Binet

forum1.jpg (71 Ko)BINET

Christian Binet
Dessinateur et scénariste
1947, France

 

Né à Tulle, Christian Binet se révèle particulièrement précoce : son premier dessin est publié par"Humour magazine" alors qu'il n'a que douze ans.

 

Pendant son service militaire, il crée pour le journal "Tam" le personnage de Schwartz. C'est en 1968 en livrant des dessins d'humour à "Jours de France", "France-Dimanche", "Plexus", etc, qu'il fait ses véritables débuts professionnels.

 

En 1969, il campe Graffiti pour "Formule 1", puis Callagher en 1971 pour "Record". Il collabore à "Mormoil" en 1974 et 1975, année où il lance "Poupon-la-peste" dans "Djin".
Enfin, en 1977, c'est la consécration : il entre à "Fluide glacial" (fondé par Gotlib), où il travaille encore aujourd'hui. Il y campe le chien Kador et ses maîtres les célèbres Bidochons (en bas à droite de cette page). Kador sera reservé à "le Matin de Paris" tandis que les bidochons poursuivront seuls leurs aventures dans "Fluide Glacial".

 

On peut dailleurs se demander à quoi est dut le succès de ces misérables personnages incultes, vicieux, naifs et roublards, parfois drôles parfois pathétiques. Il s'agit en fait de la puissance de l'humour - souvent noir - de Binet ; il faut voir en les Bidochons et leurs aventures une caricature des français sous leur plus mauvais profil. C'est une caractéristique de Binet, un dénominateur commun de ses oeuvres : la dérision à tout prix ! Nous verrons plus bas en quoi elle consiste dans d'autres albums que ceux des Bidochons.

 

On doit aussi à Binet quelques récits indépendants comme "l'Institution" (voir en bas à gauche), "M. le Ministre" ou encore "Forum" (un des strips de l'album se trouve en haut de cette page). Pour continuer ce qui a été dit plus haut, "l'Institution" s'attaque pour sa part à la religion catholique traditionnelle, et à l'éducation qui y était rattachée il y a encore quelques décennies (et que Binet a subi).
"M. le Ministre" s'attaque évidemment à la politique, tandis que "Forum" critique plus subtilement (et sous une forme courte et efficace) notre société française et ses différents individus. Il utilise pour cela une structure archi-réduite n'utilisant la plupart du temps que trois images par monologue, finissant immanquablement par "si quelqu'un (...) qu'il le dise !".

 

 

L'humour de Binet à travers ces récits est le plus souvent noir, extravagant voire absurde mais toujours inattendu et drôle.

 

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Ah ! L'éducation traditionnelle !

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Le ménage français par excellence ?

 


 

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