
Né dans le Massachusetts d'une famille
de Canadiens français, Jean-Louis Kerouac (aussi appelé Ti
Jean et plus tard Jack), le plus jeune des trois enfants, subit la mort
de son frère Gérard à l'âge de 9 ans.
Kerouac passe sa jeunesse entre ses études,
sa mère "Memere" vis à vis de laquelle il est très
dévoué et ses nombreux amis. Il commence très jeune
à écrire des nouvelles en se basant sur un show d'une radio
nommé "The Shadow" plus tard sur les nouvelles de Thomas Wolfe.
La famille Kerouac connait des difficultés
financières, Jack Kerouac aide alors sa famille en gagnant le championnat
de football avec l'équipe de l'University Of Columbia et en se décidant
plus tard à entrer dans les assurances.
Puis vinrent les problèmes, Jack Kerouac
se disputa avec son entraineur, son père perdit son travail et sombra
dans l'alcoolisme. Jack Kerouac s'occupa alors entre la marine et ses amis
de l'université : Allen Ginsberg, William S. Burroughs...
En 1950, il écrit son premier ouvrage intitulé
La
Ville et la Cité, ouvrage très inspiré des nouvelles
de Thomas Wolfe. Les 7 années qui suivirent ne furent que des échecs
succesifs vis à vis des éditeurs. C'est pendant ses années
qu'il rencontra Gary Snider qui l'entraina dans le bouddhisme et la communion
avec la nature.
Kerouac retraça cette époque dans
son livre Les Clochards Célestes. Sa vie errante faite de
parcours insensés dans tous les sens entre les Etats-unis et le
Mexique a commencé à prendre fin lorsqu'il devint populaire.
Il sombra alors dans l'alcoolisme, échouant dans sa quête
de spiritualité bouddhique, brisant ses liens avec plusieurs de
ses amis, ....
Cette déchéance pendant laquelle
il écrivit quand même de nombreux livres et articles, apparut
dans des shows télévisés et enregistra même
trois albums parlés, fut la conséquence de l'incompréhension
des médias, l'irreconnaissance de son travail par les critiques
et des différents echecs de ses mariages avec Edie Parker et Joan
Haverty.
Abattu et seul, il passe la fin de sa vie en compagnie
de
sa troisième femme Stella Sampras et de sa mère.
Le 21 octobre 1969, il s'éteint à
l'âge de 47 ans à St. Petersburg en Floride.
Le mouvement de la Beat Generation est né
de la rencontre en 1943-44 entre Jack Kerouac, Allen Ginsberg (1926--)
et William Burroughs (1914-). Ce trio fréquente le monde des paumés
et des drogués de Times Square, se frotte à la petite pègre
et découvre le jazz de Harlem.
Le mot "beat" désignait depuis le XIXème
siècle un vagabond du rail voyagant clandestinement à bord
des wagons de marchandises. Peu à peu ce mot a pris le sens que
lui ont donné les jazzmen noirs, "beat" en vint à signifier
une manière de traverser la vie. Etre beat devint être foutu,
à bout de souffle, exténué.
Kerouac y vit le style propre de toute une génération;
il inventa le label : il y avait eu la génération perdue,
celle-ci était la génération foutue. Ce mal du siècle
né du vertige des grands espaces et décrit par Kerouac l'a
conduit a s'interroger sur ce monde trop vaste qui nous écrase.
Dans les années 50-60 Gary Snider rencontre
Kerouac et Ginsberg qui le décrivent comme le type le plus fou et
le plus intelligent qu'ils aient rencontré. C'est le personnage
dont le pseudonyme est Japhy Rider dans les Clochards Célestes,
1963.
Gary Snider établit de nouveaux rapports
entre l'homme et la nature, liés à une nouvelle compréhension
de la nature de l'homme lui-même. L'influence de Gary snider viendra
infléchir le vagabond vers le "clodo du dharma", le moine bouddhiste
itinérant, le vagabond sous son ombrelle trouée. "Beat" renvoie
alors à la béatitude, à la disponibilité qui
ouvre une nouvelle perception du monde.
La soirée d'octobre 1955 à San
Francisco où Allen Ginsberg lut Howl, sa rhapsodie illuminée,
et le procès pour obscénité qui s'ensuivit, fit éclater
le mouvement beat dans le grand public américain.
En septembre 1957, "Sur La Route" trouva
enfin un éditeur (Sur la route a été écrit
entre 1949 et 1952).
Du jour au lendemain, l'Amérique fut pleine
de beatnicks, c'est-à-dire, dans l'image de la grande presse, d'adolescents
déguisés en clochards crasseux, cheveux longs et nu-pieds,
trouvant des extases mystiques au fond de piaules grouillantes de cancrelats.
Le 24 octobre 1969, on enterrait au cimetière
catholique de Lowell, morne petite ville industrielle du Massachussetts,
le corps de Jack Kerouac, mort d'une hémorragie abdominale à
l'âge de 47 ans. Depuis quelque temps, il n'était plus que
l'ombre de lui-même, revenu auprès de sa mère.
Il resta sourd à la musique de Woodstock
dont il aurait pu y reconnaître, comme Ginsberg, la moisson de ce
que lui et ses amis avaient semés.
Un chapitre était clos. Kerouac le clochard
céleste, lampant sa gnole à même le goulot et scandat
ses blues à l'escale de la grande-route avait été
la star numéro un du mouvement beat qu'une Amérique un peu
éffarouchée avait vu exploser en 1955-57.
La secousse qui, partie d'un clan de copain emportés
par le tourbillon d'un narcissime extatique, avait fini par transformer
le paysage culturel, voire politique de l'Amérique et laissa un
profond sillage...
Son ouvrage clé reste Sur la route
(Editions Gallimard) qui est le livre clé de la beat generation.
Avant La Route La Table Ronde
Big Sur 1961 Folio
Docteur Sax 1952 Folio
La Ville et la Cité 1946-49
Les Anges de la Désolation 1956-61
Denoel
Les Anges Vagabonds 1965 Folio
Les Clochards Celestes 1957 Folio Les
Souterrains 1953 Gallimard
Le Vagabond Solitaire 1960 Folio
Maggie Cassady 1953 Points Seuil
Mexico City Blues 1959 Bourgois
Old Angel et autres textes Gallimard
Pic La Table Ronde Poèmes Seghers
Satori à Paris 1965 Folio
Sur La Route
1948-56 Folio / Folio Plus
Vanité de Duluoz 1968 Bourgois
Vieil Ange de Minuit Gallimard
Visions de Cody 1951-52 10/18 / Bourgois
Visions de Gérard 1956 Gallimard
Vraie Blonde et Autre
A LIRE
Memory Babe
(biographie de Kerouac) Gerald Nicosia 1998 Verticales
La Beat Generation : La Generation Hallucinée
Alain Dister Gallimard
Buk et les Beats Jean-François
Duval Michalon
Junkie William Burroughs 1953
Queer William Burroughs
Le Festin Nu William Burroughs 1966
JACK KEROUAC, LE CLOCHARD CELESTE
"JE SUIS UN ECRIVAIN, UNE FIGURE LAMENTABLE"
Si cette petite visite vous a plu vous pouvez aussi approfondir votre savoir en consultant la
Le best buddy de Jack.
Retrouvez aussi ma page Bukowski.
Ce n'est qu'une ébauche. Et non pas une débauche comme aurait pu le dire Hank.
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