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          le site des anciens de 
 
 
 

          "CHORON" 
 
 

SOMMAIRE
(Mise à jour n° 1 du 8/3/01 - Les nouveaux articles sont affichés sur fond blanc)
Cliquez ci-dessous sur le chapitre de votre choix
En guise d'éditorial
Michel Bouchaud salue l'homme du 3ème millénaire !
François Devessier, Gaston Kolly... des amis qui nous ont quitté...
...en souvenir du père Marcel DEVELAY
Gérard Schopfer : photos du camp scout de Marolle-en-Hurepoix ( Pâques 67 )
Le site de Bernard Larchevêque continue à s'enrichir
Un texte de Guy Lautier... avec la collaboration (involontaire ?) de Jacques Brel
Marc Roche : visite historique et artistique de N.D. de Lorette
Jean-Philippe Pré a survolé la "colo" de Fermanville
Le "Poussin" retrouvé... entre au Louvre !
Visiter le "nouveau" musée Guimet
Dominique Prévôt évoque notre repas du 9 décembre 2000
ECRIRE A L'AMI
 
Dernière mise à jour : 5 novembre 2000
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
EN GUISE D'EDITORIAL...
 
Chers amis,

Tout d'abord un très, très grand merci à tous ceux qui, d'une façon ou d'une autre, ont contribué à la réalisation de ce site internet destiné aux ancien(ne)s... de "Choron"....  Sans leurs textes, leurs photos, leurs liens informatiques ...leurs conseils et leurs encouragements rien n'aurait été possible! Mais il nous faut continuer  car notre site doit évoluer et se renouveler tout en s'enrichissant.

Et, à titre d'exemple, il serait bien que les anciens de Fermanville proposent des commentaires pour les photos aériennes fournies par Jean-Philippe PRE : description des lieux, historique ou évocation des souvenirs s'y attachant...

Ou encore, que les paroissiens (ou ex-paroissiens), que les "vieux scouts" (ou bien d'autres encore) apportent leur propre témoignage sur  le dynamisme  du grand ancien que fut Gaston Kolly...

Pierre MORIN
 
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Salut à toi,
Homme du troisième millénaire

Quelle chance as-tu !
 

              Le vingt et unième siècle s'ouvre avec pour acquis :
              Une technologie merveilleuse dans tous les domaines.
              Une science éprouvée en matière sociale, ou presque.
              La connaissance de l'art de vivre, pour certains
              Le confort et l'excès, pour les nantis.
              Les loisirs à profusion, les Arts, les Lettres.
              En un mot, la connaissance pour tous, ou peu s'en faut.
 

Quelle chance as-tu !

   Moi, Homme de Cro-Magnon, qui n'ai connu pour seule symphonie que le vent soufflant dans les hautes futaies et qui siffle aujourd'hui dans mon occipital.
   Moi, qui ai si péniblement traversé mon temps imparti, quelques décennies, avec pour seule raison de vivre, assurer et protéger ma descendance.
   Je vivais de cueillette, de chasse et de pêche, ma patrie était l'univers. Je te l'accorde, c'était bien trop grand pour moi.
   Heureusement que tu as désormais des lois, des règlements, des frontières et beaucoup d'interdits pour te faciliter la vie !

Quelle chance as-tu !

   Au grand dam de Brigitte Bardot, je ne me vétissais que de peaux de bêtes après avoir dégusté leur chair exquise.
   Bien sûr, tu ne peux pas connaître, toi, le goût de la viande sauvage ? Tout ce que tu manges est aseptisé. Oui, je sais, il y a la vache folle, mais tu verras tout rentrera dans l'ordre, quelques vies ne comptent pas au regard de l'Eternité. De même que tes chercheurs juguleront le Sida, le sixième millénaire ne verra plus trace de tes centrales nucléaires.

Quelle chance as-tu !

   Tes véhicules vont à folle allure. Oui, je sais, il y a parfois de la casse, mais pour moi aussi il y avait des risques
   Je pouvais fort bien me noyer en traversant un gué, mais de l'autre côté, tout trempé, je me laissais sécher au soleil en écoutant le chant des oiseaux et les insectes butiner.
   Et les papillons, quelle merveille était-ce, les papillons ! Tu ne les connais pas, tes insecticides en sont venus à bout !
   La terre se réchauffe ! Mes cousins ont déjà connu cela mais, n'oublie pas, Paris est à l'altitude 25, Bordeaux est à 4 mètres et Amsterdam à moins 6. Il te faudra un jour changer d'habitat.
   Ecoute bien, un petit détail, tu vas sourire. Du fait du réchauffement de la planète, la jolie mésange a décalé son cycle d'accouplement, ce qui met en péril son espèce.
  Quelle chance as-tu de connaître tout cela !

Quelle chance as-tu !

   Tu possèdes également une chose fabuleuse, la monnaie ! Moi, je faisais du troc mais toi, tu peux tout obtenir.
   Je me battais au corps à corps avec mes prédateurs. Toi, tu presses un bouton pour faire sauter la moitié de la planète.

Quelle chance as-tu !
 

              Je vois à ton air dépité que tu doutes de ta chance ?
              Alors mon vieux, je vais te donner un conseil.
              Profite de ce nouveau siècle pour rectifier tes agissements.
              Si non, ta progéniture ne verra pas le suivant !
                                                                                                       Michel BOUCHAUD
 
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François DEVESSIER n'est plus...
Lors de la cérémonie religieuse, son ami de toujours,
Marc ROCHE a lu ce
"TEMOIGNAGE DES COPAINS" 
 
    François, 
     

    Si nous , tes copains, sommes aujourd'hui autour de toi, c'est parce que c'est toi qui es l'origine de notre bande.  
    Sans toi, Claude ne connaîtrait  pas Marie-Claude, Chantal n'aurait pas connu Ranko, Paul n'aurait pas connu Marc et Olivier et Daniel et Gérard et les autres ...  
    Et que, de plus, tu as tout fait pour associer tes amis à ta famille.  
    Pour nous, tu es un personnage hors du commun!  
    Celui qui, avec Sylvie, couchant à la belle étoile, se trouvait parfaitement sec au matin malgré l'averse de la nuit.  
    Le seul capable, en Corse, de nous servir aprés deux jours de marche, des gambas grillées achetées en douce au départ.  
    Le seul capable, en passant par là et, histoire de donner un coup de main, de te mettre à faire du plâtre en costume et núud pap.  
    Tu es celui qui servait des plats dont les recettes ne figurent dans aucun livre de cuisine.  
    Tu es, aussi, celui qui, malgré tes soucis dont tu ne nous parlais guère, est disponible sur simple appel.  
    Sans discours ni bavardage, c'est avec des gestes plus qu'avec des mots que tu exprimes tes sentiments, voire de petits cadeaux personnalisés , de ta fabrication, ou dénichés on ne sais où.  
    Je pourrais citer tant d'anecdotes des moments passés ensemble:  
    Depuis l'école, les Scouts, les sorties entre copains ou avec nos familles.  
    Tu es, et resteras, pour nous tes copains, un homme animé de ses convictions, tenace et persuasif, imaginatif et créatif.  
    C'est pour cela que tu nous manqueras, mais comment pourrait-on t'oublier?  
    Maintenant je veux te demander encore un service: 
     

    Toi qui, le premier d'entre nous, es maintenant auprès du Père, demande lui de nous faire une petite place, pour quand notre heure viendra.

 
GASTON KOLLY,
notre infatigable ami
 
    Lui aussi vient de nous quitter... après avoir toujours vécu sur  la paroisse de N.D  de Lorette. Il n'est pas exagéré d'affirmer que son dynamisme, ses compétences variées  ainsi que son dévouement ont été appréciés par plusieurs générations de paroissiens... 

    Déjà, en juin 95, Jacques Danel nous relatait l'action de notre "ancien", durant l'été de 1944, à l'occasion de la libération de Paris: 

    "... un commando de moniteurs partit boulevard Richard Lenoir chez... Les Pompes funèbres  pour ramener des drapeaux tricolores destinés à l'église et aux locaux paroissiaux. Mais l'incontournable Gaston Kolly pensa qu'il fallait faire la fête dans tout le quartier;  nous passâmes l'après-midi à confectionner des torches en enroulant de la gaze (réformée de la Croix-Rouge)  enduite d'encaustique sur des chutes de bois (de la menuiserie Kolly) et le soir, avec une charette de troupe pour faire masse, nos torches fumantes (oh combien!) nous sillonâmes le quartier en une retraite aux flambeaux, rustique et sympathique. 

    (Extrait de L'AMI n°2 - Juin 1995) 
      
    Plus d'un demi-siècle après, notre Gaston a conservé tout son dynamisme et continue de le mettre au service de ses concitoyens en participant activement à l'organisation de la Protection Civile (Ci-contre: illustration de "Jo"). Il écrit: 

    "Le particulier peut encore accomplir un rôle capital dans le cadre associatif pour renforcer les secours publics : en particulier pour participer aux mesures que prennent le municipalités pour accueillir, assister et, si nécessaire, héberger les populations sinistrées ou impliquées à la suite de circonstances fortuites. C'est un domaine auquel j'apporte une importante contribution à plusieurs échelons : 

    - A l'échelon national et à l'échelon de Paris, ainsi qu'à celui de l'Ile-de-France, sous l'égide de deux grandes organisations : le Conseil National de la Protection Civile et l'Union Nationale de la Protection Civile. Ce qui m'amène à avoir des contacts avec les autorités concernées et les grandes associations caritatives. C'est ainsi que, tout dernièrement, j'ai eu une entrevue avec le Quartier Général des Scouts de France pour rechercher comment cette école de civisme et de savoir-faire pourrait être intégrée dans l'organisation des secours. 

    - A l'autre extrémité c'est le 9ème arrondissement qui est mon terrain d'expérience, de mise au point de moyens matériels et de moyens didactiques grâce au soutien de quelques fidèles, dont deux anciens de la 52ème : François LE PERDRIEL et Jean ALLIER qui animent avec moi L'Association de Protection Civile du IXème; une subvention nous est accordée chaque année par la Mairie de Paris. 

    Il me faut aussi citer la complicité de la paroisse N.D. de Lorette dont les locaux de la rue Choron ont été répertoriés pour y accueillir en première urgence des personnes sinistrées ou impliquées à la suite d'un évènement fortuit..." 

    (Extrait de L'AMI n°7 - Juin 1997
     
 
 
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    ... EN SOUVENIR  
    DU PERE MARCEL DEVELAY  

    Le Père Jean Renard nous fait parvenir ce texte diffusé par l'évêché de Saint-Denis.  
    Et, à cette occasion, il nous rappelle le rôle que le père Develay tenait (en lien avec les soeurs de St Vincent de Paul) dans les préparations au mariage pour les jeunes.  
     

      Le Père Marcel Develey est décédé le 11 janvier 2001 au matin à l'hôpital où il avait été transporté. 
       Marcel est né le 23-02-13 à Ivry et son père est décédé à la guerre en 1916: in n'avait que trois ans. Élevé par sa mère, il fait des études et commence à travailler. Il entrera au séminaire de "vocations tardives" en 1936. En octobre 1938, étant sursitaire de cinq ans, il est envoyé faire son service militaire au "1er Zouave" à Casablanca: il y fera ses classes puis intégrera Saint-Maixent en Avril d'où il sortira sous-lieutenant au moment de la déclaration de guerre. il souhaite aller aux avant-postes et choisira Strasbourg... Il sera envoyé quelques mois en Corse! Il reviendra faire la "Campagne de France" sur la Loire et sera décoré, à ce titre, de la croix de guerre. Il sera démobilisé et reviendra au séminaire d'Issy-les-Moulineaux, pour finir ses études, d'où il sera ordonné prêtre le 28 mars 1943 à Paris. 
       Il sera nommé professeur de mathématiques au Petit Séminaire de Conflans, à Charenton-le-Pont, en 1943, puis, préfet général, en 1945. En i952, il sera nommé secrétaire à la Direction de l'Enseignement religieux, à la Maison des åuvres à Paris. Et, en 1955, il découvrira le travail paroissial en étant second vicaire à à Notre-Dame de Lorette, dans le 9ème. Et c'est en 1962 qu'il deviendra curé de Saint-Germain de Pantin où il restera 16 ans. En 1978 il désira changer et sera nommé curé de Saint-Baudil de Neuilly-sur-Marne. 
     En 1990, il viendra à Saint-Louis de Villemonble (C'est là qu'il fêtera son jubilé sacerdotal) et y restera jusqu'en 1998, date à laquelle il entrera à la maison Marie-Thérèse. 
       De sa vie militaire, il conservera un tempérament un tempérament droit, mais assez autoritaire, et un sens de la discipline. C'était un homme de devoir et de cúur, très fidèle à sa tâche de curé de paroisse: il connaissait les gens, leur cadre de vie et aimait en parler avec eux. Sa fidélité s'étendait à la prière -en particulier le bréviaire-,  le chapelet et l'étude de la Bible. 
       C'était un montagnard acharné et il passait ses vacances à côté de Chamonix où il avait ses habitudes, faisant de longues balades et remplaçant le curé pour les célébrations de dimanche. 
       Marcel aimait ce qui était beau et avait un goût très sûr. Il sera responsable de l'Art Sacré dans le diocèse, de 1980 à 1997. Il aimait mettre en valeur le patrimoine, en particulier dans sa paroisse de Saint-Baudile. Et il ne dédaignait pas l'art contemporain. 
       Marcel était aussi très fidèle en amitié et a tissé des liens profonds avec les familles ainsi qu'avec Monseigneur Frossard qui était un ami très cher et dont il a reçu en souvenir loa croix pectorale. 
     

 
 
 
 
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    Un "POUSSIN" égaré... 
    vient se réfugier au Louvre !!! 
     
    "Sainte Françoise Romaine annonçant à Rome la fin de la peste"  de Nicolas Poussin, peint en 1657, longtemps considéré comme perdu et récemment identifié, fait líobjet díune exposition au musée du Louvre à partir du 7 février. 

    Il représente Sainte Françoise romaine (1384-1440) invoquée pendant l'épidémie de peste à Rome en 1656. 

    Comme l'épidémie s'est achevée plus vite que le craignaient les Romains, le cardinal Rospigliosi demanda à Poussin de peindre un ex-voto commémorant l'intervention de la sainte. 

    Françoise romaine y apparaît debout, les bras tendus avec, dans les mains, des flèches brisées symbolisant la fin du fléau. Deux femmes agenouillées lui font face, l'une représente la sainte telle qu'elle était dans sa vie terrestre, l'autre la princesse Colonna-Barberini, autre bienfaitrice de la ville. En arrière-plan, le démon de la peste à tête de méduse s'éloigne en emportant les corps d'un enfant et d'un jeune homme. 

    Le tableau est resté en Italie jusqu'en 1873 puis son dernier propriétaire Alexis Le Go, secrétaire de l'Académie de France à la Villa Médicis, se retire en Provence en emportant la toile. Au fil des héritages, on oublie l'origine du tableau qui est finalement vendu aux enchères en 1997. L'expert Eric Turquin identifie alors le Poussin qui est acheté par le musée du Louvre. 

    Exposition au Louvre, aile Richelieu , du 7 février au 2 Avril 2001. 
    Sainte Françoise Romaine sera exposée à côté d'un autre tableau de Poussin, "l'Annonciation", peint à la même époque. 

 
 
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LE SITE DE BERNARD LARCHEVEQUE
 
...demeure extrêmement dynamique et ne cesse de s'enrichir et de se diversifier . Vous pouvez y découvrir de nouvelles pages :
   
(1) Si vous appartenez à cette très respectable catégorie,  
hâtez-vous d'expédier à Bernard vos vieilles photos de camp afin qu'il les publie !
 

Alors n'hésitez pas....sans plus tarder, cliquez sur l'adresse ci-dessous

http://perso.wanadoo.fr/larchie

Et profitez de cette visite pour envoyer un message d'amitié à Bernard.
 
 
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L'ELOGE DE LA LENTEUR ET LE MORIBOND
Texte de Guy Lautier
avec la collaboration (?) de Jacques Brel
   
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L'EGLISE NOTRE-DAME DE LORETTE
- Son histoire -
Cet article reprend, pour l'essentiel,
une fiche distribuée en 1999 aux visiteurs de l'exposition
"Cartons et dessins d'Henri-Alphonse Périn"
organisée par le département des Arts Graphiques du LOUVRE
 
A l'attention de ceux qui veulent en savoir plus (ou qui n'ont pas suivi les cours des Beaux-Arts !!!) :

Dans les différents textes qui vous sont proposés ci-après, certains passages (mots isolés ou expressions) figurent en lettres de couleur ET sont soulignés. En cliquant  sur ces ces mots ou expressions, vous ouvrirez, dans une nouvelle fenêtre, un "mini-dictionnaire" qui vous apportera immédiatement quelques précisions. Pour revenir à l'écran précédent, il vous suffira de cliquer sur la case de fermeture de cette nouvelle fenêtre (Carré situé dans l'angle supérieur gauche).

 
 
    Ci-contre : illustration de notre ami JO  
    (L'AMI n°3 Novembre 1995)  
     
    De style néo-romain, l'église Notre-Dame-de Lorette occupe un rectangle délimité par les rues de Châteaudun, Bourdaloue, Saint-Lazare et Fléchier. Elle a été construite entre 1824 et 1836, en remplacement d'une première chapelle élevée en 1645 à la demande des habitants du quartier dit de la Grange-Batelière, au pied de de la butte de Montmartre, et affectée par l'archevêque,Jean-François de Gondi, à la Confrérie de Notre-Damede Lorette. Comprise en 1791 au nombre des nouvelles paroisses de Paris, cette chapelle avait été fermée en 1793, vendue comme propriété nationale en 1796 et finalement démolie presque totalement. Lors du rétablissement du culte, la ville de Paris avait acquis, pour la remplacer, une chapelle située rue du Faubourg-Montmartre mais celle-ci s'avéra trop petite pour servir de paroisse. D'où la décision de construire un édifice plus vaste. Par ordonnance royale de 1822, fut donc ouvert un concours auquel prirent part dix architectes. Le 23 août 1623, le jury chargé d'examiner les plans proposés retint le projet d'Hyppolyte Lebas (1782-1867). Les fondations du nouvel édifice furent jetés sur les terrains cédés par la compagnie Dosne , Loignon, Censier et Contantin. En 1836, le chantier était terminé. 
 
    Ci-dessous:  
     
     
     

    PLAN DE L'EGLISE  
    NOTRE-DAME de LORETTE 

Inspiré de la basilique romaine de Sainte-Marie-Majeure, le plan de Lebas s'articule autour d'une grande nef flanqués de bas-côtés (sans transept) et d'un choeur terminé par un hémicycle couvert d'un cul-de-four. Pour le décor, la monarchie de Juillet fit appel aux plus notoires des artistes officiels du temps : 
    - Merry-Joseph Blondel (1781-1853) : les peintures du vestibule intérieur et de la chapelle des Ames du Purgatoire 
    - Nicolas-Auguste Hesse (1795-1869) : l'adoration des bergers dans la nef et la chapelle Sainte-Hyppolyte 
    - Louis-Charles-Auguste Couder (1790-1873), François-Joseph Heim (1787-1865) : la Présentation au Temple, peinture du choeur 
    - Jean-Victor Schnetz (1787-1870) : la chapelle Saint-Philibert 
    - Charles-Emile Callande de Champmartin (1797-1883) : la Chapelle Saint-Etienne 
    - Adolphe Roger (1800-1880) : la chapelle des Fonts Baptismaux), 
    - Auguste-Jean-Baptiste Vinchon (1789-1855) : la Présentation de la Vierge au Temple, peinture de la nef 
    - A Henri-Alphonse Périn... échut la chapelle de l'Eucharistie; à son ami Victor Orsel, celle des litanies de la Vierge 
 
 
LA CHAPELLE DE L'EUCHARISTIE

   La chapelle de l'Eucharistie (actuelle chapelle du Sacré-Coeur) est élevée sue un plan rectangulaire et recouverte d'une voûte en berceau. Elle est flanquée à droite et à gauche d'une partie en hémicycle, voûtée en cul-de-four. Le décor est d'une grande richesse : pilastre et intrados présentent une ornementation d'arbres et de fleurs symboliques. Les piedroits compris entre les pilastres comportent quatre sujets également peints sur fond bleu. Les peintures des pendantifs se détachent sur fond rouge, celles de la coupole sur fond or.
 
Conscients de l'importance de la commande qui leur avait été faite, Périn s'y prépara avec une ferveur toute religieuse, prenant le temps d'étudier des textes des Pères de l'Eglise sur le mystère de l'Eucharistie. Multipliant les sujets, il adopta par ailleurs une méthode exigeante, cause de l'extraordinaire lenteur d'exécution du chantier : celui-ci dura de 1836 à1852 et les derniers détails ne furent réglés qu'après la mort de Périn par son collaborateur Louis-Stanislas Faivre-Duffer.

 
ALERTE !!!
    Déjà, en 1910, Alphonse Gosset s'était inquiété de la dégradation  des peintures de Périn. La restauration effectuée il y a une vingtaine d'années étant peu concluante, il est à craindre que le décor de la chapelle ne soit plus compréhensible qu'au travers des dessins et cartons de Périn dont le musée du Louvre conserve désormais certaines des pièces majeures.
 
... terminons cette visite par un  grand merci à notre ami Marc Roche
qui nous a fourni la documentation utilisée dans ce chapitre !
 
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REOUVERTURE
du
MUSEE GUIMET : Arts asiatiques
6, place d'Iéna - 75016 Paris
A cette occasion le musée propose en outre,
jusqu'au 2 avril 2001, une passionnante exposition temporaire :
 
L'ASIE DES STEPPES
(d'ALEXANDRE LE GRAND à GENGIS KHAN)
 
Cette exposition tord le cou à un "cliché" encore fort répandu dans dans notre vision occidentale des peuples asiatiques des steppes, généralement identifiés aux épouvantables "Huns"... mangeurs de viande crue !!!
 
    Ci-contre : Pectoral 

    Ce mot désigne une plaque métallique décorée (ici en or), fermant un manteau sur la poitrine. 

    L'exposition réunit près de 180 oeuvres -parures en or, vaisselle d'argent, feutres et soieries, ornements de chevaux, armes, monnaies, donnant un large panorama des arts d'Asie centrale, des rives de la mer Noire au bord du fleuve Jaune, depuis l'époque díAlexandre le Grand (356-323 avant J.-C.) jusqu'à celle de Gengis Khan (1176-1227). Au cours de ces quinze siècles émergent des peuples nomades qui ouvrent dimportantes voies de communication, route des steppes, route des fourrures, route de la soie, qu'il s'agisse des Scythes, des Saces, des Xiongnu ou des Sogdiens. En marge des mondes classiques grecs, indiens et chinois fleurissent des grands empires, parthes, sassanides, turcs et mongols, civilisations brillantes et souvent éphémères qui ont été principalement révélées par l'archéologie au cours du siècle dernier. Cependant, ces univers présentent des traits communs, travaillant l'or et les métaux précieux, filant la soie et puisant leur iconographie dans le monde animalier des steppes (chevaux, cerfs, panthères, tigres, rapaces).  

    Jusqu'ici, une lecture en continu de ces vastes espaces épousant la courbure de l'Eurasie sur plus de 7 000 kilomètres, n'avait jamais été rendue possible. Pour la première fois, les chefs-doeuvre de Pierre le Grand (1672-1725) conservés au musée de l'Ermitage à Saint-Pétersbourg, voisinent avec les objets de l'Académie des Sciences d'Ulan Bator (capitale de la République de Mongolie) qui eux-mêmes côtoient les vestiges récemment exhumés par les archéologues chinois en Mongolie intérieure. L'exposition permet ainsi d'apprécier la richesse et la diversité de ces civilisations. Elle entend aussi rendre hommage à René Grousset (1885-1952) auteur de L'Empire des Steppes et ancien directeur du musée Guimet, ainsi qu'à Joseph Hackin (1886-1941) successeur d'Emile Guimet et initiateur de la fameuse Croisière Jaune en 1931, dont le film est projeté durant l'exposition. 

 
 
 
ATTENTION !!!
...l'exposition temporaire du musée Guimet se terminera dans les premiers jours du mois d'avril.

Vous pouvez toujours accéder à l'intégralité du site à l'adresse ci-dessous :

 http://www.rmn.fr/expo-asie
Mais, si vous en avez la possibilité, allez visiter l'expo et voir "La croisière Jaune"...
Je pense que vous ne regreterez pas !!!
 
 
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 Dominique Prévot évoque
NOTRE REPAS DU 9 DECEMBRE 2000
au Restaurant "L'Alizé"
 

"Nous étions une trentaine avec quelques nouveaux anciens et des absents qui ne viendront plus jamais.
Ambiance chaleureuse de retrouvailes, avec nos souvenirs d'une autre époque et nos projets pour demain.
Remerciements pour la logistique des convocations du repas de Noël assurée par Pierre Morin, l'organisation du repas et le choix du menu par Colette HAMON et Marie-Claude SOULODRE.

     Voici les heureux participants(tes), nommés dans le désordre et même pas par ordre alphabétique:
J. Danel, C. Démare, J. Biehler, Monique Lopez (Jond) J. Gamet, Max Muffat, Cl. Martin, Jeannine Bouchaud, P. Richard, J.M. Hamon et son épouse, Colette Hamon, Dominique Garault, Christiane Neveu (Bouchaud), P. Douville, Jean Douville et son épouse,  Marc Roche et son épouse, J. Pré, G. Schopfer,Françoise Fichot (Millon), C. Jond et son épouse, J.C.  Violat et Madame, Marie.claude Soulodre, Pierre Savart. L'épouse de François Devessier, récemment disparu, avait tenu à être présente... Jacques Ménage, Albert Emprun, Pierre Morin et moi-même."

 BREVES NOUVELLES  DE CEUX QUI N'ONT PU VENIR

Le Père Jean DUMONT
nous écrit du Pérou où il continue à exercer son ministère : il  nous donne quelques  nouvelles dans sa circulaire  datée du 1er novembre :
"... aujourd'hui j'ai pensé aux rites humains de notre enfance : le fleurissement et les nombreuses visites au cimetière... les châtaignes grillées ou cuites à l'eau... quelque chose de grave et de joyeux; la mort est mêlée à la Vie.

...Ici, d'autres rites qu'il faudrait conter : les orchestres jouent (dans les cimetières) les airs préférés des défunts; repas pris près des tombes, petits pains spéciaux ce jour-là...
..............................................................................................................................................................
Moi, je suis dans ma nouvelle maison (l'ancienne rénovée) ...

Le 29 Octobre ils (1) ont fait la fête de 75 ans d'âge + 45 ans de sacerdoce + 25 ans de Pérou... Je n'ai pu y couper!
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Mon travail se réduit.
J'ai vu mon successeur; on a travaillé ensemble; on s'entend bien...

Je pense beaucoup à vous...

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(1) Ce "ils" désigne ici tous ceux qui bénéficient (ou ont bénéficié) du ministère du Père Dumont : paroissiens, enseignants, prisonniers ou ex-prisonniers ainsi que leurs familles...


Guy PAYANT
ne  participera pas à notre repas du 9 décembre 2000 à cause de l'éloignement géographique de son domicile.
Mais il souhaite être tenu au coura
nt de nos activités et il adresse son amical souvenir à tous.


Le Père Michel GUITTET
ne pourra, également, être présent à notre prochain  repas. Il nous redit néanmoins son amitié .


Béatrice OMOND
retenue par ses activités professionnelles, sera aussi absente elle aussi, mais elle nous souhaite amicalement un bon repas et de Bonnes Fêtes.


Marc  NOUAILLE et Pierre GRANVOINET ne seront pas non plus des nôtres mais  ils souhaitent néanmoins être tenus au courant des rencontres qui se dérouleraient l'an prochain.


Micheline Le PERDRIEL nous écrit :
« François venant de subir une petite opération chirurgicale, il craint de ne pas être suffisant rétabli pour le 9 décembre.
Avec nos regrets. Amitiés à tous et à la prochaine fois. »


Nicole AUVRAY nous fait savoir qu'elle souhaite continuer à être tenu au courant de nos futures activités. 

Raymonde CONTAMINE - qui ne peut participer à nos repas - nous écrit :
"Je vous remercie de m'avoir invitée et souhaite à tous une bonne journée".


Jean RENDU nous souhaite également une "bonne réunion" et désire être tenu informé des dates de nos prochaines rencontres.


Bernard LARCHEVEQUE étant déjà pris ne pourra nous retrouver à notre repas du 9 décembre. Il nous envoie ses amitiés.


Jean GAILLON nous rappelle  qu'il n'est pas sur Paris et ne peut donc se rendre à ce type de réunion. Il le regrette et ajoute:  "Bonjour aux Amis!"


Monsieur et Madame René PENOT ne pourront pas non plus être des nôtres mais ils désirent que l'on continue à les tenir au au courant de nos activités.


Monique LOPEZ nous informe qu'elle a émigré en province mais qu'elle souhaite continuer à recevoir nouvelles ou invitations.
 
 
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