Hongrie

Récit du voyage en HONGRIE





ITINERAIRE
Le relief a été plutôt clément pour nous accueillir en Hongrie : nous avons continué à suivre le Danube, Frontière simplement en changeant de rive et de pays. Avec le vent dans le dos, les moyennes dépassaient tous les plafonds...
Les déjeuners au bord du Danube (bleuâtre tirant sur le vert, il faut l'avouer), ne donnent pas envie de repartir. Mais il le faut bien.
Nous passons par Eztzergom, où se trouve la plus grande église de Hongrie. Juste de l'autre côté du Danube, nous voyons la ville jumelle slovaque. Et entre les deux, les restes d'un pont détruit pendant la seconde guerre mondiale, et jamais reconstruit ! Peut-être du fait du lobbying des ferries qui font la traversée.
C'est à Eztzergom que nous Camping sauvage rencontrons à nouveau les deux Christophes, d'Angers, que nous avions rencontrés à Vienne et à Bratislava : nous décidons de faire un bout de chemin ensemble jusqu'à Budapest. Ce soir, nous campons donc à cinq dans le jardin de l'institut culturel de Visagrad (belle forteresse, là haut sur la colline, beaucoup trop haut pour nous en cette fin de journée...).
Le lendemain, arrivée à Budapest, apres un petit arrêt culturel à Sentendre (comprendre Saint André), anciennement ville romaine, ville moyennageuse, puis centre artistique de la région aux XVIIème et XVIIIème siècles. A la capitale, les deux groupes se séparent, chacun allant vers les adresses où nous espérons être accueillis.


BUDAPEST
En tout, nous serons restés... dix jours dans la capitale hongroise. De quoi en faire un bon tour, à la fois touristique, administratif, sportif...
Les quelques premiers jours ont été consacrés au règlement des questions des visas moldave, ukrainien, russe, et iranien. Seul le russe nous posera un réel problème. Pour le visa ukrainien, un grand merci aux Moquet, jeunes camarades travaillant à Dniepropetrovsk, pour l'invitation indispensable.
Mais nous ne pouvions pas passer par Les bains Budapest sans aller aux fameux bains, grande spécialité de la ville. Ce sont de grands complexes, en général d'une architecture assez recherchée, qui contiennent plusieurs piscines, à différentes températures, des saunas, des hammams, des douches glacées, des bains brûlants... Bref, on y passe la journée sans voir le temps passer. Et nos en ont bien savouré l'hygiène !


MATERIEL
Les problèmes Disparus ! de visa étaient pratiquement réglés, ce mercredi 8 septembre, et nous étions prêts à partir le lendemain. Nous passions donc nos dernières minutes dans la salle informatique de l'Institut Français de Budapest, pour répondre aux nombreux mails, en laissant les vélos bien attachés dehors, en vue de l'accueil : les vélos sont interdits dans l'Institut. Deux heures plus tard, le cauchemar : plus de vélos !


ACTION !
Antoine court arpenter les rues avoisinantes, et contrôler le pont le plus proche, pendant que Christophe va au commissariat, pour essayer de motiver les troupes pour rechercher nos montures. Rien à faire : deux vélos, ça ne vaut vraiment pas la peine de se lever de sa chaise ! Tout ce qu'il me permettent de faire, c'est un déclaration de vol. Et encore, il a fallu attendre plus d'une heure un traducteur officiel ! Alors que plusieurs policiers parlaient bien l'anglais... Mais il fallait un officiel...
Juste après, nous avons fait un tour de la ville en taxi, et le taxi a donné le signalement de nos destriers à tous ses collègues. Rien n'y a fait.
C'est finalement une histoire qui ne se termine pas bien, puisque nos tours dans les quartiers chauds de la ville, nos visites des marchés aux puces et aux Nouveaux vélos: TREK 920 Nouveaux vélos: TREK 920 marchands de vélos d'occaions ne les ont pas fait réapparaître. L'espoir était faible, mais il fallait faire quelque chose. Nous nous sommes finalement résignés à racheter des vélos, en ayant peur de la qualité que nous pourrions trouver ici. Là, nous avons été heureusement surpris : on trouve vraiment du matériel de très bon niveau, et bien moins cher qu'en France. Seul hic : les porte-bagages. Après en avoir demandé aux dix magasins de la ville, Christophe est allé en train à Vienne,

pays plein de cyclo-randonneurs, pour les acheter.
Nous voici donc nouvellement équipés avec des vélos TREK (saviez-vous que Armstrong a gagné le Tour de France 99 sur un TREK ? Avec ça, si nous n'arrivons pas à Paris...). Vélos volés mercredi après-midi, nous avons pu repartir le mardi suivant : un record pour trouver un équipement capable de faire les 24 000 km qui nous restent !


LE NOUVEAU DEPART
Nous avions envisagé de prendre le train jusqu'à la frontière roumaine, pour rattrapper le temps perdu. Mais nous avions trop envie de pédaler : on prendra le train plus tard... peut-être.
Techniquement, pourtant, la première journée a été décourageante : un porte-bagage s'est cassé la figure dès la sortie de la ville, Réparation d'une crevaison et Christophe a crevé 3 fois, dont deux fois au niveau de la valve, donc de façon irréparable. Le lendemain, c'est Antoine qui Réparation d'une crevaison crève, également au niveau de la valve. Or nous avions trois chambres à air de rechange... Le stress recommence. Saviez-vous qu'il fallait mettre du talc entre le pneu et la chambre à air pour éviter ce genre de crevaison ? Heureusement, nous ne devons tenir que jusqu'en Moldavie, où nous attend un paquet de Hutchinson.
Mais nous sommes trop motivés pour ralentir le rythme pour si peu : 106 km le premier jour, 116 km le second, et 154 (le record !) le troisième... La platitude des grandes plaines hongroises nous a bien aidé.
Pour passer la frontière, nous avons filé plein est à partir de Budapest, en passant par Debrecen, vers une frontière bien indiquée sur la carte. Mais le douanier n'a même pas voulu jeter un coup d'oeil à nos passeports : ce n'est pas une frontière internationale, et les passeports ne nous permettent pas de passer ! Seuls les hongrois et les roumains, munis d'un laisser-passer ad hoc, peuvent passer. Les palabres n'y font rien. Espoir : il y a une ligne de train juste à côté, nous pourrions l'emprunter pour passer la frontière, car sur le train, ils acceptent les passeports. Téléphone à manivelle ? Le douanier nous assure du passage d'un train dans une heure (nous sommes en début d'après-midi). Allons vérifier de ce pas ces dires à la "gare". En fait de gare, c'est une petite casemate de deux mètres sur deux, équipée d'un téléphone à manivelle (si, si, rappelez-vous : vous en avez vu dans les films muets des années 20) et d'un tableau de bord (3 boutons) d'avant-guerre. Prochain train à 18h26, beucoup trop tard. Qu'à cela ne tienne : nous étions déjà à la bourre, mais nous décidons tout de même de faire le détour obligatoire de 40 km dans la journée !
La suite dans le récit de la Roumanie.


LA VIE A VELO
Depuis Budapest, nous sommes deux, pour la première fois : Véro avait pris le relais de Ludo à Vienne, et nous a quittés à Budapest. Du coup, nous avons pu formaliser un peu plus le pédalage : La vie à vélo nous nous relayons à l'avant tous les 10 km, et faisons une pause tous les 30 km. Une pause le matin, puis pause déjeuner, une pause l'après-midi.
Cela permet en plus à celui de derrière de ne pas s'inquiéter de la route : nous avons pu continuer à lire et à apprendre des poèmes. Problème : nous n'aurons bientôt plus aucune ligne à nous mettre sous la dent !


RENCONTRES
Nous avons passé notre première nuit en Hongrie dans la grande ferme des Boros Gabor. Et là, nous découvrons à quel point il est difficile de communiquer avec quelqu'un qui parle une langue sans aucune racine commune à la nôtre. En effet, le français est plus proche de l'hindi que du magyar, Famille accueillante langue hongroise ! Nous avons donc mis en pratique nos longues soirée de pictionnary : ça marche très bien ! Et heureusement, les deux enfants de la famille commencaient à apprendre l'un l'anglais, l'autre l'allemand. Vive les enfants ! A Budapest, nous avons passé deux nuits chez une fille qui avait participé au Forum International de la Accueil Jeunesse, qui avait eu lieu à Paris en 1997 la semaine précédant les JMJ : il y avait 2 délégués par pays, ce qui nous donne déjà un bon carnet d'adresse autour du monde. Julia a pu nous parler de son pays, de son histoire, de ses espoirs sur l'avenir, et de son action au sein de l'aumônerie étudiante de Budapest.
Le reste de nos dix jours passés à Budapest, nous avons logé chez Jean-Renaud, CSN informaticien de l'Institut Français. Il nous avait dit, le premier jour, de l'appeler si nous étions en rade. Mal lui en a pris : trois nouveaux locataires ont envahi son appartement avec armes (vélos) et bagages pendant huit jours ! En tout cas, un grand merci à Jean-Renaud pour son accueil, et pour la salle informatique dont nous étions devenus les principaux clients.
Budapest est une ville qui regorge de français, et les rencontres ont été nombreuses : inutile de les détailler.


ACCOMPAGNATRICE
Réveil Véronique nous a quittés à Budapest, jute après le vol de nos vélos. Plus de vélo, plus de Véro : Antoine a bien du mérite de n'être pas plus morose en ces jours difficiles...
Maintenant, elle est allée prendre sa place aux côtés de Ludo dans le soutien logistique du Tour du monde en base arrière. Et souhaitons-lui bonne chance pour sa recherche de travail !


Mail envoyé de Budapest le 4 septembre
Mail envoyé de Budapest le 8 septembre
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