Le Panthéon de Paris - Complément

8. Complément

Sainte Geneviève

Née à Nanterre vers 420, Geneviève n'est pas une paysanne comme le veut la légende ; elle appartient à la haute société franque. Profondément croyante, elle prédit aux Parisiens incrédule, lors des invasions barbares, qu'Attila épargnera leur ville, ce qui se produit. Morte vers 500, elle est enterrée dans un oratoire en bois sur la colline qui domine la rive gauche. C'est là qu'un 508, Clovis fonde la basilique des Saints Apôtres Pierre et Paul où il sera lui-même enterré en 511. Plusieurs miracles se produisent sur la tombe de Geneviève. Elle devient alors la patronne de Paris et donne son nom à l'abbaye qui conserve ses restes. Son tombeau est vénéré et sa châsse sortie dans les grandes occasions. Ses reliques, en partie détruites à la Révolution, sont aujourd'hui conservées à Saint-Etienne du Mont.

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Les génofévains

Chanoines vivant en communauté, attachés au culte de sainte Geneviève, en latin Genovefa.

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Louis XV

le Bien-Aimé (Versailles 1710-1774). Roi de France de 1715 à 1774. Guerre de la Succession de Pologne, guerre de la Succession d'Autriche, guerre de Sept Ans.

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Jacques Germain Soufflot

1713

naissance à Irancy (Yonne).

 

1738-1749

carrière lyonnaise. Soufflot travaille pour les particuliers, la ville et l'Hôtel-Dieu

 

1749-1750

voyage en Italie avec le futur marquis de Marigny. Il visite Herculanum et Paestum où il fait le relevé des temples.

 

1751-1754

second séjour à Lyon.

 

1755

il est choisi pour la construction de Sainte-Geneviève à Paris. Contrôleur des Bâtiments du roi. Il est admis dans la première classe de l'académie royale d'architecture.

 

1756

chevalier de l'ordre de Saint-Michel et directeur de la manufacture royale des Gobelins.

 

1780

mort à Paris, il repose depuis 1829 au Panthéon.

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Victor Hugo

Ecrivain français (Besançon 1802 - Paris 1885). D'abord un poète classique et monarchiste (Odes, 1822), puis romantique (Orientales, 1829 ; Hernani, 1830) en poésie : les Feuilles d'automne, 1831 ; les Chants du crépuscule, 1835 ; les Voix intérieures, 1837 ; les Rayons et les Ombres, 1840. Au théâtre : Marion de Lorme, 1831 ; Le roi s'amuse, 1832 ; Marie Tudor, 1833 ; Ruy Blas, 1838). Roman historique : Notre-Dame de Paris, 1831.
Il perd sa fille Léooldine et se consacre alors à la politique. Député en 1848, il s'exile à Jersey, puis à Guernesey, après le coup d'état du 2 décembre 1851.
C'est alors qu'il donne les poèmes satiriques des Châtiments, 1853 ; le recueil lyrique des Contemplations, 1856 ; l'épopée de la Légende des siècles, 1859-1883 ; ainsi que des romans : les Misérables, 1862 ; les Travailleurs de la mer, 1866 ; L'homme qui rit, 1869.
Rentré en France en 1870, partisan des idées républicaines, il est un personnage honoré et officiel. Hugo réunissait en lui deux images complémentaires du grand homme : celle des philosophes du XVIIIe siècle et d'Auguste Compte, qui plaçaient plus haut que tout les vertus sociales et civiques, les services rendus à l'humanité, et celle des romantiques, qui avaient voué au génie solitaire, à la volonté subjective en lutte contre l'ordre des choses, un culte longtemps attaché à la légende napoléonienne. Le 1er juin, un immense cortège suit le corbillard des pauvres qui transporte son corps de l'Arc de triomphe au Panthéon.

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Léon Gambetta

Avocat et homme politique français (Cahors 1838 - Ville-d'Avray 1882). Avocat libéral, député républicain de Belleville (1869), il proclama la république (4 sept. 1870). Il quitta en ballon Paris assiégé, pour Tours, où, ministre de la Guerre dans le gouvernement provisoire, il organisa la Défense nationale. Député de Belleville à l'Assemblée nationale (1871-1875), il défendit la république contre ceux qui, au temps de l'Ordre moral, espéraient une restauration de la monarchie. Président de la Chambre après la démission de Mac-Mahon (1879), il dut affronter l'hostilité de Jules Grévy et des radicaux : le " grand ministère " qu'il présida ne dura que quelques semaines.

En transférant son cœur au Panthéon le 11 novembre 1920, le jour même où, suivant un chemin symétrique à celui emprunté en 1885 le corbillard de Hugo, elle conduisait sous l'Arc de triomphe le corps du Soldat inconnu, la IIIe République a certes voulu honorer son fondateur, mais aussi le patriote qui voyait dans la préparation de la " Revanche "le premier devoir du régime.

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Jean-Jacques Rousseau

Ecrivain et philosophe de langue française (Genève 1712 - Ermenonville 1778). Orphelin de mère, abandonné à dix ans par son père, il poursuit son éducation en autodidacte. Accueilli puis rejeté par Mme de Warens, précepteur chez M. de Malbly, il souffre de solitude et d'incompréhension et tire de cette expérience le principe de sa philosophie : celle d'un sujet libre (la conscience, le cœur). Il poursuit dès lors dans la quête de soi-même le secret du bonheur des autres et de leur compréhension mutuelle. Le mal dont souffrent les hommes est, selon lui, linguistique et politique (Essai sur l'origine des langues). Cette recherche d'une harmonie entre les hommes s'exprime par une critique des fondements d'une société corruptrice (Discours sur les sciences et les arts, Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes, Lettre à d'Alembert sur les spectacles), à travers un exposé des principes éthiques de la vie publique et privée dans des œuvres philosophiques (Du contrat social, Emile), romanesques (Julie ou la Nouvelle Héloïse) et autobiographique (Confessions, Rêveries du promeneur solitaire).

" Prophète ", de l'avis du poète Hölderlin, il le fut incontestablement pour les hommes de la Révolution, qui ont trouvé dans ses visions de morale politique et sociale une inspiration, sinon un programme.

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Voltaire

François Marie Arouet. Ecrivain français (Paris 1694 - 1778). Ses débuts dans les lettres (des vers contre le Régent) sont aussi ceux des démêlés avec le pouvoir (il sera embastillé), et après un exil de trois ans en Angleterre, dont il fait l'éloge dans les Lettres philosophiques (1734), il ne cessera plus de chercher la sécurité, à Cirey, chez Mme du Châtelet, auprès de Frédéric de Prusse (1750-1753), puis dans ses domaines des Délices (1755) et de Ferney (1759). Admirateur du XVIIe siècle, il cherche à s'égaler aux écrivais classiques, dans l'épopée (la Henriade, 1728), la tragédie (Zaïre, 1732). Mais il est surtout pour l'Europe un prince de l'esprit et des idées philosophiques, qu'il répand par ses poèmes (Poème sur le désastre de Lisbonne, 1756), ses contes (Zadig, 1747 ; Candide, 1759), ses essais historiques (le Siècle de Louis XIV, 1751), son Dictionnaire philosophique (1764), et ses campagnes en faveur des victimes d'erreurs judiciaires (Calas, Sirven, Lally-Tollendal). Idole d'une bourgeoisie libérale anticléricale, il reste un maître du récit vif et spirituel.
Le 30 mai 1791, Grossin, député de Bar-le-Duc, déclarait à la tribune de l'Assemblée constituante : " C'est le 30 mai 1778 que les honneurs de la sépulture ont été refusé à Voltaire, et c'est ce même jour que la reconnaissance nationale doit consacrer en s'acquittant envers celui qui a préparé les hommes à la tolérance et à la liberté. "

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André Malraux

Ecrivain et homme politique français (Paris 1901 - Créteil 1976). Son œuvre romanesque (la Voie royale, 1930 ; la Condition humaine, 1933 ; l'Espoir, 1937), critique (les Voies du silence, 1951 ; l'Homme précaire et la littérature, 1977) et autobiographique (le Miroir des limbes, 1967-1975) cherche dans l'art le moyen de lutter contre la corruption du temps et l'instinct de mort de l'homme. Ecrivain engagé, il combattit aux côtés des républicains lors de la guerre d'Espagne et fut ministre des Affaires culturelles de 1959 à 1969. S'il a été choisi pour être au Panthéon l'écrivain de son siècle, sans doute cela tient-il aux liens privilégiés qui l'ont uni au général de Gaulle, plus largement encore à l'adéquation entre les ambitions de son œuvre et l'universalisme propre à la civilisation française, et, plus particulièrement aussi, à l'idée du temple des grands hommes qu'il a exprimée dans son hommage à Jean Moulin, avec une éloquence incomparable. À signaler qu'une thèse (par M. Claude Pillet) à son sujet est en cours de réalisation. ;-)

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Pierre et Marie Curie

Marie : Physicienne française d'origine polonaise (Varsovie 1867 - Sallanches 1934). Elle épousa Pierre Curie en 1895. Première femme à être titulaire d'une chaire en Sorbonne, elle découvrit la radioactivité du thorium et isola le radium. (Prix Nobel de physique en 1903, de chimie en 1911)
Pierre : Physicien français (Paris 1859 - 1906). Il découvrit la piézoélectricité (1880), étudia le magnétisme, et énonça le principe de symétrie (1894) : les éléments de symétrie des causes d'un phénomène physique doivent se retrouver dans les effets produits. (Prix Nobel 1903)

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Léon Foucault

Physicien français (Paris 1819 - 1868). Il inventa le gyroscope, démontra, grâce au pendule, le mouvement de rotation de la Terre et découvrit les courants induits dans les masses métalliques. Il détermina la vitesse de la lumière dans différents milieux.

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