Mensuel écologique électronique édité par l'Association pour la protection de
l'environnement dans l'Oriental (Maroc).
Les écologistes américains face aux attentats du 11 septembre 2001 |
La biodiversité mise en péril par l'invasion d'espèces étrangères. |
Les attentats terroristes qui ont eu lieu aux Etats-Unis ont produit une onde de choc exceptionnelle qui a bouleversé l'opinion publique internationale et entraîné dans son sillage des retombées économiques catastrophiques aussi bien dans les pays en développement que dans les pays développés. Face à la catastrophe, le mouvement écologiste américain.s'est rallié autour du Président Bush et renvoyé ses projets et activités programmés aux calendes grecques. En réaction aux attentats du 11 septembre 2001, les principales organisations écologistes américaines ont retiré ou amendé leurs campagnes. Le Sierra Club, organisation américaine de défense de la Nature a réagit en proclamant que "le termps présent doit être au chagrin, à la réflexion et la solution pour la crise immédiate.La Nation est confrontée à d'autres problèmes à plus long terme". Le Sierra Club a envoyé une note à tous ses membres leur enjoignant d'éviter de critiquer le Président Bush, dont la politique environnementale était, depuis son arrivée à la Maison Blanche, particulièrement contestée. Quant à l'organisation écologiste " Naturel Ressource Defense Council" (530.000 membres), elle a décidé de gommer de son site Web toute critique à l'endroit du Président Bush, tandis- que la diffusion d'un spot publicitaire critiquant l'administration à propos de sa position sur le taux d'arsenic dans l'eau potable a été reportée sine die. Greenpeace a annulé les célébrations de son trentième anniversaire, qui devaient être organisées le 15 septembre 2001. Elle a également annulé sa campagne contre le bouclier antimissile, qui était devenue un de ses axes majeurs. Le geste de Greenpeace témoigne des leçons du passé. L'Organisation qui avait condamné l'attaque de l'Irak par les Etats-Unis en 1991 a essuyé un échec. Le nombre des membres de Greenpeace était passé de 1.800.000 avant la guerre du Golfe à 1.200.000 en 1992. Il a par la suite fondu. Aujourd'hui, le nombre des membres de Greenpeace ne dépasse guère 260.000 personnes. Les autres organisations ont retenu l'attention. en temps de guerre, il faut se ranger du côté des pouvoirs publics.. A l'échelle gouvernementale, les préoccupations environnementales ne sont plus de mise.La première des réunions qui devaient se tenir à Washington au mois de septembre pour arrêter la position de l'administration sur le climat a été reportée pour des jours meilleurs. De même, le débat sur le projet de loi relatif aux émissions de polluants, qui promettair une belle bataille au congrès, est également reporté. La conjoncture actuelle profitera-t-elle à l'administration américaine pour faire entériner ses projets écologiques ? (1) _________________________ 1) A cause des risques de terrorisme,l'Agence américaine de protection de l'environnement a fermé un site qui donnait le détail des procédures d'alerte et des plans d'urgence en cas de catastrophe dans les 15.000 endroits du pays jugés sensibles du fait de la présence de produits chimiques. Mohammed BEDHRI ________________________________________ L'analyse de l'ADN au service de la sauvegarde de la biodiversité L'Inde compte encore quelques forêts primaires où survivent des tigres, des rhinocéros et des lions. Mais ces animaux sont menacés par la pression démographique et la déforestation qui compromet leur existence. Leur chance réside dans les zoos. Mais ces animaux , en particulier le tigre, ont le plus grand mal à se reproduire en captivité. Le Center For Cellular And Molecular Biology de l'Inde a identifié la cause principale de cette hyporfértilité. Les zoos procèdent régulièrement à des rapprochements de couples mais , d'une génération à l'autre, comme dans les familles royales du XIXème siècle, ces couples sont frappés de consanguinité et leur potentiel génétique ne tarde pas à s'étioler. Le Centre a donc mis sur pied en 2000 un laboratoire de génie génétique consacré au sauvetage des espèces en danger. Ce laboratoire a une vocation à analyser l'ADN des animaux à partir des échantillons sanguins et à programmer des unions génétiquement équlibrées. De premières fécondations ont été réalisées avec succès sur les tigres et les lions d'Hyderabad. Les scientifiques n'ont pas reculé devant des prélevements de sperme, des inséminations artificielles , voire des fécondations in vitro, afin de déjouer les inhibitions des fauves. Un camion laboratoire équipé de tous les outils informatiques pour le décryptage de l'ADN va bientôt circuler en Inde, de zoo en zoo, afin de recueillir les cartes d'identité génétiques des différents pensionnaires. Le Centre envisage aussi des expéditions en forêt pour collecter le sperme des derniers tigres sauvages et consolider la diversité géntique de l'espèce. Il projette la construction d'un Centre scientifique des espèces en danger. Ce Centre a déjà un nom : "The Laboratory for the conservation of endangered species" qui bénéfice d'une architecture troglodyte, et un lieu d'implantation, près du zoo d'Hyderbad. Le futur Centre doit s'occuper pour commencer de la faune indienne. Mais les chinois ont déjà manifesté leur intérêt pour ce qui concerne le Pandat géant. Les marocains pourront -ils se tourner vers ce Centre pour sauvegarder le lion de l'atlas ? Fouzia .B ________________________________ Le récif corallien, refuge menacé de la biodiversité. Les récifs coralliens appelés "forêts tropicales de la mer " sont aujourd'hui victimes, tout autour de la ceinture équatoriale d'un inquiètant phénomène de blanchissement. Le récif corallien est un écosystème unique. C'est un invertébré cnidaire, le madrépore, qui n' a droit qu'au stade fixé du polype. Le plus simple de tous les animaux multicellulaires, formé d'un corps cylindrique, d'une touche entourée d'un anneau de tentacules, et d'un squelette calcaire. Un miniscule organisme vivant dans une coupe rigide composée de carbonate de calcuim qu'il secréte lui même, et dont les colonies, formées de milliers d'individus soudés les uns aux autres, constituent les édifices les plus fascinants de la nature. Qu'ils bâtissent des récifs, des atolls ou des barrières, des polypes associés vivent en symbiose avec des algues unicellulaires, les zooxanthelles, dont la densité peut atteindre un million/cm². Celles-ci ont besoin de lumière, ce qui expliquent que les coraux prolifèrent seulement à de faibles profondeurs. aux madrépores, elles fournissent la nouriirture, sous forme de glucose et d'acides aminés. En échange, elles utilisent comme engrais les déchets azotés de son métabolisme. Cette liaison à bénéfice réciproque a également pour conséquence de faciliter la précipitation du carbonate de calcium, qui est à la base du squelette des polypes. Immenses " la grande barrière australienne représente à elle seule 200.000 km²",( les récifs de la Nouvelle-Calédonie dépassent 2000 km de long), formant à eux seuls un écosystème à nul autre pareil. On croyait les coraux indestructibles, solides comme le roc auquel ils ressemblent tant. On les découvre depuis peu fragiles comme la dentelle.et blancs, comme elles,.Blancs à en mourir. La raison ? Leur rupture avec les zooxanthlles, elle-même liée à l'élévation de la température de l'eau de mer- laquelle provient notamment de la vitalité d'El Nino, phénomène climatique provoqué par le déplacement d'une énorme masse d'eau chaude à la surface du pacifique. Lorsque la chaleur de l'eau devient trop importante, et, plus généralement, lorsqu'un stress les atteint, les polypes se mettent en effet à rejeter activement leurs partenaires. Un départ qui ne leur porte guère chance, puiqu'il leur ôte, outre leur couleur, une bonne partie de leurs capacités de croissance.et reproduction. Au point d'entraîner, si la situation perdure, la mort des colonies. Des phénomènes de blanchissement particulièrement nets ayant été observés un peu partout dans le monde en 1997 et 1998, la pollution et les activités industrielles venant s'y ajouter comme un facteur de stress supplémentaire, des voix de plus en plus nombreuses s'élèvent désormais pour que soient protégés ces écosystèmes uniques au monde, riches d'espèces connues ou inconnues. Mais les coraux eux-mêmes, tout compte fait, ont peut-être plus de ressources qu'on ne leur en prête. Dans certaines régions,, les récifs blanchis semblent se rétablir; dans d'autres eaux , pourtant très chaudes, les espèces coralliennes résistent apparemment au blanchissment.. (Nature, 14 juiin 2001). Pourquoi ? On l'ignore. Si cette fabuleuse construction du vivant devait en périr, les climatologues en seraient les premiers désolés : les récifs coralliens, par les éléments chimiques qu'ils incorporent dans leur squelette, figurent parmi les meilleurs indicateurs des climats du passé. Catherine Vincent _______________________________________ Création d'un Fonds mondial de protection de la biodiversité dans les pays en développement. La Banque mondiale, le Fonds pour l'Environnement Mondial et "Conservantion International", ont mis sur pied un Fonds destiné à protéger la diversité biologique et les écosystèmes menacés dans les pays en développement. Ce Fonds est doté de 150 millions de dollars. Il vise à protéger essentiellement les zones très menacées qui n'occupent que 1,4% des terres, mais qui abritent près de 60% des différentes espèces terrestres. La menace qui pèse sur la diversité des espèces découle du recul croissant de la forêt et des auitres habitats des espèces végétales et animales.88% de la superficie des zones ultrasensibles ont été déjà été détruits et que près de 12% des espèces de mammifères et 11% des espèces d'oiseaux sont en voie de disparition. Le but de ce Fonds est d'aider les organisations et les populations locales à travailler ensemble plus efficacement pour améliorer l'impact de leur action car très souvent les multiples efforts déployés restent stériles soit par manque de coordination, soit en raison du manque de financement pour des projets de préservation écologique. Les zones sensibles à Madagascar, en Afrique de l'Ouest et dans les Andes tropicales seront les cibles des premières interventions de ce Fonds. Par la suite, celui-ci financera des opérations chaque année destinées à préserver les écosystèmes les plus menacés dans le monde Le Fonds soutiendra toutes les actions en faveur de la protection de la nature au niveau mondial favorisant une amélioration de la gestion des zones protégées et une exploitation rationnelle des corridors biologiques. Le "Fonds de partenariat pour les écosystèmes"devra également financer des projets de formation et de développement écologique dans les zones frontalières..Il contribuera à la promotion du dialogue avec les responsables d'exploitations minières et forestières et aidera au réglement des litiges, à la recherche de consensus, à l'identification des priorités, au renforcement des organisations autochtones et oeuvrera à la promotion des partenariats entre mle secteur privé et les parcs naturels.. Lamia. B _______________________________________ La convention internationale sur la biodiversité. La réglementation internationale en matière de protection de l'environnement s'est enrichie en 1992 par l'élaboration d'une convention internationale spécifique sur la biodiversité adoptée au sommet de la Terre qui s'est déroulé au Brésil.. La convention sur la diversité biologique vise à garantir la mise en oeuvre d'une action internationale efficace pour ralentir la destruction des espèces biologiques, des habitats et des écosystèmes. Les objectifs de la convention sont " la conservation de la diversité biologique, l'utilisation durable de ses éléments et le partage juste et équitable des avantages découlant de l'exploitation des ressources génétiques, notamment grâce à un accès satisfaisant aux ressources génétiques et au transfert approprié des techniques pertinentes, compte tenu de tous les droits sur ces ressources et techniques, et grâce à un financement adéquat" (article.1). Un principe prélable a été retenu :qui limite considérablement la portée des dispositions adoptées "Conformément à la Charte des Nations Unies et aux principes du droit international , les Etats ont le droit souverain d'exploiter leurs propres ressources selon leur politique d'environnement(...)(article.3) La convention en question a adopté diverses dispositions que nous ne pouvons pas détailler. Nous nous contentons de sérier celles-ci .La convention s'est intéressée à la question de la protection des ressources biologiques, à l'accès aux ressources génétiques, à la technologie et au transfert de technologie, à la répartition des avantages concernant les produits issus des biotechnologies, à l'aide financière aux pays en développement et aux responsabilités. _______________________________ L'état de la diversité des espèces de la planète. Les espèces enregistrés par l'Union mondiale pour la nature (IUNC) se répartissent en 6 catégories, de l'espèce éteinte à celle dont les effectifs n'ont pas été évalués. il est difficle de reproduire ici la liste exhaustive publiée par cette ONG. Nous nous contentons de publier quelques extraits de cet important travail de recherche relatif à la biodiversité notamment en ce qui concerne l'Afrique, le Proche-Orient et la péninsule arabique. Parmi les animaux dont le risque d'extinction .à très court et moyen terme, on peut citer l'Addax, l'Oryx dammah, la Gazelle saoudienne(n'existe plus en liberté), le Bouquetin d'Ethiopie, le Loup d'Abyssinie, le Léopard d'Arabie du sud,Yemen, le Léopard d'Afrique du nord, le Hamster doré, le Phoque noir de Méditerranée, quatre espèces gerbilles (2 au soudan et 2 au Maroc), l'Ibis chauve, la chouette d'Anjouan, la chouette de Grande-terre, le Crabe arboricole (Libéria) et le Cyprès de Duprez. Parmi les espèces qui sont en grand danger d'extinction , on peut citer la quasi disparition du Mérou noir, du surmulet, des Anchois, de l'Albacore, etc. Pour ce qui concerne le Phoque moine, il existe aux environs d'Al Hoceima quelques individus qui vivent dans un sanctuaire protégé. Dans les années quatre vingt dix, feu le Roi Hassan II avait accordé un don pour sauvegarder les phoques moines de la mer Méditerranée. L'IUCN a publié la liste rouge des espèces menacées qu'on peut consulter sur son site. On recommande également l'excellent CD.Rom, "Vies en danger", du Muséum National d'Histoire Naturelle. M.BEDHRI ________________________________________ Le texte sur le commerce international des organismes génétiquement modifiés a été signé à Nairobi. La réunion des parties à la convention internationale sur la biodiversité ont examiné à Nairobi au mois de mai 2001 la question de la responsabilité des producteurs d'organismes génétiquement modifiés(OGM) ainsi que celle de la possibilité pour les pays en développement de contrôler les importations. La difficulté à exercer le contrôle du commerce des OGM , réglé par le protocole sur la biosécurité, est une des principales faiblesses de ce texte, élaboré au sein de la convention sur la biodiversité et adopté à Montréal en janvier 2000 (C.F le protocole de Carthagene sur la biosécurité signé récemment)-. Les débats ont porté sur la responsabilité des producteurs des OGM pour les nuisances ou préjudices causés par les plantes transgéniques. La question de la responsabilité incluse dans le protocole doit être renforcée. La contamination du colza d'Advanta a amplement démontré l'opportunité d'un telle question. Si soixante deux pays ont signé le protocole, l 'Australie et le Canada ont refusé d'y apposer leur paraphe. Or ces deux pays sont très favorables aux OGM, et le Canada en est un exportateur important. A.Meziane
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Après la modification de l'habitat naturel, "l'invasion biologique est la plus grande menace qui pése sur la biodiversité, et elle a déjà eu des conséquences dévastatrices pour la planète", affirme un rapport de l'Union mondiale pour la Nature (IUCN, 7 mai 2001). Cette organisation non gouvernementale a en effet dressé une liste de 100 espèces, animales et végétales, introduites volontairement ou accidentellement dans des environnements différents de leur habitat naturel, et qui causent d'énormes dommages dans leur écosystème d'adoption. Ces envahisseurs parfois anciens, vont du champignon à l'insecte en passant par les plantes aquatiques et terrestres, les amphibiens et les poissons, ainsi que les mammifères. Chez ces derniers, on note, par exemple, la présence de la chèvre, qui détruit nombre de végétaux servant d'habitat aux animaux indigènes, la mangouste indienne, qui s'attaque à de nombreux vértébrés, les macaques, qui ont fait disparaître des oiseaux de l'île Maurice, le ragondin, originaire d'Amérique du sud, qui détruit les berges des rivières, le lapin de garenne, qui érode les sols, l'écureil gris d'Amérique, qui supplante son cousin roux d'Europe et occasionne des dégâts sur les arbres, mais aussi le lapin , la souris et ailleurs le chat. Le contrôle et la lutte contre ces "aliens" coûteraient plusieurs diizaines de milliards de dollars chaque année, note l'IUCN. A l'occasion de la journée mondiale de la biodiversité (mai, 2001), l'Organisation a tenté de sensibiliser l'opinion publique internationale et les pouvoirs publics au "sous-produit négatif de la globalisation de l'économie". La convention internationale sur la biodiversité biologique de 1992 prend en compte ce phénomène qui constitue une menace bien plus significative dans l'immédiat que l'introduction d'organismes génétiquement modifiés, qui à ce jour a reçu une bien plus grande attention sous couvert de bio-sécurité. Mohammed BEDHRI ______________________________________ Les zoos se transforment en gardiens de la biodiversité Pour lutter contre l'extinction des espèces animales, tous les grands zoos du monde participent désormais à leur reproduction. Les zoos sont également de plus en plus nombreux à participer à des programmes de conservation sur le terrain, ain de tenter de maintenir les espèces dans leur habitat d'origine. Le zoo de Doué-la-Fontaine(France) créé en 1961 est la parfaite illustration de ce nouveau rôle attribué aux ménageries, jardins et parcs zoologiques. Le zoo français est engagé dans la mise en oeuvre des programmes d'élevage européens (EEP) L'idée que les zoos participent à la sauvegarde de la biodiversité animale est venue des Etats-Unis au début des années 80. A l'époque, les américains tentaient de reproduire en captivité le tigre de Sibérie, dont les populations se trouvaient très menacées dans la nature. Les américains décidérent de créer, en 1982, un logiciel permettant de gérer la génétique de micropopulations captives , les SSP (Species Survival Plan) qui connaissent un grand essor. Très vite, les grands zoos européens prennent le pas. En 1985, à leur tour, les premiers EEP sont créés. La coopération européenne dans le cadre des EEP a permis progressivement la sauvegarde de la biodiversité animale. Ainsi le Panda roux, à l'époque, ne se reproduisait-il pratiquement nulle part, sauf dans les zoos de Madrid et de Moscou. Mais il suffit de leur fournir un terrier au lieu d'un gros arbre avec une caisse en bois pour qu'ils se reproduisent du jour au lendemain - au point que cette espèce en captivité connaît une véritable explosion démographique. Dans le parc zoologique français, sur les 65 espèces représentées dans cette ménagerie, 38 sont impliquées dans un EEP. Le zoo en question coordonne directement deux de ces programmes (concernant des singes à longue queue sud-américains, lers atèles). Pour fêter les 40 ans d'existence du zoo français, les responsables ont décidé le lancement, d'ici à la fin 2001, de quarante projets "Nature", menés sur le terrain en faveur d'espèces menacées. Catherine .Vincent. _____________________________________ L'Antilope du Tibet massacré pour sa toison d'or. Elle vit dans des régions les plus reculées du monde, et la mode cosmopolite est en train de signer son arrêt de mort. Corps svelte, pattes longues et cornes ondulantes , elle porte un masque noir que soulignent,sur la face antérieure des quatre membres, des bandes de même ton. Partout ailleurs, c'est le beige et le brun clair qui dominent le pelage de l'Antilope du tibet. Le plus doux, le plus fin, le plus chaud pelage que la nature ait jamais inventé, une merveille de l'évolution qui a peut-être mis des millions d'années à apparaître, et que le trafic et le commerce international pourraient bien, en quelques années, volatiliser à jamais. Bovidé ruminant de la sous-famille des antilopinés, l'espèce Pahtolops hodgsonii, encore appelée "cheru", vit exclusivement sur les hauts plateaux galcés du Tibet, à une altitude comprise entre 3500 et 5000 mètres. Elle y supporte les rigueurs du climat grâce , à cette toison abondante, très fine qui lui permet les échanges avec l'air ambiant. L'espèce ne se laissant guère approcher - ses comportements familiaux et sociaux sont très peu connus-,le déclin des es effectifs resta longtemps confidentiel. Jusqu'à ce que Goerge Schaller, directeur scientifique de l'Asociation Wildle life conservation society, New york, entame à la fin des années 80, une longue enquête sur la situation démographique. Quelques années plus tard, ses soupçons se muet en certitude : alors que sa population était estimée à près d'un million d'individus au début du XXème siècle, elle ne se compte plus, désormais, qu'en dizaine de milliers. Sa fourrure, bien plus que ses rudes conditions de vie, est en passe d'avoir sa peau.(Jacques cuisin, spécialiste des mammifères au Muséum national d'hisotoire naturelle décrit les qualités de sa toison) Il y a une vingtaine d'années, a débuté un trafic international. des châles si chauds et si légers, "les shatooosh" - la laine (toosh)des rois( shah)-réputés si fins qu'ils peuvent passer dans une bague. Aujourd'hui destinées en priorité à des clientéles fortunées des pays rcihes, les étoiles en shatoosh, importées clandestiement, se vendent plus cher encore que leur ersatz en pashmina (provenant, lui, d'une chévre himaleyenne) : 1000 dollars au bas mot, parfois cin fois plus . A Tokyo, Paris, Londres, etc. L'antilope du Tibet est inscrit depuis 1978 sur l'Annexe I de la convention sur le commerce international des espèces sauvages menacées d'extinction. Sa toison vaut de l'or.L'Antilope pourchassée est massacrée. Sa population a fondu. Elle est de l'ordre de 40.000 individus. Les experts de l'Union Internationale de la Conservation de la Nature(UINC) ont rangé Pantholops hodgsonii dans leur liste rouge 2000 des espèces menacées d'extinction. Selon un récent rapport gouvernemental chinois cité par le Wordl Wildlife Fund (WWF), 20.000 chirus sont massacrés chaque année. Comment protéger l'Antilope du Tibet contre la menace d'extinction qui pése sur elle ? Un tribunal indien a in,terdit par ordonnance en mars 2000, la transformation de la fameuse fourrure, dans l''Etat de Jamu-Cachemire. Les autorités chinois luttent contre le braconnage. Pour protéger l'Antilope une campagne mondiale de sensibilisation est nécessaire afin de freiner la demande de sa toison. Catherine Vincent ______________________________________ L'action de l'International Snow Leopard Trust. L'organisation non gouvernemental spécialisée dans le maintien et le protection dans les montagnes natales d'Asie Centrale de l'insaisissable panthère des neiges,dont il ne reste que 3000 à 6000 spécimens en liberté. En apprenant aux villageois qui la côtoient à fabriquer des pulls et des chaussettes ! Telle est une des idées de l'organisation non gouvernementale appelée International Snow Leopard Trust (ISLT), Créée il y a vingt ans pour préserver, en collaboration avec les populations, le splendide et dangereux félin. L'action de l'organisation permet aux paysans du sud du désert de Gobi de vendre dans les villes les plus proches des vêtements tissés avec la laine de leur cheptel ( moutons, chameaux, chèvrss cachemere, en leur fournissant le matériel pour le tissage, les stages de formation, voire les patrons des vétements. En contrepartie, le village entier doit s'engager pendant au moins un an à ne plus tuer de panthères, même si elles s'attaquent aux troupeaux.. Un kilo de laine brut vendue rapportant 1,5 dollars, et la même quantité de laine tissée 25 dollars, les paysans de Mongolie pourraient ainsi gagner plus d'argent en vendant la peau des panthères. Catherine Vincent ______________________________________ L'action de l'Association Antogil Conservation pour la sauvegarde des lumériens L'association malgache Antogil Conservation milite pour un projet écologique ambitieux : protéger : l'immense forêt d'Antainambalona, située dans la région du nord-est, qui héberge, entre autres, plusieurs espèces de lumériens (des pro-simiens) qui n'existent plus à l'état sauvage que dans l'île malgache. Autant dire que le projet, qui vise à substituer à l'exploitation destructive de cette forêt, une méthode plus rationnelle, basée sur un réseau d'augestion des ressources naturelles, n'est pas de ceux qui se réalisent enn un tour de main. Le projet de conservation des lumériens revêt divers aspects intégrés. Le développement rural par l'initiative de petites réalisations agricoles, telles que la culture en terrasse plutôt que sur brûlis, la distribution de semences plus productives, l'amélioration de la santé animale, l'éducation des villageois et des élus, et, enfin, la conservation proprement dite : ce qui implique en premier lieu la formation de professeurs locaux pour inventorier la diversité biologique de ce massif touristique; le projet tout entier a déjà porté ses fruits : la chasse aux lumériens a été spontanément réduite dans la région. Saliha M __________________________ Les programmes d'élevage des espèces menacées. Chapeautée par l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature(UICN) et avec la collaboration de 200 instituts universitaires et parcs zoologiques, 130 programmes d'élevage sont actuellement développés en Europe. S'y ajoute, pour 70 autres espèces, la constitution d'un studbook : une sorte de "livre des origines", longtemps réservé aux chevaux de race, qui constitue le premier degré de la gestion d'une espèce ani. Si l'une d'elles se révèle être menacée dans la nature, le studbook donne alors naissance à un EEP (programme d'élevage européen): ses données sont utilisées pour organiser des "mariages entre individus, qui peuvent appartenir à des zoos différents. Des échanges de pensionnaires sont régulièrement organisés à cet effet, afin de réduire la cosanguinité et d'assurer à la population reproduite en captivité une diversité génétique suffisante pour permettre son éventuelle réintroduction dans la nature.. Mohammed BEDHRI ______________________________________ Les naturalistes français menacés d'extinction. La profession de naturaliste, florissante au temps de Linné ou Cuvier, est aujourd'hui en déshérence. Le rôle de la systématique - observer, décrire et classer l'infinie diversité des espèces - reste pourant indispensable à la connaissance du vivant et plus encore à la sauvegarde de la biodiversité de la planète. La société frnaçaise de systématique, créée en 1985, pour enrayer ce déclin a sonné le toscin. Elle souhaite convaincre les pouvoirs publics en France de l'urgence d'une relance de cette discipline essentielle. en France, comme dans les autres pays industrialisés,.la solution préconisée par les experts pase, avant tout, par un effort majeur de formation, ainsi que par une réorganisation du cadre conceptuel des recherches demnées dans ce domaine Le rôle de la systématique est d'observer, définir et classer l'infinie diversité du monde vivant (environ 1,5 million d'espèces recensées à ce jour, sur un total peut-être dix fois supérieur). La systématique ne se limite pas à la taxinomie, c'est à dire l'inventaire, la description et la dénomination d'espèces vivantes. Elle se consacre également à l'étude des liens de parenté ainsi qu'aux mécanismes de l'évolution. Ce dernier axe de recherche appelé "biosystèmatique" a conu des progrès décisifs. Nora .A ______________________________________ Un inventaire complexe Comment choisir en connaissance de cause les zones de biodiversité à protéger dans le monde sans s'être , au préalable, donné les moyens de parfaire l'inventaire des espèces vivantes ? Le travail à faire est titanesque. Selon certaines estimations, les seuls écosystèmes terrestres tropicaux hébergeraient plus de 3 millions d'espèces vivantes, quand seulement 750.000 ont déjà été décrites ! Plus généralement, si le recensement planètaire des oiseaux (environ 9000 espèces) et des mammifères (4000 espèces) est aujourd'hui quasiment exhaustif, si ce lui des plantes à fleurs (250.000) comme celui des insectes(750.000) est honorable, il n'en va pas de même pour les champignons (petits vers) ou les espèces marines. Or, ce sont précisément ses formes de vie rudimentaires qui, en interagissant au sein des écosystèmes, contribuent le plus au développement de la diversité biologique. Abdeslam Meziane _______________________________ Le coût de la vie sauvage. Une enquête de l'organisation américaine Nature Conservancy, publiée dans le magazine New Scientist, révèle qu'un tiers de la faune et de la flore américaines est menacé d'extinction : 1,3% des espèces recensées sur le continent ont déjà disparu , 15,4% d'entre elles connnaissent une situation critique et 15% sont dites vulnérables. Le sort de certains groupes, tels que les invertébrés d'eau douce, est encore pire : 20% des écrevisses et 26% des moules sont en danger. D'autres groupes d'animaux, comme les mammifères et les oiseaux, sont à 80% hors de danger, alors que l'opinion est paradoxalement plus sensiblée à leur disparition qu'à celle des langoustes. Quelques semaines avant la publication de ce rapport par Nature Conservancy, l'US General Accounting Office, l'organisme de comptabilité publique américaine, publiait une estimation des coûts qu'entraînerait le sauvetage des espèces menacées : 153,8 millions de dollars pour la tortue verte, 2,6 millions de dollars pour le caribou,etc. Ces chiffres exorbitants ont aussitôt déclenché une polémique entre politiques et écologistes. En effet, l'auteur du rapport, Don Young, est un membre du Congrès farouchement opposé aux mesures de conservation des espèces en danger. Selon la directrice du Sierra club Legal defense Fund, le document est mensonger. . Il cumule pour une espèce(tortue, ours,etc) les coûts de toutes les mesures de sauvetage, alors que, généralement, seules une oux deux options sont appliquées. Le rapport évoque également le coût de l'acquisition de terrains individuels pour chaque espèce menacée. Or, il est possible de protéger plusieurs espèces sur un même territoire, aménageable ensuite en parc naturel. M.Bedhri
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| Nouvelles écologiques brèves
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Nouvelles écologiques brèves |
| 1) Un don américain
de 200.000 dollars a été attribué au Royaume du
Maroc pour financer l'étude de la faisabilité de la
station d'épuration des eaux usées d'Azemmour (près de
Casablanca). L'épuration des eaux usées et leur réutilisation dans l'agriculture et l'arrosage des espaces verts d'Azemmour, permettront notamment de réduire la populatrion dans l'Oued (rivière) Oued Oum- Errabia et d'exploiter davatange le potentiel touristique d'Azemmour. L'élaboration de cette étude s'inscrit dans le cadre des nouvelles orientations stratégiques de l'Office national de l'eau potable notamment le soutien des collectivités locales dans le secteur de l'eau. La réalisation de cette station permettra l'élaboration d'un projet touristique et balnéaire à l'embouchure de l'Oued Oum Errabia qui utilisera au mieux les ressources en eaux rcyclées. Le Maroc, avec 2,5 millions de dollars en 2001, est le deuxième bénéficiaire de fonds américains pour des projets soutenus par l'Agence américaine pour le commerce et le dévelopement (USTAD) 2) Sept millions de mexicains habitant la capitale Mexico déversent chaque jour dans la rue, faute de toilettes publiques, 500 tonnes de produits fécaux. 3) Plus de la moitié des bus de Stockholm (Suède) ont remplacé la gazole par du vin d'Espagne : transformé en méthanol, il serait moins polluant que les carburants classiques Un débouché pour les excédents des viticulteurs espagnols. 4) Certaines plantes fabriqueraient leur propre "insecticide". C'est la découverte faite par le Centre de Recherche britannique sur les grandes cultures. Quant ils sont attaqués, ces végétaux émettent des composés chimiques, tels que la salicylate de méthyle, qui non seulement repoussent les pucerons mais attirent leurs prédateurs (les coccinelles, par exemple). Pour le Centre en question , la fabrication d'insecticides naturels dérivés de ces parfums se révelerait à la fois économique et écologique. 5) Le célèbre mont Fuji, l'emblème du Japon, est à ce point pris d'assaut par les touristes que ses versants sont recouverts de détritus les plus divers et que la zone proche du sommet sent l'urine. Le mont Fuji, 3776 m, le plus haut sommet du Japon, situé à une centaine de kilomètres à l'Ouest de Tokyo, est ouvert aux marcheurs en juillet et août. Deux millions de touristes se pressent jusqu'à mi-pente, terminus d'une route goudronnée empruntée par des cars de touristes. Trois cents mille personnes font l'ascension jusqu'au sommet pendant ces deux mois. L'Agence de l'environnement emploie chaque année des étudiants pour nettoyer la montagne. Ils y collectent 300 kg de déchets en deux semaines, dont des canettes de boisson, des vêtements et des restes de nourriture. 6) Ayant dit oui à l'Europe en janvier 1995, la Finlande a dû adapter ses lois à celles de l'Union européenne. Or, dans ce pays couvert de forêts à prés de 70%, l'application des nouvelles lois forestières, en 1997, bouleversera les habitudes des 400.000 propriétaires privés ( qui possédent les deux tiers des forêts finnoises) et des industriels du papier. Les premiers seront obligés de planter un arbre pour chaque arbre abattu. Les seconds devront établir des programmes de coupes selon les espèces, afin de préserver la biodiversité. 7) Le texcte sur le commerce international des organismes génétiquement modifiés a été signé à Nairobi au mois de mai 2001.. ________________________________________________
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8) La réserve
de biosphère des oasis du sud du Maroc. Les oasis du sud du Maroc ont bénéficié
récemment du soutien de l'UNESCO en tant que réserves
de biosphère. Deuxième réserve de biosphère au Maroc, après celle de l'arganeraie et 12ème dans le monde arabe, la palmeraie marocaine est incorporée dans un réseau de près de 400 réserves de biosphère, appartenant à une centaine de pays. Le label de l'UNESCO devra permettra aux palmeraies du sud du Maroc de servir de modèle pour l'ensemble du présahara mondial, notamment à travers l'exploitation de technologies douces adaptées au développement durable. Le patrimoine marocain phoenicicole fait face à d'énormes défis, qui risquent d'hypotèquer son avenir. Déjà, meurtri, en amont, par la sécheresse et l'insuffisance hydrique ( durant les années 80, près de 530.000 palmiers se sont deséchéssés dans les seules palmeraies d'Ouarzazet et d'Errachidia). Ce patrimoine national est menacé de disparition sous l'effet conjugué de la sécheresse, de l'invasion acridienne, de l'extension du tissu urbain, de la salinité des eaux et des sols et de la désertification. La FAO estime que la maladie du bayoud, ce champignon qui s'attaque aux cultivars les plus appréciés et les plus rentables, aura endommagé prés de 2/3 de la palmeraie marocaine. De 150 ha que comptait le pays au début du siècle, il n'en subsiste que 45.000 ha actuellement. Plante xénophile parfaitement adaptée aux climats secs et arides , le palmier dattier constitue l'ossature de l'écosystème oasien. Outre le rôle d'ecran qu'il joue dans la protection des oasis contre les influences désertiques et l'avancée des sables, il favorise la création de micro-climats propices au développement d'autres cultures sous-jacentes, alternant jusqu'à trois étages de végétation, les cultures saisonnières annuelles, les arbres fruitiers et le palmier dattier. 9) La maladie de la "vache folle" qui a poussé les consommateurs européens à boycotter la viande a déclenché une demande considérable des grenouilles importées de l' Egypte. Au rythme de leur exploitation, celles-ci risquent de disparaître.l 10) Un fleuriste français a été condamné pour avoir cueilli le chardon bleu, plante protégée. Au Maroc, cette plante pousse à l'état sauvage (quand il pleut) et fait le délice des ânes. __________________________ |
| Lectures écologiques | Lectures écologiques |
| 1)
Bernard Fischesser et Marie France Dupuis-Tate.Le guide
illustré de l'écologie. Un ouvrage utile, qui met les bases scientifiques de l'écologie à la portée de tous, en six chapitres, de la biosphère à la dynamique des populations, en passant par l'autoécologie (science de l'adaptation d'une éspèce vivante à son environnement). Les auteurs appliquent une démarche pédagogique développée au cours d'actions de formation auprès des agents des services publics chargés de la protection de la nature.L'illustration est abondante et efficace. Des pages de schémas aident à comprendre aussi bien les mécanismes de prédation des animaux que la méthode de la détermination de l'indice biotique 'qui permet d'avaluer l'état de pollution d'un cours d'eau) _________________________________________ 2) Mark.D.Spalding, Corinna Ravilious et Edmund. P.Green." Word Atlas of Coral Reefs",4000 p.2001. PNUE. Les Nations Unies viennent de publier un Atlas attendu sur l'un des plus singuliers et des plus fascinants habitats de la planète. En un plus de 400 pages, les deux auteurs précédemment cités ont, à l'initiative du PNUE, passé en revue le monde fragile des coraux, menacé et détruit par la pollution, les sédiments, la prolifération des algues, la surpéche, le tourisme, le climat, mais aussi les explosifs et cyanure utilisés par certains en Asie du sud-Est pour faire des pêches miraculeuses (www.ucpress.edu) L'ouvrage évoque les atteintes faites à ces animaux primitifs à squelette de calcaire, qui vivent en symbiose avec des algues unicellulaires, les zooxanthelles, dans les eaux des mers chaudes situées entre 30° de latitude nord et 30° de latitude sud. |
3)
Nature Interactiva. Sur les chemins
de traverse. Edition Hachette. Pour une réussiste, c'est une réussite : ludique et ducomentaire, ce CD Rom s'adresse aux adultes comme aux enfants. L'utilisateur se promène en compagnie d'un guide dans un terriroire "virtuel" qui regroupe divers milieux naturels européens, sentiers de bord de mer, d'altitude, de campagne. Il dispose d'une carte et d'une boussole. Au détour d'un tourré ou à la cime d'un arbre, il pourra remarquer le mouvement du feuillage qui trahit la présence d'un animal. S'il "clique" assez rapidement sur la souris, il fera apparaître un chamois, une marmotte ... au total une centaine d'animaux. Pour approfondir ces connaissanes sut tel ou tel animal, il accédera à des fiches, à des diaporamas ou à des textes Aux amateurs de randonnées pédestres, Natura Interactive fait retrouver les saveurs de la flânerie sur les chemins de traverse. Aux citadins endurcis, il donnera lenvie de partir à la découverte de la nature.
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| Rencontres environnementales nationales | Rencontres environnementales internationales |
| 1)
La faculté des sciences d'Oujda (Maroc) a
organisé une intéressante rencontre internationale sur
"l'arbre ,du gestionnaire au chercheur".(septembre
2001). C'est la première fois que se tient au Maroc
un colloque international consacré aux arbres
d'alignement et aux espaces verts. Les communications
étaient riches et variées. Elles ont concerné
respectivement les aspects juridiques, végétaux,
ornementaux, biologiques de l'arbre de ville. Les intervenants ont relevé le rôle fondamental de l'arbre dans l'embellissement de la ville et comme un espace de récréation. Ils ont mis en relief la nécessité de réformer les textes relatifs à l'urbanisme pour promouvoir une politique de l'arbre. Notre directeur a présenté une communication sur la législation relative à l'arbre.
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1)
Une rencontre internationale a été organisée à Paris
au mois de mai 2001par la Société Zoologique de France
et le Muséum national d'histoire naturelle sur un
thème qui préoccupe l'opinion publique française : le
commerce des animaux sauvages.. Du supermarché à l'Internet, le commerce des animaux sauvages connaît un engouement croissant. Le commerce nouveau des animaux de compagnie(CNAC) est un véritable phénomène de société en Europe et aux Etats-Unis. Est-il normal qu'un python de 3 mètres, désormais rarement rencontré dans la nature, soit maintenu légalement en captivité dans un appartement parisien ? Que peuvent faire face à cette évolution, les zoologistes et les systématicienns ? Quel rôle le Muséum national d'histoire naturelle devra-t-il jouer dans cette gigantesque braderie des ressources humaines? Les règlementations nationales et internationales sont-elles efficaces et adaptées à l'ampleur du phénomène ? Ce sont ces questions qui ont été débattues par les différents intervenants de cette rencontre. |