SASTeemant
Stanislas André STEEMAN

J’avais lu il y a des années les principaux romans de Steeman, comme L’assassin habite au 21, Légitime défense ou Six hommes morts. Récemment j’ai lu l’excellent 18 fantômes, dont le personnage principal n’est pas l’inspecteur Wens, mais le détective Désiré Marco. Voulant savoir si on le retrouvait dans d’autres romans j’ai interrogé Internet. Sans succès. Les sites consacrés à cet auteur sont peu nombreux. Donc ...

Tout d’abord une courte biographie piquée sur le site : http://www.livrenpoche.com qui m’a aussi fourni la presque totalité des couvertures reproduites ici.

D'ascendance mi-slave mi-flamande, Stanislas-André Steeman est né en 1908 à Liège (Belgique). Très jeune, il consacre plus de temps à inventer des bandes dessinées qu'à parfaire ses études. 11 débute dans la vie en donnant des contes ultra-légers au Sourire, à Fantasio et au Rire, à la Vie parisienne et à Frou-frou - scandalisant sa famille puritaine. Cette collaboration est interrompue quand les directeurs s'aper-çoivent de son jeune âge, à son grand scandale à lui.
En 1924, il entre comme reporter à La Nation belge, à Bruxelles, et commence à écrire des romans policiers avec un autre journaliste, Saintair. Il écrit seul à partir de 1929 et, en 1931, il obtient le Grand Prix du roman d'aventures avec Six Hommes morts (porté à l'écran sous le titre Le Dernier des six). Il a publié ensuite une quarantaine de romans, généralement traduits dans une dizaine de langues, dont beaucoup ont inspiré des films à succès.
Installé dans le Midi de la France (1945), Stanislas-André Steeman, atteint d'un cancer, est mort à Menton en 1970.
 

BIBLIOGRAPHIE :

Abréviations :
LM = Le Masque
CdM = Club des Masques
LdP = Livre de Poche
PdC1M = Presses de a Cité, Un Mystère

Ephémères, contes, Les Tablettes, 1924.
Histoires Belges,
nouvelles, La pensé latine, 1926
Un roman pour jeunes filles,
La Revue Sincère, 1927.
Les Amants puérils, édition La Renaissance de livre, 1928

En collaboration avec Sintair (Hermann Sartini)

Le Mystère du Zoo d'Anvers
, 1928, LM, n°11

Le treizième coup de minuit, 1928, LM, n° 20, Jaune n°19

Le maître de trois vies, 1929

Le Diable au Collège, 1930, LM n° 55

Le Guet-Apens, 1932

Seul :

Péril, La Gaule (1930)

Zéro éd. La Renaissance du Livre (1932)

Le doigt volé, LM, n° 66 (1930), Les romans policiers n°8

Six hommes morts, LM, n° 84 (1931), LdP n° 13677 (1995)

La Nuit du 12 au 13, LM, n° 95 (1931), CdM n° 592, La Tour de Londres n°56 (1951), LdP n° 4234 (1975)

Le Démon de Sainte Croix, Moorthamers Frères, 1932. Jaune n° 14, LM n° 1902 (1987), LdP n° 3627 (1976), CdM n°608 (1991)

Un dans Trois, LM, n° 113 (1932), LdP n° 2464 (1968), CdM n°596 (1990)

Le Mannequin assassiné, LM n° 101 (1932). CdM n°594, LdP n°3138 (1971), Les romans policiers, n°5

Les Atouts de Mr Wens (Des cierges au diable), LM, n° 121, 1932, LdP  n°2696 (1969)

L'Assassin assassiné (Le trajet de la foudre), LM n° 129 (1933), Le Jury (1ère série), PdC1M n° 536 (1960), LM n° 1854 (1986), CdM n° 590

Le Yoyo de verre, LM, n°141 (1933), réédité sous le titre : Virage dangereux, LM, n°2077 (1992)

L'Ennemi sans visage, Librairie des Champs-Elysées, 1934, LM n°305 (1941), LdP, n°2697 (1969)

Le lévrier bleu : LM, n°160 (1934)

Les Fils de Balaoo, d'après Gaston Leroux, Librairie des Champs-Elysées, (1937)

L'Adorable Spectre, LM, n°177 (1935), Les Romans Policiers n° 6,
réédité sous le titre
Feu Lady Anne, LM n°2029 (1990), CdM n°637 (1994)

La Maison des vieilles, Collection Nationale, 1938, Les Romans Policiers n°1 (1942), LM n°2006 (1990), CdM n°629

L'infallible Silas Lord, LM, n° 253 (1938), LM n°2298 (1996)

L'Assassin habite au 21, LM, n°284 (1939), Mystères l'X (1944), LdP (1966), CdM, n°586 (1989)

La vieille dame qui se défend, Le Jury (première série), n°1 (1940)

La résurrection d'Atlas, Le Jury, (première série), n°8 (1941)

Légitime Défense (Quai des Orfèvres), Le Jury (première séerie) (1942), LdP n°2151 (1967), LM n° 1772 (1985), CdM n° 589, Espace Nord

Crimes à vendre, Les éditions libres (1946), LM, n°388 (1951), LdP, n°2757 (1970)

Madame la Mort, PdC1M, n° 58 (1951), LM, n°1955 (1989) (Héros : Désiré Marco)

Dix - Huit fantômes (Dortoir des grandes au cinéma), PdC1M, n° 97 (1952), LM, n°1980 (1989), LdP n°14207 (Héros : Désiré Marco)

Haute Tension, PdC1M, n° 156 (1953), LM, n°2040 (1990), CdM n°630

Poker d'enfer, PdC1M, n° 219 (1955), LM, n°1942 (1988), CdM n° 614, LdP n° 3403

Six hommes à tuer, (Que personne ne sorte) (ne pas confondre avec Six hommes morts), PdC1M, n° 290 (1956), Bibliothèque Marabout n° 188 (1963), Géant n° 188, LdP n° 3552 (1973), LM, n° 1936 (1988), CdM n° 613 (1991)

La morte survit au 13 (dernière apparition de Mr Wens) PdC1M, n° 420 (1958), LdP, n°3993 (1974), LM n° 1812 (1985), CdM n° 600

Impasse des boiteux, PdC1M, n°463 (1959), LM, n°2063 (1991)

Le condamné meurt à 5 heures, PdC1M, n°484 (1959), LdP n°2820 (1970), LM,  n°1864 (1986), CdM, n°588

Une veuve dort seule, PdC1M, n°515 (1960), LM, n° 2461 (2001)

Faisons les fous, Karolus, 1961, LM, n° 2122 (1993) (Héros : Désiré Marco)

Peut-être un vendredi, éd Denoël, 1964.

Autopsie d'un viol, éd. Denoël, Crime-Club, n° 224, 1964,  LdP n° 2865 (1971), Folio n°625 (1974), LM n° 2168 (1994)

Virage dangereux, LM, n°2077 (1992)

Des cierges au diable : PdC1M, n°455 (1959)

L'audition révélatrice (le Jury/1ère série)

La patience Le Jury (1ère série)

Le dernier des six : LdP  n°2230 (1967)

Les deux solitaires : Le Jury (1ère série)

Mr Wens et l'automate : Les romans policiers  n°7

Un meurtre peu convenable : LM n°2462 (2001)

 

Ils étaient six. Six copains, six jeunes hommes aventureux. Ils s'étaient donné cinq ans pour courir le monde et faire fortune. Au retour, ils partageraient, à égalité, quel que soit le butin de chacun.
Senterre a réussi, il est riche. Perlonjour a échoué. Namotte, lui, ne reviendra pas : il est tombé à la mer sur le bateau qui le ramenait d'Orient. Gernicot, le troisième à arriver au rendez-vous, affirme que c'est un assassinat... et tombe peu après sous la balle d'un inconnu. Non sans avoir averti ses amis que tous sont menacés du même sort.
Mais par qui ?
S. A. Steeman obtint en 1931 le Prix du roman d'aventures pour ce suspense haletant, sans temps mort, sans fioritures, qui a le charme "rétro" d'un vieux film en noir et blanc...

Sainte-Croix est un paisible village belge qui offre comme seules distractions aux jeunes le cinéma trois fois par semaine, aux plus rassis un bridge quotidien dans la salle du Cheval blanc. Aristide Viroux fait partie de ces derniers, mais la rumeur publique chuchote qu'il prend aussi du bon temps avec la belle Julie, la femme du tailleur Labar, lequel a d'ailleurs proféré des menaces de mort contre lui. Quand Aristide est découvert étranglé dans la rue, tout désigne Antoine Labar comme l'assassin.
Le meurtre du pharmacien Gyther, étranglé alors, qu'il courait donner à la justice un renseignement capital, n'en semble que la conséquence logique, sauf' à l'inspecteur Soroge. Et la suite des événements, à défaut d'un coupable, lui donne raison : les morts violentes se succèdent dans le village terrorisé. Qui tue et pourquoi ? C'est- l'énigme que doit résoudre Seb Soroge pour sauver Sainte-Croix.

L'ennemi sans visage (hachette jeunesse/vertige) : Drôle de meurtre ! Le lieu du crime ? Une chambre close dans une maison barricadée. Les suspects ? Un automate disparu et un homme blessé, endormi. Le mobile ? Aucun, apparemment... Mais M. Wens, policier, ne croit pas au surnaturel : sous le masque de l'automate se cache un tueur, à coup sûr. Il reste à deviner qui...

la maison des vieilles : Labor edition :

Joseph Côme se réveilla en sursaut. Le bébé gémissait, doucement, dans la pièce voisine. Marthe avait dû oublier de fermer le radiateur, avant de se coucher, car la chaleur était étouffante. Il faisait trop noir pour que Côme put voir si sa femme dormait... Il eut, néanmoins, l'impression qu'elle venait, comme lui, d'être arrachée au sommeil. Il se pencha sur elle, la secoua sans douceur : - Tu as entendu ?...

Silas lord (labor  edition collection espace nord)
Ostende, 1906. Le petit Silas a neuf ans quand il résout sa première énigme, découvrant ainsi sa vocation. Quelques années plus tard, il se proclame “plus fort que Sherlock Holmes” et “s'engage à résoudre le problème le plus ardu, l'énigme la plus embrouillée en 24 heures”. Silas Lord est-il vraiment infaillible ? David Ford le pense. Peut-être à tort...

Hachette jeunesse : Sacré détective, ce Silas Lord ! A neuf ans, il trouve son premier coupable. Adulte, il devient très célèbre et se trouve confronté, sur tous les continents, aux intrigues les plus mystérieuses. Vol, assassinat, enlèvement, suicide, rien n'échappe à sa sagacité : va-t-il surpasser son illustre modèle Sherlock Holmes ?

Sept victimes en deux mois et demi - sept crânes fracassés. Et l'assassin a signé tous ses meurtres en abandonnant un bristol sur les lieux : il s'appelle Smith... Smith... La police londonienne est sur les dents, et les milliers de Smith de la capitale connaissent des moments difficiles. Jusqu'au jour où une piste fortuite conduit le Yard du côté de Russel Square. C'est là qu'habiterait l'assassin, au 21. Mais lequel de tous les hurluberlus - plus étranges et plus pittoresques les uns que les autres - qui peuplent la pension Victoria pourrait bien être Mr. Smith ? Véritable chef-d'oeuvre policier, L'Assassin habite au 21 inspirera Henri-Georges Clouzot, dont le film reste dans toutes les mémoires.

Légitime défense : Noël avait beau se raisonner, il ne parvenait pas à faire taire sa jalousie. Il savait bien que Belle aimait se sentir entourée, cajolée, courtisée. Pourtant le doute le rongeait. D'où venaient ces fleurs ? A qui écrivait-elle ? Pourquoi s'absentait-elle ?
Noël avait tenu bon jusqu'ici. Mais cette fois, il sentait que c'était sérieux. Belle lui avait menti. Sa vieille mère malade la demandait ? Allons donc ! L'excuse était grossière ! Belle voulait s'échapper pour retrouver l'autre, tout simplement. Noël en tremblait de rage. Sa décision était prise. Il allait les surprendre... Il allait le tuer…

Qui a pu lier et étrangler la jeune Vissia, dans son lit, sans qu'aucune des dix-huit pensionnaires du même dortoir n'ait rien vu ni entendu, non plus que l'excellente Mlle Tournesac, préposée à la surveillance ? La mère de Vissia, à la veille de se remarier, peut-elle avoir voulu ce crime monstrueux, qui lui assure la fortune dont la jeune file était la seule héritière ? Appelé à la rescousse par la directrice de cet établissement très “ comme il faut ”, le détective Désiré Marco s'enfonce dans un lacis de mystères, le moindre n'étant pas la personnalité de la victime, qui essayait sur son entourage toutes les armes de la séduction et de la domination. Dans le parfum capiteux des roses de Mèrémont, parmi ce bataillon d'adolescentes moins ingénues qu'il n'y paraît, Marco ira de surprise en surprise avant de découvrir la vérité... Avec ce roman porté à l'écran par Henri Decoin sous le titre Dortoir des grandes, l'auteur de L'assassin habite au 21 et de Quai des Orfèvres signe un de ses meilleurs suspenses.

Haute tension :
“ Madame Mortimer, vous jures de dire toute la vérité, rien que la vérité... ” A l'époque, Rita a juré que son mari avait été abattu par un cambrioleur quelques minutes après leur retour imprévu à la villa... Il y a sept ans de cela. Aujourd'hui, un inconnu s'est introduit dans la chambre de Rita. Blême, les yeux creux, les mains dans les poches de son trench-coat fatigué, le feutre -mou rabattu sur le front, il n'a guère bonne allure... Et il prétend qu'à cause d'elle, il a passé sept années en prison, alors qu'il était innocent!

Que personne ne sorte :Etre fille et veuve de pasteurs et avoir vécu jusqu'aux approches de la cinquantaine dans une vaste demeure passant pour hantée ne prédispose pas à reconnaître un gangster quand on en voit un. Rien donc de surprenant si Mrs. Adelia Plumkett s'éprend de Jo Warren, rencontré à Monte-Carlo, et se prépare à l'accueillir à Doux-Repos le coeur battant.
Il arrive en si étrange compagnie qu'elle soupçonne la vérité, mais force lui est de s'en remettre à la Providence pour la tirer de la mésaventure qui s'annonce.
Les autorités de Scotland Yard ont choisi, elles, de s'adresser à Mr. Wens qu'elles chargent de tuer les six hôtes de Mrs. Plumkett. En effet, Jo - alias Luke Adama - et sa bande sont des spécialistes du kidnapping avec assassinat automatique de la victime après versement de la rançon. C'est l'insupportable fille du chancelier de l'Echiquier, onze ans, qu'ils ont enlevée et cachée chez Mrs. Plumkett, cette fois-ci.
Jo ayant ordonné que personne ne sorte, comment Mr. Wens accomplira-t-il sa mission à moins d'entrer dans la maison ? Et comment entrer sans être tué? Question clef d'une aventure où l'humour et l'astuce se combinent pour former une des meilleures réussites de Mr. Wens - et de S.-A. Steeman.
 

La morte survit au treize : Affolé de jalousie rétrospective, Roland Dunoyau veut savoir qui son épouse Clémentine aimait au point de s'en-fermer dans l'alternative amour-ou-poison et d'avaler ce dernier. Cela le conduit à interroger la jolie défunte par l'intermédiaire d'un guéridon et le truchement d'Odile, pen-sionnaire du “ Grand Treize ”.
A peine Odile commence-t-elle à épeler la réponse qu'une énorme armoire l'écrase. Poussée par qui et pourquoi ? Par le < qui ” en question, bien sûr, pour ne pas être identifié. Or Clémentine ayant été aussi légère que belle, les suspects, tous habitués du “ Grand Treize ”, sont au moins six.
Une deuxième séance de spiritisme se termine de la même façon tragique,' encore que le cliché pris par un journaliste aussitôt après ne montre pas les assistants trop bouleversés. L'assassin est pourtant l'un d'eux, cette photo le prouve, mais une seule personne s'en apercevra et son nom (comme celui du meurtrier) est l'une des surprises que réserve ce “ mystère de la chambre chi-noise ” - où intervient sous une apparence inattendue le célèbre héros de Steeman, Wenceslas Vorobeïtchik alias Wens.

Le condamné meurt à cinq heures : Défenseur des causes difficiles, certes, mais justes. Toujours justes. Quand maître Lejanvier sauve une tête, c'est une tête d'innocent. Maître Lejanvier a des principes. Et une réputation sans tache. Jamais il ne plaiderait pour un client qu'il jugerait coupable.
C'est donc en toute bonne foi qu'il a mis son éloquence, son énergie, son prestige au service de Lazare. Et c'est en toute bonne foi qu'il a fait acquitter un meurtrier. Un meurtrier qui soudain menace de céder à un accès de remords et d'aller confesser son crime. A moins que maître Lejanvier ne consente à quelque petit sacrifice financier... Quelle ingratitude !

Des sites intéressants :

http://www.wallonie-en-ligne.net/1995_Cent_Wallons/Steeman_Stanislas-Andre.htm

http://www.servicedulivre.be/fiches/s/steeman.htm

http://www.digibulles.com/Duchateau/steeman/steeman2.htm (affiches des films)

http://www.lamediatheque.be/CENTAUTEURS/html/steeman_stanislas-andr__.html
(filmographie)

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