|
A partir du XVIII siècle, Ghardaïa devint une plate forme du commerce caravanier où vont transiter l'ensemble des échanges commerciaux entre le nord et l'Afrique subsaharienne, et entre Tafilalt au Maroc et la Libye à l'Est, avec comme principaux produits d'échanges, les dattes, le sel, l'ivoire, l'or, les armes et les esclaves. La vocation commerciale s'est développée essentiellement vers le Nord, notamment à Alger et Tunis, où les Mozabites se sont établi pour ouvrir de petits commerces et se lancer dans le négoce. Plus tardivement, la découverte de
pétrole a considérablement impulsé l'activité économique de la vallée qui se trouve
à une centaine de kilomètres de champs pétroliers et gaziers dont l'exploitation fit de
Ghardaïa un centre de transit, de main-d'uvre et de service. En effet, en appui à
la production des hydrocarbures, de multiples entreprises spécialisées dans le
bâtiment, la mécanique, l'approvisionnement - distribution, etc.
, se sont
implantées dans la région. L'industrie occupe actuellement à Ghardaïa, 17% de la
population active. D'après une information parue dans une
communication publiée par la Préfecture de Ghardaïa, un projet de création d'une zone
franche de production, ouverte à tous les investisseurs algériens et étrangers, est en
cours d'étude. Reste à savoir quand sera-t-elle opérationnelle ? |