Le Suzon
Dijon s'est installée sur les épandages des alluvions grossières du Suzon. D'une épaisseur moyenne de 9 m, elles assurèrent pendant des siècles, au mépris de toute hygiène, les besoins en eau de la ville par la nappe phréatique alimentant les nombreux puits particuliers et publics.
C'est là que furent bâtis le castrum romain, puis l'enceinte du XII siècle, dans laquelle se confina à peu près toute la vie dijonnaise jusqu'au Second Empire. C'est encore aujourd'hui, cernés des boulevards qui ont progressivement remplacé les murailles au cours du siècle dernier, le centre animé et le " secteur sauvegardé ".
Arrêtons-nous un peu sur ce Dijon historique et dont la configuration, le tracé des rues et la concentration sont encore d'un grand poids dans l'urbanisation d'aujourd'hui. On est en effet frappé d'un caractère en quelque sorte négatif : l'absence de tout cours d'eau important, le Suzon, qui est la vraie rivière de Dijon, bien qu'il soit difficile aujourd'hui de définir les différents cours qu'il connut tout au long des siècles. Il semble qu'une fois sorti des plateaux calcaires où sa vallée s'encaisse avec vigueur, il n'ait pas connu dans la plaine un tracé immuable, mais que divisé en plusieurs branches, il se soit déplacé à la faveur de crues, jusqu'à ce que le travail des hommes l'ait nettement calibré et fixé. Le cours primitif ne semble pas avoir traversé le castrum mais s'être établi à l'est. Ce dernier était alimenté en eau par un bras du Suzon qui contribuait également à remplir les fossés qui l'entouraient et qui, en aval, allait rejoindre l'Ouche quelques kilomètres plus bas. Il a sûrement disparu très tôt dans sa partie dijonnaise. La ville médiévale, dans ses murailles du XII siècle, fut, elle aussi, la ville du Suzon, mais un Suzon dont l'emplacement a varié, peu à peu recouvert d'arches qui ont fini par se joindre, et qui fut de bonne heure transformé en égout malsain. On en reconnaît aujourd'hui deux branches : celle qui, à l'ouest, est peut- être le plus souvent considérée comme primitive, entrait en ville au nord, à la Tour des Anes dite aussi Tour La Trémouille, puis se dirigeait vers le sud-ouest, se jetait dans le bief de l'Ouche, depuis 1547, à la hauteur du bastion de Guise, en passant sous une arcade pratiquée dans l'enceinte à quelques pas de l'hôpital actuel. Certains considèrent au contraire comme originelle la branche orientale qui se détache de l'autre à quelque 300 m en amont des murailles, fait un arc de cercle autour de la ville par l'est, avant son confluent avec l'Ouche à six kilomètres en aval, et c'est elle sans doute que rejoignait la rivière du castrum. Jusqu'à ces dernières années, la vallée du Suzon était encore à l'air libre en amont de la ville et dans les faubourgs nord; elle était d'ailleurs presque toujours à sec en raison des captages, faits au XIX siècle, de plusieurs de ses sources, et transformée en dépotoir. Les boulevards nouveaux l'ont définitivement masquée, et le Suzon dans l'agglomération n'est plus aujourd’hui qu'un égout qui ne rappelle qu'au moment de crues exceptionnelles son existence aux riverains dont les caves sont alors inondées.
( Jacqueline Giroux de l’Université de Dijon ) |
Club d’Initiation aux Jeux de Rôles
Maison pour tous Montchapet
Les Epées de Damoclés
3 rue de Beaune 21000 Dijon
Tel. 03. 80. 55. 54. 65.
Le samedi a partir de14h.
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Un super site pour le club
http://epeedamo.citeweb.net/
Le club "Les épées de Damoclès" organise sa Convention de Jeux de Rôle annuelle le 8 et 9 avril.
Au menu, 4 jeux en tournoi ( Warhammer, Agone, INS, L5R), des parties libres et des démonstrations (Nephilim nouvelle édition ,Prophecy, Maggus par un des auteur). Parti d'initiation
entrée gratuite -- inscription aux tournois 10 FRF
Elle se déroulera à Dijon,
MJC Maladière, rue Balzac 21.000 Dijon
pour informations Mail ou
Tel: 03 80 55 54 65 le samedi après-midi uniquement
http://epeedamo.citeweb.net/sommaire.htm
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