débris des satellites. | La biodiversité menacée par les plantes invasives. | ||
| Les gazons et les jardins anglais, passion nationale par
excellence, suscitent des analyses et des regrets, largement anticipés des journaux
britanniques. Les spécialistes de l'environnement dressent avec un demi-siècle d'avance-- photos bucoliques à l'appui-- le constat de décès des paysages traditionnels du royaume, futures victimes du réchauffement du climat. Adieu les pelouses d'un vert attendrissant et leurs cortéges fleuris de lupins, primevères et delphiniums ! Adieu hêtres et ifs ! bonjour vignes, figuiers et palmiers ! Les responsables du National Trust -- qui veille sur la santé et la beauté de quelque deux cents parcs et jardins -- et de la société royale d'horticulture, assistés d'éminents météorologues, viennent de lancer un cri d'alarme : la hausse prévisible de la température atteindra en Grande-Bretagne au cours des cinquante prochaines années 2 à 5° l'été, 2 à 3° l'hiver. Chaque augmentation d'un degré correspond au déplacement virtuel de la nature de 160 kilomètres vers le midi. Tout se passe comme si les jardins anglais avançaient plein sud de 12 mètres par jour Au fil des prochaines décennies., les étés seront plus longs et plus secs, les hivers plus humides.Le peintre Francis Bacon disait un jour qu'en Angleterre "il est très agréable d'être dehors, mais pas assez pour s'asseoir tranquillement".Cette observation ne sera bientôt plus fondée.Un universitaire britannique ajoute :"Le Royaume Uni est un pays verdoyant et agréable.Cette réputation est menacée". Que deviendront les gazons ? Le journal The guardian écrit "il faudra tondre les gazons pendant dix mois, de septembre à juin.En juillet et août, lorsqu'on en profite le plus, ils sécheront ou mourront, à moins d'être arrosés" Autres perdants du réchauffement, les hêtres auront trop chaud en été, et les ifs seront détrempés l'hiver.Certains bulbes --jacinthes, jonquilles, crocus ou perce-neige-- qui ont besoin de la froidure pour croître et fleurir disparaîtront peu à peu à l'état sauvage.Même chose pour les arbustes à cassis, l'une des ressources agricoles dans l'Est de l'Angleterre. Les rhododendrons et les primevères, qui aiment la fraîcheur auront du mal à survivre dans le Sud.Les lupins et les delphiniums seront cantonnés à l'Ouest au Nord. Le malheur climatique des uns fait le bonheur des autres, la terre d'Albion deviendra plus accueillante aux arbres, aux plantes et aux fruits méditerranéens.Une dizaine de palmiers semblables à ceux qui profitent déjà de la douceur des îles Scilly (Sorlingues) se développeront en Grande-Bretagne, prédisent les experts. Les bougainvillées se sentiront chez elles.Les oranges, les citrons passeront dans le sud.Et le raisin pourra mûrir jusqu'en Ecosse.L'accia, le myrte, le cyprès et le laurier-rose s'épanouiront.Les figues et les oliviers remplaceront les pommiers dans le cent.Et avec eux les insectes nuisibles se multiplieront, menaçant les jardins, notamment les araignées et les coccinelles. Les experts conseillent de se préparer dès maintenant à cette métamorphose de la nature qu'accélère la pollution de l'atmosphère. La forte hausse des émissions de gaz carbonique hâte déjà la croissance des plantes, qui donnent plus de fleurs et de fruits. Le réchauffement de l'atmosphère enrichira la gamme des quelque 13.000 espèces présentes en Grande - Bretagne. De nombreux jardiniers anglais renonceront à leurs chers gazons et -- horreur-- les remplaceront par du gravier.L'été, il leur faudra stocker l'eau dans de petits réservoirs qui serviront à irriguer les plantes.Le jardinage deviendra une tâche plus rude, mais aussi un plaisir plus aventureux. Les anglais "tondront les pelouses à Noël, elles seront beiges au mois d'août. Combien de fruits juteux pousseront dans un jardin anglais ? Des ananas et des figues.Des olives et des noix de coco.Des goyaves, des mangues et des citronniers.Tout cela, oui, dans un jardin anglais!"(1) ____________
Jean-Pierre Langellier |
L'espace est-il
devenu une poubelle de débris ? En 1986, le lanceur européen Ariane faisait une
entrée très remarquée dans le monde des débris spatiaux.Neuf mois après son
lancement, le troisième étage de cette fusée, qui avait assuré la mise en orbite du
satellite d'observation de la terre Spot-1, explosait dans le vide en libérant plus de
sept cents morceaux de la taille d'un poing.Ces débris formaient une couronne couvrant la
quasi totalité de la terre sur une tranche d'altitude de plusieurs centaines de
kilomètres.Dix ans plus tard, une centaine tournaient encore au-dessus de nos têtes. Et,
en juillet 1996, l'un d'entre eux accédait à la célébrité en brisant net un
bout de l'antenne du microsatellite militaire Cerise chargé de détecter
certaines catégories de sources électromagnétiques. Cet accident fit prendre conscience au CNES et à l'Europe de la nécessité de "passiver" , c'est à dire de rendre inerte et incapable d'exploser après usage le lanceur européen, et ce sous l'amicale pression des Américains.Des mesures furent prises, et depuis septembre 1993, aucun autre étage d'Ariane n'a explosé en orbite à ces altitudes. Heureusement devrait-on dire.Car si ce type de collision est exceptionnel, il n'est nullement exclu qu'il en aille de même dans le futur. L'espace proche de la terre est en effet une véritable poubelle où tournent des millions de débris issus des activités spatiales de ces quarante dernières années. Tous ne présentent pas un danger, mais la récupération des panneaux solaires du télescope Hubble ou l'examen des hublots et des bords d'attaque des ailes des navettes spatiales américaines ainsi que les constats des cosmonautes russes locataires de la défunte station Mir ont apporté la preuve en maintes occasions des dégâts que de minuscules objets dérivant à des vitesses de plusieurs kilomètres par seconde pouvaient provoquer. Aujourd'hui, à en croire les chiffres présentés par Fernand Alby, responsable des activités débris spatiaux au CNES, quelque 9000 objets de plus de 10 cm, dûment répertoriés par le US Space Com, tourneraient autour de la terre. En fait, il y en aurait 10.000 -- en comptant ceux produits par les misions militaires-- qu'il faut éviter à tout prix(1). S'y ajouteraient 200.000 autres de 1 à 10 cm, et 35 millions, minuscules, d'une taille comprise entre 0,1 à 1 cm. Peut-on continuer longtemps comme cela ? Non répond Andra Lebau, responsable du colloque précité (voir ci-dessous): "Il ne faut pas que l'espace, du fait de la multiplication de ces débris, devienne dangereux pour les vols habités et la station spatiale internationale et qu'il soit, demain, inexploitable pour les satellites commerciaux", qui risqueraient du fait d'une collision avec un de ces objets d'être muets avant même d'avoir commencé à émettre. Deux zones sont à protéger à tout prix. : l'orbite géostationnaire, à 36.000 km d'altitude au-dessus de l'Equateur, où croisent les satellites de télécommunications et de télévision directe; l'orbite basse (LEO), à moins de 2000 km, où évoluent, entre autres, les missions habitées, les satellites d'observation, et les expériences scientifiques. Pour y parvenir, et c'est l'une des grandes questions dont le colloque de Toulouse a débattu, il faut définir une sorte de "Charte", un standard, qui vise d'abord à rendre inerte - par passivation - tous les lanceurs utilisés, et ensuite à dépolluer les deux zones à protéger .En permettant aux satellites géostationnaires en fin de vie de rejoindre, 300 km plus haut, une orbite "cimetière" où ils croupiront durant des milliers d'années. En faisant en sorte que les LEO puissent en fin de vie être abaissée de manière à ce qu'ils ne survivent pas plus de vingt cinq ans dans l'espace. Ne plus polluer à un coût. Certes , il ne faut songer à dépolluer que ce qui existe.C'est impossible. A la nature et aux forces de gravitation de s'acquitter de cette tâche. Pour l'heure, il faut que se définissent des règles communes et une législation internationale contraignante. Les travaux de l'Inter Agency Space Debris Coordination Committee (IADC) doivent présenter ses résultats relatifs à une législation internationale sur la sauvegarde de l'espace contre la pollution en février 2003 au Comité des Nations Unies chargé de l'espace.
Jean François Augereau _____________ 1)Communication présentée au colloque international sur la pollution de l'espace organisé par CNES.27/28/11/2002.Toulouse.
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Depuis
quelques années, lacs, étangs et rivières d'Europe voient se développer, à vive
allure, des plantes indésirables.D'origine le plus souvent exotiques, comme le jussie, la myriophylle, le
lagarosiphon ou l'Egéria, ces espèces dotées d'un fort potentiel de reproduction
supplantent peu à peu les espèces locales, réduisant la biodiversité.Elles
perturbent en outre les activités agricoles, la pêche, le tourisme et la navigation.Les
interactions complexes entre plantes et milieux aquatiques rendent difficile la lutte
contre ces proliférations.Les chercheurs préviligient des méthodes de contrôle
biologique, faisant appel aux compétiteurs naturels de ces végétaux. Des plantes
exotiques terrestres comme l'ambroisie à feuille d'armoise, menacent également la flore
locale. -- Les jussies Les jussies envahissent la campagne européenne. Elles sont partout.Elles sont devenues l'ennemi public numéro un des lacs, étangs et rivières. Une plante amphibie qui, sous un élégant feuillage rehaussé de fleurs de toute beauté, cache une redoutable capacité à coloniser les milieux aquatiques. Le problème devient préoccupant, même si en Europe, il ne se pose pas de façon aussi dramatique qu'en Afrique où la jacinthe d'eau et la laitue d'eau asphyxient les lacs, tuent les poissons et menacent les ressources hydriques.En France, une vingtaine d'espèces végétales, sur quelque 300 qui peuplent les milieux aquatiques, sont à l'origine de prolifération.Le plus souvent, il s'agit de plantes exotiques.C'est le cas e la jussie, originaire d'Amérique du Sud, apparue au début du XIXème siècle dans le sud de la France, où elle a été probablement importée avec le commerce maritime. Longtemps cantonnée entre la Camargue et l'Aquitaine, elle remonte depuis une trentaine d'années vers le nord et on la trouve à présent en Belgique et aux Pays-Bas. -- Le lagarosiphon Originaire de l'Afrique du sud.Il est très prisé des aquarophiles pour ses fines feuilles en forme de bouclettes, a sans doute été relâché dans un lac lors d'une vidange d'aquarium. Cette plante est aujourd'hui, avec le myriophylle du Brésil et l'Egéria, deux autres espèces ornementales, l'une des plus envahissantes. Ces disséminations posent de nombreux problèmes. La navigation est rendue impossible, l'irrigation et le drainage perturbé, la pêche et le tourisme compromis.En outre, la biodiversité est progressivement réduite, car les nouvelles espèces supplantent les espèces locales, et la qualité physico-chimique des eaux se dégrade au point de menacer la survie des poissons. Ces végétaux usent en effet d'un mode de reproduction extrêmement efficace : la multiplication végétative à partir d'un simple fragment de tige ou de feuille suffit à reconstituer rapidement une nouvelle plante.Leur expansion est en outre favorisée par l'absence de prédateur ou de parasite spécifiques dans leur milieu d'adoption. Comment alors, endiguer leur avancée ? impossible de répandre les herbicides dans une zone piscicole ou destinée à la production d'eau potable. Impossible encore de procéder un curage ou un arrachage, manuel ou mécanique, dans un secteur abritant des espèces protégées. Le meilleur allié des chercheurs et des gestionnaires des milieux menacés pourrait être la nature elle- même.Des solutions écologiques, permettent dans certains cas de limiter le développement des intruses.Ainsi la présence d'arbres en bordure des plans d'eau aide-t-elle, l'activité de photosynthèse étant réduite par l'ombrage, à maintenir la biomasse végétale à des niveaux acceptables.Le pâturage peut également contribuer à restreindre l'extension de certaines plantes. Les naturalistes misent surtout sur un contrôle biologique. Des essais de régulation des colonies de jacinthe d'eau à l'aide de petits coléoptères aquatiques semblent ainsi donner des résultats prometteurs. L'expérience montre qu'il faut parfois donner du temps au temps et que la nature possède un pouvoir d'assimilation dont pourraient s'inspirer des sociétés humaines. C'est ainsi que l'élodée du Canada, introduite au XIXème siècle en Europe de l'Ouest où elle a fait des ravages, a fini par se fondre dans la communauté végétale où elle est aujourd'hui harmonieusement intégrée. Pierre le hir |
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| La préservation de l'environnement au centre des préoccupations de l'industrie forestière finlandaise. | Les travaux de la huitième conférence des Nations Unies sur les changements climatiques | Le WWF élabore un programme pilote en Turquie dans le cadre de la préservation de dix éco-régions méditerranéennes. | ||
| Le groupe United Paper
Mills-Keymmene (UPM) ne comprend pas la teneur de la lettre envoyée par la
Commission de l'Union européenne qui lui précise les modalités de protection des
écureils volants que la Finlande est le seul pays de l'U.E à abriter. La réglementation de la commission européenne interdit l'abattage des arbres dans un rayon de plusieurs kilomètres autour de trace de passage des écureuils. Pour la société de production de papier (UPM), "le problème, c'est qu'un seul écureuil peut parcourir trois ou quatre kilomètres autour de son nid, et que nous avons des milliers". Alors que la loi finlandaise, elle, se contente d'interdire toute modification du milieu naturel à proximité immédiate du nid. La UPM considère que la Commission ne connaît rien aux problèmes de l'écureuil en Finlande.Les industriels finlandais accordent un intérêt particulier aux questions écologiques.Les compagnies finlandaises sont engagées depuis des années dans un plan de réduction systématique de toutes leurs émissions polluantes. Chaque industriel publie depuis sept ans un "bilan environnemental annuel" aussi épais que son équivalent financier, recensant avec une précision maniaque -- et chiffrée-- les tenants et les aboutissants de son activité. Les produits fabriqués n'y sont qu'une ligne parmi d'autres au milieu des tonnes de CO², SO² et autres "effluents" nauséabonds ! Bien entendu, les mesures prises, les objectifs atteints, sont dûment répertoriés... à côté des incidents soigneusement signalés. Mais internationalisation et environnement ne font pas nécessairement bon ménage.Le bilan environnemental 2001 d'UPM indique en effet une régression nette par rapport à 2000, en raison de l'acquisition d'une usine en Chine, dont la principale source d'énergie est le charbon. A chaque fois qu'UPM achète une usine, comme en France, elle doit la mettre aux normes finlandaises puisque les objectifs fixés par la loi s'appliquent à l'entreprise entière, et pas seulement à ses installations nationales. Même ces dernières font encore l'objet d'investissements -- au total 95 millions d'euros en 2001, pour l'ensemble de l'industrie papetière -- destinés à réduire la pollution. Aucun Finlandais, dans un pays proche du pôle où les effets du changement du climat sont particulièrement visibles, ne doute que la réduction de l'effet de serre soit une priorité absolue. Le gouvernement finlandais a défini en 2001 une "Stratégie nationale pour le climat" reprenant et prolongeant des politiques d'économie d'énergie et de développement des énergies renouvelables (dont le nucléaire) lancées en 1996 et 1999. Bien que le pays ait d'ores et déjà réduit ses émissions de CO², à un niveau inférieur à celui de 1990 (objectif fixé par le protocole de Kyoto), les experts ont estimé que la croissance industrielle allait lui faire dépasser ce seuil si rien n'était entrepris.Un accord signé en 1997 entre gouvernement et patronat oblige les entreprises à former leur personnel aux objectifs environnementaux et à accepter des audits externes: 42 usines de papier avaient ainsi, en mai 2002, mis en place un système certifié de gestion de l'environnement. Afin de respecter ses engagements, UPM a, entre autres, investi 100 millions d'euros dans une nouvelle centrale énergétique, qui fonctionne depuis deux mois sur le site de son usine de Kuusankoski, en pleine forêt de pins et de bouleaux. Cette centrale "bio" ne consomme que les déchets forestiers ou papetiers produits sur place.Ecorce, branchages, sciure, boues récupérées sur la ligne de production de papier, et même les souches d'arbre, arrachées au sol à l'aide, d'une pelle mécanique conçue à cet effet, forment l'essentiel du combustible. Antoine Reverchon. |
Après la ville de Marrakech
qui a abrité la 7ème conférence des parties de la convention sur les
changements climatiques, c'était autour de New Delhi d'organiser les travaux de la
8ème rencontre des parties qui se sont déroulés au mois de novembre 2002. Si les
travaux de la conférence de Marrakech ont été un succès, ceux de New Delhi
semblent être un échec (1). Les causes de l'échec de la réunion de New Delhi sont multiples. En premier, l'opposition des Etats-Unis à l'égard du protocole de Kyoto a plané sur les travaux de cette rencontre (1). En deuxième lieu, l'attitude de certains pays en développement qui craignent que la mise en oeuvre du protocole de Kyoto se fasse au détriment de leur développement économique. Par conséquent, ils ont manifesté à New Delhi leur mauvaise humeur d'être les laissés-pour-compte de la croissance économique et du développement. Les pays en développement ont réclamé l'exécution des engagements financiers pris par les pays industriels à l'égard du tiers-monde aux conférences de Bonn et de Marrakech. Les pays en développement insistent pour la recapitalisation du Fonds pour les pays les moins avancés. Enfin, les pays en développement appellent les pays riches à contribuer au mécanisme du développement propre dirigé par un comité exécutif, mécanisme prévue par les dispositions du protocole de Kyoto qui doit les pays du Sud à se doter de technologies non polluantes. La Déclaration politique de la conférence de New Delhi se contente d'enregistrer la position des principaux blocs (3).
Mohammed BEDHRI
______________ 1) Au moment ou se tenait la 7ème session des travaux de la conférence sur le réchauffement climatique, des experts américains ont publié un rapport (Voir la revue Nature 1er novembre 2002) qui note, dans une analyse des besoins énergétiques au cours du siècle à venir, que Kyoto est à la fois trop fort et trop faible. Trop fort parce que les réductions qu'il impose sont perçues par certains comme un fardeau économique, et par les USA surtout, comme un frein à la croissance. Trop faible, parce qu'il ne résoudra pas la question du réchauffement du climat à court terme. 2)Déclaration de la ministre de l'écologie et du développement durable à l'Assemblée nationale française, 12 novembre 2002. 3) La prochaine conférence des parties à la convention sur les changements climatiques se déroulera à Paris au mois de février 2003.
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Destination phare du
tourisme mondial, la Méditerranée, avec 220 millions de touristes en 1999 et 350
millions attendus en 2020, fait l'objet aujourd'hui d'une vaste campagne pour la
préservation de ses côtes menacées, à commencer par le littoral lycien du Sud de
la Turquie. Au terme de deux ans d'investigation sur les côtes de "Mare Nostrum", l'Organisation de défense de l'environnement célèbre pour son emblème au panda, le World Wildlife Fund, a dressé une carte à la fois des régions les plus riches en espèces vivantes et les plus exposées à la pression touristique. Le WWF a mis l'accent sur dix régions où la biodiversité est particulièrement en danger, dont la côte Dalmate de Croatie, le Nord de la Turquie où un projet pilote de protection vient d'être lancé. Les autres zones comprennent la côte (Espagne-Maroc), la côte liguero-provençale (France-Monaco-Italie), la côte corso-sarde (France-Italie), la côte sud-tyrrhénienne(Italie), les îles et la côte ionienne (Albanie-Gréce), Mer Egée et sud-ouest Anatolie (Gréce-Turquie) et le Golfe de Gabes(Tunisie). Le WWF qui a initié ses différents projets accorde un intérêt particulier à la Turquie qui voit ses côtes de plus en plus défigurées par le tourisme de masse en provenance de l'Europe à la recherche du soleil et de la mer. Le bétonnage des côtes constitue une des plus graves atteintes à l'environnement marin comme en Lycie (Turquie).
Source WWF
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| Investissement et protection de l'environnement au Maroc (suite). | Greenpeace bataille contre la construction d'une usine de retraitement du combustible nucléaire au Japon. | Le rapport mondial sur l'environnement: GEO-3. | ||
| Nous avons publié au
mois de décembre 2002 une partie de cet article, nous continuons la suite dans le
présent numéro de la Gazette de l'Environnement. Le rapport Brundtland identifie les liens entre écologie et économie: "Depuis un siècle, la production industrielle a été multipliée par 50 et les 4/5 de cette progression sont intervenus après 1950.Ces chiffres reflètent et annoncent des répercussions importantes sur la biosphère à mesure que nous investisserons dans les logements, les transports, les exploitations agricoles, les entreprises.Une bonne part de cette croissance économique arrache des matières premières aux forêts, aux sols, aux mers et voies navigables". Le rapport appelle à la promotion d'un développement durable respectueux de l'écosystème naturel. Le Programme des Nations Unies pour l'Environnement accorde à la question de l'environnement dans le financement des projets de développement une place centrale.Le PNUE a rédigé un rapport en 1987 sur les mesures à prendre pour rendre le développement économique compatible avec la sauvegarde de l'environnement. Le sommet économique des sept pays les plus riches du monde tenu à Paris en 1989 rappelle que "l'industrie a un rôle déterminant à jouer pour prévenir les pollutions à la source, réduire le volume des déchets, conserver l'énergie ainsi que concevoir et commercialiser des technologies propres et rentables.La protection de l'environnement est inséparable du commerce, du développement, de l'énergie, de l'agriculture, des transports et de la planification économique. Politiques économiques et politiques de l'environnement se valorisent mutuellement. Afin de parvenir à un développement durable, nous favorisons une croissance économiques compatible avec la protection de l'environnement". Soucieuse de faire respecter les normes de sauvegarde de l'environnement, la Chambre de commerce internationale (CCI) a élaboré la Charte des entreprises pour un développement durable. Celle-ci contient 16 principes relatifs à la gestion de l'environnement.Deux principes fondamentaux nous paraissent concerner directement la problématique posée ici, à savoir la promotion des investissements dans un cadre respectueux de l'environnement. Il s'agit de l'article 7 de la Charte intitulé "Evaluation préalable":"Evaluer l'impact sur l'environnement avant d'entreprendre une activité ou un programme nouveau et avant la cession de l'activité d'un établissement ou le départ d'un site".De même, l'article 8 intitulé "Installation d'activités" éclaire notre propos : "Elaborer, concevoir et exploiter des installations ou mener des activités en considérant l'utilisation efficace de l'énergie dont des matériaux, l'utilisation durable des ressources renouvelables, la minimisation des atteintes à l'environnement et la production des déchets ainsi que l'élimination sûre et responsable des déchets résiduels". Parallèlement à la Charte de la CCI , celle-ci a établi des recommandations en matière de protection de l'environnement à l'intention des entreprises sous forme de 12 points pratiques. Le point 4 est important. : "Réaliser une étude d'impact sur l'environnement avant d'entreprendre une nouvelle activité ou un nouveau projet;procédures systématiques de déclassement lors de la fermeture d'un établissement". Au Maroc, bien que le cadre juridique soit embryonnaire pour contraindre les projets économiques est sociaux à respecter les normes écologiques et réduire les impacts négatifs , de timides expériences sont tentées aussi bien à l'échelle de l'Etat qu'au niveau des collectivités territoriales pour promouvoir un développement durable. (suivre) Med BEDHRI
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Au Japon, le projet de
construction d'une usine de retraitement du combustible usé qui sera la soeur jumelle de
l'usine de la Hague (France) soulève de vives inquiétudes et des interrogations sur
l'utilité d'un tel site. Gérée par Japan Nuclear Fuel, cette usine qui atteindra la capacité de traitement de 800 tonnes de combustible nucléaire constitue un l'élément central du programme japonais du bouclage du cycle nucléaire. Ce projet divise l'opinion publique et la classe politique.L'usine de retraitement du combustible irradié en gestation constituera le plus grand site d'entreposage des déchets nucléaires hautement radioactifs de l'archipel. Commanditée par Greenpeace, une enquête radio- écologique à partir d'échantillonnage des sols et de l'air a commencé le 15 novembre 2002.Conduite par la mission de recherche et d'information indépendantes sur la radioacticité, un organisme français privé qui a permis notamment de révéler l'étendue de la contamination sur le territoire français à la suite de l'accident de Tchernobyl, l'enquête pourrait donner de nouveaux arguments aux opposants du projet.Les responsables de la mission affirment que les usines de la Hague en France ne sont pas un modèle en matière de protection de l'environnement et de transparence.Elles rejettent de grandes quantités de déchets nocifs. Au Japon, les rejets seront plus importants, entraînant une forte contamination de l'air comme de la mer et en particulier des algues (qui concentrent la radioactivité) dont se nourrissent les japonais Les premiers résultats de l'enquête seront connus dans quelques mois. Ils permettront d'établir un point zéro avant la mise en route de l'usine afin de mesurer par la suite à partir de cette base de données les contaminations. Greenpeace vise à empêcher la construction de cette usine. Insuffisamment informeé des risques, inquiets des anomalies découvertes en février 2000 dans la construction de piscines de stockage des déchets, les habitants au voisinage de l'usine se sentent déboussolés et dépassés par les enjeux stratégiques d'un tel projet. Le coût rédhibitoire du combustible qui sera produit dans l'usine en question sera le plus élevé à l'échelle mondiale, au point que même les défenseurs de l'énergie nucléaire estiment qu'il serait plus sage d'abandonner le projet. Le coût d'édification de l'usine se chiffrera à plus de 20 milliards d'Euros (trois fois supérieur aux estimations). Greenpeace parviendra-t-elle à convaincre les japonais de renvoyer la construction de l'usine de traitement du combustible usé aux calendes grecques ? La bataille que livre cette organisation est conforme à sa stratégie anti-nucléaire qui a fait la force de son action dans le monde.
Med BEDHRI |
Le rapport Global
Environment Outlook, GOE -3, commandé par le Programme des Nations Unies pour
l'environnement, souligne que les choix politiques des trente dernières années à venir
seront déterminants pour l'avenir de la planète. GEO -3 décrit un monde fragilisé : dégradation de l'air, baisse des ressources en eau, appauvrissement de la biodiversité.Si les acteurs de la planète ne réagissent pas, 1130 espèces de mammifères et 1183 espèces d'oiseaux sont clairement menacées.Une dégradation annoncée qui mettrait en danger " des millions d'humains ainsi que les espèces animales et végétales ". Nous publions l'intégralité de ce rapport dans plusieurs numéros successifs de la "Gazette de l'Environnement". Plus de 70% des surfaces émergées pourraient être affectées par les effets de la construction des routes, des industries extractives, la construction de villes et autres grands équipements autour des 30 prochaines années à moins que des mesures ne soient prises d'urgence. C'est l'Amérique latine et les Caraïbes qui serait la région la plus fortement touchée, avec plus de 80% de sa superficie; viendrait aussitôt après l'Asie et le Pacifique.Dans cette région, plus de 75% des terres pourraient être affectées par les perturbations des habitats et autres atteintes à l'environnement, du fait d'une croissance des infrastructures trop rapides et mal conçue. Plus de la moitié, des habitants de la planète pourraient vivre dans des zones souffrant de stress hydrique grave en 2030 si les forces du marché continuent à avoir la haute main sur l'évolution de la situation politique, économique et sociale mondiale. L'Asie occidentale, qui englobe la péninsule arabique serait sans doute la région la plus touchée, puisque 90% de sa population vivraient dans des zones souffrant de "stress hydrique grave" en 2032. Cependant, la proportion d'êtres humains souffrant de la faim semble diminuer dans le monde.Dans l'un des scénarios retenus, la faim ne frappe plus que 2,5% de la population mondiale en 2032, ce qui correspond aux objectifs de la Déclaration du millénaire Une action concertée, celle des gouvernements, de l'industrie et des particuliers pourrait également permettre de réaliser une profonde réduction des émissions de gaz liées au réchauffement mondial. Les concentrations de dioxyde de carbone pourraient, moyennant une action publique et privée suffisante, commencer à se stabiliser dans l'atmosphère en 2032. Ce sont là certains des résultats frappants que l'on peut lire dans le l'étude GEO-3, troisième rapport sur "l'avenir de l'environnement mondial" préparé sous les auspices du PNUE. Ce rapport global scrute les politiques suivies au cours des trente dernières années et les impacts qu'elles ont eus sur l'environnement. Il présente quatre scénarios pour les trois prochaines décennies. Le rapport établi par plus de 1000 experts rappelle que l'humanité se trouve à une étape cruciale de son existence, car les choix relatifs à la planète faits par aujourd'hui, sont d'importance critique pour les forêts, les océans, les fleuves, les montagnes, la flore et la faune sauvages et les autres systèmes qui rendent la vie possible pour les générations présentes et futures. GEO-3 conclut qu'une grande partie des changements que l'on constate dans l'environnement ont déjà eu lieu au cours des 30 dernières années, depuis la conférence de Stockholm de 1972, qui a aboutit à la création du PNUE. PNUE (à suivre) |
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Nouvelles écologiques brèves |
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| 1) P.Mauroy, président de
la communauté urbaine de Lille, a annoncé, vendredi 15 novembre 2002, la décision de
quintupler en quinze ans la surface des espaces verts dans l'agglomération, pour en faire
une "des plus vertes de France".Le fleuron sera constitué par un "jardin
des communautés", qui reflétera sa grande diversité culturelle.Totalisant
actuellement 2000 ha, les espaces verts (parcs, bois et sites agricoles) devraient passer
à 10.000 ha à l'horizon de 2020. 2)La ville de Viliers-Cotterêts (Aisne) a été la première en France à être certifiée ISO 14001 pour sa démarche de "management environnemental" dans tous les services municipaux. L'obtention de cette certification a mobilisé la municipalité pendant une année : parcs de véhicules électriques, déchetterie, nouvelles stations d'épuration "environnementale".Le plan d'action des services municipaux comporte des mesures comme la non utilisation de produits toxiques pour l'environnement, le recensement et le contrôle des odeurs, la gestion des déchets des chantiers, le tri sélectif des poubelles de bureau. 3)Un guépard libéré de sa cage par un inconnu a tué dix kangourous dans un zoo de l'Ouest de l'Allemagne. Rescapé du carnage, un petit a pu être sauvé de la poche de sa mère qui a succombé aux griffes du prédateur.Le guépard a décimé le cheptel des kangourous gris géants originaires de l'Est de l'Australie. |
4)La
ville de Fès dispose désormais d'un plan d'aménagement des espaces verts qui a été
conçu par l'Association Fès Saïss et soumis respectivement à l'Agence de sauvegarde de
la vieille médina et à la Communauté urbaine de la ville. Rappelons que les habitants de la ville de Fès ne disposent que de 2m² de verdure chacun alors que la norme internationale est supérieure à 15 m². 5) La Russie a demandé une aide financière aux pays industrialisés pour détruire ses armes chimiques. A l'occasion du dernier sommet entre Bush et Poutine , tenu au mois de novembre 2002, la question a été évoquée.Les Etats-Unis avaient promis une aide de 400 millions de dollars. L'Organisation chargée de l'interdiction des armes chimiques avait également promis une aide substantielle pour construire des sites destinés à démanteler les armes chimiques. 6)La diminution de la place de l'automobile dans la capitale,Paris, reste le grand dossier de la mandature du maire. Après les couloirs de bus protégés et la création de quartiers verts, l'hôtel de ville s'apprête à prendre de nouvelles décisions dans le cadre du plan d'aménagement et de développement durable de la capitale française, un document qui détaille les projets en matière d'urbanisme et de transport pour les prochaines années.
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7) La société Genetics
Saving § Clones, la première société de biotechnologie spécialisée dans le clonage
des animaux domestiques propose, en Californie, aux propriétaires de chiens et de
chats le clonage de leurs animaux disparus.La société propose des bébés chien ou
chat possédant les mêmes caractéristiques exactes des animaux décédés.Le
premier animal né d'un clonage est un chat.La prochaine étape sera le clonage d'un
chien. 8)La Russie envisage de construire des centrales nucléaires flottantes pour résoudre les problèmes d'approvisionnement en énergie des régions du Grand Nord et de l'Extrême-Orient. Ce projet fait grincer les dents des associations de protection de l'environnement. L'idée est d'installer sur une barge,ancrée en mer, deux réacteurs d'une puissance totale de 70 mégawatts pouvant alimenter en électricité et en chauffage les villes du Grand Nord qui seront également équipés d'unités de dessalement de l'eau de mer. 9)Les Verts ont choisi leurs délégués au congrès du 14 décembre 2002 à Nantes en donnant une majorité relative à "Désir de vert", la tendance représentée notamment par le député européen Alain Lipietz, la députée de Paris Martine Billard et l'adjoint au maire de Paris Yves Contassot. 10) Une baleine de 2,5 tonnes a échoué , au mois de novembre 2002, sur l'une des plages de Rabat.Selon des sources vétérinaires relevant de la communauté urbaine de Rabat, ce mammifère retrouvé mort dont l'âge varie entre 6 mois et un an, est connu sous le nom de "Rorqual".Il appartient à l'espèce des baleinoptères qui vit dans les mers froides, dont l'Atlantique.C'est la première fois que ce genre de poisson est jeté sur les plages de Rabat. |
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Notes de lecture écologique |
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| 1) Annick Vallée. Economie de
l'environnement. Edition Seuil, coll "Points", 352 p.2002. Cet ouvrage enrichit la niche éditoriale du manuel d'économie d'environnement, déjà suffisamment étoffée. L'auteur présente les principaux concepts de l'économie environnementale dans une forme néoclassique. Le problème-clé de l'évaluation monétaire des externalités environnementales est clairement exposé, ainsi que les instruments de la politique environnementale (fiscalité, règlement, marché). Le travail de Mme A.Vallée s'articule utilement sur les débats intervenus récemment à propos du marché des permis d'émission ou de l'écotaxe, dans la perspective du protocole de Kyoto sur le changement climatique.
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2)O.Beaumais et M.Chiroleu- Assouline.
Economie de l'environnement. Edition Bréal, 300 p.2001. Cet ouvrage s'intéresse à une discipline contemporaine qui attire de plus en plus de chercheurs en rapport avec l'intérêt que manifeste l'opinion publique internationale aux questions de l'environnement. Les deux auteurs présentent les concepts fondamentaux de cette discipline scientifique dans un style pédagogique qui permet aux novices de se familiariser avec des notions nouvelles liées à l'essor de l'économie environnementale.
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3)Maude Barlow et Tony Clarke. L'or
bleu, le grand enjeu du XXIème siècle.Edition Fayard, 375 p. 2002. Ce sont deux militantes écologistes -- la première est fondatrice du Bleu Planet Project, un mouvement de citoyens engagé dans la protection de l'eau douce, tandis que la seconde dirige l'institut canadien Polaris -- qui ont choisi à travers cet ouvrage de nous alerter sur la question de l'eau. Les chiffres sont impressionnants : un milliard et demi de personnes n'ont pas accès à une eau saine et propre et chaque année 5 à 10 millions meurent de maladies liées à sa mauvaise qualité. Ce livre raconte l'histoire du combat de citoyens ordinaires qui militent contre "la marchandisation" de l'eau. |
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Agenda écologique |
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| 1)Colloque international sur
"la pollution de l'espace par les débris" organisé par l'Agence spatiale
européenne, le Centre National d'Etudes spatiales et l'Académie nationale de l'air.27/28
novembre 2002.Toulouse. France. Dans le préambule de la rencontre internationale,les organisateurs rappellent que l'espace proche de la terre ressemble à un immense nuage poubelle dans lequel tournent des millions de débris issus des activités spatiales. Evoluant à plusieurs kilomètres par seconde, même des objets minuscules peuvent causer des dégâts irrémédiables à des satellites et mettre en danger les missions habitées.Les acteurs du spatial veulent imposer des règles de "propreté" pour ne plus polluer les orbites les plus fréquentés. |
2)Synthèse des
travaux de l'atelier"Etude des possibilités de développement du tourisme rural dans
le Rif central".Al Hoceima (Maroc) 02/11/02. Lassociation Asasha, en collaboration avec la
Délégation provinciale du tourisme, a
organisé à Al hoceima un atelier sur le thème " Etude des possibilités de
développement d'un tourisme écologique et rural dans le Rif central ". - La qualité : gîtes
chez des habitants répondant aux normes,
des guides qualifiés, contrôle sur terrain, - La diversité : valoriser les
cultures locales traditionnelles, diversifier les produits touristiques ( la chasse, la
pêche, randonné pédestre, équestre, la découverte de la nature
) - Lauthenticité : préservation et la réhabilitation du patrimoine local (coutumes, traditions,
monuments, artisanat de qualité
) En
suite, il a rapporté les principales actions
réalisées dans cette expérience : -Formation de 400 guides au centre de formation aux arts et métiers de montagne à TABANT province AZILAL - Classement de 50 gîtes
dans le Label ( GTAM) . -Organisation et réglementation des activités de Bivouac. -Monétarisation déconomie locale. -Développement des activités agropastorales -Revalorisation de patrimoine Il a fini son intervention en signalant les
contraintes qui entravent le bon déroulement des activités de tourisme rural : la
dégradation du milieu naturel, la difficulté de communication et la sécheresse. Cest ce qui a nécessité la mise en place dun plan daction
visant laménagement des circuits et des refuges, lélaboration dune
charte de qualité et de matériels
publi-promotionnels et lidentification de sites pilotes Suite aux interventions, la
parole a été donnée à tous les participants (tour de table) pour se présenter et
donner leurs points de vue à partir dexpériences vécues. Résultats et propositions: Accord sur certains
principes généraux : -La nécessité de promouvoir le tourisme
rural dans la province dAl hoceima. -Ce tourisme doit être un élément
de développement durable dans la région. -Le développement de ce tourisme est laffaire de tous ceux qui sont concernés par celui-ci : les populations locales, les élus, les administrations, les associations et les professionnels. -Le modèle de relation entre ces différents acteurs est le partenariat, le contrat, la responsabilité partagée et lobligation de résultat. Constitution d'un comité local de coordination : Tous
les participants ont exprimé leur souhait de mettre sur pied un dispositif de travail en commun dans le quel tous les acteurs se
retrouvent ensemble autour du projet de promotion du tourisme rural et où chacun amène
ses compétences et ses savoirs. Pour répondre à ce souhait, une première structure appelée « comité
local de coordination » a été créée
dans le but dentreprendre les mesures nécessaires pour la mise en marche dun
processus participatif capable de promouvoir le tourisme rural au niveau de la province
dAl hoceima. Propositions : --Encourager
lhébergement chez lhabitant (gîtes détapes). -Sensibilisation de la population rurale de limportance des retombés économiques générées par les activités touristiques (implication des enseignants et des élèves). --Impliquer les familles influentes pour
une meilleure intégration du tourisme rural. --Mettre en place des produits
touristiques complets. Formation : --Création dune
cellule locale de formation des guides de
montagnes et des gîteurs en collaboration et en coordination avec la CFAMM. --Faciliter la formation
et laccès à la formation de tous les professionnels
du tourisme rural. --Favoriser la participation
dacteurs locaux par la mobilisation et lappui à lémergence des
initiatives et des projets. --Implication des professionnels et des agences de voyages dans
la promotion et la commercialisation des produits de tourisme rural. --Organiser et développer
toutes les activités liées au tourisme rural. --Renforcer lancrage
territorial des produits touristiques par la valorisation du patrimoine culturel, historique et archéologique
de la région de Rif. -- Garantir une meilleure
préservation de la biodiversité de la zone du Parc National. -- Communication et
information -- Développer
linformation des institutions et des administrations en direction des associations
et des citoyens. -- Encourager la participation
des citoyens et des associations à la définition et à lélaboration des
politiques publiques en matière de tourisme rural. -- Privilégier les relations
horizontales par lutilisation des moyens modernes de communication ( Internet
) -- Construire des réseaux pour
léchange des expériences. -- Impliquer lONMT, les professionnels et les promoteurs
dans la promotion du produit touristique. -- Elaboration et édition
de matériel publi-promotionnel (affiches, brochures,
dépliants). -- Participations aux
foires et salons spécialisés. -- Créer un musée pour
le patrimoine culturel local. -- Développer le festival touristique et culturel dAl hoceima. |
3)Les tortues
marines considérées comme une espèce d'importance sont menacées de disparition et les
pays du plateau de la Guyanne se sont engagés à harmoniser les méthodes de comptage et
à suivre l'impact de la pêche sur l'espèce.Un colloque sur le sujet a
réuni du 18 au 20 novembre 2002 à Remire-Montjoly Banlieue de cayenne) des
spécialistes du pays du plateau(Guyane française,Guyane, Surinam, Brésil,Trinidad et
Tobago et Vénézzzuela) Ce colloque, le premier du genre, a permis d'analyser les résultats de chaque pays après la période de ponte de mars à juillet. Le plateau des Guyannes accueille un tiers de la population des tortues luth, une des espèces des tortues marines. En Guyane française,une étude réalisée par WWF va débuter en mars 2003 pour élaborer un protocole d'échantillonnage afin de comptabiliser la prise de tortues marines lors des campagnes de pêche de crevettes. En 2002, 12.000 pontes de tortues luths y ont été recensées par les associations de protection notamment sur l'estuaire de Maroni(ouest du département), zone transfrontalière avec le Surinam. Le Surinam a annoncé lors du colloque des chiffres de 20.000
pontes, la Guyana n'ayant pas voulu dévoilé ses chiffres. Des résultats préliminaires
ont montré au Venezuela une baisse de 50% des pontes (2000 en 2001). Trinidad et Tobago, apparus cette année comme une
zone de "première importance", annonce entre 15.000 et 20.000 pontes. 3.000
tortues ont été prises dans des filets, dont 27% sont mortes. "Cependant ces chiffres ne doivent pas être
globalisés, car les méthodes de comptage ne sont pas encore standardisées", a
affirmé Laurent Kelle, du bureau régional de WWF en Guyane française. Le colloque se déroulera en 2003 à Trinidad et Tobago. |
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