BEZE, Théodore de (1519 (Vézelay) -
1605 (Genève))
Théologien, humaniste,
poète, écrivain français. Disciple de
Jean Calvin,
Théodore de Bèze quitta Paris en 1548,
après la publication de ses Juvenalia. Professeur
de grec à Lausanne, il devint ensuite recteur
à l'Académie de Genève, avant de
succéder à Calvin en 1564. A la mort de
Clément Marot, en 1544, il fut chargé par Calvin
d'achever la mise en "rimes françoises" du psautier
huguenot. L'ouvrage fut publié dans sa version
complète par Antoine Vincent à Paris, Lyon et
Genève en 1562. Son successeur à la tête
de l'Eglise de Genève fut le
poète-éditeur Simon Goulart.
Outre ses paraphrases de psaumes, Théodore de
Bèze laisse une tragédie biblique,
Abraham sacrifiant,
et d'une Histoire ecclésiastique des Eglises
Réformées du Royaume de France.

Théodore de
Bèze (1519-1605)
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Jean Calvin
(1509-1564)
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Rien n'atteste des liens entre
Théodore de Bèze et les musiciens de son
temps, mais ces derniers firent d'innombrables adaptations
musicales de ses 100 psaumes paraphrasés en
français, dont voici une liste partielle (certains
recueils comportent les 50 psaumes de Marot en plus de ceux de Théodore de
Bèze) :
- par ordre chronologique
d'édition) :
- Clément Janequin (82 psaumes en 1559),
- Claude Goudimel (3 cycles de 150 psaumes et des
pièces isolées (1551-1566)),
- Gregor Brayssing (6 psaumes en tablature,
1553),
- Guillaume de La Moeulle (un
Premier livre
en 1554),
- Jean Louys (50 psaumes à 5
voix, 1555),
- Caulery (3 prières à 4 voix,
1556),
- Hubert Waelrant (7 psaumes
à 3 et 4 voix (1556) et 1 à 5
(1558)),
- Jacques Arcadelt (6 psaumes, 1559),
- Thomas Champion, dit Mithou (60 psaumes, 1561),
- Richard Crassot (150 psaumes, 1564),
- Philibert Jambe de
Fer (1 recueil de 150
psaumes en 1564 et divers recueils perdus),
- Pierre Santerre (150 psaumes, 1567 ; perdu),
- Noé Faignient (1 psaume à 5 voix, 1568),
- Ambrosius Lobwasser (adaptation allemande du psautier
français (150 psaumes) ; première
édition : 1573 ; rééditions
diverses jusqu'en 1771),
- Philips van Marnix (adaptation
flamande du psautier français, 1580),
- Paschal de L'Estocart (150 psaumes et quelques prières,
1583),
- Claude Le
Jeune (12 psaumes (1598),
puis éditions posthumes : un recueil de
150 psaumes à 4 et 5 voix (1601), un recueil de
150 à 3 voix (1602-1610) et 2 psaumes en
1612),
- Jan Pieterszoon Sweelinck (150 psaumes en 4 livres (4-8 voix ;
1604-1621 et une version allemande sur les textes de
Lobwasser (2 livres, 4-6 voix, 1616-1618)),
- Eustache Du
Caurroy (4 en 1609, 10 en
1610 ; éd. posthume),
- Nicolas Vallet, 21 psaumes pour
voix et luth (1615),
- Antoine Lardenois (150 psaumes
dans une méthode de solmisation, 1651) ;
il s'agit de la dernière publication musicale
originale sur les psaumes de Clément
Marot et Théodore de Bèze avant le
XIXè s.
- Oeuvres perdues et non
datées :
- pièces de Hugues Sureau du
Rosier (entre 1550 et 1575) et Noé Faignient
(entre 1560 et 1590).
- Autres oeuvres : probablement
aucune.
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Thomas
CHAMPION, Jamais
ne cesseray
(ps. 34 ; 1561)
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Bibliographie sommaire
(avec lien sur l'index de la revue)
Micheline CUMANT, "Liste des
musiciens ayant composé des psaumes en
langue française aux
XVIè-XVIIè siècles
(protestants et sympathisants)", Libre
Sens, juin 1997, n° 66, p. 195-200
(Le patrimoine musical
protestant : les Psaumes ; dossier réalisé par Edith
Weber).
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