Retour de Marcus Sextus
1799
Pierre Narcisse Guérin (1774-1833) Il reçoit le Prix de Rome en 1797, il n'est pas élève de David et pourtant il est un continuateur de son style. 1797 La mort de Caton: c'est avec cette oeuvre qu'il reçoit le prix de Rome. Elle met en scène l'héroisme devant la mort, il y a dans cette oeuvreune véritable véhémence des gestes des personnages. |
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1799 Retour de Marcus Sextus: C'est son oeuvre la plus célèbre et sans doute la plus poignante. A l'époque cette oeuvre reçut un véritable triomphe. On offrit à Guèrin un banquet présidé par Vien le père du néoclassicisme. Les accants d'anatomie et les détails de facture viennent de son maître Regnault, tandis que le style, les effets, le type de personnage sont dans le plus pur style de David. La composition est réalisé rigoureusement en croix, avec la morte couchée et le vivant debout à contre jour. Peinture à la fois émouvante et violente. Il réalise une oeuvre encore plus mortuaire que le Brutus de David. La composition n'est pas sans rappeller l'Hector et Andromaque de David. Cette oeuvre est en phase avec son histoire, elle coîncide avec l'époque du retour des émigrés chez eux qui retrouvent leurs maisons pillées. Il réalise comme de nombreux contemporains des toiles "aimables" sous une esthètique à l'antique. En 1810, il réalise Aurore et Céphale, sujet érotique audacieux représentant deux corps nus dont celui de céphale n'est pas sans rapeller l'Endymion de Girodet. Son Phèdre et Hippolyte de 1802, est un grand succés il s'inspire de Racine. C'est une représentation théâtrale à la David, avec une gestuelle grandiloquente et un étalage d'émotions. Dans Enée et Didon de 1816, il réalise une conversation polie sous un déguisement antique. Clyptommestre contemplant le meurtre d'Agamemnon de 1817, est une représentation de l'horreur de la Grece archaïque, Clyptommestre représentée le poignard à la main. |