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La
conquête de l'Algérie par la France eut lieu en 1830. Alger fut prise par
les français le 5 juillet 1830.
Ce fut ensuite le tour d'Oran d'être assiégée. Les juifs se sentirent sous
la menace d'une attaque de la part de leurs voisins musulmans, lesquels les
accusaient de collaborer avec le conquérant français.
Le Bey d'Oran s'estimant dans l'impossibilité de défendre la ville, décida
de se retirer avec son armée.
La ville était donc livrée à elle même.
Les juifs sentirent la tension et l'animosité monter à leur encontre. Ils
eurent vent de projets de pillage et d'attaques de la part de leurs voisins.
Comme d'habitude, dans les moments où la communauté voyait un péril
approcher, elle se réfugie dans la prière.
Et bien plus tôt qu'on l'imaginait, l'armée française débarqua à
Mers-El-Kébir le 29 juillet 1830, avant que les funestes dessins puissent se
réaliser.
En effet, cette fameuse nuit, alors que les juifs venaient de passer une
nuit à prier dans leurs synagogues, il furent surpris du silence anormal de
la ville au petit matin.
Ils ont rapidement constaté que ceux qui les menaçaient avaient pris peur
devant la soudaine arrivée des français et avaient abandonné précipitamment
la ville.
La communauté juive forte de plusieurs milliers de personnes, majoritaire
dans la ville d'Oran, décida de commémorer cet événement par un Pourim en
mémoire de ce 6 Av de l'an 5590.
Pour l'occasion chaque rabbin d'Oran composa un poème.
Le "Mi Kamokha" rédigé par le Dayan (Juge) Messaoud Darmon, fut retenu pour
être lu dans les synagogues le Chabbat (Samedi) qui précède le 6 av.
Pour tout savoir, ou presque, sur les Darmon :
www.ifrance.com/darmon
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