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Dans
certaines société sans État, mais où se dessine une certaine spécificité politique,
tel que le M'Zab pré-coloniale, les cités étaient administrées à la fois par une
Djemaâ des laïcs et par des religieux.
 | Institution laïque : la Djemaâ est
composée de laïcs de sorte que chaque lignage soit représenté au sein de cette
institution. On exige à celui qui y siège d'être marié, d'avoir des enfants et une
certaine fortune. A la tête de cette assemblée un chef qui appartient à l'un des Saff
qui gouverne la cité. C'est un poste éminemment politique, très convoité, à travers
lequel s'exerce la domination de l'un des Saff. |
 | Institution religieuse : les
religieux dont les membres sont appelés (Acazzab, plu. Icazzaben), se compose de douze
membres recrutés par cooptation après que le postulant aura fait l'objet d'une enquête
minutieuse qui peut durer une année. Les personnes sélectionnées doivent jouir d'une
bonne réputation morale et doivent être prêtes à s'adonner corps et âme à la rude
vie religieuse. A la tête de ces gestionnaires du sacré un Cheikh appelé le Cheikh de
la mosquée, il est censé être le plus compétent et le plus érudit dans les sciences
religieuses. Notons aussi que chaque membre de cet institution occupe une fonction bien
spécifique. Suite >>> |
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