Christian Binet
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Né à Tulle, Christian Binet se révèle particulièrement précoce : son premier dessin est publié par"Humour magazine" alors qu'il n'a que douze ans.
Pendant son service militaire, il crée pour le journal "Tam" le personnage de Schwartz. C'est en 1968 en livrant des dessins d'humour à "Jours de France", "France-Dimanche", "Plexus", etc, qu'il fait ses véritables débuts professionnels.
En 1969, il campe Graffiti pour "Formule 1", puis Callagher
en 1971 pour "Record". Il collabore à "Mormoil" en 1974
et 1975, année où il lance "Poupon-la-peste" dans "Djin".
On peut dailleurs se demander à quoi est dut le succès de ces misérables personnages incultes, vicieux, naifs et roublards, parfois drôles parfois pathétiques. Il s'agit en fait de la puissance de l'humour - souvent noir - de Binet ; il faut voir en les Bidochons et leurs aventures une caricature des français sous leur plus mauvais profil. C'est une caractéristique de Binet, un dénominateur commun de ses oeuvres : la dérision à tout prix ! Nous verrons plus bas en quoi elle consiste dans d'autres albums que ceux des Bidochons.
On doit aussi à Binet quelques récits indépendants comme "l'Institution"
(voir en bas à gauche), "M. le Ministre" ou encore "Forum"
(un des strips de l'album se trouve en haut de cette page). Pour continuer ce qui a été
dit plus haut, "l'Institution" s'attaque pour sa part à la religion
catholique traditionnelle, et à l'éducation qui y était rattachée il y a encore
quelques décennies (et que Binet a subi).
L'humour de Binet à travers ces récits est le plus souvent noir, extravagant voire absurde mais toujours inattendu et drôle.
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Ah ! L'éducation traditionnelle ! |
Le ménage français par excellence ? |
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