municipale
Les plus cruels tourments n’auront été que roses.                                                                                                                             Page Accueil

Le temps aux plus belles choses se plait à faire un affront et saura faner vos roses comme il a ridé mon front.

Certes, vous avez vécu 20 ans la rose au poing : cela marque un homme.

Vous eussiez pu choisir le sapin cher aux Radicaux, la violette chère au Bonapartistes, les œillets et le clin d’œil à un printemps de liberté, l’azalée avec lequel Chateaubriand paraît Atala de colliers.

Non, il fallait revenir à la rose, lien subtil avec votre prédécesseur.

J’espérais dans ma candeur que vous aviez enfin le désir de dialoguer avec l’opposition avec des fleurs.

J’ai dû déchanter, c’est une délibération de laquelle il ne saurait rester que des épines.

Cette délibération c’est d’abord un parfum de mépris, un arôme de provocation.

Nous sommes le 29 juin 2000. Vous avez l’audace de tenter de nous faire délibérer sur une convention tronquée dans laquelle il est expressément rappelé le 29 juin 2000 que :

- La transmission matérielle de la variété se fera sous la forme de livraison par DELBARD à la ville d’AURILLAC de :

3 rosiers en conteneur en novembre 1999 aux serres.
100 rosiers en conteneurs en novembre 1999 au C.T.M.
100 rosiers en conteneurs en février 2000 au C.T.M.

Quant aux éventuelles quantités supplémentaires, la livraison était programmée au plus tard au 31 mars 2000 !

Monsieur le Maire, sans délibération, vous n’avez pas craint de passer commande, de vous faire livrer, de convenir d’une convention de cession de droits de propriété exécutée avant d’avoir été votée.

Vous n’avez pas craint d’utiliser lors des fêtes de fin d’année cette convention pirate pour une intense opération de propagande sur les vecteurs de votre communication.

Et 6 mois après, vous venez nous demander de délibérer !

Faudra-t-il que le contrôle de légalité soit enivré par le parfum floral pour laisser passer cette incongruité ?

Ni la convention, ni la délibération ne prévoit le coût de cette opération que l’on aperçoit en filigrane dans les documents budgétaires.

Pourquoi le chiffre de 85000 F est-il absent de la convention le rendant juridiquement inapplicable et sans objet s’agissant d’une cession de droits de propriété ?

Pourquoi ce chiffre est-il absent de la délibération la rendant tout aussi nulle ?

Auriez-vous peur que le contribuable Aurillacois trouve les bouquets du Maire somptuaires ?

Comment accepter de voter une telle délibération 6 mois après son exécution et son utilisation ? Voilà encore une nouvelle illustration d’une méthode inacceptable après 23 ans de pratique de la gestion municipale.

Quel plaisir pouvez-vous avoir à provoquer de la sorte ?

Monsieur le Maire, il convient sans paraphraser Ronsard que notre délibération ne vive que ce que vivent les roses l’espace d’un soir.

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