LA GAZETTE DE L

    LA GAZETTE DE L'ENVIRONNEMENT

            N°21, Juin, Juillet et Août 2003.

 

Editée par l'Association pour la protection de l'environnement dans l'Oriental.

Prix Hassan II de l'environnement 2002.

Numéro consacré exclusivement aux problèmes écologiques du Maroc.

    

       SOMMAIRE L'évolution du droit de l'environnement au Maroc. La statue du Lion de l'Atlas à Ifrane :  l'énigme est levée.
1)L'évolution du droit de l'environnement au Maroc.

  Mohammed Bedhri

2) La statue du Lion de l'Atlas à Ifrane :  l'énigme est levée.

   Mohamed El Aouene

3)Investissement et protection de l'environnement : l'expérience du Maroc.

     ( suite et fin)

Mohammed Bedhri

4)L'huile d'argane : un projet de norme marocaine.

         Lamiae B.

5) Massifs forestiers à Ifrane( suite et fin)

Mohammed Drihem

6)Le singe magot, une grande  menace pour le cèdre  d'Ifrane.

Mohammed Drihem

7) Pour un renforcement  d'économie du Bois-énergie.

    

 8)Les exportations marocaines de produits bio.

9) La gestion des ressources en eau : le programme "pérennité des ressources en eau du Maroc".

10)Vers la création d'un Fonds national de l'environnement.

Mohammed Bedhri

11) Aménagement et protection des massifs forestiers : un espoir pour la survie du cèdre de l'Atlas.

  Mohamed Drihem

12) La création du Centre national pour la préservation des zones humides au Maroc.

  Abdelwahed Rmich

13) Nouvelles écologiques brèves

14) Agenda écologique

15)Notes de lecture écologique.

Le Maroc vient de se doter d'une série de lois qui enrichissent le corpus législatif relatif à l'environnement. Il s'agit respectivement des lois sur l'environnement, sur la pollution atmosphérique et sur les études d'impacts. Des lois qui sont les fondements du droit de l'environnement.

Le premier projet de loi sur l'environnement consacre le principe de prévention et permettra la création des observatoires régionaux qui seront habilités à préparer les études et donner des avis sur les projets d'investissement et leur respect de l'environnement

Des incitations financières et économiques motiveront les opérateurs économiques  pour accorder à la sauvegarde de l'environnement la place qui lui échoit. Un Fonds national de l'environnement sera crée.

Le deuxième projet de loi est relatif  à la lutte contre la pollution de l'air. Il vise la mise en place d'un réseau de surveillance et de suivi de l'état de la pollution dans les principales villes du Royaume. Pour faire aboutir ce projet, une commission de coordination des actions dans ce domaine sera créée.

Le troisième et dernier projet traite d'une question d'une grande importance pour la protection de l'environnement, à savoir les impacts négatifs des unités industrielles et autres sur l'environnement. Cette loi permettra d'accorder le développement économique avec la protection de l'environnement.

Ces lois importantes devraient être complétées par d'autres textes juridiques dans d'autres domaines de l'action des pouvoirs publics contre la pollution. Il s'agit des questions relatives aux établissements insalubres, incommodes et dangereux, aux déchets, toutes catégories confondues, (domestiques, industriels et hospitaliers), à la gestion des décharges publiques, à la protection du littoral, de la montagne, etc...

L'arsenal juridique en matière de sauvegarde de l'environnement sera renforcé, sur le plan institutionnel, par l'établissement d'une commission de contrôle et de protection de l'environnement. Composée de différents départements ministériels, la commission aura pour rôle d'introduire les préoccupations environnementales dans les différentes stratégies de développement économique et social (1).

       M.BEDHRI

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1) Des kiosques verts seront crées pour promouvoir la sensibilisation et l'éducation à l'environnement.

Nous avons adopté le Lion de l'Atlas comme le slogan de la revue écologique électronique "La Gazette de l'Environnement". Notre collaborateur présente ci-joint une fort intéressante étude sur la statue du Lion de l'Atlas peinte à Ifrane.

Le Lion de l'Atlas qui est un animal fétiche au Maroc et qui a disparu depuis des décennies est présent à Ifrane, dans le Moyen-Atlas, sous forme de statue fort connue et qui marque la ville.

Notre collaborateur a conduit une recherche fort intéressante pour connaître l'auteur de cette statue du Lion Atlas dont nous aimerions qu'il rugisse de nouveau dans les montagnes de l'Atlas. Présentation.

Inscrites dans la légende, les rumeurs les plus diverses courent depuis très longtemps selon lesquelles il serait l'oeuvre d'un prisonnier (allemand de plus), de légionnaires, d'individus aux nationalités diverses. Depuis quand cette statue de Lion est-elle là ? Qui est en le sculpteur ? Ce lion symbolise le souvenir de ces fauves qui peuplaient la région jusqu'au début du sicèle dernier.

Populaire et familier, présent aux armoiries de la ville, qui évoque Ifrane l'associe immédiatement au paysage et à ses propres souvenirs.

Un premier courrier du conservatoire du patrimoine des archives diplomatiques de Nantes (France) confirme " qu'aucune date,, ni indication sur l'auteur n'apparaît. Une certitude : la statue figure sur le plan d'Ifrane daté du 12 août 1932".

L'idée de la station (Ifrane) revient à Eric Labone, secrétaire général du protectorat français au Maroc puis résident général, et que la mise en chantier débute en 1929.

Dans la revue" Maroc" N°14   du 15 août 1930 (disponible  à la bibliothèque  générale et archives de Rabat) Mr Moreau pose devant sa statue. Légende : "Le Lion d'Ifrane sculpté entièrement dans le roc". Mr Moreau, de Rabat, que la photo nous montre placé devant son oeuvre a eu le mérite de l'exécution de cette sculpture à la fois originale et imposante."L'article est intitulé  : Ifrane, la perle de l'Atlas". Il est signé par Jean Carre.

La réalisation du Lion par Moreau ne prendra que quinze jours(1). Depuis plus de soixante dix ans, sous le beau soleil du Maroc, se dresse le fameux lion de l'Atlas devenu mythique.

      Mohamed El Aouene

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1) C.F Note de service du 2 mars 1930. Eric Labone.

Aménagement et protection des massifs forestiers : un espoir pour la survie du cèdre de l'Atlas. L'art au service de l'environnement : le parc de l'Hermitage de Casablanca. Un programme pour protéger la biodiversité dans l'Oriental.
De nombreuses communautés montagnardes sont en train de découvrir les énormes possibilités de croissance économique qui dérivent de la conservation de leurs forêts pour attirer les touristes.

Toutefois, les possibilités économiques nées du tourisme ne doivent pas éclipser le fait que, pour de nombreuses cultures, les montagnes et les forêts de montagne sont des sites sacrés recelant une valeur spirituelle considérable. Alors que les sociétés de montagne sortent de l'isolement, l'interaction entre les communautés appartenant à différentes cultures aura un rôle important dans la façon dont les forêts de montagne seront utilisées.

Les massifs forestiers : réalités et perspectives.

Comprise entre les altitudes de 800 à 2000 m, la province montagneuse d'Ifrane couvre 350.000 ha dans le Moyen-Atlas central.

Elle a une importance nationale puisqu'elle joue le rôle de château d'eau qui alimente notamment les bassins d'eau de Sebou, de la Moulouya, de l'Oum R'Bia et du Bou Regrag : la taille de son massif forestier est relativement bien conservé par rapport à d'autres régions et sa production de bois d'oeuvre représente 30ù du volume national. En fonction de l'altitude, on distingue dans cette province, des plaines avec une pluviométrie faible allant de 350 à 450 mm/an, des collines d'altitude moyenne avec une pluviométrie plus importante de 500 à 850 mm/an et des montagnes avec une forte pluviométrie qui peut dépasser les 1000 mm/an et des hivers rigoureux caractérisés par un enneigement important.

Les forêts couvrent environ 33% de la superficie provinciale soit quelque 116.000 ha, les parcours collectifs 32% avec 114.000 ha et la SAU évaluée  à 83.000 ha couvre 23% de cette superficie provinciale. La forêt avec la céréaliculture, l'arboriculture et l'élevage (780.000 têtes ovines) sont les principales bases de l'économie de la province d'Ifrane en plus du tourisme essentiellement tourné vers une clientèle nationale (chasse, pêche récréative dans les lacs et les retenues aménagées, ski, randonnées, camping, colonies de vacances, hébergement chez l'habitant...)

A signaler enfin que l'unité socio-géographique n'est pas le village mais la  fraction ou la sous fraction, qui peut comprendre plus d'un village et qui détient des terres collectives et des droits d'usage sur des parcours syllvo-pastoraux associés.

Chaque commune rurale, basée sur le découpage traditionnel de l'espace, regroupe une population globalement homogène sur le plan sociologique et comprend les trois types d'espaces : forêts, parcours et SAU.

           

      Med Drihem

Le projet de la maquette du parc de l'Hermitage, créé à l'initiative de l'association  "La source du Lion", pointant l'état gravissime de décrépitude de ce parc et incitant à la préservation de notre environnement, est fin prêt. Le vernissage a eu lieu le vendredi 25 avril à la villa des Arts.

Le parc de l'Hermitage, espace vert chargé de repères historiques et affectifs dans la mémoire des Casablancais, se trouve présentement dans un état de délabrement qui ne fait guère plaisir. Interpellée par cet état de chose, l'association " la Source du Lion" a réagi. D'où l'idée d'une maquette au 1/100ème du parc qui reproduit l'état de délabrement dans lequel se trouve ces espaces actuellement. L'idée du projet est née d'un lieu et d'un désir. Le lieu est le parc de l'Hermitage de Casablanca, le désir est celui d'une association d'artistes plasticiens, "La Source du Lion", de proposer un projet à l'échelle du désastre dans lequel se trouve le parc. D'où la naissance d'une maquette, qui se veut un cri d'alarme quant à la situation inquiétante de notre environnement. En effet, outre ce parc, les quelques espaces verts que comptent la ville sont dans un état qui laissent à désirer, puisque mal entretenus et mal exploités. Alors qu'ils devraient, en principe, permettre aux habitants de la ville d'avoir un bol d'oxygène, un moment de béatitude dans un environnement sain et bien aménagé. Un lieu ornant leur espace urbain et leur offrant une vue agréable dans un endroit aéré, à ciel ouvert, où ils pourraient se divertir, ainsi que leurs enfants, sachant qu'ils évoluent dans une ville polluée à cause d'une forte concentration démographique et industrielle. Cependant, au moment où les espaces verts se font rares, dans une ville étouffée par le béton, avec seulement une moyenne de 1,5m² par habitant, les quelques jardins publics dont dispose la ville sont quasiment abandonnés, au sein d'une ville hideuse et sale. ce qui provoque un spectacle de désolation et un sentiment d'amertume chez les citoyens.

Interpellé par ce laisser- aller, l'association la "Source du Lion", en collaboration avec la Villa des Arts de la Fondation ONA , ont lancé le projet de maquette de cet espace, en vue d'attirer l'attention des responsables, mais aussi des citoyens sur cette situation de dégradation du parc à travers un travail fédérateur qui engage un collectif d'artistes, dans le souci de préserver notre environnement. A travers ce projet, l'association "la Source du Lion " réitère l'expérience de la Passerelle Artistique visant une   sensibilisation de toutes les parties concernées, quant à la question de préservation de notre environnement.

Par ailleurs, il est à rappeler que la réalisation de cette maquette s'est déroulée en plusieurs étapes. un travail de repérage a d'abord été effectué, en février-mars 2002, pour établir un plan détaillé du parc. S'en est suivie la réalisation de ce plan en avril 2002 et d'une plate-forme au 1/100ème. Ce qui a permis la réalisation de la maquette vers mai-juin 2002. Enfin, la dernière étape étant la construction de la maquette dans un atelier ouvert pour l'occasion à la Villa des Arts. Le travail a été achevé en avril 2003.

Afin de donner à son travail plus d'impact et plus d'envergure, en terme de sensibilisation, l'association  La Source du Lion a fait appel à d'autres collectifs d'artistes étrangers  (France, Espagne, Hollande) pour présenter à leur tour leurs travaux, actions et engagements dans des problématiques contemporaines, qu'elles oient d'ordre social, culturel ou politique.

La maquette est exposée du 23 avril jusqu'au 25 mai au complexe culturel Moulay Rachid.

        Bouchra Lahbabi

Le programme de protection de la biodiversité et des ressources en eau (PBREM) concerne le bassin versant de la Moulouya, écosystème méditerranéen du Maroc oriental, fragilisé par la conjonction de facteurs anthropiques et climatiques. Ce programme sera mis en oeuvre sur trois années, par ENDA Maghreb en partenariat avec le secrétariat, d'Etat chargé de l'environnement, de l'université Ibn Toufaïl de Kénitra(UFR environnement de la faculté des sciences) et la commune urbaine de Missour.

Financé par l'Union européenne dans le cadre du programme LIFE  pays tiers et l'Agence espagnole de coopération internationale, le PBERM a pour objectif la mise en place d'un ensemble de tâches relatives à l'étude de cadrage de la biodiversité du bassin versant de la Moulouya, l'étude d'évaluation des émissions de gaz à effet de serre provenant des déchets solides, ainsi qu'aux études sur la pollution minière appliquées aux sites de la Moulouya.

Les activités du programme concernent l'extension de la décharge contrôlée du centre de co-traitement de Missour et la replicabilité de cette solution sur quatre autres communes, du bassin versant de la Moulouya ainsi que l'appui à la constitution et à la mise en oeuvre technique de l'Observatoire régional de la Moulouya.

Le présent projet visant l'amélioration des connaissances sur l'environnement du bassin versant de la Moulouya, sur les pressions qu'il subit, sur les mesures concrètes à l'oeuvre ou à envisager et la formulation d'une stratégie à l'échelle du bassin versant. Il apparaît opportun d'optimiser la dynamique engagée par ces activités en appuyant la création d'un cadre institutionnel propice à leur prolongement dans le temps et dans l'espace. L'Observatoire régional répondait à cet objectif.

Ces activités ayant été initiées en janvier 2003, l'atelier de lancement officiel du programme, organisé le 20 mars 2003 à l'Association sportive et culturelle de l'agriculture, a été l'occasion de présenter aux partenaires institutionnels, les objectifs du programme.

En oeuvrant à déterminer la situation environnemental du bassin versant de la Moulouya par secteurs géographiques et par thèmes, à créer un outil de gestion et de suivi de cette situation et à asseoir des liens d'échanges et d'expertises avec des organismes nationaux et internationaux impliqués dans la préservation de l'environnement, les objectifs du programme de protection de la biodiversité et des ressources en eau s'inscrivent pleinement dans la stratégie nationale en matière de protection de l'environnement notamment la mise en place d'observatoires de l'environnement et du développement durable.

Le singe magot, une grande  menace pour le cèdre  d'Ifrane.   La gestion des ressources en eau : le programme "pérennité des ressources en eau du Maroc".   Pour un renforcement  d'économie du Bois-énergie.
Selon un rapport concernant la dégradation sans cesse croissante de la cédraie d'Ifrane, il ressort qu'un nouveau ravageur, jadis sans danger, commence à causer de .très graves dégâts dans la cédraie. En effet, une étude a révélé que 12% des cédraies connaissent un dépérissement très inquiétant causé par l'association des effets de la sécheresse, des maladies cryptogamiques et des attaques perpétrées par les ravageurs notamment la chenille processionnaire et surtout, le singe magot. Un recensement effectué récemment dans la zone du futur parc national d'Ifrane d'une superficie de 54.000 hectares a révélé une population de singes magots de l'ordre de 5000 individus.

La densité moyenne dans la cédraie est de 27 individus au km². Dans la zone à forte concentration, telle la commune D'Aïn kehla, la densité peut dépasser 50 individus au km².

Le nombre de singes magots croît d'année en année et cette croissance est due essentiellement à la disparition des prédateurs du singe tels les gros carnivores et les rapaces.

Selon des sources concordantes , la forêt de Sidi M'guild avec les forêts avoisinantes d'Ajdir, Azrou, Kebkrit et Senoual constituant la trame de fond du patrimoine forestier du Moyen Atlas, supportent le joug des populations destructrices de ce primate.

  En effet, cette forêt d'une superficie de 20 430 ha sur la province d'Ifrane constitue le lieu de prédilection de ce ravageur. La commune d'Aïn kahla , la plus touchée par les attaques de singes, est constituée, comme celle de Seheb, des meilleurs peuplements de cèdre du Moyen Atlas.

Tous les efforts déployés en matière d'aménagement de forêts et de conduite de peuplements seront alors vains si l'objectif principal, en l'occurrence la pérennité des cédraies, n'est pas assuré, sachant que la régénération ne serait jamais épargnée si la charge continue selon la cadence actuelle.

L'écorçage des arbres affecte sérieusement leur rythme de croissance. En termes de production, le volume de bois serait inférieur au bout d'une période de 15 ans de 78% par rapport aux arbres non attaqués. Ce qui se traduit par une perte de productivité annuelle de 5,2%.

  Cependant, le nombre croissant de ce primate est la dégradation continue du  milieu naturel ont engendré la rupture de cet équilibre au détriment des forêts de cèdre.

En effet, en cherchant à s'adapter à un milieu de moins en moins accueillant, l'animal sollicite sa nourriture chez d'autres h^tes présentant jadis un intérêt secondaire dans son cortège alimentaire.

Le cèdre en fait désormais partie et l'on commence même à croire qu'il a intégré ses habitudes alimentaires. Devant une telle situation, et pour une gestion durable de ces écosystèmes, il est impératif d'intervenir afin de réguler  les populations du singe magot. Néanmoins, des mesures urgentes doivent être entreprises pour stabiliser les effectifs de singe afin de réduire les dégâts causés aux cédraies. Cette stabilisation des effectifs peut dans l'immédiat être effectuée soit par des transferts et déplacements vers d'autres zones, soit par des campagnes de régulation    par voie de stérilisation  ou d'élimination pure et simple.

L'opération de transfert et de déplacement doit intervenir suite à des captures qui auront lieu en automne au moment où les jeunes sont sevrés et les femelles ne sont pas gestantes. Quatre lieux ont été choisis pour le transfert le lâcher des singes captures.

Il s'agit du Jbel Bouhachem près de Cchafchaoun, du Jbel bni Snassen, près de Berkane du Jbel Tazarkount  à l'amont du barrage Bni Al Widane et la forêt de l'Aghbar à proximité de Tisi N'test. Quant à la campagne de régulation, il est proposé de l'opérer de deux manières différentes à savoir : l'installation d'un réseau de piéges qui permettra de procéder à un tri de sujets. Les femelles capturées seront ainsi mises à la disposition de zoos ou d'organismes de recherche(Institut Pasteur) et les mâles seront    stérilisés.

La deuxième solution   proposé l'organisation de battues de régulation dans les régions les plus peuplées. Cette alternative ciblera les colonies composées d'un grand effectif constitué de plus de 30 individus.

  Mohammed Drihem

Le lancement de la politique de barrages dans les années soixante par feu le Roi Hasan II pour la mobilisation des ressources hydriques du Royaume, a été suivi plus tard par la mise en oeuvre de projets visant à assurer une gestion durable de cette denrée de plus en plus rare.

Depuis la deuxième moitié des années quatre vingt dix, trois projets pilotes ambitieux (Nakhla, Dokkarat et Drarga) ont été lancés dans le cadre du programme "pérennité des ressources en eau du Maroc"(PREM) à même de répondre aux différents aspects  de la problématique de l'eau et pour une meilleure gestion durable des ressources en eau.

Ces trois projets visent à contrôler l'érosion des sols (Nakhla dans le Nord du Maroc), à recycler le chrome des tanneries (Dokkarat  à Fès) et à traiter et réutiliser les eaux usées de Drarga (Agadir) .

Le premier projet a pour objectif de pallier l'érosion du sol que connaissent les montagnes du Rif, laquelle érosion contribue à l'envasement des barrages, à l'appauvrissement des sols et affecte la recharge de la nappe phréatique.

Considéré comme l'un des bassins d'intervention prioritaires de la stratégie nationale d'aménagements des bassins versants, le bassin Nakhla   a été ciblé pour la réalisation de ce projet parce qu'il  présente des caractéristiques physiques qui facilitent les pertes en sol.

Ce projet, d'un coût qui s'élève à 1 million de DH et qui va accroître la capacité de retenue du barrage Nakhla de 19 millions de m3 dans les 20 années à venir, a permis de freiner les pertes en sol  (plantations d'arbres fruitiers, réhabilitation du système d'irrigation, stabilisation des ravins et des fonds de berge...) et de réduire la pression sur le matorral (introduction de l'apiculture, amélioration de la productivité des caprins et des pratiques culturales..).

Le projet de recyclage du chrome des tanneries Dokkarat   comporte, quant à lui, quatre volets, à savoir la séparation des effluents chromés des autres effluents de Dokkarat vers une station collective de récupération du chrome sur un réseau de 3 km, la récupération du chrome dans station mise en place à cet effet, et la vente du chrome récupéré aux tanneurs. Cette station, dont la réalisation a nécessité une enveloppe de 13 millions de DH, permet d'empêcher le rejet de 65 tonnes de chrome par an dans les égouts de Fès.

Le troisième     projet de la station de traitement et de réutilisation des eaux usées à Drarga(20 millions de DH), d'une capacité de traitement de 1000 m3 par jour, utilise un système d'infiltration- percolation permettant de réduire l'impact de la pollution et d'économiser l'eau à travers la réutilisation  des effluents traités.

Financé par l'Agence américaine pour le développement international (USAID) et le département de l'environnement (12 millions de dollars), le projet PREM, lancé depuis 1996, vise l'amélioration de la gestion et de la protection des ressources en eau dans les secteurs agricoles, urbain et industriel. Le PREM a également pour objectif le renforcement des capacités des institutions marocaines qui se préoccupent de l'eau et du dialogue national sur la gestion durable des ressources en eau (1).

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1)Rappelons que le Maroc reçoit des précipitations estimées à 150 milliards de mètre-cubes(mm3), dont 29 milliards peuvent être captées et mobilisées. Le volume mobilisable est réparti entre 20 milliards de m3 d'eaux de ruissellement et 9 milliards d'eaux souterraines. Actuellement, quelques 20 milliards m3 sont mobilisés et servent à hauteur de 90% pour l'irrigation.

Cependant, ces ressources sont menacées de contamination par les rejets des eaux usées domestiques et des polluants industriels ainsi que par la dégradation des écosystèmes naturels qui entraîne l'érosion des sols et l'envasement des barrages. Le volume des eaux usées produites en milieu urbain est estimée à 500 millions m3. La partie collectée par les réseaux d'assainissement est de l'ordre de 370 millions m3, dont plus de la moitié va à la mer et le reste est déversé dans le réseau hydrographique ou épandu sur le sol.60   millions m3 de cette eau est utilisée, à l'état brut, pour l'irrigation de près de 7000 ha au voisinage des centres urbains situés à l'intérieur du pays.

La consommation du bois de chauffage au Maroc est fort  importante et dépasse de deux ou trois fois les capacités de production de la forêt.

Dans les périmètres urbains, de nombreux établissements  économiques et sociaux tels les bains maures, les fours publics , les boulangeries,  etc..  consomment des quantités non négligeables.

Le Maroc compte plus de 5000 bains maures (hammams publics) qui consomment quotidiennement plus d'une tonne de bois par unité.

  Face à cet état de chose, le ministère du commerce,  de l'industrie, de l'énergie et des mines avec le concours du Centre de développement des énergies renouvelables (CDER) et le département des eaux et forêts ont lancé une étude préparatoire d'un projet d'économie du bois-énergie (1). Une telle étude a concerné les zones urbaines et rurales et a été financée par par l'Agence française de développement .

Ce projet vise, d'une part, la mise à niveau d'un nombre significatif de hammams (bains maures) et la création de quelques bains maures et fours-boulangeries en milieu rural, en mettant en relief leur viabilité économique et leur acceptabilité sociale et, d'autre part, la mise au point de mécanismes d'incitations et de dispositifs de pré-diffusion, s'appuyant sur le milieu associatif, professionnel ou local.

Le projet  a pour objectif également le lancement dans le milieu urbain la diffusion de chaudières améliorées dans une centaine de hammams présélectionnés à Casablanca sous l'impulsion de l'association des propriétaires de Hammas et  le contrôle du CDER.

Le projet en question comprend un volet incitation qui concerne l'équipement sui de la formation, avec l'organisation d'une tranche de bains maures démonstratifs.

L'équipement des bains maures sera financé par des mécanismes bancaires par création d'un fonds de garantie.

Ce programme d'économie de bois-énergie touchera les zones du Rif, du Moyen-Atlas et l'anti-Tals et englobera les hammams ruraux et les fours-boulangeries.

Le financement de ce programme nécessitera une enveloppe de 4 millions d'euros. Le Fonds français pour l'environnement mondial apportera un appui financier  à ce projet pour un montant de 1,59 million d'euros.

Le programme d'économie de bois-énergie fait suite à un diagnostic réalisé par l'Agence française de développement en association avec les pouvoirs publics, vise à  agir sur le secteur de la demande pour optimiser la consommation, en ciblant les deux interventions sur deux services-clés dans lesquels le bois joue un rôle déterminant : la cuisson et le hammam. Le projet dont la réalisation s'étalera sur trois ans consiste à appuyer la diffusion de technologies mâtures en bois-énergie dans ces deux secteurs, aussi bien en milieu urbain que rural (2).

       Med BEDHRI.

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1)C.F Bulletin trimestriel du CDER, juillet 2001.

2)Une convention de coopération a été signée récemment pour faire démarrer le projet.Avril 2003

Vers la création d'un Fonds national de l'environnement La création du Centre national pour la préservation des zones humides au Maroc. Les exportations marocaines de produits bio.
Dans le domaine institutionnel, le Royaume du Maroc dispose de nombreux établissements dont les missions respectives consistent à conjuguer leurs efforts pour promouvoir la sauvegarde de l'environnement. On peut mentionner l'existence du Conseil  national de l'environnement, des conseils régionaux de l'environnement (en sommeil), le Laboratoire national de l'Environnement, l'Observatoire national de l'environnement du Maroc, le Centre marocain de production propre, etc.. Quel peut-être le rôle d'un nouvel organisme comme le Fonds national de l'environnement ?

  Une politique de promotion et de protection de l'environnement appelle des financements importants que l'Etat ,en l'état actuel des finances publiques ne  peut pas mobiliser. Les pouvoirs publics lorgnent du côté de la coopération internationale pour financer des programmes de protection de l'environnement. C'est ainsi que dans le cadre de l'Agence de développement du Nord, de nombreux projets de préservation de l'environnement sont financés grâce au programme Meda; la Banque européenne d'investissement finance de nombreux projets à caractère écologique etc... A l'échelle de la coopération bilatérale avec les pays européens (Allemagne, France, Italie, Espagne),  les Etats-Unis, des projets sont mis en oeuvre et pris en charge. De même de nombreuses organisations non gouvernementales   financent de nombreux projets de préservation de l'environnement. Mais l'ampleur des dégâts causés à l'environnement et qui avoisinent 8,3% du PNB appellent des financements volumineux. Le Fonds national de l'environnement dont la création est au stade de la réflexion pourrait canaliser les investissements et les aides de l'Etat marocain et de l'étranger pour servir de bailleur de fonds pour des projets à caractère écologique. A l'heure actuelle, le Fonds Hassan II de développement économique et social s'apprête à financer pour la première fois quelques projets de caractère écologique de grande envergure qui sont au stade de l'étude.

Des pourparlers exploratoires   sont en cours avec le gouvernement allemand (GTZ) au sujut du lancement du Fonds national de l'environnement.

Quels sont les contours juridiques et les fondements du futur Fonds national de l'environnement ? Il est difficile de répondre à cette interrogation, faute de documents.  Mais on peut dessiner les    statuts de ce Fonds en gestation.

A l'image de nombreuses agences sises dans des pays européens qui sont dotées d'une autonomie administrative et financière,le Fonds  en question pourrait être érigé en établissement public à caractère environnemental. Il pourrait recevoir des dons, des fonds de l'Etat et gérer des ressources en provenance de l'étranger. Son activité sera strictement le financement paritaire de projets de de sauvegarde de l'environnement à l'échelle nationale en collaboration avec des collectivités locales, des associations, etc...

L'idée est lancée. Le fonds national de l'environnement verra le jour  certainement l'année prochaine.

      Med BEDHRI

C'est   à  l'intérieur du parc zoologique national de Temara que le Centre marocain pour les zones humides a choisi de s'installer. Ayant pour mission de préserver l'écosystème des zones humides, ce Centre est pionnier dans le monde arabe.

La vocation du Centre est de réaliser des études et des recherches en matière de protection et d'utilisation rationnelle des zones humides.

Ce sont les menaces accrues qui pèsent les zones humides particulièrement abondantes au Maroc qui ont poussé les responsables marocains à mettre sur pied cet établissement. L'urbanisation galopante, les sites touristiques qui prolifèrent autour des lacs ainsi que le besoin en terres arables sont autant de dangers qui guettent les zones humides. De même, les agriculteurs qui assèchent les marécages pour gagner des superficies cultivables compromettent l'équilibre écologique de  ces biotopes.

Du coup, plusieurs espèces se trouvent menacées de disparaître à plus ou  moins longue échéance, tels les mollusques, les escargots, les poissons et même les oiseaux migrateurs.

Pour mener à bonne fins ces projets, le Centre compte dans un premier temps organiser un atelier national auquel prendront part les acteurs concernés par la gestion et la préservation des zones humides.

Lors de cet atelier, le Centre présentera son plan d'action et   tentera d'obtenir le consentement de tous les acteurs concernés. En effet, chaque département ministériel a une vision différente quant à la gestion des zones humides. Il s'agira de coordonner et d'unifier les actions multiples.

En outre, le Centre compte mettre en oeuvre un projet d'éducation et de sensibilisation environnementale dans les sites où il y a n'a pas de population usagère, c'est à dire les sites qui ne sont pas exploités par l'homme.

Par contre, dans les zones humides qui sont exploitées (où il y a une population usagère) des projets visant à convaincre la population locale à l'importance de l'utilisation rationnelle de leurs ressources seront adoptées. Les responsables locaux misent tout particulièrement sur la communication avec comme coeur de cible les leaders d'opinion locaux.

L'objectif est de faire adhérer le plus grand nombre de gens aux recommandations du Centre. Afin d'être crédible aux yeux des habitants, les promoteurs du projet ont discuté avec eux et  examiné les possibilités des économies alternatives, c'est à dire comment ils peuvent gagner leur vie autrement pour éviter la surexploitation des sites. C'est l'approche participative qui va être adoptée. Les habitants locaux seront impliqués dans le projet en question.

En ce qui concerne le financement de cette nouvelle structure, il est assuré à 60% par la Commission européenne(353.300 euros), le gouvernement marocain, quant à lui, versera quelque 150.750 euros, alors que la société espagnole d'ornithologie(représentan de l'organisation non gouvernementale Bird Life) et partenaire marocain du département  des eaux et forêts) versera 75.865 euros.

S'étalant sur trois ans, le projet de création d'un Centre pour la préservation des zones humides est le premier du genre à l'échelle des pays en développement. La paternité de ce Centre revient à l'organe chargé de la gestion de la convention de RAMSAR qui avait proposé de mettre en place d'un Centre Nord-africain des zones humides englobant les pays du Maghreb..

   Abdelwahed Rmiche

Les exportations marocaines de produits bio se sont élevées à 2700 tonnes au 23 mars 2003, dont près de 80% de primeurs et 20% d'agrumes.

Les régions du Souss (Agadir) et du Centre se partagent ces exportations avec respectivement 86% et 14% (chiffres fournis par l'établissement autonome de contrôle et de coordination des exportations). Le volume des produits bio marocains commercialisés à l'étranger est passé de 460 tonnes en 1995-1996 à plus de 5000 tonnes en 2001-2002. Cette forte progression s'explique par l'apport des étrangers venus s'installer au Maroc.  L'agriculture biologique est un ensemble de techniques très élaborées visant à  assurer une production végétale et animales sans résidus nocifs, tout en préservant l'environnement (le sol, nappes phréatiques) de toute pollution. L'obtention du label "agriculture biologique" obéit à un cahier des charges homologué par le ministère de l'agriculture qui fixe les techniques à utiliser.

Pour développer l'agriculture biologique, le Maroc doit impérativement résoudre plusieurs problèmes, notamment le manque d'intrants biologiques  (semences), le déficit en techniciens spécialisés et l'inorganisation des circuits à l'exportation. Le Maroc utilise le cahier des charges européen et bénéficie de dispositions transitoires de la certification obligatoire pour la reconnaissance internationale.

Les superficies consacrées dans le monde entier à l'agriculture biologique sont de 22 millions d'hectares répartis de la sorte : l'Australie (10,5 millions ha), l'Argentine (3 millions ha), l'Italie(1,2 million ha), l'Allemagne  (600.000 ha) et la France (400.000 ha).

Au Maroc, les superficies utilisées lors de la précédente campagne étaient de 642,5  hectares, répartis entre Agadir (260 ha), Marrakech (248 ha), Meknés (60 ha), etc..

Le marché mondial des produits biologiques est estimé entre 2246 et 267 milliards de dirhams(24,6 milliards d'euros).

  La production de produits bio recèle de grandes potentialités au Maroc et est appelée à se développer si les agriculteurs investissent dans les intrants, la formation, le marketing et le respect des normes  en vigueur dans les pays occidentaux qui sont les principaux destinataires des produits de  l'agriculture biologique.

Le  consommateur marocain ignore même l'existence de produits bio et ils sont hors de sa portée.

       Med BEDHRI.

        

 

 La certification forestière: un nouvel outil de préservation des forêts. L'huile d'argane : un projet de norme marocaine. Agendas 21 locaux au  Maroc :  quelles perspectives?
  Une vingtaine de participants ont pris part récemment à Essaouira aux travaux d'une rencontre axée sur l'importance de la certification Forest Stewardship Council, organisée conjointement par l'organisation non gouvernementale ENDA- Maghreb (environnement, développement et action au Maghreb) et l'association Chaouia, dans le cadre du projet SMAP/ Essaouira "programme de gestion et de conservation des sites sensibles en matière de biodiversité.

Cette manifestation a laquelle était associée l'association professionnelle des amis de Thuya (APAT) a dressé l'état des lieux de la forêt de thuya dans la province d'Essaouira et s'est interrogé sur   l'utilité, voire la nécessité d'une certification forestière FSC, un organisme international dont le siège est au Mexique qui accrédite les différentes organisations chargées de la certification.

Une telle certification est à même  de  de sauvegarder ce patrimoine national, d'assurer aux artisans un approvisionnement licite en bois d'oeuvre, aux marqueteurs souiris (Essaouira) un revenu décent et aux acheteurs un produit de qualité, provenant d'une forêt protégée et gérée selon des normes et des critères reconnus. Les principes et critères du FSC concernent toutes les forêts tropicales, tempérées et boréales de la planète et s'appliquent aussi aux plantations et aux forêts partiellement replantées.

Le but de la certification par la Forest Stewardship Council est de "promouvoir une gestion des forêts du globe qui soit environnementalement responsable, socialement bénéfique et économiquement viable, en établissant une série de principes de gestion forestière mondialement reconnue et appliquée".

Un expert de la "Soil Association Woodmark", une organisation accréditée par le FSC, dont le siège se trouve en Angleterre, a expliqué les étapes de la certification FSC créée en 1995, les principes et les critères pour la gestion forestière qui est une réponse du marché à une demande croissante pour les produits provenant des forêts bien aménagées". En achetant des produits étiquetées FSC, les consommateurs sont assurés qu'ils contribuent à la sauvegarde des forêts de la planète, à la préservation de l'environnement et incitent les responsables de l'aménagement forestier à poursuivre leurs bonnes pratiques forestières.

Pour sa part, la Direction régionale des eaux et forêt relevant de la ville  d'Essaouira a déployé des efforts importants pour mettre sur pied un système moderne et efficace d'aménagement de la forêt de Jbel Amstten(Haut Atls occidental) qui a fait l'objet dernièrement d'une opération de reboisement d'une parcelle de 6 hectares à base de thuya (tetra clinis Articuluta), un bois d'oeuvre qui procure des revenus à environ 7000 artisans    marqueteurs de la ville d'Essaouira. L'importance de la certification forestière de l'essence du thuya dans la région d'Essaouira  est indéniable tant sur le plan économique et social qu'environnemental.

Une gestion rationnelle s'avère indispensable car la forêt de thuya de la région d'Essaouira ne peut plus répondre à la demande de plus en plus croissante de l'artisanat local en raison d'une surexploitation irresponsable de sites forestiers, des incendies et des sécheresses successives qui ont frappé  ces sites. Il faut vulgariser ce nouvel outil qu'est la certification qui permettra aux produits de l'artisanat d'Essaouira d'accéder aux marchés internationaux  avec un label de qualité.

Beaucoup de questions    demeurent en suspension tel que le coût de la certification, l'éventuelle conversion des artisans, l'organisation de ce secteur,le développement d'autres créneaux porteurs, comme le fer forgé, le raphia, la poterie... pour permettre aux forêts de se régénérer, puisque un thuya planté ne peut être exploité qu'au bout de 120 ans.

La forêt de thuya dans la région d'Essaouira est fort dégradée en particulier dans la commune rurale d'Imi N'tlit. Des efforts de sauvegarde de cette magnifique forêt sont déployés par la coopérative Achourouk, spécialisée dans la commercialisation des souches et des madriers secs de bois de thuya aux artisans d'Essaouira. Mais cet effort est vain face à certains comportements irresponsables.

Il faut souhaiter que les pouvoirs publics prennent les mesures qui s'imposent pour sauvegarder la belle forêt de thuya qui fait la fiérté des produits d'artisanat de la ville d'Essaouira qui a charmé tant de visiteurs .

I L'arganier est l'arbre emblématique du Maroc. Il  n'existe nulle part ailleurs dans le monde. Son ascendance se perd dans la nuit des temps et les botanistes le considèrent comme une relique du tertiaire.

D'une hauteur de 15 m et d'une durée de vie de 150 à 200 ans, l'arganier  constitue la deuxième essence forestière du Maroc après le chêne vert et juste avant le thuya. Cet arbre très résistant à la sécheresse et à la chaleur pousse d'une façon sauvage et en abondance dans les régions arides et semi- arides du sud-ouest marocain. Son domaine s'étend aujourd'hui sur 830.000 hectares, de Safi aux contreforts de l'Anti-Atlas, à 200 km au sud d'Agadir.

Connu depuis des siècles par les populations berbères du sud-ouest marocain, l'arganier en constitue la principale ressource. L'homme, l'animal et la nature bénéficient de la puissante résistance et de la générosité de cet arbre magnifique et magique.

L'argana spinosa, de son nom savant, est l'arbre séculaire aux multiples vertus : il joue un rôle irremplaçable dans la préservation de la biodiversité et contre l'avancée du désert. Outre sa fonction écologique, l'arganier présente un grand intérêt économique. En effet, chaque partie de l'arbre est utilisable. L'arganier est une source de revenus ou de nourriture pour l'usager, notamment son huile, actuellement, ne cesse de faire parler d'elle en Europe ou ailleurs. En effet,de jour en jour, ce liquide d'or, produit de cet arbre magique et précieux, gagne le coeur des femmes partout dans le monde et suscite l'intérêt de l'industrie cosmétique, médicale et alimentaire(1).

Depuis la nuit des temps, les berbères habitant le sud-ouest du Maroc, utilisent cette huile mythique pour soigner plusieurs maladies et prévenir d'autres.

Bien avant les laboratoires européens les plus renommés, les berbères du Souss ont remarqué que leur huile, riche en vitamine E, est un produit de soin complet (1).

Par ailleurs, l'huile d'argane est avant tout utilisée dans l'alimentation, son petit goût d'amande rehausse grandement la saveur des plats. Ainsi, ce produit, qui peut générer une grande valeur ajoutée, constitue une source de revenu appréciable pour la population locale et une vraie manne à l'exportation.

Cependant, l'huile d'argane demeure peu connue au niveau mondial et aucun référentiel le caractérisant n'a été défini.

Ainsi est apparu primordial pour le système normatif national de combler ce vide en élaborant un projet de norme marocaine en collaboration avec les producteurs, les transformateurs, les scientifiques et les chercheurs et les organismes de contrôle. Le projet de norme marocaine PNM 08-5-90 relatif aux spécifications de l'huile d'argane, fruit du travail laborieux des différentes parties concernées a été examiné en profondeur en ce qui concerne tous les aspects se rapportant à ce produit et adopté au sein du comité technique de normalisation des corps gras. Il est actuellement l'objet d'une enquête publique pour une période trois mois afin d'assurer une large consultation dudit projet.

Le projet de norme présente les dénominations et les définitions des différentes catégories de cette huile. Il précise aussi les limites établies pour les critères de pureté de chaque dénomination et aussi les critères de qualité notamment les critères physico-chimiques et les critères organo-leptiques.

Ce document normatif donne aussi des précisions sur l'emploi des additifs alimentaires, fixe les teneurs tolérables en contaminants et décrit les principes généraux d'hygiène à appliquer aux différents stades de production, de manutention et de conditionnement de l'huile d'argane. De même, il établit les dispositions à prendre au niveau de l'étiquetage.

Le document reprend aussi d'autres aspects relatifs aux méthodes d'échantillonnage et d'analyses qui calquées sur des méthodes internationales.

Il convient de signaler que le projet de norme, une fois homologué en tant que norme marocaine, sera soumis aux instances internationales chargées de l'élaboration des normes alimentaires en vue de le proposer comme un document de base ou un ouvrage de référence qui servira à la production d'une norme internationale en la matière qui suscitera  davantage d'intérêt pour cette huile marocaine et organisera sa commercialisation et son utilisation.

       

           Lamiae B

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1) Les laboratoires Galénic ont été les premiers, en 1985, à l'intégrer pour une ligne de cosméto,  Argane, dédiée aux peaux sèches et dévitalisées.

Très riche en acides gras essentiels et en tocophéroles, elle représente un ingrédient de choix pour la cuisine  (80% de ses acides gras sont insaturés) et la peau. elle restructure l'épiderme, rééquilibre eau/sébum, et possède des vertus revitalisantes et anti-âge. Les cheveux secs, les cuirs chevelus irrités profitent aussi de ses bienfaits. Récemment, les laboratoires Galénic ont identifié le Delta 7, un actif issu de l'amande, qui stimulera la peau en boostant la synthèse de collagène.

"L'Agenda 21 local", issu du premier sommet de la Terre à Rio en 1992,  lance un grand défi à l'action publique classique tant il s'agit d'associer et d'impliquer activement les collectivités locales, les associations, le secteur privé, les universités dans un vaste débat suir la dynamique du développement durable local. A l'instar de nombreux pays, le Maroc, et plus précisément les agglomérations d'Agadir, de Marrakech et de Meknès, est engagé dans un programme PNUD.MOR/99/001 innovant appelé à promouvoir une approche concertée et participative du développement local.

Au Maroc, l'action sera ciblée et concernera, pour commencer, trois villes : Marrakech, Agadir et Meknès. La priorité est accordée à l'environnement et la politique de la ville. Autrement dit  : Maroc aux villes propres !

Les trois agglomérations, connues pour être de grands centres urbains, retiennent l'attention et appellent un réajustement en termes de structures.

-- Le programme "Maroc aux villes propres : Agendas 21 locaux".

Le programme "Maroc aux villes propres : Agendas 21 locaux pour la promotion de l'environnement et du développement durable en milieu urbain 2001-2005", a pour objectif le renforcement des capacités des collectivités locales en matière de développement intégré et durable, et de gestion de l'environnement. Ce renforcement doit s'effectuer à travers le développement des capacités de diagnostic et de planification participative des acteurs locaux -- collectivités locales, services de l'Etat, société civile. secteur privé - et réalisation d'actions concrètes d'amélioration des conditions environnementales et socio-économiques, notamment en faveur des populations défavorisées.

   Le programme est basé sur une approche  concertée et participative du développement local et   porte sur les villes de Marrakech, Agadir et Meknès. Il est cofinancé par le ministère de l'aménagement du territoire, de l'eau et de l'environnement, et le   Programme des Nations Unies pour le Développement(PNUD).

Qu'est ce qu'un agenda local ?

L'Agenda 21 local est un programme d'actions, définissant les objectifs et les moyens de mise en oeuvre du développement durable du territoire. Il est élaboré par la mise en cohérence des objectifs de la collectivité, en concertation avec l'ensemble des acteurs socio-économiques. C'est  un processus basé sur un diagnostic, qui permettre d'établir un programme, évalué périodiquement et réorienté en fonction de l'évolution du contexte.

Ce processus prévoit la production d'instruments d'aide à la prise de décision, à l'information et à la formation, en vue de leur reproductibilité à d'autres villes. Ces étapes accompagnent l'ensemble des processus à l'échelle locale. Elles concernent en particulier la formulation, la mise en oeuvre, le suivi et l'évaluation des actions à mettre en place entre les différents acteurs.

Les partenaires , qui bénéficient de l'appui technique du Programme des NU pour les établissements humains -UN-Habitat.

---  Développement durable

C'est la mise en oeuvre d'un processus de développement qui concilie l'environnement, l'économie et le social. Il se définit comme un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures.

Le développement durable  s'appuie   sur les principes suivants :

- Le principe de solidarité, avec les générations futures et avec les populations de la planète;

- Le principe de précaution, qui privilégie une approche préventive plutôt qu'une approche réparatrice;

- Le principe de participation de tous les acteurs de la société civile au processus de décision.

L'approche agenda 21 local est issue du document "Agenda 21", plan d'action adopté lors de la conférence des Nations Unies sur l'environnement et le développement(sommet de la Terre de Rio 1992).

  I) Les ateliers de consultation relatifs à la ville de Marrakech(1).

Les travaux de Marrakech ont été couronnés par l'élaboration de la"Charte de la ville".

Cette charte a été le fruit des idées débattues au sein des ateliers formés à cette occasion, à savoir "la gestion durable des ressources hydrauliques, la "protection du patrimoine et la promotion du tourisme" et "l'accès aux services urbains et   l'intégration sociale".

La Charte insiste sur la nécessité de la mise en oeuvre des projets conçus en concertation avec les différentes parties. Concernant la gestion durable des ressources hydrauliques, la Charte insiste sur la nécessité d'améliorer la qualité  du réseau de l'eau potable, ce qui aura des retombées positives sur son rendement, la gestion collective des fontaines publiques, le traitement des eaux usées et des déchets solides, la rationalisation de l'utilisation de l'eau et l'implication des intervenants dans les politiques visant l'économie d'utilisation de l'eau.

II) Les ateliers de consultation relatifs à la ville de Meknès(2).

Les travaux relatifs à l'agenda 21 pour la ville de Meknès ont draîné une foule nombreuse représentant tous les secteurs de la ville : société civile, élus,pouvoirs publics, université, etc.. Les travaux ont analysé, sérié et proposé des objectifs, autour de trois thèmes : la gestion de team  au service du développement durable, la valorisation historique, architecturale, socio-économique, culturelle et environnementale, enfin   l'actualisation du cadre de vie et de promotion de Meknès comme pôle régional .

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1) 16 / 17 janvier 2003. Marrakech.

2)30 janvier/1er février 2003

 

Casablanca se dote d'un plan de déplacement urbain.        Contribution     espagnole à la gestion des zones humides marocaines. La lutte biologique contre les rongeurs dans la région d'Oujda.
Plus de 600.000 voitures circulent chaque jour à Casablanca, dont 1000 autobus entre RATC et sociétés privées et près de 13.000 taxis toutes catégories confondues. Tous ces véhicules ronronnant par ailleurs avec un carburant non conforme aux normes internationales sur l'environnement, circulant dans des rues étroites, conçues autrefois pour un nombre de 500.000 habitants, portent préjudice à une ville qui se veut capitale économique sous-régionale de l'Europe. Dans ce dessein, Casablanca doit être plus que jamais une ville attrayante et propre. Conscientes de cette nécessité, les autorités locales de la métropole ont décidé de passer à la vitesse supérieure en engageant des études sérieuses et en lançant des appels d'offres internationaux pour réparer les préjudices qui ont longtemps terni l'image d'une grande ville.

L'organisation de la circulation a commencé d'abord par une étude qui a remis les pendules à l'heure dans un premier temps en la limitation du nombre de lignes de bus octroyées aux sociétés privées.

Depuis 1986, la concession du transport en commun, accordée au privé, sans aucune étude préalable, a permis à certaines sociétés d'avoir  plusieurs lignes  à côté de la Régie autonome de transport public (RATC). Ce qui a provoqué des problèmes de circulation et de concurrence.

Aujourd'hui, elles ne sont autorisées à avoir qu'une seule ligne. Cette décision a permis aux cités nouvelles d'être desservies avec la prolongation de certaines lignes. Si cette prolongation a fait le bonheur des habitants qui peuvent être transportés à un prix dérisoire, elle a provoqué la grogne des propriétaires de taxis, comme c'était le cas récemment à Mohammedia et à Nouacer. Or, la raison veut qu'il faille distinguer entre transports différents. C'est pourquoi la Wilayia, avec la communauté urbaine du Grand Casablanca, pour mettre fin à l'improvisation, ont lancé récemment un d'appel d'offre international pour le Plan de Déplacement Urbain (PDU) qui coûterait entre 30 et  35 millions dirhams.

Ce plan se base sur quatre axes essentiels. D'abord,  il  permettra de  coordonner les politiques sectorielles entre les différents acteurs(transport en commun, taxis, transport des marchandises..) et établir un cadre préférentiel et cohérent pour avoir à choisir entre le métro souterrain ou aérien, le tramway. C'est une projection sur 15 ans. Ensuite, ce plan permettra l'élaboration d'un compte voyageur, c'est à dire évaluer le flux financier dans le transport. Le troisième axe de ce plan favorisera une étude de restructuration du système collectif : enquête sur les ménages, leurs besoins et leurs capacités financières, enquête sur l'origine de la destination et une enquête sur le corridor (entrées et sorties des non habitants).700.000 personnes transitent chaque jour par Casablanca. Le quatrième axe sera le plan de circulation qui mettra fin à celui établi en 1976 par Transroute. Le plan en question a atteint ses limites.

     

          

      

   Mohamed Ahed

I Un arrangement a été conclu entre le département des Eaux et Forêts , la société espagnole SEO/Bird Life et le Groupe de recherche pour la protection des oiseaux au Maroc (GREPOM), portant sur la gestion conjointe du Centre marocain des zones humides(1). Cet accord a été paraphé à l'occasion de la journée mondiale des zones humides.

Mis en place au Parc zoologique national, le Centre marocain des zones humides aura pour mission de coordonner la gestion de ce genre de zones connues pour la fragilité de leurs écosystèmes et de contribuer aux efforts visant à préserver le couvert végétal et  de la biodiversité menés par le département des Eaux et Forêts.

Il faut rappeler que le Maroc a souscrit dès 1980 aux principes de la convention de RAMSAR sur les zones humides, en aménageant quatre sites biologique d'importance internationale.

Il s'agit des réserves biologiques de Merja Zerga dans la région de Larache(7300 ha),Aguelmane, Afennourir dans la région d'Azrou(250 ha) et la lagune de Khnifiss dans la région de Tan-Tan(6500 ha).

Le thème retenu cette année par le secrétariat de la convention pour la célébration de la journée mondiale des zones humides a été dicté par la volonté de mettre l'accent sur le rôle que peuvent jouer les zones humides dans la recherche de solutions pour les questions relatives à l'eau. Ce choix est conforme à celui prôné par les Nations Unies qui ont décrété l'année 2003 "Année internationale de l'eau douce".

Dans cet esprit, le département des Eaux et Forêts a lancé un projet d'inventaire pour la vérification des critères d'inscription dans 20 autres sites du royaume en collaboration avec l'Institut scientifique et l'appui financier du Fonds mondial pour la nature. Ce projet est conçu dans le cadre de l'exécution du plan de travail 200-2002 de la convention qui vise, entre autres, à accroître la superficie des zones humides reconnues d'importance internationale.

L'intérêt que porte le Maroc à la convention de RAMSAR trouve également son expression dans le cadre du plan directeur des aires protégées adopté en 1996 comme stratégie nationale en matière de conservation des sites d'intérêt biologique et écologique. Ce plan a identifié plus de 80 écosystèmes humides et prévoit leur aménagement et leur gestion, selon une approche participative et partenariale avec les acteurs concernés. Un intérêt d'autant plus justifié que ces milieux constituent des lieux d'escale et d'hivernage de milliers d'espèces d'oiseaux migrateurs.

Le Maroc s'apprête à lancer plusieurs projets visant le renforcement des efforts du pays en matière de conservation de la biodiversité des zones humides et la promotion du développement durable local et participatif.

Les zones humides occupent 6% de la superficie de la planète et constituent une source importante d'eau et un patrimoine naturel de l'humanité, outre leur rôle dans la maîtrise des inondations.

ces zones sont menacées par la croissance démographique, l'urbanisation, l'exploitation excessive des ressources naturelles et la pollution. Devant cette situation, la communauté internationale a signé le 2 février 1971 à Ramsar (Iran) une convention  sur les zones humides et déclaré la date du   2 février, journée mondiale des zones humides.

Cette convention regroupe actuellement 133 pays qui ont inscrit 1179 sites sur la liste "Ramsar", totalisant une superficie de plus de 100 millions d'hectares.

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1) CF Travaux de la rencontre "Pas de zones humides, pas d'eaux", février 2003. Rabat.

            MAP

La réapparition de grosses colonies de mériones de shaw, petites souris de champs, dans plusieurs endroits de la région de l'Oriental a déclenché une réflexion sur les méthodes de lutte contre ces rongeurs si essentiels à l'équilibre de l'écosystème.

Les services de la protection des végétaux mènent une campagne de lutte contre ce type de souris des champs, qui ont envahi quelque 240.000 hectares de culture dans la région.

D'une taille pouvant aller jusqu'à 20cm, la longue queue comprise, pour 150 grammes de poids, la mérione de shaw se reproduit à une cadence variant de 8 à 11 portées par an de 6 à 10 ratons chacune, selon l'abondance de la nourriture.

Herbivores en cas de bon couvert végétal, insectivores par nécessité en période de sécheresse, ces petits mammifères jouent un rôle  important dans l'équilibre écologique.

Ils se nourrissent d'insectes dont certains nuisibles pour les cultures, de petits reptiles, d'araignées et s'attaquent parfois même aux scorpions quand les mamans sont mises à rude épreuve en période d'allaitement.

Ils s'étaient déjà fait remarquer par deux grandes sorties en 1992, 1996, 2001 et en 2002 dans la région. Une bone récolte pointe du nez l'année de leur sortie, à en croire les anciens.

Les services de la protection des végétaux mènent une lutte par blé empoisonné, mais envisagent de remplacer cette méthode par une autre biologique pour permettre à la nature de rechercher son propre équilibre en toute autonomie.

Depuis le début de la campagne agricole 2001-2002 et jusqu'au 18 février 2003, ils ont distribué aux agriculteurs, après initiation aux précautions d'usage, quelque 140 quintaux de blé empoisonné dans le cadre de la lutte contre les mériones de shaw qui ont infesté depuis septembre dernier 150.000 hectares dans la préfecture d'Oujda- Angad,20.000 dans la province de Berkane et 10.000 dans la province de Jerrada.

Le changement de méthode de lutte a commencé s'imposer de plus en plus comme solution alternative   lorsque les services concernés ont découvert des squelettes de renards et de carnassiers, morts aparemment après avoir mangé des souris ayant goûté au blé offert aux agriculteurs par les services de végétaux.

Une idée sur la lutte intégrée circule déjà. Un autre animal qui se nourrit de souris, la belette, peuple la plaine de Tafrata, près de Taouriret. On pense à la multiplier et à l'introduire dans les périmètres touchés pour venir  en aide aux renards, hiboux, faucons et autres carnassiers locaux, pouvant faire l'objet d'élevage.

Aidée par sa petite taille qui lui permet d'accéder à des terriers aussi minuscules que ceux des mériones de shaw, la belette peut venir à bout de 300 de ces souris des champs par an, tout comme elle a la capacité de régler les naissances en fonction de l'abondance des proies. Ceci semble relever  du domaine du réalisable, d'autant que la cervelle de la mérione de shaw constitue le mets préféré de la belette.

Il faut souhaiter que les pouvoirs encouragent la lutte biologique pour préserver la faune et la flore de l'Oriental qui fait la richesse de la diversité biologique du Maroc

         

        MAP

Les chiffres de la dégradation de l'environnement au Maroc.  Rubrique présentée par  Fassi Fihri .                   

         
1)Plus de 18.000 enfants sont morts en 1993 de maladies diarrhéiques. La majorité des décès est provoquée par le manque d'approvisionnement et d'assainissement de l'eau potable.

2)Plus de 40% des citadins vivent sur la bande côtière atlantique située entre Casablanca et Kénitra. Autrement dit,  17% de la population totale est installée sur une superficie littorale de 130 km.

3)23% de la population urbaine vit dans les bidonvilles ou dans les logements insalubres, soit 230.000 ménages.

4)La principale décharge des eaux usées est la mer. Le volume déversé est évalué à 930 millions de m3.

En 1990, sur les 46 stations des eaux usées domestiques dont disposait le Maroc,2/3 seulement étaient en état de marche, soit une capacité d'épuration de moins de 1% du total des eaux usées domestiques.

5)Chaque année, 7956 tonnes de pesticides sont utilisées au Maroc. La quantité des engrais utilisée est passée de 110 .000 tonnes en 1960 à 800.000 tonnes en 1994.

6)La pollution de l'air à Casablanca a été supérieure de 50% à celle enregistrée à Paris entre 1991 et 1995.

7)A Rabat, les émissions de soufre et de particules dépassent deux fois les normes.

8)A Casablanca, le trafic routier produit 24% des émissions de dioxyde de soufre, 51% de celles de protoxyde de carbone et 13% des particules en suspension.

9)Qualité des carburants: la teneur en soufre est de 0,15% pour le Super, 0,2% pour l'Ordinaire et 1% le gasoil. La teneur en plomb est de 0,68%/1.

10) Le Maroc compte  quelque 5000 bains maures (hammas). Chacun d'eux consomme en moyenne une tonne de bois par jour.

11)280.000 hectares de palmeraies sont menacés par l'avancée des sables.

12) Le taux d'urbanisation est passé de 29% en 1960 à 54% en 2000.

13)La désertification menace 90% des terres du pays alors que la forêt n'occupe 8% du territoire national, soit 9 millions d'hectares.

14)Chaque année naviguent en Méditerranée 5000 navires transportant du pétrole, 2000 des produits chimiques, 1300 du gaz naturel liquide. Quant à la côte Atlantique, elle est menacée par les risques d'accidents des supertankers pétroliers(150.000 tonnes par    an).

15)Dans le Sud du pays, certains barrages  sont envasés à 50%.

16) Dans la vallée du Draâ, où s'étendent 200 km d'oasis, 20% du réseau d'irrigation est ensablé.

17) 50% de la population marocaine vit dans des zones arides.

18)En 2010, le Maroc produira 165.000 tonnes de déchets.

19)Environ 35.000 hectares de forêts disparaissent par an du fait des besoins énergétiques, du défrichage, des incendies et du surpâturage.

20) 90% des eaux marocaines vont à l'irrigation, dont 40% se perdent dans la nature.

21) 500 millions de  m3 d'eaux usées ménagères sont produits chaque année.

22)La consommation du bois d'énergie dépasse de deux à trois fois les capacités de production et de régénération de la forêt du Maroc.

23) 4 millions de Marocains vivent dans des bidonvilles et des logements clandestins, soit l'équivalent de 780.000 ménages. La plus grosse proportion réside à Casablanca puis à Rabat.

 Nouvelles écologiques brèves

1) Dans le domaine de la pollution de l'eau, le Maroc est classé 121 sur un total de 122.

2) Seules 10 entreprises nationales sont certifiées ISO 14.001 sur un total de 200 sociétés certifiées.

3)Une superficie de 2664 ha est programmée pour être reboisée dans la région de l'Oriental au titre de la campagne 2002-2003, en retrait par rapport avec l'objectif de 6500 ha/an fixé par le schéma directeur décennal de reboisement de 1994.Cette réduction de la surface boisée est amputable à l'insuffisance des ressources financières, humaines et matérielles, ainsi qu'  à des facteurs d'ordre environnemental et social.

4) L'ambassade des Etats-Unis au Maroc, en coopération avec plusieurs agences gouvernementales et non gouvernementales marocaines, a procédé à la distribution de 7800 arbres fruitiers, dont des pommiers, des oliviers, des pruniers et des cerisiers au profit des communes irriguées de Sous Massa (Agadir).

5)Le Fonds Hassan II de développement économique et social s'apprête à financer un important projet de préservation de l'environnement.

6)L'Agence du développement du Nord a programmé le financement de l'aménagement du parc Lalla Aïcha. sis à Oujda, la capitale de l'Oriental et dont c'est l'unique parc de la région.

7)Un protocole de coopération entre le Conseil de la région Souss-Massa-Draâ et le Conseil régionalde l'Hérault (France) a été signé au mois d'avril 2003 entre les deux parties. Il vise le développement intégré de la région marocaine en question par la promotion d'un développement social et économique respectueux de l'environnement et revalorisant la patrimoine culturel. Le protocole prévoit ,entre autre, une coopé"ration dans le domaine de la recherche et l'expérimentation des espèces végétales permettant une meilleure valorisation des ressources naturelles, et des espèces adaptées aux conditions de sécheresse et pouvant s'inscrire dans les programmes de lutte contre la désertification.

8)Un collectif d'organismes français (Arred, Alturos et  Cyclotop) a remis un don qui consiste en un lot de 30 vélos tout terrain (VTT) à l'association Massarate de Sefrou, dans le cadre de la coopération décentralisée pour la promotion du tourisme de montagne. Le nombre de vélos suffit à l'expérimentation des circuits de randonnées déjà identifiés.

9)Terrorisme écologique. Des ouvriers français menacés de chômage par la fermeture de leur entreprise ont décidé, dans le cas où ils seront licenciés, de déverser dans le fleuve de l'acide fluorhydrique, de l'acide chlorhydrique, le plomb et le carbone issus du processus de fabrication des tubes cathodiques. Affaire à suivre !

10)Les sangliers, nombreux dans la région du Moyen-Atlas, plus précisément à Azrou(Maroc) attaquent régulièrement un cimetière à la recherche de l'oignon sauvage dont ils raffolent. En creusant, ils découvrent les cadavres des morts qu'ils dévorent. La municipalité a décidé de construire un mur de clôture.

11) Plus de 650.000 véhicules circulent chaque jour à Casablanca, dont 1000 autobus et 13.000 taxis toutes catégories confondues. Tous ces véhicules ronronnent avec un carburant non conforme aux normes internationales sur l'environnement, circulant dans des rues étroites, conçues autrement pour pour un nombre de 500.000 habitants.

12)Une mission maghrébine comprenant des représentants du secteur public et privé a séjourné récemment en Allemagne (avril,2003).

L'Allemagne a proposé au Maroc de se joindre au Comité préparatoire de la conférence internationale sur les énergies renouvelables prévue en juin 2004 en Allemagne.

13)La Fondation Mohammed VI pour la protection de l'environnement a signé avec les collectivités locales 25 conventions dans le cadre du programme "plages propres".

Agenda écologique

         
1)XXIIIème Congrès annuel de l'International Association for impact Assessment  14/20 juin 2003. Marrakech.

Ce congrès devrait attirer entre 400 et 600 experts et professionnels internationaux dans le domaine des études d'impacts sociaux, économiques et environnementaux des projets de développement. Le congrès se tiendra sur le thème suivant : Evaluation d'impacts sur l'environnement et renforcement des capacités".

2)Atelier sur la mise en oeuvre de la convention sur la Biodiversité biologique (CDB). Rabat, avril 2003.Secrétariat d'Etat à l'environnement et GTZ (Allemagne).

Le séminaire avait pour objectifs  de mieux informer les principaux acteurs nationaux sur la CDB, pour renforcer sa mise en oeuvre sur les plans technique, juridique et institutionnel, et de coordonner les actions et les engagements des départements et institutions concernés, dans le cadre d'un plan de travail concerté.

3) Atelier national sur l'inventaire des compétences nationales dans le domaine de l'environnement Secrétariat d'Etat à l'environnement et Observatoire national de l'environnement,mars 2003.

Cet atelier a étudié le projet de mettrer sur pied une banque de données relative aux experts marocains dans le domaine de l'environnement et la mise en place des réseaux locaux de l'environnement. Ce projet consiste à identifier les compétences nationales en matière d'environnement, à renforcer la capacité des experts marocains et à déterminer des critères et des procédures d'accréditation des organismes dans ce domaine.

4)  Séminaire sur la protection et le développement des zones de montagne et des aires protégées. Rabat,24/12/2002 organisé par le Département des Eaux et Forêt en collaboration avec la FAO et la GTZ.

  Les zones de montagne qui s'étendent sur plus du quart du territoire national et abritent près du tiers de la population sont soumises à « une dégradation inquiétante des habitats écologiques et des ressources génétiques »Cette dégradation  s'explique par l'effet combiné des conditions climatiques et physiographiques difficiles et une forte pression humaine en croissance continue. « Ces régions, le plus souvent enclavées, souffrent également de carence en matière d'infrastructures sociales et économiques et enregistrent des niveaux très élevés de sous-emploi et de pauvreté », a ajouté le ministre. Des chiffres publiés par le département des Eaux et Forêts montrent combien les zones de montagne au Maroc souffrent de plus en plus de la déforestation qui touche chaque année près de 30.000 hectares, de l'appauvrissement du couvert végétal des terres de pâturage, de l'exploitation archaïque des quelques rares terres de culture et de l'extension préoccupante de l'érosion.

Sur les 20 millions d'hectares de bassins versants, en amont des barrages existants ou prévus, 5 millions d'hectares environ présentent des risques importants d'érosion hydrique, avec une dégradation spécifique qui dépasse annuellement 2000 tonnes/km2 dans le Rif, est-il indiqué. A cette situation s'ajoute notamment la difficulté d'accès aux infrastructures de base et de santé de base du fait de la présence d'un habitat dispersé et un relief accidenté. « Plus de 30 % des ménages de montagne doivent parcourir plus d'un kilomètre pour se ravitailler en eau potable. De plus, seuls 15 % des ménages disposent d'électricité », précise le département des Eaux et Forêts qui indique également que « seuls 89 % des communes de montagne sont couvertes par une structure de santé fixe ». Pour surmonter ces difficulté, le ministère de l'agriculture privilégie « une approche globale visant la mobilisation de l'ensemble des acteurs dans une démarche volontariste et participative prenant en compte les dimensions écologique, sociale et économique ».

Un projet de stratégie spécifique pour le développement des zones de montagne a été adopté par le Conseil interministériel permanent de développement rural, dont les objectifs visent entre autres à atténuer la dégradation des ressources naturelles et de la biodiversité, à réduire les écarts sociaux et économiques entre l'espace montagneux et les autres régions du pays et la lutte contre la pauvreté. Un projet de loi a été également préparé pour offrir un cadre juridique et institutionnel en mesure de concrétiser les objectifs de la stratégie.   Cette stratégie à laquelle s'ajoutent les autres efforts déployés par le Maroc en matière de développement des zones de montagne.

Pour le représentant de la FAO au Maroc, M. Amor Ben Romdhane, le Royaume a bien compris les enjeux en s'engageant dans une approche intégrée et cohérente pour la gestion de ses montagnes moyennes et hautes, citant notamment « les objectifs majeurs du programme forestier national initié par le département des Eaux et Forêts qui a permis de lancer une réflexion dans le cadre interministériel sur la protection et le développement de la montagne depuis 1999 ».

5)Coopération maroco-allemande. Mise à niveau environnementale.

Une délégation marocaine conduite par le secrétaire d'Etat à l'environnement a séjourné au mois d'avril 2003 en Allemagne fédérale. Elle a présenté à différents milieux allemands les réformes entreprises au Maroc en matière de mise à niveau environnemental. Elle a rencontré des responsables  de l'Agence  allemande de coopération technique (GTZ) et de l'Institut de crédit pour la reconstruction (KFW). Rappelons que dans le cadre de la coopération technique entre les deux pays, de nombreux écologiques importants ont été réalisés en particulier le programme de gestion et de protection de l'environnement (PGE) (1992/2001). Une enveloppe de cinq millions d'Euros a été allouée à la première phase du nouveau PGE  (2002/2005).

6) 8ème conférence de l'Organisation mondiale de la Météorologie sur le thème : "la modification artificielle du temps". 7/11 avril , Casablanca.

Cette manifestation qui s'est tenue pour la première fois sur le continent arabo-africain et à laquelle ont participé plus de 150 experts provenant de 40 pays est un témoignage et une reconnaissance de la communauté internationale des progrès réalisés par notre dans ce domaine.

Les travaux de la conférence ont étudie de nombreux points dont notamment les questions de l'ensemencement des nuages et la modélisation et physique des nuages.

7) Séminaire sur "la chèvre dans l'écosystème arganier".Essaouira, avril 2003.

Cet atelier a été organisé en plusieurs sessions, la première a été consacrée à des aspects généraux liés à la santé animale et à l'élevage caprin(la problématique de l'engraissement de chevreaux,maladies parasitaires, les caprins dans l'arganeraie,etc.

La deuxième session a été centrée sur des questions spécifiques telles les qualités diététiques et nutritives de la viande caprine, un produit biologique de premier choix aux vertus indéniables.

8) Atelier d'information au profit des professionnels du secteur du froid et des utilisateurs des entrepôts frigorifiques. Centre marocain de production propre ,avril 2003.

Cette manifestation s'inscrit dans le cadre du projet national d'assistance du secteur de l'entreposage frigorifique mis en place par le ministère de l'industrie, financé par l'Agence française de développement, et piloté par le CMPP. Elle a pour objectif de présenter aux opérateurs privés l'opportunité de bénéficier d'une formation gratuite sur les nouvelles techniques de reconversion de leurs installations frigorifiques et de s'informer sur les nouvelles générations des fluides frigorigènes.

Le Maroc, rappelle-t-on, a ratifié en mars 1996, le protocole de Montréal relatif à l'élimination progressive de l'utilisation des gaz appauvrissant la couche d'ozone, des CFC et des HCFC. Ces fluides chloroflurocarbones sont utilisés dans le domaine de la réfrigération commerciale et industrielle.

9)Forum régional sur les changements climatiques au Maghreb.27/28 mars 2003.Marrakech.

Cette manifestation s'inscrit dans le cadre des engagements des pays du Maghreb à  atténuer les impacts négatifs des changements climatiques sur cette région en particulier en réduisant la production des gaz à effet de serre. Rappelons que le Maghreb produit annuellement 1088 tonnes de gaz à effet de serre. Le Maroc n'émet que 1,87 tonnes par an pour chaque habitant, la Tunisie 2,1 et l' Algérie 7 tonnes .

10)Atelier de présentation des résultats de l'étude Mohammedia Airpol, Secrétariat d'Etat à l'environnement, ministère de la santé et Mission de coopération et d'action culturelle de l'Ambassade de France,  2003, Casablanca.

Le secrétariat d'Etat à l'environnement a entrepris conjointement avec le ministère de la santé et avec l'appui de la coopération française une étude Mohammedia Airpol qui s'est intéressée à une population potentiellement plus sensible aux de la pollution atmosphérique, notamment les enfants asmathiques.

L'ordre du jour de cet atelier a concerné la présentation générale de l'étude, de ses résultats, la présentation de l'expérience française en matière d'étude éco-épidémiologiques.

Le suivi environnemental a été réalisé par le laboratoire mobile de contrôle de la qualité de l'air qui a mesuré pendant la durée de l'étude les principaux indicateurs de la pollution atmosphérique dont le monoxyde de carbone, les oxydes d'azote, le dioxyde de soufre, les matières particulières en suspension et l'ozone ainsi que les facteurs météorologiques qui influencent la pollution.

Le suivi sanitaire a été réalisé par les médecins des Centres de santé de Mohammedia à une centaine d'enfants asmathiques âgés de 11 à 16 ans issus des établissements scolaires de la ville.

Les résultats obtenus au terme de cette importante étude, ont permis de mettre en évidence les corrélations entre la survenue et la durée des crises d'asthme et certains indicateurs de pollution tel que le dioxyde de soufre.

 

10) L'Institut supérieur de la Qualité de l'Environnement (ISQE)  a organisé au mois d'avril 2003 un séminaire sur le thème suivant : "Gestion et traitement des eaux industrielles".

Les participants à cet atelier ont étudié les différentes mesures qui devraient être prises pour la dépollution des eaux usées industrielles.

L'utilisation annuelle de l'eau dans les industries dépasse un milliard de m3. L'eau de mer constitue  près de 877 millions de m3, soit 81%. La deuxième souce est l'eau superficielle avec environ 153 millions de m3(14%) puis viennent l'eau potable et l'eau souterraine avec respectivement 47 millions de m3 et 11 millions de m3.

Sous l'effet du développement socio-économique, ces ressources subissent les conséquences les plus graves. Les rejets industriels contiennent de nombreux polluants. La pollution est principalement concentrée dans la zone côtière atlantique entre Kénitra et Casablanca.

11)La première édition du forum méditerranéen du tourisme(Méditour 2003) a été organisé à Tanger du  8 au 10 mai  2003. Les travaux de cette importante rencontre ont porté sur la promotion de la qualité,  la sauvegarde de l'environnement et le développement de la gestion on-line du secteur touristique.

12)Atelier national sur la prévention des catastrophes naturelles et technologiques. Secrétariat  d'Etat  à l'environnement. Cet atelier a été l'occasion de mener un débat sur la stratégie nationale à adopter par le Maroc en matière de prévention et d'atténuation des impacts des catastrophes sur l'environnement, la santé des populations et les secteurs socio-économiques.

13)Atelier sur "l'impact de l'usage des eaux usées en agriculture sur la dégradation des composantes de l'écosystème et sur la santé de la population". Settat, avril 2003.

Organisée par le projet Ecosanté, qui est financé par le Centre de recherche et développement (CRDI, Canada) et la Fondation Ford (USA), cette rencontre a porté sur l'examen des retombées de l'usage des eaux usées en agriculture et sur la santé de la population. Les travaux ont porté sur la question de développer des alternatives  de gestion participative de l'eau et de la santé de la population.

14)Séminaire sur les résultats du sommet de la Terre de Johannesburg, octobre 2003.Rabat

Dans le discours d'ouverture des travaux de cet atelier, le ministre de l'aménagement du territoire, de l'urbanisme, de l'habitat et de l'environnement a déclaré que le Maroc dispose d'une stratégie claire dans le domaine du développement durable et qu'il est résolu  à contribuer à l'effort international pour promouvoir le développement durable sur la base des trois piliers suivants : un développement économique équitable, la protection de l'environnement et des ressources naturelles et le développement social..

15)Rencontre nationale sur l'eau .Vers une politique intégrée pour un développement durable . Ministère de l'aménagement du territoire et ONEP, février 2003.Rabat.

La déclaration d'investiture du nouveau  gouvernement a réaffirmé que la réforme en cours s'appuie sur le regroupement en une seule entité des départements de l'aménagement du territoire, de l'eau et de l'environnement. Le souci est d'assurer une cohérence entre la politique tracée et les moyens mis en oeuvre pour l'adoption d'une nouvelle approche.

La nouvelle politique de l'eau tire son fondement des trois principales références suivantes :les principes internationaux qui régissent la gestion durable des ressources (Dublin, la Haye), le discours royal prononcé à Agadir devant les membres du Conseil Supérieur de l'Eau et du Climat, et la Déclaration du gouvernement devant la chambre des Représentants.

Le discours royal d'Agadir a tracé des orientations claires quant à l'adoption d'une nouvelle politique de l'eau qui consiste en une meilleure gestion de la demande et la rationalisation de la consommation, la poursuite des efforts de réalisation des infrastructures de stockage, le transfert des eaux des basins excédentaires et le rattrapage  du retard constaté en matière d'assainissement liquide et de lutte contre la pollution.

16) Colloque maghrébin sur "les applications des mathématiques".Ecole Mohammedia d'ingénieurs, Ecole nationale de l'industrie minière et ministère de la recherche scientifique. Rabat, avril   2003.

Les travaux de cette encontre ont porté sur divers thématiques en particulier "l'identification des sources de pollution dans les eaux de surface".

Les méthodes numériques constituent un outil indispensable pour tout ingénieur qui fait appel à la modélisation et la simulation en vue de minimiser le coût important des expériences de laboratoire.

Lecture écologique

1)Abdelhadi Lahlou. Quel environnement pour l'Afrique du Nord? 2002.   2)Mohammed BEDHRI. Ecologie et développement durable.  Edition Al Jossour.200 p. 2003 (A paraître)   3)Jean François Troin. Maroc, régions, pays , territoires. Edition Maisonneuve- Larossse.2002
1)C'est un ouvrage qui s'intéresse à des thèmes divers concernant l'environnement en Afrique du Nord. C'est un problème bien particulier, celui de l'envasement des barrages au Maroc qui nous intéresse. Si le Royaume du Maroc se targue de disposer d'une politique de l'eau et de construction des barrages intelligente qui lui permet d'approvisionner l'agriculture et les villes en eau, malheureusement, de nombreux barrages sont envasés, c'est à dire qu'ils contiennent de la boue qui revient cher à s'en débarrasser.

L'auteur, spécialiste de réputation mondiale, fait des propositions constructives pour résoudre ce problème.

              M.B

2) L'auteur qui a déjà publié deux ouvrages dans le domaine de l'environnement signe son troisième livre qui s'intéresse à la relation entre la protection de l'environnement et la problématique du développement durable.

L'ouvrage contient de nombreux articles déjà parus dans certaines publications spécialisées que l'auteur s'est proposé de réunir dans un recueil unique pour le bonheur de ses lecteurs..

     Hoceine Chougrani

3)C'est un ouvrage d'une grande qualité scientifique et académique. Le chercheur trouvera toutes les informations relatives à la géographie économique et physique du Maroc.

Dans le domaine de la sauvegarde de l'environnement,  l'auteur, un fin connaisseur du Royaume et qui a formé une génération de professeurs (marocains) d'universités, présente les grands problèmes contemporains que vivent le pays : érosion, déforestation, etc.

        M.B