DE LA FLÈCHE A MONTRÉAL
Au
port du pré Luneau, se sont embarqués en 1640-1642-1653-l665, 278 hommes, 45
femmes et enfants, ainsi que 3 religieuses hospitalières du pays de la Flèche
et des provinces voisines, à l'instigation du fléchois Jérôme Le Rayer de la
Dauversière, pour l'entreprise de la fondation de Montréal au Canada.
Une plaque a été inaugurée le 2 mai 1954 par son excellence MrJean Desy, ambassadeur au Canada, sur l'esplanade au bord de l'eau.
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ILS ONT TROUVE LEUR CABANE AU CANADA
Pour aller au bout de leurs rêves, Alain, Olivier et d’autres jeunes immigrent au Québec
C'est en gros le chemin parcouru par le Lavallois Alain Bourset, 27 ans, qui déjà, à cinq ans, rêvait «de grands espaces peuplés d'ours, de rennes, de chiens de traîneau et même de loups.» Cherchant à mêler aventure et réalité, Alain lie sa passion pour l'art culinaire à celle du Québec. Après un BEA « hôtellerie-service » à Saint-Nazaire et une année en «cuisine-restauration » au lycée Robert-Buron à Laval, il apprend son métier dans les « Relais et Châteaux» de France. Mais Alain n'a pas oublié ses rêves d'enfant. En 1995,son père,Claude,adhère à l'association Laval-Québec. Alain le rejoint et lors d'une réunion sur l'immigration en 1995, c'est le déclic. En janvier 1998, il écrit aux « Relais et Châteaux», chaîne internationale et 15 jours plus tard, il reçoit un contrat pour aller travailler à « l'Hostellerie des Trois Tilleuls » à Saint-Marc-sur-Richelieu, une commune située à 30km de Montréal. Alain prépare son voyage durant une année avec l'aide de l'association lavalloise et de son président, Guy Hubert. Le temps de remplir le dossier, tenter d'obtenir les 30 points nécessaires sur la grille d'évaluation, se préparer psychologiquement. « On était partants, explique son père. On trouve que c'est bien ce qu'il a fait: il avait un projet et il l'a réalisé. Nous sommes allés le voir à Montréal et nous y retournerons l'été prochain. »
Après deux années aux «Trois Tilleuls», le démon de l'aventure reprend Alain. « J'ai dû convaincre mon amie Elisabeth que ma carrière de cuisinier-pâtissier m'obligeait a à tenter d'autres expériences professionnelles dans la marque » continue Alain qui travaille maintenant à Victoria au Relais «The Aerie». Peu importe si la langue « est encore un barrage», Alain, en Colombie britannique, perfectionne son anglais scolaire pour « revenir au Québec dans quelques années et prendre la nationalité canadienne probablement » Et peut-être aussi passer chef pâtissier pour continuer à faire apprécier, au-delà de l'Atlantique, la légèreté de la cuisine française.
II piaffe d'impatience, Olivier, un Lavallois de 25 ans qui veut rejoindre son ancien patron à Toronto. Titulaire d'un BEP « hôtellerie-restauration» qu'il a passé à La Guerche-de-Bretagne, il reste deux années à Saint-Nazaire et choisit d'être sommelier. « Cela fait trois ans que je pense au Canada. Mon dossier est parti et j’attends la réponse, espère Olivier. J’ai bien l'Intention de rester de l'autre côté de l’Atlantique qui paraît plus ouvert, plus jeune.» Aidé par l'association Laval-Québec, Olivier aussi veut chercher à se perfectionner et réaliser son projet de vie.
NDLR. J'habite à 17 km de la Flèche, petite ville située entre Angers et le Mans. Ma fille fait construire à la Flèche dans un lotissement nommé "le Québec", allée des caribous.
(clin d'oeil du hasard?)
P. Terrien