GRONDINES

<< Antique et charmante région >> , disait Jean-chartes Magnan, en parlant des Grondines, lorsqu'il était agronome du comté de Portneuf.
Le mot << Grondines >, apparaît pour la première fois dans le procès-verbal, fait par l'arpenteur Jean Bourdon ; c'était lors de la cérémonie de prise de possession, le quatorze septembre 1646, de la seigneurie de Saint-chartes-des-Roches par les Sœurs Hospitalières de l'Hôtel-Dieu de Québec.

Ce dernier nom de la seigneurie aurait mérité de survivre, mais les habitants ont préféré le mot étrange et poétique de << Grondines >> . Gédéon de Catalogne, en 1712, donne l'explication du mot de << Grondines >> , dans son rapport sur les seigneurial. Ce nom vient du grand nombre de battages de gros cailloux qui se trouvent au devant, ce qui fait que, lorsqu'il vente, les eaux y font un grand bruit et le passage des canots et bateaux est très dangereux.
Les seigneuriages ne sont jamais venues à Grondines et leur représentant local était François Couillard. Le centre de la seigneurial c'est le vieux moulin actuel, et elle s'étend à l'ouest, vers la seigneurie de la Pérade. à l'est, il y a du terrain non concédé et les Religieuses le demandent au Gouvernement au nom des malades de l'Hôtel-Dieu. Ceci fut accordé par Jean Talon, le trois novembre 1672. Ce terrain a trois quarts de lieue de largeur par trois lieues de profondeur.
Les premiers colons s'appellent François pouillard, Hilaire Frapier, Michel Goron, Pierre Tousignant, Antoine Leduc, Gilles Masson et Jean Hébert. Plusieurs ont épousé des yx filles du Roy >> , c'est-à-dire des orphelines, protégées par le Roi de France. 11 y a quelques célibataires : Jean-peul Masson, Timothée Josson, Michel Desrosiers, Antoine Beaudoin, Pierre Roberol, Louis Hamelin, Claude Beltin, Jacques Benoist. La population est d'une trentaine de personnes et les colons ont déja quelques arpents de terre en culture. On est en 1671. De quoi vit-on en ce temps-là? De la terre, évidemment. Mais aussi de la traite des fourrures, de la pêche, surtout de l'anguille. Les forêts sont riches en bois de chêne, d'érable, de conifères et de toutes sortes d'essences. Le chargement est facile sur les bateaux, car les rives sont basses et l'anse des Grondines est à l'abri des vents.
l . Raymond Douville, Cahier des Dix , no 30, p. 47-48.
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