Narcissite de CHIEN FOU

 

  

 

Avertissement : à ceux qui me (re)connaissent de près ou de loin :  svp contactez moi avant d'être plus indiscret que je ne le suis moi-même ici...

Aux amis inconnus :  

Je vais répondre aux questions qui se posent implicitement dès parution en ligne d'un journal "intime". Le "qu'est-ce qu'il fait, qu'est ce qu'il a qui c'est celui-là"...  

     Qui je suis ? L'homme possède-t-il une essence, une existence ou une condition ? Naon, je déconne. Pour le moment, on se contentera d'une courte bio:

Je suis né le 23 juin 76 à Pau, d'une moman prof de Français et d'un popa cadre. On déménage vite en région Parisienne, jusqu'à la naissance de mon petit frère Hugo, en 80. On revient ensuite à Pau pour 2 ans, puis à Tarbes, pour quatre ans (mais avec un déménagement dans Tarbes, sinon c'est pas fun). Mes années d'écoles contiennent pas mal de solitudes... On en reparlera peut-être un jour. J'entre en sixième en 87 au Lycée Français de Madrid, ville où mon père a obtenu un poste. Ces déménagements ont le mérite de bien m'aider à dater mon passé... On déménage une fois dans Madrid juste pour faire marcher l'industrie du carton, avant de quitter l'Espagne en 92.

           On arrive à Paris. J'entre en pension pour une première Première littéraire. L'ambiance est très à droite, très bourgeoisie traditionnelle, il n'y a que des mecs, la discipline n'a rien à voir avec le lycée de Madrid, je déteste. En plus, mes parents commencent à s'engueuler très sérieusement. La "crise parentale", entre engueulades, expériences de vies séparées, chômage puis postes de mon père à l'étranger (Singapour puis Caracas) commence cette année là, et continue à avoir des effets plus ou moins importants aujourd'hui.

         Je rentre en 93 dans un Lycée public parisien, redoublant ma première. 90 % de filles...  J'entre en Terminale en 94 et je fonde un journal lycéen. Ma confiance en moi passe de 0, 3 à 9 sur 20 en quelques mois  Je passe mon bac en 95 (non, pour ceux qui vérifient si je sais compter, ce n'est pas un redoublement...). Pour l'anecdote : moyenne 11, 95. Alors que... j'ai rendu une copie de philo avec un plan tout juste détaillé à la place de la dernière partie et de la conclusion, je n'ai rendu que la partie Géo en H-G et j'ai eu 8 en sport (les sports d'équipe, c'est MAL.). Une certaine conception de l'intérêt des études...

         Encore un petit déménagement, quelques rues plus loin. Histoire de pas rouiller...  On est en 95, c'est l'entrée en Fac de lettres, et les grèves... Je me fais plein de copains, et je marche sous la neige tout l'hiver, d'abord tout seul, puis avec des tas d'étudiants (mouvement anti-bayrou, oublié), puis avec des tas de syndiqués CGT,  puis avec des tas de français. On fait passer à Juppé l'envie de bouffer du "privilégié de fonctionnaire" et de la sécu d'Etat providence entre deux repas ministériels, et je redouble, un peu à cause des cours interrompus, un peu parce qu'à la fac les cafés sont tout près...  En 96, j'y fonde une tite revue d'écriture. 96-97, donc, redoublement. Et j'emménage dans une chambre de bonne au dessus de chez mes parents (ne commencez pas à râler sur mon mode de vie privilégié... J'ai du bol, je sais.) Pendant l'hiver, je suis avec les Chômeurs Heureux ou "AG Jussieu", un pendant libertaire d'AC!  Puis 97-98, deuxième année, puis Licence en 98-99. Pendant ces années là, je vis ma première longue histoire d'amour, une histoire un peu accidentée, mais "rien de rieeeen, je ne regrette rien !". Le journal est primé plusieurs fois à Scoop en Stock. Mon égo passe de 7 à 14/20 selon les périodes, et début 99, j'emménage dans un ti deux-pièces pour moi tout seul.

           Là, ce journal commence  fin 2001,  après une license de lettres et une autre dans mon domaine d'étude actuel. Cette année, je suis en maîtrise.  

           Voilà, c'est à peu près les étapes factuelles marquantes. Pourquoi  un journal intime en ligne ? 

             Par pur narcissisme. Plus précisément, j'ai envie d'avoir un rapport avec un public, à ma toute petite échelle. Je ne crois pas être si beau, intelligent, culturé ou représentatif qu'il faille absolument que je me montre à tout le monde.  Mais j'ai envie de m'exposer, de dire à quelqu'un, j'ai envie d'un échange. A plusieurs reprises déjà, l'écriture m'a fait passer des étapes, de maturité, de compréhension de ma propre vie et de ce qui l'entoure. Cette fois, l'idée de fond, c'est que si je vous parle régulièrement de moi, je serai peut-être débarrassé d'un petit excès de poids d'ego (autodépréciatif souvent) (tiens 3ème fois que j'écris ego), qui malgré moi alourdit parfois mes rapports affectifs.

             C'est un luxe quand même très appréciable de pouvoir dire ce qu'on ressent juste au moment où on trouve ça important ! Et s'imaginer qu'un œil attentif sera là rien que pour me lire, là, c'est carrément le pied... Eh ! Au moins moi j'admet que je cherche une reconnaissance.

             Savoir pourquoi je ne rédigerai pas de journal autrement, c'est une très bonnequestion. A laquelle je ne répondrai sans doute pas facilement... On peut avancer que cette nouvelle façon de concevoir le rapport entre l'intime et le public soit un pur produit de l'ère de l'information reine... Ca me fait une belle jambe d'être un enfant du siècle ! Enfin, si c'est du prochain, ça va encore. Bon, je décale un peu, là.

             Le deuxième but de ce site est d'être la plus longue et la plus précise des petites annonces de rencontre gratuites au monde. Très sérieusement, ce site est un peu conçu pour ça : je rêve depuis toujours de rencontrer mes amis inconnus, des gens qui partagent déjà mes passions, mes goûts, mes idées. Je n'espère pas trouver seulement ceux qui me ressemblent beaucoup, mais aussi ceux que je complète : on serait tous les pièces d'un grand puzzle éparpillé, dont les détails changent sans cesse, et nous pourrions occuper plusieurs places en même temps. Ce site est une façon de trouver mes autres places... De nouveau, je me rappelle un peu à l'ordre, plus tard la philo.

         Enfin, troisième et dernière raison, internet est un endroit où on peut donner son avis et écrire sur tout et n'importe quoi, et je n'ai pas l'intention de me priver. Donc, en dehors de mon nombril, de son importance capitale et celle bien moindre de mon environnement quotidien ;-) (c.a.d amitiés, amours et boulots en retard), je vous parlerai certainement de politique, de lectures, de ciné, de musique et de mes découvertes et sentiments dans tous les domaines que je rencontrerai, y compris les vignobles. Je ne publierai sans doute pas tout ce que j'ai écrit dans mon journal, pour des raisons floues et très pressantes, ya des choses que je n'ai pas envie que mes proches sachent, puisque certain connaîtront l'existence de ce site. Dans le même ordre, la majorité des noms que je citerai sont des pseudos. En bonus, j'ajouterai quelques textes, publiés ou non dans  journal de la fac, histoire de savoir ce que vous en pensez, et de montrer d'autres aspects de mon besoin d'écrire.

             Bref, ya de la lecture ici, et vous constatez déjà que la concision n'est pas exactement mon fort. J'espère sincèrement passer de bons moments avec vous, et que les éventuels coup de blues ne soient que des étapes vers un chaipaquoi meilleur.

 

 

 

2001