
Click to join MFB_GROUPE
COMMUNIQUE DU 22 OCTOBRE 2006
DES CAVES DU DESHONNEUR
AUX RAISINS DE LA COLERE
" Le pouvoir corrompt, le pouvoir absolu corrompt absolument ". Lord Acton
On vient d'apprendre que 5 000 bouteilles, jusque-là religieusement conservées dans l'obscurité discrète des caves de la mairie de Paris ont été mises aux enchères. La mairie se sépare de ses grands crus, achetés sous les mandats de Jacques Chirac et Jean Tiberi.
"Servir 10 bouteilles de château pétrus lors d'un repas, c'est mettre 25.000 euros sur la table, et ce n'est pas forcément très raisonnable ", a fait valoir Claude Maratier, l'expert chargé d'évaluer le stock.
25.000 euros ça n'est qu'un peu plus de 27 Smic (montant net) !
Comment cette déraison est-elle possible ?
Elle l'est à la fois par la faiblesse volontaire de nos institutions et par la pratique culturelle de la corruption qui irrigue le corps social français.
Au moment même où ces bouteilles vont être adjugées sous le marteau, le Centre d'études de la vie politique française (Cepivof) rend public les résultats d'une enquête réalisée sur le thème " démocratie et corruption ".
Cette enquête met en évidence la duplicité française. 96,5% des personnes interrogées déclarent qu'elles ne voteraient pas pour une personne " mise en cause dans une affaire " mais Alain Juppé, condamné pour " faits de prise illégale d'intérêts " autrement dit corruption, est réélu. Les fidélités intéressées font l'économie de la morale et on oublie vite quand il s'agit de personnalités qui peuvent nous rendre service.
Le Français est à la fois libertaire et corporatiste. Il déteste les aristocrates mais reconstruit sans cesse de nouvelles aristocraties. Il exige l'égalité mais défend ses privilèges.
Notre système institutionnel et administratif favorise et encourage la dépense incontrôlée et la corruption. Les privilèges sont distribués de haut en bas de telle sorte que ceux qui reçoivent le moins se trouvent paralysés et ne peuvent exiger un débat public. La seule possibilité qui leur reste n'est plus dans la moralisation de la gestion publique mais dans l'obtention d'une part plus importante de la gabegie. D'où le toujours plus…….
Dans les véritables démocraties, les institutions sont organisées de façon à ce que ces abus soient impossibles. La modicité du train de vie de l'appareil de L'Etat comme celui des collectivités territoriales et de toutes les administrations est la règle.
Ainsi en Suède, depuis une décision parlementaire de 1809, l'accès par tous les citoyens à tous les documents publics est garanti par la loi. Les notes de frais des ministres sont consultables et citoyens comme journalistes ne s'en privent pas. Aucun excès n'est autorisé et un ministre déjeune à la cafétéria-self-service.
D'aucuns ont vainement tenté d'expliquer ces dépenses somptueuses par le prestige que la Ville de Paris doit entretenir.
Endetté de 50 milliards d'euros, le land de Berlin a saisi la Cour constitutionnelle fédérale pour obtenir un financement. La Cour a refusé et demandé au maire de mieux gérer sa ville
Les juges n'ont pas retenu l'exigence de prestige, en revanche ils ont motivé leur arrêt en soulignant que ce n'était pas aux contribuables allemands à corriger les erreurs de gestion de la Ville de Berlin.
CHANGER LES INSTITUTIONS
" Car on peut dire généralement une chose de tous les hommes : qu'ils sont ingrats, changeants, dissimulés, ennemis du danger, avides de gagner. Machiavel (Le Prince)
Notre édifice institutionnel s'effondre chaque jour davantage. Les simulacres de la République ne parviennent plus à masquer la décadence du système. Si les libations coûteuses offertes par la mairie de Paris sont aujourd'hui connues de tous, elles ne sont que l'arbre qui cache la forêt car bien d'autres mairies, conseils généraux et conseils régionaux abritent des pratiques comparables.
La première des ruptures, qui conditionne toutes les autres, n'est pas autre chose qu'une refonte institutionnelle radicale.
On entend parler ici et là, de VI République.
Il ne s'agit en fait que d'une Vème bis.
Les thuriféraires du pouvoir ne veulent que changer le titulaire du pouvoir, que ce soit sa personne ou sa fonction. En effet ce qui nous est proposé est de changer de rééquilibrer les pouvoirs au sein de l'exécutif en faisant prévaloir ceux du Premier Ministre ou bien alors de renforcer ceux du Président
Triste cécité sur les besoins urgents de notre pays.
Si la division des pouvoirs est nécessaire, le questionnement sur la nature du pouvoir ne peut être absent. Alors que dans une République démocratique la démocratie contraint le pouvoir, en France la République libère le pouvoir, d'où ses abus et ses dérives.
Une Constitution digne de ce nom garantit et protège les droits et libertés contre le Pouvoir lui-même.
Un Etat centraliste, avec ou sans régionalisation, avec ou sans dévolution, ne permet pas d'écrire une telle Constitution.
Seul l'Etat fédéral le permet.
Le fédéralisme permet la circulation des pouvoirs dans la société en s'appuyant sur des agencements de dispositifs inédits et en faisant naître de nouveaux espaces de débats.
On comprend donc pourquoi seule la 1ère République Fédérale de France, en redonnant l'initiative au citoyen, peut permettre de sortir de cette dégradation permanente.
Les vignes de la raison donne de meilleurs crus que les raisins de la colère.
Jean-Yves QUIGUER
Président du Mouvement Fédéraliste de Bretagne
COMMUNIQUE SUR LE PROJET D'IMPLANTATION D'UN AEROPORT A NOTRE DAME DES LANDES
Un projet inutile, coûteux et empoisonné
pour la Bretagne
La volonté politique d’implanter un aéroport à Notre Dames
des Landes semble totalement irréaliste. C’est le cauchemar d’Icare.
La métropole Nantes-Saint Nazaire a déjà deux aéroports dont aucun ne cessera
ses activités, bien que l’Etat ait clairement affirmé que l’aéroport de
Bouguenais serait fermé une fois Notre Dames des Landes rendu opérationnel.
L’extension de l’usine Airbus à Bouguenais est notamment
conditionnée par le maintien en service de l’actuel aéroport de Nantes-Atlantique.
Le prolongement et l’élargissement de la piste de l’aéroport de Montoir-Saint
Nazaire, prévus dans le SCOT (Schéma de Cohérence Territoriale)
seront réalisés
Jamais deux sans
trois !
Le transport aérien a crû plus vite que l'économie, de 4 à
5 % par an sur 30 ans. Cette affirmation qui est vraie sert cependant de fausse
prémisse.
La croissance future viendra essentiellement de l’Asie et
non de l’Europe.
Dans les années 60, on doublait la consommation
énergétique tous les 10 ans. La prolongation tendancielle des améliorations
technologiques ne permet pas d’espérer un gain supérieur à 2% de consommation
par an, pour un même service de transport rendu. La hausse espérée du trafic
générerait une croissance de la consommation globale de carburant de 60% d’ici
15 ans.
Jusqu'à quand peut-on extrapoler la croissance du
transport aérien ?
Combien de temps cela peut-il durer ? Le kérosène est de
plus en plus cher et nous acceptons aujourd’hui une perspective d’épuisement
des ressources pétrolières. Nous
méconnaissons sans doute la réalité des gisements mais nous savons que le pic
de production est proche et que l’exploitation deviendra de plus en plus
difficile rendant le produit plus coûteux. Le phénomène de déplétion rend les
réalités bien différentes de ce quelles étaient hier.
Le secteur aérien révèle une grande fragilité. Il est très
sensible aux évènements extérieurs et dégage une marge moyenne extrêmement
faible. La recette unitaire par passager ne cesse de baisser depuis 30 ans,
atteignant moins de 9 cents US aujourd’hui contre près de 21 cents en 1970.
On ne taira pas davantage le problème de l’effet de serre
et du réchauffement climatique. Les contraintes environnementales vont avoir un
coût grandissant.
"Jusqu'à
présent, la lutte politique contre le réchauffement climatique s'en est prise à
deux gros pollueurs, les usines et les voitures. Une bataille aérienne est
désormais engagée", note The Economist.
Certains modes de pensée sont périmés.
Le transport aérien est devenu une activité de marché,
alors qu'il était étroitement régulé, dans le cadre d'économies nationales. On
a vu se multiplier les fréquences et diminuer l'emport moyen.
En 2002, sur les vols réguliers commerciaux l’emport moyen
était de 38 pax/aéronef à Nantes Atlantique. (passagers par vol). A titre
indicatif, il est de 79 à Toulouse/Blagnac.
Ces vols représentent 85% des mouvements et 67% des
passagers. 75% de la clientèle est originaire de la Loire-Atlantique (65%) et
de la Vendée (10%)
Certes il y a les vols vacances, emport moyen : 124 pax/aéronef, mais
ils ne représentent que 15% des mouvements et seulement 33% des passagers. La
baisse du niveau de vie, la modification du niveau des retraites et pensions dans
un futur proche ne plaident pas en faveur du développement des vols charters.
L’accueil à prix fort de compagnies low-cost ne présente
pas que des avantages. Ces compagnies à la recherche de profits immédiats sont
très volatiles, socialement contestables et leurs bases de développement
reposent sur la minimisation des contraintes.
Avec 2 millions de passagers, Nantes-Atlantique est très
loin de la saturation qui serait atteinte aux alentours des 4 millions. L’
UCCEGA, Union des Chambres
de Commerce et Établissements Gestionnaires d'Aéroport, prévoit 3 millions de
passagers à l’horizon 2020. On peut même raisonnablement s’attendre à une baisse d’activité.
L’argument qui consiste à brandir le spectre de la
saturation est fallacieux. Le caractère
clientéliste des études aboutit à ce que le donneur d’ordre obtienne ce qu’il
veut entendre.
Les
responsables d'ADP avaient anticipé la saturation d'Orly à 9 millions de
passagers, il en est passé 30 millions, il en passe aujourd'hui 25 millions. Où
est l'erreur entre les 9 millions pour la saturation d'Orly et les 25 millions
qui passent aujourd'hui ? Essentiellement sur l'emport moyen puisqu'on
raisonnait sur un nombre de 50 passagers par avion.
Sur
la capacité à terme de Nantes-Atlantique, la question principale est toujours
l'emport moyen sur lequel on raisonne. Or cet emport est extrêmement bas.
Aux
Etats-Unis, la réflexion sur les capacités aéroportuaires a débuté à la fin des
années 90, lorsque les retards ont commencé à peser sur la qualité du trafic.
Une étude a été confiée à un organisme, la Mitre Corporation, afin d’évaluer la
capacité aéroportuaire des 30 premières plates-formes du pays et d’estimer les
besoins pour les vingt prochaines années. Il est ressorti de cette étude qu’il était préférable d’étendre les
capacités existantes plutôt que de construire de nouveaux aéroports.
Il est
d’ailleurs significatif qu’un seul aéroport ait été construit au cours des
cinquante dernières années aux Etats-Unis, le Denver New Airport.
En Europe, quasiment tous les projets ont été
abandonnés (Royaume-Uni, Pays-Bas, Portugal)
A l’occasion de l’élaboration des schémas de services
collectifs de transport, la Direction générale de l’aviation civile a établi
des perspectives de développement du trafic passager pour 2020, reposant sur
quatre scénarios différents dont le scénario « vie à distance ». Ce
scénario « vie à distance » serait marqué par des phénomènes de rupture :
l’Europe connaîtrait une croissance ralentie par rapport à l’Asie ou à l’Amérique,
et la France n’aurait une croissance annuelle que de 1,9 %. La France perdrait
par ailleurs son rang de première destination touristique mondiale,
occasionnant un développement plus marqué des liaisons moyen courrier en
provenance de l’Europe.
Le transport aérien sera amené à se spécialiser sur des
créneaux où il n’est pas concurrencé par
d’autres modes de transport. Les courts
courriers disparaissent au profit du TGV.
Un aller-retour Nantes-Paris coûte 396 euros en avion contre 105 euros en
TGV. Dans un contexte de morosité économique, et dans celui plus sage d’une
saine gestion des deniers personnels ou d’entreprise, on voit mal comment le
transport aérien pourrait résister et encore faudrait-il qu’il en ait la
volonté. Les progrès des TGV permettent d’envisager des vitesses commerciales
qui vont concurrencer directement l’avion sur des distances plus longues par
l’interconnexion des réseaux européens de trains à grande vitesse. Les
transporteurs aériens ont bien compris cette nouvelle donne.
Les compagnies développent l’intermodularité en passant
des conventions avec les transporteurs ferroviaires. Ainsi la Lufthansa a
conclu un accord avec la Deutsche Bahn afin d’offrir des voyages qui combinent
un trajet ferroviaire entre Stuttgart et Francfort ou Francfort et Cologne, en
connexion avec des vols au départ ou à l’arrivée de l’aéroport de cette ville
et à destination du reste du monde. Les voyageurs ont la possibilité de
réserver un billet unique rail-air en une seule transaction. La Lufthansa a
indiqué qu’elle comptait développer d’autres accords sur les trajets inférieurs
à 2 heures.
De même, Air
France et Thalys ont conclu un accord prévoyant que l’ensemble des clients
d’Air France au départ de Bruxelles devant prendre un avion moyen ou long
courrier à Paris soit acheminé par train.
Il existe par ailleurs des accords entre la SNCF et
certaines compagnies aériennes, sous la marque « TGV'Air
», visant à développer
et faciliter les acheminements intermodaux air/fer. Ces accords permettent la
commercialisation d'un billet unique pour la réalisation d'un trajet intermodal
via la gare de Roissy Charles-de-Gaulle. À ce jour, ces
accords entre la SNCF et certaines compagnies aériennes concernent 14 villes
vers ou à partir desquelles le trajet TGV peut être effectué en post ou
pré-acheminement d'un vol international à Roissy Charles-de-Gaulle : Angers,
Avignon, Bordeaux, Le Mans, Lille, Lyon, Marseille, Montpellier, Nantes, Nîmes,
Poitiers, Rennes, Tours (St-Pierre-des-Corps), Valence.
Huit
compagnies aériennes ont signé des accords avec la SNCF sur cesdestinations :
Air France, Lufthansa, KLM, United Airlines, American Airlines, Delta Airlines,
Emirates, Continental Airlines.
Dans tous ces
cas, c’est la compagnie qui préfère renoncer à un acheminement aérien trop
déficitaire.
L’Europe a d’ailleurs clairement affiché ses
priorités : « Il
n’est plus pensable que certaines liaisons aériennes soient maintenues sur des
destinations où il existe de facto une alternative ferroviaire à grande vitesse
compétitive. On pourrait ainsi opérer un transfert de capacité vers des axes où
n’existe pas de service ferroviaire à grande vitesse. »
«
L’intermodalité
avec le rail doit permettre des gains importants en termes de capacité en
transformant la concurrence entre le train et l’avion par une complémentarité
entre ces deux modes pour des connexions entre métropoles qui sont assurées par
des trains à grande vitesse »
(Livre Blanc européen sur les transports)
Un gouffre financier
D’après la
DGAC, l’investissement se situe aux alentours de 500 millions d’euros. Cette
hypothèse est fantaisiste quand on sait qu’un seul échangeur routier coûte plus
de 30 millions d’euros et qu’il en faudra au moins quatre. Il faut agréger les
dépenses pour les routes, la liaison ferroviaire, les achats de terrains
supplémentaires…..
L’Etat ne
voudra ni ne pourra financer ce projet.
La menace du Grand Ouest
Le Mouvement Fédéraliste de Bretagne refuse la seule
évocation d’un Grand Ouest étrangement conçu par des cerveaux parisiens mais
néanmoins relayé par des décideurs de Loire-Atlantique qui ambitionnent de faire de la ville de Nantes une
métropole-capitale.
La taille d’une région n’est pas un critère de pertinence
dans son développement économique. Il suffit de comparer les états du Massachusetts et de la Californie pour
s’apercevoir que le premier à un PIB par habitant supérieur au second.
L’attractivité territoriale n’est pas à rechercher dans des artifices
élaborés à partir des stéréotypes. Il ne suffit pas de décréter des prétendues
rationalités pour qu’elles soient réelles. Nous sommes en pleine fiction.
Un territoire avant d’avoir une image, a une âme. C’est
l’identité originale qui est source d’attractivité singulière.
Le Grand Ouest est une banalisation effectuée à partir de
calculs et de modélisations qui ne s’appuient que sur l’accessoire.
Tout projet de développement doit s’appuyer sur une
ambition, un dynamisme et une volonté collective.
Les valeurs patrimoniales culturelles, les ambitions et
les promesses d’avenir sont ici, bretonnes, là, normandes, et plus au sud,
vendéennes.
Face au naufrage des certitudes et devant les nouvelles
dispositions de l’économie mondiale, la capacité de résilience collective est
un atout considérable.
L’aspiration au fédéralisme, car les gens sont
fédéralistes sans le savoir, commence par l’individu et le niveau local. Il
n’est de construction que celle que la population souhaite et aucune mesure
coercitive ne peut être prise à son endroit sans bafouer la démocratie et
ruiner la liberté.
Hub-and-spoke route
network
La création d’un bub aérien breton, parfois évoquée, est
totalement irréaliste. Hub est l’abréviation de Hub and spokes (le moyeu et les
rayons). Le Hub utilise le principe de la toile d'araignée Plutôt que de
multiplier à outrance des dessertes entre villes à la fois coûteuses,
mobilisatrices d'appareils, et pas toujours synonymes de taux de remplissage
maximum, la plupart des compagnies aériennes regroupent un maximum de passagers
en provenance de différentes villes avant de les acheminer par un système de
correspondance rapide et efficace vers leur destination finale.
Il
existe environ 800 compagnies aériennes dans le monde, mais une trentaine
trustent plus de 2/3 des dessertes proposées par les voyagistes français. Un
Hub breton serait desservi par qui ?
Ce
sont les compagnies qui font d’un aéroport un hub : Aer Lingus à Dublin,
Air France à CDG et à
Amsterdam-Schipol, British Airways à
Londres et à Manchester, Delta
Airlines à Atlanta, NorthWest à Detroit
et à Minneapolis….
Ce
qui caractérise un hub, c’est le système de correspondance ou plaque tournante.
Une plate-forme multipolaire
Le Mouvement Fédéraliste de Bretagne pense qu’une
plate-forme aérienne doit être élaborée à partir de l’existant sur les 5
départements bretons grâce à une mise en synergie des outils et des acteurs du
secteur aérien, du secteur ferroviaire et du secteur maritime.
L’intermodalité doit fonctionner au niveau régional en
associant les trois systèmes de transport auxquels s’ajoutent les liaisons
routières.
L’excellence
du réseau routier et le développement du TGV
favorisent la multipolarisation et en termes d’isochrones, les
paramètres que les compagnies appliquent pour leurs passagers sont remplis.
Le
développement de la Bretagne tient moins au seul rêve d’Icare qu’à la
rationalisation du transport en général, tous secteurs confondus et à une
vision systémique des atouts et des faiblesses, des possibilités
d’harmonisation et de mise en cohérence des outils existants sur tout le
territoire breton.
Le numéro 10 de Racines est paru !!!!!
COMMUNIQUE SUR LE CPE
CPE, 35 heures, et si nos ministres réfléchissaient...?
La vie politique de notre pays est actuellement secouée par l'affaire du Contrat de Première Embauche, dit CPE. Notre premier Ministre, ne souhaitant évidemment pas perdre la face à un an des présidentielles, se cherche une issue honorable et peine à la trouver. Ses adversaires politiques, ayant tout intérêt à l'affaiblir, ne font évidemment rien pour l'aider.
Ce n'est pas la première fois qu'une proposition de loi risquée est ainsi mise à flot par un gouvernement qui, pour l'opinion publique, prétend en attendre des miracles. Pour ne pas tout mettre sur le dos de la droite, pensons à la loi sur les 35 heures, en son temps annoncée comme porteuse de grands et heureux effets, et qui s'est plutôt révélée un flop, dont les effets négatifs sont encore sensibles, dans nos hôpitaux notamment ; mais il est aujourd'hui difficile d'abroger cette loi : comment revenir décemment sur un avantage acquis ? Alors on la contourne par des acrobaties juridiques qui ne satisfont personne.
On se prend à regretter que nos hommes politiques, de droite comme de gauche, ne lisent pas plus attentivement Montesquieu. Dans son ouvrage classique, De l'esprit des lois, publié en 1748, il nous rappelle (Livre II, Chapitre II) qu'à Athènes comme dans la République romaine, il était possible de décider de lois qui prenaient effet immédiatement, mais ne devenaient définitives qu'au bout d'un an par exemple, délai qui permettait de mieux évaluer leurs effets et conséquences pratiques. Au bout du terme prévu, elles étaient tout simplement confirmées, ou cessaient d'être valides.
Si nos législateurs avaient retenu cette leçon, s'il avaient été moins présomptueux, combien de fièvres la société française n'aurait elle pas évité !
J Y QUIGUER Président du Mouvement fédéraliste de Bretagne
COMMUNIQUE DU 5 MARS 2006
HIPPOCRATE SE RETOURNE DANS SA TOMBE
21 euros la consultation au Premier août 2006, et sans doute 23 en 2007. On n'arrête ni le progrès, ni l'inflation, ni l'endettement, ni la misère intellectuelle. La philautie a de beaux jours devant elle.
Le folklore des engagements non tenus.
Il y a plusieurs traductions du serment d'Hippocrate mais toutes commencent par une même fadaise : celui qui jure, le mot est fort, le fait en prenant à témoin Appollon, médecin, Esculape, Hygie et Panacée et tous les " dieux et toutes les déesses "…..
Jurer devant tous les dieux et toutes les déesses de la terre engage à peu de chose.
Certes, le serment a été revu.
Dans le Serment réactualisé par le Pr. Bernard Hoerni, adopté par le Conseil de l'Ordre en avril 1996, on peut lire :
" Je donnerai mes soins à l'indigent et à quiconque me le demandera. Je ne me laisserai pas influencer par la soif du gain ou la recherche de la gloire ".
Depuis le premier janvier 2005, 1 euro, non remboursé, resterait à la charge du malade.
C'est une contre-vérité. La création de la CMU n'a pas facilité l'accès aux soins : 5 millions de Français sont sans mutuelle.
Les Français qui doivent supporter la charge des 30% que ne rembourse pas la sécurité sociale, se soignent mal ou évitent de se faire soigner. Le médecin est bien éloigné de l'indigent.
Un an après la signature de la convention médicale du 12 janvier 2005, les trois organisations syndicales signataires, la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF), le Syndicat des médecins libéraux (SML), et le syndicat Alliance en remettent une couche : la consultation va passer à 21 euros.
L'objectif initial était de réaliser 998 millions d'euros d'économie. Il n'a pas été atteint. L'économie réalisée s'élève à 722 millions d'euros, soit 72%.
Cette économie n'était pas à être réalisée sur les deniers des médecins, mais sur leur méthodes douteuses de prescription.
On oublie quelque chose de fondamental. Ce n'est pas le patient qui prescrit, mais bel et bien le médecin. Quand il prescrit un arrêt de travail injustifié, il est seul compétent, seul responsable.
Quand il prescrit des antibiotiques, des statines ou des anxyolitiques à tour de bras, il est encore responsable.
On assiste alors à une forme de chantage : nous ne prescrirons mieux que si vous nous en rétrocédez le bénéfice.
Ainsi, pour une économie de 722 millions d'euros, les médecins bénéficient de 760 millions de revalorisations…
Non seulement l'économie est nulle, mais l'endettement se poursuit.
La médecine est tout sauf une profession libérale. Le conventionnement fait que les médecins sont rémunérés par la sécurité Sociale et par les Mutuelles. Ils ont un marché captif, une rémunération d'Etat : tout se qui caractérise le non-libéralisme.
La redistribution sociale, en France, ne va plus vers les populations les plus nécessiteuses ; c'est avec de l'argent public qu'on finance les équipements informatiques des praticiens.
A défaut de pouvoir acquérir un ordinateur, le médecin pourra toujours acheter un 4X4 !
C'est sans doute à l'Etat de financer les vitrines des boucheries et des boulangeries. On se demande pourquoi ces artisans n'ont pas osé en faire la demande.
La prise en otage des patients pour obtenir des gains financiers a quelque chose de répugnant qui montre bien que ce pays jacobin est réellement dans l'impasse.
L'Etat " vache à lait " fonctionne aussi pour les médecins.
Dans un pays fédéral, l'organisation du système de santé publique est tout autre. Ne serait-ce que par la proximité des financements qui interdit toute inconscience et qui rend les acteurs directement responsables.
J-Y QUIGUER
COMMUNIQUE DU 28 FEVRIER 2006
ATTENTION DANGER
La Région en péril….
Depuis 1982 nous avons assisté à la mise en place d'une décentralisation timorée qui a généré beaucoup de confusion, une hausse exorbitante des impôts locaux et n'a pas entravé la croissance du chômage.
Oppression fiscale
La seule question sereine que l'on puisse se poser est celle de savoir où se trouve la limite supportable de la pression fiscale et si elle a une quelconque légitimité.
Si les citoyens ne refusent pas l'impôt, ils souhaitent connaître son affectation et quand ils apprennent qu'une très grande part est consacrée au fonctionnement et non l'investissement, la colère gronde. Dans l'histoire de la Bretagne, la révolte des Bonnets Rouges a montré que payer des taxes pour alimenter des privilèges grossiers n'était pas accepté.
J'ai souvenir d'un cadre de la fonction publique territoriale dont l'unique souci était de choisir le lieu d'établissement de sa torpeur, son hésitation trouvant sa source dans la fragilisation, à cette époque, de la pérennité improbable du département.
Nombreux étaient ceux qui pensaient que la suppression de cette création territoriale ex nihilo s'imposait.
Il a donc choisi la Région.
Et il a eu raison, car il peut surfer sur Internet au sein d'une structure qui n'est pas bousculée par les gains de productivité et dont la santé financière est assurée par le produit des taxes et impôts, dont on relève allègrement les taux quand il s'agit de financer l'envolée des coûts de fonctionnement.
Rappelons qu'en deux ans, J-Y Le Drian n'a pas trouvé mieux que d'augmenter les impôts locaux de 24,7 % !
Région fictive
Compétences réelles et compétences allégoriques
Les compétences obligatoires de La Région sont réduites : les lycées, la formation professionnelle , les transports ferroviaires régionaux et l'aide aux entreprises. Sa capacité d'intervention dans d'autres domaines n'est pas une compétence effective et si elle peut s'investir (économie, emploi, solidarité, culture, sports, associations, aménagement du territoire) la Région ne peut s'écarter des orientations de l'Etat, définies par le Projet d'Action Stratégique de l'Etat (PASE). Les PASE déterminent depuis 2005 la stratégie de l'Etat dans la région (PASER) et dans chaque département (PASED).
Infantilisation de la région
L'exécutif régional se trouve sous tutelle, contrôle et surveillance. Le Président du Conseil Régional n'est que l'ombre du Préfet de Région.
Au-delà de l'appellation fantaisiste de " décentralisation ", le manque de confiance de l'Etat dans la capacité d'un exécutif régional et cette cruelle volonté de maintenir une main de fer dans le gant d'une régionalisation édulcorée montrent bien que nous sommes contraints par un régime autoritaire fort éloigné de la démocratie.
On peut s'interroger sur un mouvement de décentralisation qui s'accompagne d'un renforcement croissant de la déconcentration de l'Etat.
Les services déconcentrés représentent aujourd'hui 96% des 2 millions d'agents de l'Etat.
Le caractère stratégique de l'échelon régional de l'Etat a été renforcé par le décret du 29 avril 2004. A ce titre, les compétences du préfet de région ont été élargies à de nouveaux domaines. Les services de l'Etat sont désormais rassemblés en 8 pôles régionaux autour de grandes politiques publiques. Ces pôles sont :
1) éducation et formation ;
2) gestion publique et développement économique ;
3) transport, logement et aménagement ;
4) santé publique et cohésion sociale ;
5) économie agricole et monde rural ;
6) environnement et développement durable ;
7) développement de l'emploi et insertion professionnelle ;
8) culture.
Quelles compétences restent-ils pour la région ?
Dans ce contexte la décentralisation apparaît, au mieux comme une fiction, au pire comme un sordide stratagème.
Un sordide stratagème parce que le régionalisation ou décentralisation ne remplit qu'un seul objectif inavoué : celui de renforcer la puissance de l'Etat central, ce dernier se défaussant sur les régions pour les missions qu'il ne peut plus assurer.
La Région n'est pas cette autonomie responsable qui tient sa légitimité des aspirations et volontés de ses habitants : elle n'est que béquille ou prothèse au service d'un pouvoir central et autoritaire.
Lisibilité- Cohérence- Démocratie- Fédéralisme
La décentralisation a besoin de sortir de la confusion pour permettre une participation plus importante des citoyens.
Lisibilité et cohérence s'imposent comme préalable à tout projet démocratique.
Le Mouvement Fédéraliste de Bretagne milite pour un transfert de compétences, constitutionnellement garanti, qui ne soit pas lié aux caprices du Prince.
Il milite pour un véritable fédéralisme qui s'attache à la personne et qui en fait le sujet de toute histoire. Le fédéralisme établit juridiquement une relation de subordination du pouvoir au citoyen.
Cette inversion conceptuelle entraîne de profondes répercussions politiques.
Il y a urgence à sortir des paradigmes de l'Ancien Régime qui ont perduré à travers la Révolution et nient les principes de la démocratie, qu'elle soit politique ou sociale.
L'élu, ou le fonctionnaire, nourris par le peuple, lui doivent respect.
Mais le respect n'est pas une politesse feinte ou une civilité de circonstance.
Conseil Régional de Bretagne ou suppôt de Paris ?
Constatant le renforcement de la déconcentration, le M.F.B demande une réaction du Conseil Régional.
Ou il se complaît dans la conception d'un logo, à entretenir les locaux des lycées et à fixer les menus des cantines, ou il s'affirme comme la représentation d'une région forte, singulière, qui demande à prendre ses responsabilités.
Quant aux compétences qu'il n'a pas ou qu'il n'a plus, qu'il les exige…
Son rôle n'est pas seulement de gérer l'existant, mais aussi celui de le modifier, de le corriger, de l'améliorer et de le rendre acceptable et supportable pour les Bretons.
J-Y QUIGUER
COMMUNIQUE
du 28 Janvier 2006
Les assassins de la mémoire empoisonnent le présent
On apprend avec humiliation et non sans indignation que le Préfet du Finistère s'opposerait à l'implantation d'un panneau touristique à Carhaix. Le motif évoqué de cette censure serait la représentation sur le panneau du portrait de Sébastien Le Balp, un des chefs de la révolte des Bonnets Rouges.
L'union locale de la CGT s'associe avec le Préfet et s'émeut de la présence du Gwenn ha Du sur le même support.
Négationnisme.
L'histoire doit être abordée avec neutralité et honnêteté. Les faits sont faits, et nul ne peut les défaire. Au cas contraire, il s'agit bien d'un système de pensée, d'une idéologie et non d'une démarche scientifique ou simplement critique.
Quand à la fin du XVII° siècle la Bretagne souffrait du Colbertisme, elle a un moment relevé la tête. En 1675, le peuple breton se révolta contre la hausse des impôts sur le tabac, la vaisselle d'étain et le papier timbré. Depuis l'union de la France et de la Bretagne en 1532, tout nouvel impôt devait être accepté par les Etats généraux de Bretagne. Ceux-ci s'opposèrent à ces taxes supplémentaires mais Colbert passa outre.
Sébastien Le Balp est à la Bretagne ce qu'a été Samuel Adams en Amérique lors du Tea Tax Party, le 16 décembre 1173.
Ils se sont dressés, l'un comme l'autre, contre l'impôt injuste et lourd.
Alors qu'à Boston, dans le Massachusetts existe un musée, le Boston Tea Party Ship & Museum, en Bretagne, l'évocation du seul nom de Sébastien Ar Balp est considéré un crime de lèse-majesté.
L'intervention du Préfet est un déni de démocratie. Elle porte gravement atteinte à l'histoire de la Bretagne et à la liberté des Bretons.
Cégétisme
Doit-on être surpris qu'un syndicat ne survivant que par le soutien intéressé d'employés du secteur public oeuvrant au service du jacobinisme le plus pervers, soit offusqué de la présence du Gwenn ha Du ?
Le Gwenn ha Du appartient au patrimoine public et fait consensus en Bretagne. Il n'est pas une manifestation sportive grand public télévisée où l'on n'entrevoit pas un Gwenn ha Du : des gradins de terrains de football aux ascensions des cols lors du Tour de France !
La CGT se confine dans une minorité réactionnaire, hors du temps.
Ce faisant, elle sort manifestement de son rôle, à moins que la vexillologie ne soit un des nouveaux thèmes du syndicalisme en France.
Centralisme jacobin
La régionalisation à la française ne résiste pas à l'épreuve du temps. La revanche des " girondins " sur les " jacobins " est une victoire à la Pyrrhus. Les régions ont obtenu un transfert de charges plus qu'un transfert de compétences et la France est toujours dirigée par des hauts fonctionnaires formés dans l'idée d'une France centralisée.
Dès lors que les compétences sont attribuées à la Région, la déconcentration de l'Etat n'a plus aucune justification. Le transfert des compétences exclut la compétence partagée.
L'urgence du fédéralisme
Il devient de plus en plus évident et opportun de se diriger vers un véritable fédéralisme. Nous ferions ainsi l'économie de l'intervention fâcheuse d'un Préfet, pour la simple raison qu'il n'y aurait plus de Préfet.
Il est habituel de distinguer deux principes dans la présentation classique du fédéralisme.
Le principe d'autonomie et le principe de participation.
Alors que nos " régions " dépendent de la volonté de l'Etat centraliste et que celle-ci reste soumise aux caprices du prince, source d'instabilité, l'autonomie d'un Etat fédéré est juridiquement et solennellement consacrée.
L'actuel exécutif régional n'assure, partiellement, qu'une fonction exécutive.
Dans le cadre du fédéralisme, le Conseil Régional de Bretagne exercerait un pouvoir exécutif.
Ne soyons pas naïfs. Cette intervention du Préfet, portée à notre connaissance, n'est qu'une parmi beaucoup d'autres que nous ignorons et qui nous feraient hurler de colère si nous en avions quelques échos.
Ces interventions, outre qu'elles réduisent nos libertés légitimes, ont un coût.
Sébastien le Balp et Goulven Salaun se sont courageusement soulevés contre ce qui allait devenir par la suite des prélèvements obligatoires. Ils sont exceptionnellement élevés en France. Le Colbertisme n'est pas mort.
Les charges globales du maintien des préfectures et des sous-préfectures ne sont pas faites pour les réduire.
J-Y QUIGUER
Président du Mouvement Fédéraliste de Bretagne
COMMUNIQUE
UN PLAN ENERGIE POUR LA BRETAGNE
une démocratie à faire naître
L'Assemblée régionale de Bretagne prend l'initiative de la mise en place d'un plan régional de l'énergie. Si la préoccupation semble légitime, la Bretagne produisant moins de 5% de sa consommation, le discours en dit déjà long sur les intentions et pratiques du Conseil Régional.
Il s'agit d'un " plan ", et non d'une " politique de l'énergie ".
Le plan n'est pas autre chose qu'un trait essentiel d'une économie planifiée. Il repose sur les compétences affichées et les intérêts clandestins du fonctionnaire responsable et du décideur.
L'économie dirigée n'est que l'expression de décisions arbitraires, dont Jacques Rueff disait qu'elles étaient dictatoriales. Il ajoutait que la dictature est une condition et une conséquence de l'économie planifiée.
" Les systèmes malthusiens donnent à leurs auteurs toutes les apparences de l'action généreuse, alors qu'ils organisent la misère et la pénurie "
Ainsi le Président du Conseil Régional, qui a préalablement arrêté les thèmes qui seront débattus lors de la phase de concertation entre certains acteurs, évoque : la maîtrise de la consommation, la promotion de l'efficacité énergétique et le développement des énergies renouvelables.
La maîtrise de la pression fiscale de la Région pourrait être un bon préalable à la maîtrise de la consommation énergétique.
Le Mouvement Fédéraliste de Bretagne entend être un mouvement démocratique. Mais une fois ce postulat prononcé, il constate la confusion habituelle sur le thème de la démocratie.
Considérant que la démocratie représentative est oxymorique, le M.F.B privilégie la démocratie participative. Alors que dans la démocratie modérée, le pouvoir du peuple se limite à désigner des représentants ou des élus, dans une démocratie participative, (radicale) les citoyens interviennent dans la préparation et l'exécution des décisions.
La démocratie participative s'appuie sur la reconnaissance de la compétence citoyenne. N'importe quel individu est compétent en matière politique. C'est un acte de reconnaissance et de confiance qui s'oppose radicalement au prétendu savoir politique.
Il ne faut pas confondre la démocratie participative avec la démocratie directe, qui est une démocratie d'assemblée susceptible de dérives démagogiques, de manipulations et aussi le prélude à la confiscation de la parole par les 51% au détriment des 49 % restants.
Le système anti-démocratique dans lequel nous sommes enserrés n'hésite pas à intégrer la participation dans son vocabulaire. La pratique des enquêtes publiques peut faire illusion. IL s'agit de la reconnaissance d'un droit formel et d'une procédure réduite à un rituel d'adhésion.
Le public est convoqué et auditionné, souvent par écrit, dans le contexte d'un rapport hiérarchique. Il n'existe aucun lien obligé entre les résultats de la consultation et les décisions ultérieures.
ENERGIE EOLIENNE
Depuis qu'on a installé une voile sur une embarcation, on connaît l'énergie éolienne; on la connaît si bien que depuis on ajouté un moteur.
Mais l'heure serait à la création de sites éoliens.
On peut anticiper deux écueils :
1) Le syndrome NIMBY
Un site éolien modifie le paysage, altère l'écosystème et fait payer un tribut aux espèces animales, notamment l'avifaune et les chiroptères.
Il abaisse la valeur du foncier et de l'immobilier de proximité.
Il en résulte un conflit de localisation. Il est labellisé par l'acronyme NIMBY, " not in my backyard " (pas dans ma cour).
On peut être d'accord sur la nécessité et l'utilité publique d'implanter des sites éoliens (ou un centre d'enfouissement des déchets) et on ne voit aucun inconvénient à ce qu'un tel projet soit développé ailleurs. Ailleurs, mais pas chez moi.
Des recommandations pour surmonter le syndrome NIMBY ont été produites lors du National Facility Siting Wotkshop. Elles sont regroupées sous l'appellation Facility Siting Credo.
Est-ce un hasard si les recommandations s'inspirent d'une véritable démocratie participative ?
2) Promesses non tenues
L'implantation d'un grand nombre d'éoliennes peut amener des problèmes sévères et coûteux relatifs à la transmission de l'énergie ; elle mène aussi à de sérieuses nuisances à la faune sauvage ainsi qu'à la valeur esthétique du paysage terrestre et marin pour peu ou aucune réduction des émissions de C02. Un gros potentiel éolien est quelque chose de très lourd et coûteux.
Rapport MASON - 2005, bilan de l'éolien au Danemark.
BONNE PRATIQUE DURABLE
Il ne s'agit plus de chercher prioritairement à optimiser le développement économique à court terme, mais d'éviter les pièges et les pertes irréversibles.
C'est donc une stratégie centrée sur le constat des sources d'énergie multiples et sur la notion de compromis et maîtrise des contradictions qu'il faudrait développer.
Il s'agit davantage de laisser libre cours à la capacité d'initiative que de formuler un " gosplan " de l'énergie.
Beaucoup seront peut-être surpris d'apprendre que la simple amélioration de l'opération et de l'entretien des bâtiments commerciaux et institutionnels peut réduire leur consommation d'énergie de 20 % et même plus, et encore davantage pour des locaux à usage d'habitation principale Il est encore plus surprenant d'apprendre que la période de récupération de l'investissement peut être très courte.
Du bâtiment intelligent aux différentes sources de production de l'énergie, l'éventail des possibilités d'action et de maîtrise est large.
Multiforme et protéiforme, la solution d'avenir ne peut se laisser enfermer dans un plan réducteur.
Ici encore, le fédéralisme encourage l'initiative, l'innovation et la prise de décision personnelle et communautaire. La production de l'énergie peut être le fruit de l'individu comme celui d'une entreprise communautaire créée à cet effet, produit de la démocratie locale. Cette production ne fait pas l'économie totale des services des grands opérateurs nationaux, mais elle en diminue la dépendance et ouvre ainsi de nouvelles perspectives.
Le Mouvement fédéraliste de Bretagne pose une question : qu'elle Bretagne voulons-nous construire et comment allons-nous l'édifier ?
.
.J.Y QUIGUER
Président du Mouvement Fédéraliste de Bretagne
COMMUNIQUE
Gare de Rennes, 18h 45 : je viens de rater le pendulaire pour Quimper…
Nous venons d'assister à des scènes qui remplissent nos coeurs d'émotion.
Saint Malo, qui n'était plus que le panthéon de Jacques Cartier et de François-René de Chateaubriand renaît de la froideur de ses murs. Un réchauffement fugitif a fait se presser la foule transie auprès de la gare. En ce mois de décembre 2005, un père noël d'un nouveau style est descendu du ciel avec des promesses par milliers.
C'est une contrefaçon du TGV.
Et il apporte un cadeau, une révélation qui nous fait davantage penser à l'épiphanie qu'à Noël.
Oui, vous tous malouins et habitants des contrées alentours, vous qui ne rêvez que de vous rendre à Paris, là où il y a la mecque de la république, ce jour est arrivé où enfin vous allez pouvoir réaliser ce voyage exceptionnel en économisant quelques 20 voire 30 minutes de transport !
Le vieil homme sur le quai est resté muet. Lui qui fait la manche au même endroit depuis plus de 10 ans, après que le tribunal ait mis son entreprise en dépôt de bilan et que le fisc gourmand lui ait pris jusqu'à son dernier centime, n'en revient pas.
A Saint Malo, bon port de mer…..
Aucun travail n'est arrivé……
Il est donc opportun de poser quelques questions.
A) La ligne LGV de Le Mans à Rennes devrait être réalisée si la décision prise par le gouvernement en décembre 2003 lors d'un comité interministériel de l'aménagement du territoire est respectée. On sait que l'enquête d'utilité publique devrait être lancée fin mai 2006 et que les travaux pourraient commencer en 2009.
1) On sait que la situation financière de la France est si catastrophique que le FMI est susceptible d'intervenir d'un jour à l'autre.
Question 1 :
Peu importe la nature d'un projet, encore faut-il avoir la capacité financière pour le réaliser. A-t-on les moyens d'un tel investissement ? Sauf à surcharger lourdement l'endettement des générations à venir, la réponse est non.
<
B) Des travaux de modernisation de voies de Rennes vers Brest et vers Quimper sont envisagés. Ils permettraient aux rames de rouler à 200 km/h au lieu des 160 km/h.Le président de la région Bretagne, J-Y Le Drian, affirme que ces lignes seront desservies par des TGV pendulaires. Le président de la SNCF, Louis Gallois, est plus prudent. Il dit : qu'il faut savoir si c'est possible techniquement. Un autre responsable de la SNCF, sous le couvert de l'anonymat, a déclaré : " le pendulaire a été une solution à laquelle on a pensé sur Paris-Strasbourg et sur Paris-Toulouse, mais qui a été abandonnée, car elle coûte cher par rapport aux gains de temps permis.
Question 2 :
Qui dit vrai ?
C) Non seulement la SNCF gomme le territoire et pense en vitesse/itinéraire, mais elle ne le pense que par rapport à Paris. La grande vitesse détériore la densité des relations de proximité inter et intra-régionales. Elle bénéficie sans surprise à Paris. (et pas à Saint Malo comme une certaine naïveté pourrait le laisser faire accroire)
Question 3 :
Que signifie aujourd'hui la poursuite aveugle d'une logique centralisatrice ?
Question 4 :
Où est la Région Bretagne ?
L'action publique en Bretagne doit être conduite par la région. Ceci est d'autant plus pertinent dans le domaine des transports que la mobilité quotidienne est avant tout régionale. L'échelon territorial en termes de mobilité, c'est la région, car il est à la charnière entre le global et le local et de plus il colle au mieux à l'éloignement des relations domicile/travail qui augmente avec la périurbanisation.
Et que l'on cesse de faire référence au tourisme. Les touristes extra-régionaux utilisent très peu le train. Ceux en provenance de France utilisent la voiture, 84%, en provenance de l'Ile de France, 82% et en provenance du Grand Ouest, 86%......
Nous l'avons déjà mentionné dans un précédent communiqué, mais d'autre pays, comme l'Allemagne ou la Suisse, ont placé le transport régional ferroviaire au centre de l'offre de mobilité alternative à la voiture, très souvent avec succès, comme c'est le cas avec le tramway ferroviaire de Karlsruhe (Allemagne) qui fait office à la fois de tramway urbain et de train léger express régional dans les communes environnantes. Pourquoi ne pas s'inscrire dans cette même voie en Bretagne ?
Question 5 :
A Monsieur le Maire de Dol-de-Bretagne.
Une ligne Lamballe - Mont St Michel pourrait voir le jour.
Pourquoi rester paralysé par le surcoût de la gestion SNCF ?
Ainsi la gestion d'un autorail par un seul conducteur-contrôleur, amène des baisses importantes de coûts : selon une étude de CROZET et HÉROUIN (1999), les coûts TER-SNCF s'établissaient à la fin des années 90 à 57 FF/km, contre 25 FF/km pour des services TER-SNCF potentiellement optimisés à 1 agent et 16 FF/km pour des services du type CFTA (en regard, le coût d'un service de bus interrégional s'élève à 10 FF/km environ).
Ce qui est impensable à la SNCF est réalisable et réalisé ailleurs.
Nous invitons les élus des communes qui voient passer ce TGV qui n'en est pas un à rejoindre l'esprit fédéraliste et à se libérer de la confiance aveugle dans un régionalisme qui n'est qu'un simulacre, un faire-semblant qui ne sert que les intérêts de la capitale.
Car demain, privilège de l'image oblige, et force de l'Etat impose, le TGV simulé fera que vous n'aurez plus aucune desserte réelle.
Jean Yves Quiguer - Président du Mouvement fédéraliste de Bretagne
COMMUNIQUE
10 novembre 2005
"La répression et l'incitation à la peur collective ne sont pas une réponse à la hauteur de ces tensions dramatiques", estime Mgr Jean- Pierre Ricard, président de la Conférence des évêques de France.
Il a raison.
Le problème posé n'est pas celui qui verrait sa solution dans une politique de la ville. Il s'agit bien d'un problème global qui dépasse les phénomènes urbains.
Il y a crise de société, crise du social, crise du politique.
Il s'agirait sans doute de construire ensemble un nouveau système, qui parte, enfin, de l'homme et de sa vie communautaire. Ce système organisationnel existe. Il se nomme le fédéralisme.
On ne veut plus de politique spectacle, de politique méprisante qui n'intéresse que les élus et qui alimente leur profit personnel. Le port des écharpes tricolores par des cumulards qui nient la véritable démocratie, a été une image insupportable et médiocre.
Il devient urgent de se diriger vers une véritable démocratie et de sortir définitivement de cette république bourgeoise qui n'a fait que reproduire l'ancien régime dans tout ce qu'il avait de plus inégalitaire.
Sans réforme institutionnelle, nous sommes condamnés à vivre de nouvelles violences.
Le fédéralisme, qui devient le mode d'organisation institutionnel majoritaire dans le monde, apparaît comme une nécessité incontournable pour éviter la poursuite des vio!ences qui ne font que naître.
Il faut d'abord se libérer de la violence institutionnelle, à l'origine des violences actuelles, pour construire une société de liberté. Quand on aura compris qu'une société est mieux fondée quand elle rémunère son plombier 30 euros par quart d'heure et son médecin moins de 20 euros par visite, alors on aura compris ce qu'est une société, qui n'est plus établie sur l'ordre bourgeois, mais sur la réalité économique.
Le fédéralisme n'est pas ordonné par un ordre aristocratique.
Il remet les pendules à l'heure.
La qualité des produits allemands, qui fait de ce pays le premier exportateur mondial, évoque aussi le respect de l'ouvrier qui n'envie plus la situation de son médecin….
Un apprenti peut finir ingénieur. Un médecin commence et finit comme médecin.
Il faut sortir de cette misère du statut. C'est un statut délétère.
En France, le fédéralisme est révolutionnaire, tout simplement parce que nous n'avons pas vécu de véritables révolutions. Celle de 1789 n'a opéré qu'un transfert, de l'aristocratie à la bourgeoise. On subit les même tares et les mêmes billevesées.
Il n'y a pas pire que le petit bourgeois médiocre qui s'imagine indispensable à l'instar de l'aristocrate de droit divin. Ces petits bourgeois bacheliers, mais illettrés, titulaires de licences et analphabètes…
Toutes ces inepties trouvent leur origine dans le système institutionnel français.
On change quand ?
Jean Yves Quiguer - Président du Mouvement fédéraliste de Bretagne
_____________________________________________________
COMMUNIQUE DU MFB SUR LES POLES de COMPETIVITE - Le 22 juillet 2005
Il y a de mauvaises
habitudes qui ont la peau dure. Beaucoup de jacobinisme avec un zeste de
colbertisme, et l'économie dirigiste reprend le dessus, comme au temps de
l'économie collectiviste de la défunte Union Soviétique.
Nous avons encore le rare privilège d'avoir un "Commissariat au
Plan". L’Etat vient d’imaginer des
"pôles de compétitivité" ;
la compétitivité décrétée par ukase.
Il avait naguère déjà décrété que BULL serait "compétitif"... au prix
de centaines de millions d'euros payés par le contribuable pour combler les
déficits.
Penser que la base territoriale sert d'appui suffisant à la mise en réseau est
non seulement une pensée erronée, mais contre- productive.
Dans l'exemple du pôle de compétitivité Sea-nergie, on s'aperçoit que c'est la DCN qui porte réellement le projet
et non Thales. D’ailleurs un pôle de compétitivité identique est à l’initiative
de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur sous le titre de « Mer, Sécurité
et Sûreté ». On y retrouve le même partenariat, inséré dans le cadre
obsolète d’une économie mixte. La DCN,
avec un effectif de 4 838 personnes à Brest collaborera avec la Société Métallurgique navale de Bretagne,
dont l’effectif est de 146 personnes sur le même site. Une société d’Etat ne
collabore pas, elle établit un rapport de forces. On assiste au mariage de la
carpe et du lapin.
Et quoi de plus qu’une sous-traitance déjà existante ?
Davantage de
recherches et développement ?
Et si le centre de
recherches le plus performant était en dehors du pôle ?
Est-ce qu'une entreprise d'Etat, sous perfusion, peut prétendre être compétitive
?
On sait que la localisation de ressources complémentaires sur une même zone géographique ne suffit pas à générer de
l'innovation. (lire l'étude du
Professeur Miller de l'Université de Stanford comparant neuf technopoles dans le monde - Silicon valley,
Sophia-Antipolis, Taiwan...)
Au lieu d'encourager l'innovation, la création d'entreprises viables et favoriser leur pérennité en diminuant
drastiquement le poids des charges sur TOUT
le territoire, on va dépenser des deniers publics, payés par les entreprises
hors pôles au risque de les faire disparaître.
Le bilan est assez facile à prévoir : échec et développement du chômage...
(syndrome Minitel)
L'apparition de nouveaux marchés à partir d'une innovation technologique est
rarement portée par de grands groupes industriels mais plutôt par des start-ups. Il
s'agit non pas de créer une accumulation de ressources, mais une multitude des
réseaux sociaux permettant une diffusion de l'information optimale entre les acteurs économiques complémentaires.
Et un des acteurs économiques dont le rôle n'est pas le moindre est le capital-risqueur, étrangement absent de ces
pôles de compétitivité...
Le capital-risqueur analyse trois natures de risque :
1) un risque de marché (s'assurer que les clients potentiels existent)
2) un risque technologique
(s'assurer de la pertinence de l'innovation et d'une absence
de menaces d'entrants potentiels)
3) un risque de
management (s'assurer que les entrepreneurs ont les compétences
techniques et humaines pour développer
l'entreprise - impossible dans une
entreprise
d'Etat, car la
compétence trouve sa limite dans la puissance syndicale et dans le statut
des agents)
Le capital-risqueur
n’est pas enclin à perdre. Quand il décide d’investir dans un projet, il
contribue à la validité de celui-ci au regard de toute la communauté. Ceci
permet au porteur de projet d’attirer les meilleurs prestataires de services,
fournisseurs et autres partenaires
lesquels se font souvent rémunérer en actions des start-ups.
Il y a un projet suivi d'un business plan.... Et si la situation se
dégrade, le capital-risqueur renonce à financer les tours suivants
d’augmentation de capital. Il existe un
processus darwinien de sélection de l’innovation.
En France on a aucun projet identifié, seulement l’ébauche d’une ambition, et
surtout pas de business plan. On a une
décision régalienne, un décret, et de l’argent public !
On aura des pôles
au prix fort car les entreprises les plus performantes sises en dehors du pôle
sont exclues du projet et de tout avantage.
En revanche, la Silicon valley n'est pas un
technopôle, mais une technopole. Ce
n'est pas un pôle au sens de
concentration, mais une polis, une
cité, un ensemble dans lequel se nouent les interactions. C'est l'agora,
et non la vulgaire zone industrielle qui
aurait seulement changé de nom. Ce n’est surtout pas l’émanation d’un pouvoir
centralisateur.
On assiste là
encore à la négation de la région et à l’utilisation de la main de fer de
l’Etat jacobin. Les régions proposent, seul l’Etat autoritaire dispose. Et on
assiste au spectacle affligeant du clientélisme des élus régionaux qui se
précipitent sur ces amères opportunités. Nul doute que le prix à payer par les
populations hors pôles sera très lourd, car l’argent public n’est rien d’autre
qu’une opération de transfert de la poche des acteurs économiques déjà
compétitifs vers celle de ceux qui sont supposés le devenir et vers celle de
ceux qui ne le seront jamais.
Le Mouvement
Fédéraliste de Bretagne déplore la
légèreté des élus de la région et leur manque de fermeté à l’endroit de
l’Etat. Il redit que le développement de
la Bretagne ne peut se faire qu’à partir de ses propres initiatives et de la
libération de ses capacités d’innovation et de création. Il se lamente de
constater que quand des deniers publics pleuvent sur certains espaces
localisés, créant encore plus de dépendance et d’asservissement, les élus se
félicitent d’être sous perfusion.
La démission des
élus de la région renforce nos
convictions fédéralistes. Il y a en Europe soixante quatorze Parlements
ou Assemblées
législatives régionales, réparties sur huit pays (Espagne,
Royaume-Uni, Belgique, Allemagne, Autriche, Italie, les îles Aland en Finlande
et les Açores et Madère au Portugal) qui représentent plus de deux cents
millions d'habitants. Aucune de ces assemblées n’aurait applaudi le décret de
Villepin.
Le Mouvement
Fédéraliste de Bretagne invite tous les Bretons à prendre conscience de
l’urgence à sortir définitivement des griffes de l’Etat-nation, parfaitement
relayé dans ses échecs par nos élus régionaux qui en perçoivent les prébendes.
Un pôle de
compétence et de compétitivité, dans une structure fédérale, c’est l’émergence des capacités
d’innovations insérées dans un processus d’échanges marchands et non marchands,
échanges inscrits dans un réseau social dense. Le fédéralisme ne décrète pas, il n’impose pas; il laisse
surgir la liberté créatrice des uns et des autres et en facilite le
rapprochement.
ANTENNE DE PARIS ET REGION PARISIENNE
Pour envoyer un email, cliquez sur LOIC BRIENT...
LOIC BRIENT

FINISTERE/PENN-AR-BED
GUY FLEGEO
CÔTES D'ARMORGERARD
BOQUEHO

ILLE-ET-VILAINE
MARCEL DAUNAY
06.70.88.30.70
MORBIHAN
FRANCOIS LE COTILLEC

LOIRE-ATLANTIQUE
06.03.15.15.77
ADHESION
Principes définissant l'adhésion au MFB
Toute adhésion contractée ce jour sera valable jusqu’au 31 décembre 2005.
Le montant de l'adhésion au MFB a été fixé à 25€.
L'adhésion est valable pour l'année 2005.
Selon notre procédure, nous devons faire valider votre adhésion soit par par le responsable MFB de votre département, soit par le Président. A l’issue de cette validation, vous serez définitivement considéré comme adhérent (e) du MFB
Le chèque doit être libellé à l'ordre de MFB (Mouvement Fédéraliste de Bretagne).
M.F.B
12, rue d’Armorique
35760 Saint GREGOIRE
Le chèque doit être tiré sur votre compte personnel. En aucun cas nous ne pouvons légalement encaisser de chèque de personne morale (Entreprise, Association,...) conformément à la loi N°95-65 du 19 janvier 1995.
Tout paiement par chèque donne droit à une déduction fiscale. Cette déduction représente 60% du montant du versement dans la limite de 20% de votre revenu imposable. Une adhésion de 25€ permet de déduire directement de votre impôt 15€.
Vous souhaitez en savoir plus, ou vous voulez adhérer
Cliquez sur le bouton adhésion