Decembre 2002
Le 2/12/02
Cher réseau,
bon, rapidement, il est tard... Juste pour dire que je suis là.
Mode prétérition :Ce soir, je ne te raconterai pas que :
- je suis allé à une session de recrutement pour un boulot de phoning... J'espère qu'on peut faire des plannings de 20 heures par semaine. Ca s'est bien passé, mais en écrivant le doute m'envahit (appelez les GI...) : je sais pas si il fallait spécifier à cette séance quand on est libre... Vu que tous mes jours sont ouverts, ça serait un avantage si ils le savaient.
- j'ai vu Rhésus ce soir... Un petit film de bourrin (Riders, efficace, cascades vraiment sympa, scénar simple mais pas absent, ça va quoi). Pis après on a fait une partie de Tekken 4, et on s'est fait un Ours, qu'on savait même pas d'où il sortait... C'est qu'il cognait comme une bête, hé ! Chacun un round, un grand moment de buddies !
Depuis quelques temps, avec Rhesus, notre amitié s'est réchauffée. Son soutien pendant le dernier mois est constant, et depuis qu'il s'est mis à lire ce journal (et qu'il en écrit un lui-même), on a (ré) exploré nos liens. Ne me fais pas dire ce que j'ai pas pensé : on a pas besoin d'internet pour vivre sa relation avec son meilleur ami... non, mais la vie peut nous isoler tour à tour, surtout quand on a des amis comme soi, dont une partie de la tête a besoin de cet isolement. Quand par respect de ce que je suis, mes amis respectent mes manières un peu "bon sauvage". Alors internet est une concrétisation de plus du fil entre nos coeurs passé, les entrées et les mails sont des pierres comme en entassent les bergers sur les chemins de montagne. On a pas quitté le chemin, en tout cas on est pas loin, en tout cas on sait y revenir.
A part ça, Rhésus et sa copine ont ouvert leurs propres journaux en ligne, sous les pseudos de Tiburse et Biscotte. Après 2T et Kaly, la chienfou's maffia grandit... Je donnerai les liens plus tard, pour le moment c'est un peu encore entravaux, je sais pas dans quelle mesure ils sont prêts à avoir une petite arrivée de lectorat.
Bref... Un truc marrant, c'est qu'à propos de Biscotte (précédemment appelée J. ici), je découvre forcément plus de choses qu'auparavant... Jusqu'ici on entendait sutout parler l'un de l'autre par Rhesus ou des amis communs... Malgrâce l'écran, on a maintenant une relation plus directe. Vais pas me plaindre, les gens qu'on découvre, ché bieng auchi.
Le 10/12/02
Cher réseau,
Ca faisait longtemps...
Ce n'est pas du tout de l'abandon de poste comme on en rencontre chez certains diaristes, qui se taisent au moment où ils n'ont plus envie de décrire ce qu'ils ont en tête, de peur de le découvrir.
D'abord parce que quand c'est le cas, je te le dis, et ensuite, parce que je pense que ce qui ne se dit pas se répète à l'infini... Quand on s'explore soit-même, qu'on ressent dans la vie le besoin impératif de s'exprimer, alors un silence peut-être une retraite. Et comme moi je veux, comme Vaquette, être Grand et Beau, donc "no retreat no surrender", puisque l'ennemi est en moi, je ne peux que me battre, je ne peux pas que sur les champs de batailles que je déserte, il installe sa dictature du silence de soi, puisque ces territoires que j'abandonnerai alors sont précisément ma vie.Ce qui explique mon silence, c'est que ça bouge, chez moi. Depuis le 3 décembre, je bosse dans une boite de phoning. Je fais mes 20h par semaines. J'ai déjà fait 20 heures, donc, puisque la semaine a commencé le mercredi pour les nouveaux ! Je ne me suis pas encore adapté à mon rythme, du point de vue du sommeil et de mon organisation du temps. Cette adaptation et justement le but, alors je tiens la barre, hisse et ho, santianoooo. Comme je vois régulièrement Gawaziah, et que, dans notre jeune relation, présence de l'autre = attention vers lui (c'est pas idéal, je préfèrerai qu'on passe vite à l'époque où on peut être ensemble sans être tournés l'un vers l'autre), j'ai peu de ces vacuoles de solitude que j'aime tant, durant lesquelles je t'écris, entre autres. Ces vacuoles de solitude qui permettent de penser. Enfin surtout quand on sait se retenir d'allumer un écran, de télé ou d'ordi... La vie virtuelle (films, séries télé, jeux vidéos, forums internet... ) est sacrément absorbante, ça nous donne tellement l'occcasion de pas vivre la vraie ! Je t'avais écrit une fois que la télé occupe le temps comme une armée occupe un pays. C'est aussi vrai pour internet, je t'assure !
Pour être honnête, il y a une chose à laquelle je n'ai pas envie de penser : mon mémoire... C'est pour lui que j'ai trouvé un job, il faut maintenant que je me lance pour de vrai. Regardons mon emploi du temps... Jeudi je suis libre, direction la bibli. Non mais, vais pas me laisser bouffer comme ça.
Bon, c'est un peu court pour une reprise, j'espère avoir l'occasion de me remettre à mes prétérition bientôt. Je vais tâcher de mettre la pédale douce sur les forums, tiens...
* * *
Trouvé chez NACARA qui elle même l'a lu chez Alain de Botton :
"Bien qu'évidemment les sentiments heureux soient toujours désirables, on aurait quelque peine à assimiler le jovialisme au bonheur. Tandis que l'être heureux sourit parce qu'il ou elle a un choix en la matière, parce que le coucher de soleil est beau ou que son amant(e) vient de l'appeller au téléphone, les jovialistes sont heureux simplement parce qu'ils ne peuvent pas être malheureux, parce qu'ils souffrent d'une rigide inaptitude à intégrer le bon et le mauvais."
"Bien que les jovialistes trouvent beaucoup de choses drôles, il en est une qu'ils ont tendance à ne jamais trouver drôle : eux-mêmes. Attachés qu'ils sont au succès et au sérieux des activités dans lesquelles ils sont engagés, leur capacité d'ironie est necessairement réduite. Ils peuvent rire des gens qui glissent sur des peaux de banane, mais sont nettement plus réticents quand il s'agit de s'autodénigrer, de reconnaitre que leur propre personne et le projet humain dans lequel ils sont impliqués sont profondément imparfaits et parfois absurdes."
Le 11/12/02
Cher réseau,
C'est spécial, quand même, quand on a très peu dormi, toute la matinée ressemble à ces premiers moments de semi éveils, ceux qu'on passe en sortant des transports public, en faisant son chemin vers le boulot. On a l'impression que le soleil est pas tout à fait au plus haut, que tout le monde est un peu dans le même état, un défilement de minutes à la fois calmes, un peu rèches, et un peu en attente... Mais là, ça dure des heures, jusqu'à l'assoupissment digestif du début de l'après-midi.
Je dois être un peu vieux dans ma tête, non, pour te raconter ça ?
Ben à part ça, ça va, le boulot ça c'est bien passé (ouiiii... on continuuuuuue.... toujours 40 ans d'âge mentaaaaal...), et ce soir on va voir le Ken Loach avec Gawaziah, que demande le peuple ? Des brioches, et si possibles pas seulement pour un tiers des chômeurs (lire Thierry Tuborg dans son entrée du 5). Non, vraiment, journée optimiste, je sens une sorte de fatigue spéciale, un corps détendu, des idées qui vont vite et bien au bon endroit, et en même temps, le visage qui exprime sur tous les tons, notemment en chauffant au niveau des yeux, sa nostalgie de l'oreiller. Tu sais, cette qualité de fatigue-là, pas trop douloureuse, une sorte d'usure qui favorise l'économie du mouvement...
Le 12/12/02
Cher réseau,
ben finalement, rien ne va comme prévu. Gawaziah avait oublié sa carte UGC, donc, pas de Ken Loach. C'est pas grave, mais je suis un peu en manque de films qui décrassent un peu les neurones... Vu beaucoup de conneries cette année, j'adore toujours ça, mais je pense à m'imposer le visionnage, au moins une fois par mois, d'un film dont je pense "ça peut me plaire mais pfff, j'ai envie de repos..." Parce que sinon, suffit d'aller à la caisse du multiplexe demander "jveux un film qui fait boum ou un film qui fait prout, yen a un qui passe ?", et puis arréter de lire, ne plus parler de politique, ne plus me chercher à me dépasser moi-même mais plutôt faire mon trou, m'acheter une télé pour être "informé" par le JT de 20 heure, avoir des enfants et m'inquiéter du monde qui devient de moins en moins humain, pffff, la responsabilité des parents, hein madame, on en dit rien ?... J'ai pas beaucoup changé depuis ce texte...
Bref.
Ensuite, comme Gawaziah est môlade, on est allé faire dodo rapide... Et on a dormi jusqu'à 13h00. Alors Je suis pas allé en bibli comme j'ai dit. Moi = gronul. Je suis resté à la maison, et j'en suis encore à écrire plus de deux ligne sur une partie de mon mémoire...Etant donné que je suis en forme, je vais bosser cette nuit. A moins que je boive beaucoup, pour m'endormir...
Mais c'est si bon une vraie-vraie grasse matte...
A part ça, je vais bientôt revoir Juliv, chouette, ça me fait super plaisir, en ce moment j'ai plusieurs copains qui m'offrent un peu plus souvent de leur temps, sans doute un mélange des effets secondaires de ce journal et de cette période endeuillée...
A ce propos, je disais l'autre jour que taire quelque chose, un sentiment ou un évênement, c'est laisser cette chose prendre justement la place qu'on voudrait lui refuser. Ca peut être le désir de changer des choses dans sa vie quand on se dit "plus tard", la peur qu'on se dit "suffit de pas y penser"... Ca peut être le deuil. Je voudrai écrire là dessus, j'y pense souvent, mais tiens, c'est étrange non, je trouve jamais le temps... Ca ne durera pas longtemps. Il faut que je le fasse, je veux que ma vie change, alors faut que j'agisse, pour être ce que je veux être, pas ce que je suis devenu en fuyant.
* * *
Je viens d'entendre une expression à la radio,"faire craquer la ceinture de Melpomène". Melponène c'est la muse de la tragédie, en fait ça veut dire introduire des éléments de comédie dans une tragédie. Voilà, c'est un peu comme me disait un copain musicien, tu peux pas faire un bon morceau en ne jouant qu'un seul accord, même s'il est parfait...
* * *
Emprunté à Samouraï-Seb,
(début citation)=> Ce n'est pas moi qui ai fabriqué cette carapace,
Au ciel et à la terre je l'ai empruntée,
J'y passe ma vie, jour après jour.
(Eiichi Enomoto).
Le monde qui nous entoure, la société au sein de laquelle nous évoluons, et certaines expériences font que nous nous constituons certaines défenses, sortes de remparts garants de notre survie, morale, psychique et physique. C'est irrémédiable, inconscient, mais terriblement structuré et efficace. Et plus nous avançons, plus nous apprenons. Et plus haut s'élèvent nos remparts, plus impénétrables se font nos cuirasses, toujours plus épais nos boucliers devant tant de violences. Et tant pis si tout cela devient trop lourd, si ces murs ne nous séparent chaque jours un peu plus des autres. Au moins, je suis entier, vivant, à l'abri. En sécurité. Seul.
C'est ainsi que je comprenais depuis un moment cette "parole du crabe ermite", d'Eiichi Enomoto.
Jusqu'a ce que je lise ces quelques mots, comme en explication à ces propos :
"Une existence se compose de biens empruntés et de biens reçus.
Sans emprunter toute la force du ciel et de la terre, personne ne peut vivre ne serait-ce qu'une seconde.
L'absence de cette force d'emprunt rend impossible la parole, la vue, l'ouïe, le mouvement volontaire des bras et des jambes, le travail involontaire du coeur et de l'estomac".J'avais tout faux. Je n'avais rien compris.<=(fin citation)
En gros, la force de la terre et du ciel contient aussi le passage du temps, des choses : le crabe grandit, change, et sa carapace suit... sinon il étoufferait.*
Le 13/12/02
Cher réseau,
Ben finalement, j'ai bu. Je vais te raconter ça en mode prétérition, un mode prétérition nommé "putain ça bouge". Parce que comme tu vas le lire, là, je fais des gammes sentimentales, mon vieux, c'est le grand 8, et même que youpi.
Mode prétérition. Aujourd'hui je ne te raconterai pas que :
- hier soir, effectivement, j'ai bu, pour être sûr de dormir. Bu et mangé, chez Rhésus. Un vin blanc, doux, un peu sucré, traître. On a maté ensemble, avec biscotte, "Jeu de rôles", qui passait sur M6. Hasard étonnant, un des ingrédients fortement présent dans ma relation avec Rhésus est le Jeu de Rôle... L'identification était étrange, sur le personnage principal qui ramait à écrire, s'emmerdait dans un boulot qu'il considère comme plutôt médiocre. Je crois que Rhésus est entré autant que moi dans cet aspect du film, les questions de grands ados qui sont pas sûrs qu'on ne peut pas concilier le rêve et la survie. Le rapport au "c'est du jeu/c'est pas sérieux"... Et aussi le rapport à la manipulation : quand on a un minimum de finesse psychologique, on sait, même si c'est inconscient, comment faire entrer quelqu'un dans une fiction qui le fait participer à notre vision du réel. L'art de la manip, c'est donner au gens la version du réel qu'ils peuvent appréhender afin qu'ils réagissent dans le sens qui nous plaît. Moi je suis un gros naïf, on peut me faire avaler facilement un bobard. Mais après, faut pas s'étonner que je sache en faire des plus beaux encore. D'après toi, ce journal, c'est pas partiellement une fiction ? Non, je dis pas que je mens. Je dis que ma sincérité me sert aussi. Juge-moi là dessus, mais juste après t'être jugé toi-même avec les même éléments, je crois que j'ai une chance que tu sois plus arrangeant, du coup... (mh... les lecteurs diaristes vont apprécier... Au fait, ça n'est pas directement lié, mais Rhésus a son propre journal en ligne depuis un mois, tu y vas en cliquant là dessus. Il se pseudomme tiburse, ça rime avec Rhésus et c'est la même chose, mais vu de son côté. Tu verras, c'est bien écrit, ça parle de temps en temps de moi, alors j'adoooore, et comme vous venez de ma part lui cassez pas l'ambiance ni quoi que ce soit d'autre, sinon le chien fou montre les crocs.)
Au fait, le film est très bien, hein... Le ciné espagnol de genre est très intéressant, ils prennent un peu d'hollywood, ils y mettent leur baroque, et ça donne quelque chose de divertissant avec des clichés redécouverts... yes. Le titre français est minaaaable, puisque le "jeu de rôle" en question est une référence trop méconnue du grand public pour avoir un intérêt autre que sulfureux. Le titre original se traduit par "personne ne connaît personne", ce qui est quand même d'une autre trempe.
- donc, nous avons bu. Et mangé. Je suis rentré chez moi, et pour être sûr de bien dormir, j'ai rebu, le même vin, pisque je l'avais en double. Ce qui, en gros, m'a fait une bouteille de blanc à moi tout seul dans la soirée. J'étais ivre, chez moi. J'ai noté dans mon carnet de wannabe poête une phrase qui t'es personnellement destinée : "t'es-t-il déjà arrivé de sentir que l'ivresse, avec sa sublimation du temps, était l'état naturel de l'âme humaine ?". Et aussi "après la révolution, vous achèterez au marché noir des habits estampillés Nike, et penserez devant tant de couleurs <c'était mieux avant>. Je vous jure que non. Pas mieux que les pattes d'eph, pas mieux que les chemises pelle-à-tarte. C'était rien que des fringues, rien que de la musique à 70 % jetable". Bref, je me suis couché, heureux.
- le lendemain, c'est à dire ce matin, je me suis levé avec une barre pas possible. L'ivresse est peut-être un état naturel, mais putain ce que le gouverment révolutionnaire peut être plus chiant que l'ère médiocre qui a précédé la révolution. Pour résumer, j'avais une vraie gueule de bois. Une nausée "here to stay", ça c'est rock'n'roll. Ca a bien duré deux heures, de mon lever à mon arrivée au boulot, j'ai regretté d'avoir avalé une tartine.
- ce que je n'ai pas regretté, c'est d'avoir avalé mon thé magique et une paire d'anadvil Rhume, histoire de pas me chopper la Rhino-pharyngite de Gawaziah... Parce que cinq minutes après mon arrivée sur mon lieu de travail, j'enchainais une série d'appels tout en fluidité, en persuasion, j'ai éclaté mes stats de réussite -appel argumenté/appel avec réussite-. Je me suis senti toute la matinée dans une espèce de calmitude zen, genre Bouddha fait du téléacting, puis Bouddha marche dans la rue pour rentrer chez lui et son regard est une flamme chaude qui fait de l'hiver parisien un grand lounge-bar où tout le monde a l'esprit léger. A peu près.
- Je me suis dit que j'allai me faire une bourrinerie au ciné. Le truc intello faut que je le programme, Ken Loach ne perd rien pour attendre. Mais là, je viens de voir The eXtremists de Christian Dugay. Résumons : wooooohooooo. Comme dans la chanson de Blur. Mais approfondissons un peu ce commentaire, ou dans une troisième partie, nous verrons que l'homme, de tout temps... Si, je t'assure, ça va te surprendre. Christian Dugay, avant, il a fait Planète hurlante et art of War (avec Wesley Snipe) et un film sur "le chacal", sorti seulement en vidéo, avec moins de moyens que la version "richard Gere/Bruce Willis", mais super prenant. Alors là, Dugay, notre canadien, il avait un peu plus de sous.
Il a donc tourné, comme un dieu, des cascades dans la neige (pis dans un torrent) avec Rufus Sewell, que depuis Dark City, c'est un gars que j'affectionne grâve. Ca pourrait suffire. En tout cas c'est ce que j'étais venu chercher, avec en plus des gentils qui gagnent à la fin. Ben Dugay il a pas fait que ça. Il en a profité pour glisser une ambiance SF. Pas des gadgets, hein, pas des supers lasers ou des intelligences articficielles, que je salue si elles me lisent. Non, une ambiance. La station en construction où logent les héros, c'est un pur décor de SF bladerunnerisant. Ajoute que les persos ont toujours à la main une caméra, qu'ils sont acteurs, effecteurs, cameramen ou réalisateurs pour une boîte de pub. Il y a donc toujours une caméra numérique ou steadycam qui traîne sur l'écran. Donc... ben ils parlent de leur métier. Ce qui fait que certains dialogues sont un décryptage de l'industrie du film. Le producteur présent sur le lieu de tournage est un gros beauf de base, l'horreur du pubard, et en plus, l'américain qui se croit en pays conquis... Bizarrement l'action a lieu à la frontière serbe..
Un petit dialogue marrant... Un méchant serbe dit "vous être la CIA ?" un héros lui répond "pire, hollywood". Autre réplique, un gars montre qu'il a filmé deux filles qui' s'embrassaient... le réalisateur "ce sera pour la version européenne". Oué. Dernier truc surprenant, pour un film de genre, c'est qu'il y a peu de confrontations "gentils méchants". Et pourtant ça décape. Pour boucler, les persos sont attachants, pas la caricature de leur concept sur le papiers, leur rapports sont variés, et ils ont des répliques qui ne sont pas que de la frime "hasta la vista baybe" (ce qui est très bien à la bonne dose), mais des vrais dialogues, drôles, pas téléphonés. Bref, en faisant les choses bien, le Dugay, il a réussi là où Mac Tiernan a été seulement moyen-bon, censu... révisé au montage avec Rollerball. Il m'a collé une banane monstre. Comment il a fait, le canadien pour dépasser le maîîître ? C'est simple, la production n'est pas 100 % américaine, mais aussi allemande/britannique (d'où le multinationalisme du casting). CQFD, et avec panache.
- à part ça, je vais me mettre à bosser de suite, c'est pas tout de se sentir bien, faut que la vie normale ça existe aussi.
Le 15/12/02
Cher réseau,
Ben voilà, on l'a vu, le Ken loach. Sweet Sixteen. FInalement, une des raisons qui me retenait d'y aller, c'est la façon dont on parle de Ken Loach. Le côté misérabiliste accentué... alors que c'est plein d'énergie. J'ai bien sûr aussi été pris aux tripes par certaines scènes... Mais c'est bon de vivre comme ça. C'est une tristesse qui ne m'enferme pas, mais au contraire, qui ouvre les vannes de l'envie d'être ensemble, bien avec les autres. Comme on l'a vu avec Gawaziah, je l'ai serrée bien fort, avant de sortir de la salle.
Sinon, la veille, j'ai vu Fanny... Grosse parlotte, où j'ai peut-être un peu trop monopolisé le temps de parole. Mais c'était si bon de se revoir, c'est un peu court, alors on essaye de tout faire entrer dans peu de temps, d'évoquer plusieurs aspects de la vie. Tout ce qu'on peut faie, c'est échanger des heures-cadeaux. Moi j'en ai besoin, j'espère que ça a la même valeur pour ceux que avec qui je partage. Elle aussi, quand elle a pris son taxi, je l'ai serrée dans mes bras. Je souligne parce que ce genre de gestes, je le fais pas naturellement, ça vient peu à peu. Faire ces petits gestes qui tombent 1000 fois plus justes que les mots les mieux choisis, les idées les plus intimes.
Etre amis avec le corps... Selon le moment, les gens, les amis qui sont là, ça peut aller plus ou moins loin... Je n'ai pas l'envie, par rapport à Gawaziah, d'aller jusqu'à ce que la Morale appelle infidélité. Mais je sais que dans ma vie, je veux penser, parler, toucher juste. Je laisse en moi ce former l'âme qui sera capable d'assumer cette ethique personelle. Que ceux qui n'ont jamais du réviser leur morale me jettent la première pierre, et je laisse la seconde à ceux qui, militant pour un amour exclusif, n'ont pas su en rester à leur première relation.
* * *
Oppotunément trouvé là :
"Selon certaines statistiques, 60 % des hommes et 40% des femmes ont des relations extra-conjugales. Si la monogamie est notre état naturel, pourquoi est-ce qu'elle n'est pas plus facile à appliquer?
Actuellement, plus de 50 % des mariages finissent en divorces . La monogamie est-elle vraiment synonyme d'engagement? Et pourquoi ne pouvons-nous pas nous engager avec deux personnes simultanément?
L'espérance de vie dans les pays riches est actuellement de 77 ans et beaucouop d'entre nous vivront au-delà. Une personne peut-elle vraiment satisfaire tous nos besoin de romantisme, intimité et passion pour toute une vie?
Depuis notre enfance, on nous enseigne que quelque part dans le monde , il existe LE partenaire qui n'appartiendra qu'à nous. Comment le trouver parmi près de 6 milliards de personnes qui vivent sur la planète?? Si vous trouvez votre âme sur , allez-vous soudain arrêter d'être attirés par d'autres? Que se passe-t-il si nous trouvons effectivement notre âme sur, et si nous évoluons et changeons avec le temps?
Nous avons abandonné les vielles idées concernant les classes, la médecine, la race, la religion, les femmes, la famille, etc.. Qu'y a-t-il de sacré dans ce modèle de famille-là? A qui devrions-nous permettre de nous dire qui nous pouvons ou ne pouvons pas aimer?
En théorie, toute relation entre deux adultes consentants est actuellement légitimée et protégée par la loi, sans distinction de race, religion, classe sociale, orientation sexuelle, nationalité etc... Qu'en est-il de trois ... ou plusieurs adultes consentants?
L'amour est-il un gâteau? Est-ce-que le fait d'aimer une personne diminue votre amour pour une autre? Si nous pouvons aimer plus d'un parent, enfant, frère, sur, ou ami, alors pourquoi pas plus d'un amant ?
Le fait d'aimer une personne est-il une bonne raison pour arrêter d'en aimer une autre? Pourquoi devrions-nous nous sentir obligés de choisir entre deux (ou plusieurs) personnes que nous aimons ??..."
Le 16/12/02
Cher réseau,
Euh, rien d'urgent, sauf que comme j'ai reçu 3 mails sur mon entrée d'hier, je tente la réponse collective. Etant donné qu'il y a un petit malentendu.
D'abord, ces questions ne sont pas de moi.
Ensuite, je les relie seulement circonstanciellement à mon entrée.
Ensuite, pour moi, le fait qu'un ami n'est pas un concept mais une personne avec un corps et une âme implique une définition très ouverte de l'amour.
Mais non, les copaings, partez pas, j'ai gardé mon pantalon. Je plombe mon raisonnement avec ce genre de vannes parce que j'en sais certains capables de le faire sinon, et d'éluder ainsi la question, assez centrale poure que je prenne le temps d'y penser un poil.
Ce que je veux dire, c'est que oui, j'aime chacun de mes proches d'une façon différente. Il n'y pas qu'une seule façon d'avoir un ami. Ben il n'y a pas qu'une façon d'avoir unE amie. (je pars de ma position d'hétéro de base, les homos c'est l'inverse et les bis c'est encore plus riche...). Selon la personne, la complicité, l'échange sera plus ou moins verbal, plus ou moins émotionnel, plus ou moins intellectualisé, plus ou moins fortuitement un malentendu, plus ou moins physique. Avec une amie, le physique, suite à des millénaire d'apprentissage des rôles sociaux (pourqoi laisse-ton les cheveux des filles pousser et pas ceux des garçons dans l'enfance ? Essaye de répondre pour voir) d'entrée dans le mode du jeu et du non-dit. La différence entre ma conception et la conception classique, c'est que je voudrai avoir vraiment plus de marge. D'abord dans la simple réalité quotidienne et non érotique, puisque mon expression physique est d'ordinaire peu chaleureuse. C'est comme ça. Quand j'arrive à passer le pas, même comme un gros maladroit, je suis heureux (d'ailleurs, une accolade à un ami, le soutenir ou être soutenu par lui, c'est la même chose.) Mais surtout j'aimerai pouvoir, de temps en temps, avec une amie, parcequ'aujourd'hui oui, parce que demain on s'en fout, passer le pas suivant, le pas érotique, l'enjambée charnelle. Non, les copines, partez pas, j'ai TOUJOURS mon pantalon.
Je parle donc, comme le site linké au dessus, de polyamour, et non de polygamie. La polygamie, c'est l'addition des monogamies équivalentes, et, en plus, ça ne désigne que la position du mec. Bref, le nid de la jalousie, du partage rationnalisé des sentiments. Leur division en lieu et place de leur multiplication. Ou, pour les esprits les plus étriqués, la partouze dsentimentalisée. Tandis que le polyamour, c'est l'inverse de la monogamie. C'est dire que l'amour est multiple dans ses formes, pratiques, apparitions. Qu'on peut aimer des années une personne d'amour profond, et désirer un soir une autre, jusqu'à consommation, et avoir quelques simples baisers volés un soir de douceur avec une une compagne de bar dans une ville dont le nom importe peut, et dormir la main dans la main avec une amie intime, et tout ce qu'ouvre la vie en société.
Les ersatz de cette conception ouverte de l'amour sont nombreux dans notre société. Les jeux de séductions, par exemple. En soit, il peuvent satisfaire, n'aboutir à rien. Mais comme cet inaboutissement est joué d'avance dans le cadre de la monogamie acceptée comme une norme, ce n'est pas une variété affective, c'est une forme de bovarysme, l'équivalent pour faux libérés d'une lecture de Nous Deux Magazine. Un autre ersatz, l'échangisme. La, on divise en deux parties bien distinctres lesexe et le coeur. A peu près aussi malin que de ne faire les gateaux qu'avec du sucre. Un autre ersatz, la maîtresse, le secret de poly-chinelle. Un autre ersatz, la monogamie en série : "oh oui, lui c'est le (la) bon(ne), j'avais dit ça la dernière fois mais là je suis sûr(e)". Tout ça, des perversions de ce qu'est l'amour : notre besoin si simple, si humain, si beau, d'être proche de l'autre, aussi varié dans ses formes que la diversité de nos rencontres possibles.
Ce polyamour me semble "naturel". Mais si j'en fais tout un foin, c'est surtout quand je vois que ceux qui ont mal à l'amour n'ont jamais songé à varier d'un iota, même légèrement, même moins radicalement que ce que je propose, leur façon de voir l'amour. Quand c'est pour eux une évidence, non questionnable. Un dogme, avec amitié là, amour là, sexe là. En descendant. Comme il n'est fondé sur rien (à part peut-être le sens pratique, belle façon de penser l'amour), je râle et j'enfonce le clou.* * *
Entre lamour et lamitié
Entre lamour et lamitié
Il ny a quun lit de différence,
Un simple « pageot », un « pucier »
Où deux animaux se dépensent,
Et quand sinstalle la tendresse
Entre nos corps qui sapprivoisent,
Que platoniquement je caresse
De mes yeux ta bouche framboise,
Alors lamour et lamitié
Nest-ce pas la même romance ?
Entre lamour et lamitié
Dites-moi donc la différence...Je taime, mon amour, mon petit,
Je taime, mon amour, mon amie...Entre lamour et lamitié
Ils ont barbelé des frontières,
Nos sentiments étiquetés,
Et si on aime trop sa mère
Ou bien son pote ou bien son chien,
Il paraît quon est en eau trouble,
Quon est cliniquement freudien
Ou inverti, ou agent double,
Alors qulamour et lamitié
Ont la même gueule dinnocence,
Entre lamour et lamitié
Dites-moi donc la différence...Je taime, mon amour, mon petit,
Je taime, mon amour, mon amie...Entre lamour et lamitié
La pudeur a forgé sa chaîne,
A la barbe du Monde entier
Et de ses gros rires gras de haine,
Bon an, mal an les deux compagnes
Se dédoublent ou bien sentremêlent,
Comme sur la haute montagne
Le ciel et la neige éternelle,
Entre lamour et lamitié
Se cache un petit bout denfance,
Entre lamour et lamitié
Il ny a quun lit de différence...Je taime, mon amour, mon petit,
Je taime, mon amour, mon amie !Henri Tachan
Le 26/12/02
Cher réseau,
Ici rien de nouveau. L'humeur générale est assez médiocre, fatigue, pertes de temps, boulot pas satisfaisant... Rien de grave, une bonne nuit de sommeil et youpi.
Vu Ali G. Vas-y. Pourquoi ? Ben si tu considèress comme moi que la culture hip-Hop est constituée de 90 % de puérilité (non, vous fachez pas, ya moyen de faire des trucs bien avec les 10 % qui restent... comment ça paw-paw-paw ?), c'est LE film qui te fera rire. L'humour est entre l'absurde, la satire de MTV et le pipi-caca. L'équilibre tient assez bien pour passer un bon moment.
Mais le son de la salle UGC Georges 5 (deuxième hall en partant de l'arc de triomphe) au fond à gauche c'est à pleurer. Je suis de plus en plus pour la création d'une assoc des consommateurs encartés UGC : critique de la qualité des salles, du service, des pubs, de la tolérance à l'égard des beauferies du public (portables allumés, fumette, conversations je suis dans mon canapé...) et pis tien, du service même, pourquoi ce film est si peu diffusé, pourquoi avoir fermé une salle sur les champs sans tenter d'en adapter la programmation... Le client est roi ? on va lui expliquer.Sinon, en ce moment dans le métro, il ya des affiches de teasing pour Matriiiiiiix Reloaded. Sous la forme de fausses affiches pour fringues. Moi qui craingnait que l'aspect un peu "double lecture" du film s'estompe dans les sequels, ça me rassure...
Sinon, heu, bah rien. Mémoire beurk, famille oké, peur de l'avenir bouh.
Le 31/12/02
Cher réseau,
Top Ten ciné 2002 :
(J'ai triché...)
1) Gosth World, Terry Zwigoff
2) L'échine du diable, Guillermo Del Toro
3) Les deux Tours, Peter Jackson
4) Donnie Darko, Richard Kelly Ex AEQUO avec Time and Tide de Tsui Hark, sorti en décembre 2001, je sais.
5) Le Voyage de Chihiro, Hayao Miazaki
6) Versus - L'Ultime guerrier de Ryuhei Kitamura EX AEQUO avec Blade II, de Guillermo Del Toro
7) Bowling for Columbine, de Michale Moore
8) Laissez-passer, de Bertrand Tavernier
9) Sweet Sixteen, de Ken Loach
10) Nid de guêpes, de Florent Emilio Siri
+ prix spécial d'encouragements pour Zoolander de Ben Stiller
+ prix de l'essai presque transformé pour Avalon de Mamoru Oshii
+ prix bonne année pour Spielberg, avec AI et Minority Report, de la balle dans les deux cas.
J'aurai bien aimé les mettre dans le top ten...
Le dictateur de Chaplin et Amadeus de Milos Forman.
Bilan, en tenant compte des 60 autres films vus cette année : année avec beaucoup d'hormones (ya SPiderMan, Tai Chi Master, RollerBall...), et j'ai sans doute été paresseux, en n'allant pas voir des films comme l'Homme sans passé, Spider, Visitor Q, Choses secrètes, Irreversible... J'ai donc sans aucun doute raté de très bonnes choses.
En comparant à mon top-ten de l'an dernier... y maoins de grosses claques, l'an dernier yavait Lynch, les frères Coen, et destrucs commecomme Requiem, Hedwig et l'emploi du temps. Mais ne boudons pas notre plaisir.Dans le worst of, on mettra tranquille Vendredi Soir de Claire Denis : quand on a deux acteurs de cette envergure à l'écran, on évite de leur donner à ce point moins d'importance qu'à la directrice photo (par aillaurs très douée... Ou alors on fait un clip, je suis sorti de la salle, ce qui m'arrive une fois par lustre, au bout de 3/4 d'heures. Samouraï, dans la catégorie "La France méprise tellement le ciné de genre qu'on a pas besoin de professionnels pour en faire, qui c'est ça Alan Smithee ?", et on oublie pas la grosse bourde dans LeTransporteur, une demoiselle en détresse qui arrive à se planquer sur la banquette arrière de la voiture du héros, et refermer la portière, tout en étant attachée à une chaise de bureau à roulettes...).
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J'aime beaucoup beaucoup cette phrase utilisée comme thème de départ pour un receuil de 39 textes chez Verticales :
"lorsque le bûcheron pénétra dans la forêt avec sa hache, les arbres se dirent : ne nous inquiétons pas, le manche est des nôtres"
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Pris LA :
Spéciale dédicace à 2T, qu'en a rencontré pas mal des commes ça...
Lui, il n'avait rien demandé. D'accord, il l'avait remarquée, mais sans plus. Enfin, autant qu'il remarque toutes les filles en fait. C'est humain, surtout que son célibat commence à lui peser... Tous ces potes sont casés, alors, il est toujours à l'affut... ELLE, c'était une fille de plus, mais comme toutes les autres, inaccessible, trop bien pour lui... Oui, mais voilà, elle s'est mise à lui parler, réguliérement, puis tous les jours... à la pause café, elle venait le voir, elle lui souriait même, elle riait à ses blagues...
Au début, il se disais qu'il se faisait des films, que c'était juste une fille sympa... Bon, lorsqu'elle s'est mise à parler de son copain, il a été un peu deçu... Certainement qu'il cultivait un peu l'espoir au fond de lui même... Mais, les semaines passèrent et elle était de plus en plus proche de lui, elle lui mettait même la main sur l'épaule quand elle lui parlait...
Et l'autre jour, pendant la soirée, elle l'a embrassé sur la joue, comme ça, pendant qu'il parlait, sans raison... ça l'a fait même beaucoup rire, mais lui ça l'a perturbé toute la nuit... et les nuits suivantes, car de jour en jour elle était de plus en plus proche de lui, elle l'invitais à toutes ses soirées, et à chaque fois, il n'y avait pas son copain, elle lui a même passé la main dans les cheveux... Tous ces potes lui disait qu'il était aveugle, que ça sautait au yeux qu'elle était folle de lui... Alors un soir, il se jetta à l'eau... :
"Ca me touche beaucoup tu sais, mais de mon coté, il n'y jamais rien eu que de l'amitié ! Désolé, vraiment que tu l'ais compris ainsi ..."
--Elle, avec son copain depuis plusieurs mois (voir plusieurs années), elle a envie du piment du célibat ! Elle a envie de séduire, de jouer à ce jeu de séduction, elle a envie de cela ... mais attention, sans jamais aller trop loin, non, jamais de faux pas ! Elle reste fidèle. Alors, elle s'amuse avec les célibataires de son entourage, elle virvolte, elle sourit. Elle en a même repéré un pas mal, mais qui ne semble pas vraiment interressé par elle. Un défi pour cette charmante demoiselle ! Elle va tout faire pour le faire craquer... C'est vrai qu'il est sympa, mais il a l'air de ne pas la considérer pour autre chose qu'une amie... Son pouvoir de séduction serait-il affecté ? Elle passe donc la seconde pour vraiment le faire craquer...
Enfin il craque, elle savait bien qu'elle pouvait le faire... Mais tout de même pour qui il se prend... ELLE a un copain tout de même...
Une fois de plus, il est démoralisé, décidement personne n'est fait pour lui... Dégouté, écoeuré, il retourne à son boulot, de toute façon, il se sait faire que cela...
['IL', ce n'est pas moi, mais ça aurait pu il y a quelques années... En tout cas des 'IL' et des 'ELLE' il y en a beaucoup trop autour de moi, surtout des 'ELLE'...]