Le moulin a farine du faubourg
Avec
les années, lentement, les terres cultivées se sont
agrandies ', ensuite, les terres des rangs ont été
défrichées. Un jour, il y a plus de grains semés
: du blé, de l'orge, de l'avoine, du sarrasin... Au Faubourg,
voici une charmante rivière, avec une coûte d'une
quinzaine de pieds. Pourquoi ne pas utiliser cette force de l'eau,
que le Selgneur a mise à la portée de la main ?
L'ancien barrage est érigé plus haut que celui
d'aujourd'hui. L'eau descend dans une dalle de bois jusqu'au moulin
'. elle arrive sur les pales de la grande roue qui, en tournant,
actionne la meule de pierre. Cette dernière tourne sur la
meule gisante et la farine se forme. Cette force, on l'emploie à
faire du bardeau également.
l'étage du vieux Moulin, il y a un loyer, que l'on peut
deviner encore aujourd'hui. Adolphe Rivard époux de Mariele moulin en 1915
moulin a farine du faubourg
:
Sanschagrin,
est le dernier meunier ', il n'habite pas le moulin. Mais élie
Adam, dont l'épouse est Rose-Anne Goulet, y a son domicile.
Son fils Adrien naît en 1915 ; il fréquente l'école
des Grondines. Il devient prêtre en 1945, pour le diocèse
de Montréal. Il demeure très attaché à
son village. Fait à signaler : Georges, fils du meunier
Georges Goudreau, voit le jour au moulin en 1859 et devient prêtre
lui aussi. Le vieux moulin favorise-l-il les vocations ? Pourquoi pas
? La meule de pierre fournit bien la farine de blé et les
hosties de nos Messes !
la chaussée du faubourg