Untitled Document
Mur de Berlin,
La porte de Brandenbourg

Mur fortifié, érigé sur l'initiative de la République démocratique allemande (RDA) qui sépara Berlin-Est de Berlin-Ouest, d'août 1961 à novembre 1989, dans le contexte de la guerre froide.

La Seconde Guerre mondiale et l'occupation soviétique qui la suivit avaient légué à l'État est-allemand une situation économique critique. La mainmise du gouvernement sur l'industrie et l'agriculture, qui intervint dès la création officielle de l'État en 1949, provoqua la fuite vers l'Ouest de nombreux Allemands de l'Est : on estime à quelque 2,7 millions le nombre de ceux qui quittèrent le pays jusqu'au milieu de l'année 1961. La plupart fuyaient la RDA par Berlin-Ouest, occupée alors par les forces armées britanniques, françaises et américaines.

Pour mettre un terme à cet exode massif, qui affaiblissait la force de travail de l'Allemagne de l'Est, et sur ordre du gouvernement communiste d'Erich Honecker, des soldats de la RDA et des membres de la milice, les Kampfgruppen (groupes de combat), construisirent, au cours de la nuit du 13 août 1961, à la frontière de Berlin-Est avec Berlin-Ouest, des fortifications temporaires, rapidement remplacées par un mur de béton de 47 km de long et de 4 m de haut. Le mur laissait par endroits la place à des immeubles condamnés et ne possédait que deux points de passage, extrêmement bien gardés. Le régime annonça officiellement qu'il s'agissait là d'une mesure «!antifasciste!» destinée à prévenir toute tentative d'invasion de la part de l'Allemagne de l'Ouest.

 

Pourtant, les obstacles antichars et les fossés qui couraient le long du mur du côté oriental indiquaient clairement qu'il avait été érigé pour mettre un terme à l'émigration clandestine qui fragilisait tant la RDA.

Soixante-dix personnes au moins trouvèrent la mort en essayant de «!passer le mur!», entre 1961 et 1989, à pied et même par les airs.

La démolition du mur, effectuée à la fois par les autorités allemandes et une foule impressionnante de citoyens enthousiastes, commença le 9 novembre 1989, lorsque le malaise social de la RDA devint si aigu que le régime est-allemand s'effondra, laissant la voie libre à la réunification des deux Allemagnes. En décembre de la même année, l'ouverture officielle de la porte de Brandebourg rétablit définitivement le libre passage entre les deux Allemagnes. Souvent appelé «!le mur de la honte!», le mur de Berlin fut le symbole de la période de la guerre froide et matérialisa le «!rideau de fer!» soviétique qui s'était abattu en Europe, séparant le continent en deux.

Aujourd'hui, quelques parties non détruites du mur, un musée privé et des magasins situés à proximité de l'un des points de passage (Checkpoint Charlie), rappellent son existence "Mur de Berlin".

D'aprés l'encyclopédie Encarta
Télécharger un documentaire (mur.zip , 6,3 Mo)
 

Une ville divisée Lorsque l'Allemagne fut divisée en quatre secteurs d'occupation (soviétique, britannique, américain et français) sous autorité interalliée, Berlin, quoique située à l'intérieur de la zone soviétique, subit le même découpage (conférence de Potsdam).

Lorsqu'en 1948 survint la fin de l'administration commune de la ville, l'URSS tenta de contraindre les puissances occidentales à abandonner leurs secteurs respectifs et décida de couper toutes les voies d'accès terrestres menant aux secteurs occidentaux de la ville. Le blocus de Berlin (1948-1949) fut déjoué par un pont aérien de grande envergure, établi par les Occidentaux. Celui-ci dura onze mois et la ville resta finalement divisée. En 1949, le secteur soviétique fut incorporé à la République démocratique allemande (RDA) et Berlin-Ouest devint un Land de la République fédérale d'Allemagne (RFA). En juin 1953, des Berlinois de l'Est travaillant au programme de construction de la Stalinallee se soulevèrent, déclenchant une vague de manifestations ouvrières et de grèves dans toute la RDA.

Il s'ensuivit de violents affrontements avec la police. Les troupes et les chars soviétiques intervinrent pour rétablir l'ordre : 260 manifestants, 116 policiers et 18 soldats soviétiques furent tués pendant ces affrontements, que suivirent des arrestations massives et l'exécution d'une centaine de civils.

En août 1961, le gouvernement de la RDA construisit le mur de Berlin, afin d'enrayer l'émigration massive des Allemands de l'Est, qui se rendaient dans le secteur occidental de Berlin puis, de là, en Allemagne de l'Ouest. En 1967 et 1968, Berlin-Ouest fut le théâtre de grandes manifestations étudiantes, revendiquant des réformes politiques et universitaires. La politique d'ouverture vers les pays de l'Est (Ostpolitik) menée par Willy Brandt, maire de Berlin de 1957 à 1966 et chancelier de la République fédérale d'Allemagne de 1969 à 1974, entraîna une certaine libéralisation dans les relations entre Berlin-Est et Berlin-Ouest.

Commémoration des 25 ans de la RDA et de l'amitié germano-soviétique

En août 1961, le gouvernement de la RDA construisit le mur de Berlin, afin d'enrayer l'émigration massive des Allemands de l'Est, qui se rendaient dans le secteur occidental de Berlin puis, de là, en Allemagne de l'Ouest. En 1967 et 1968, Berlin-Ouest fut le théâtre de grandes manifestations étudiantes, revendiquant des réformes politiques et universitaires. La politique d'ouverture vers les pays de l'Est (Ostpolitik) menée par Willy Brandt, maire de Berlin de 1957 à 1966 et chancelier de la République fédérale d'Allemagne de 1969 à 1974, entraîna une certaine libéralisation dans les relations entre Berlin-Est et Berlin-Ouest.

Au début des années 1980, Berlin-Ouest avait retrouvé, une fois encore, son rayonnement culturel et sa prospérité économique. Parallèlement, Berlin-Est resta un centre culturel réputé. La chute du mur de Berlin, en novembre 1989, fut un événement historique et très médiatique. Suite à la réunification de l'Allemagne, en octobre 1990, Berlin réunifiée fut une nouvelle fois choisie pour être la capitale de la nation. Mais le transfert complet du siège du gouvernement fédéral, de Bonn à Berlin, prendra plusieurs années, à l'image de la restauration du Reichstag, futur siège du Parlement allemand.

Population (estimation 1993) : 3 466 100 habitants ; superficie : 889 km2.

D'aprés l'encyclopédie Universalis