Présentation de
l'association
Bujumbura,
la capitale du BURUNDI: ce petit pays d’Afrique centrale, est aujourd’hui
confronté à de graves problèmes issus de la guerre civile qu’il
connaît depuis octobre 1993 et de la pandémie du SIDA qui laisse de
nombreux enfants sans parents. Les impacts se font sentir à tous les
niveaux, surtout social et économique. Le pays connaît une dégradation
des conditions de vie que l’on remarque facilement à travers la situation
de nombreux enfants abandonnés à eux-mêmes et qui subissent plusieurs
désagréments hypothéquant leur vie actuelle et même future car leur
destinée semble obscure par manque d’encadrement.
En plus des orphelins de la guerre et du SIDA, d’autres enfants également
sont contraints de prendre le chemin de la rue, du fait de certains
parents qui manquent à leur devoir éducatif ; ou encore des
parents qui demandent à leurs enfants de se débrouiller pour gagner leur
vie.
En outre, d’autres catégories d’enfants qu’on trouve dans la rue sont
soit le produit de naissances non désirées, soit ceux qui ont quitté leurs
familles suite aux conflits existant en leur sein ou encore de suite des
calamités etc.
Ainsi, toutes ces circonstances économiques et socio-éducatives n’ont pour
conséquences qu’insécuriser l’enfant. Du fait que beaucoup d’enfants
burundais manquent du strict minimum pour vivre, la plupart est devenu des
enfants de la rue.
Ils dorment à la belle étoile ou dans des caniveaux et fouillent
quotidiennement les poubelles pour apaiser leur faim. Certains de ces
enfants se mettent à voler ; les autres se mettent à mendier ou se livrent
à d’autres activités indignes.
Beaucoup parmi eux sont très jeunes (6à14ans), et leur vie est un
véritable enfer. Très tôt le matin, ils se lèvent pour essayer de
travailler
en vue de gagner de l’argent.
Mais c’est trop pénible pour eux d’exécuter des travaux durs lorsqu’ils
n’ont encore que 12ans pour la plupart. Un tel état de choses explique
alors pourquoi ils connaissent souvent certaines déviances dont le vol ou
adoptent certains comportements antisociaux en l'occurrence la toxicomanie
surtout au chanvre indien(pour oublier leurs malheurs et résister au
froid, aux moustiques et aux tortures) et l’explication professionnelle
pour question de survie.
Reconnaissons que ces enfants sont encore jeunes et qu’ils ne sont pas
encore en mesure de se supporter, raison pour laquelle ils trouvent refuge
dans la rue malgré les multiples accidents auxquels
ils s’exposent.
C’est donc dans le souci d’apaiser toutes ces multiples difficultés
surtout contrecarrer certains problèmes que rencontrent ces enfants que le
PNSF
· BDI a vu le jour.
Ses domaines d’intervention seront multiples à savoir : social, culturel,
sanitaire, éducatif, etc.
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