v.1.01
THEORIE DE L'APPRENTISSAGE AMBIANT
Y EN A MARRE , VIVEMENT LES NOUVEAUX FORMATEURS ET ENSEIGNANTS
INTRODUCTION :
je verrai cela plus tard !
LA FIN DU MODELE DE LA PPO :
La PPO (pédagogie par objectif) est opérationnelle et performante face à une demande de formation précise (ex. former des opérateurs sur radars, ...). Mais elle a son revers de médaille, les stagiaires sont souvent rigides, centrés sur la cible de leur formation. La PPO, par définition cloisonne les apprentissages, une progression ne pouvant répondre à un savoir généralisable, les concepteurs des progressions en réduisent le sujet, ..., et les transferts de connaissance se font mal !
LE PLAISIR D'APPRENDRE ET DE SE SERVIR DE CE QU'ON APPREND :
Et pourquoi nierait-on le plaisir qu'il y a à apprendre ?
Cela vous surprend ?
Evidemment pour ceux qui ont déjà découvert ce plaisir, mais pour les autres il faut bien comprendre que cela est dur à avaler !
L'EXEMPLE DE L'INFORMATIQUE :
En informatique, il y a deux types "d'informaticiens", ceux qui conçoivent les programmes (les Vrais) et ceux qui les utilisent. Il faudrait, et pas seulement pour faire plaisir à Serres, que de plus en plus de monde se sentent des bâtards, des métisses, c'est à dire qu'ils soient à la fois informaticiens et utilisateurs, mais cela est un autre sujet ...
Si je m'interesse aux utilisateurs c'est que j'ai eu à en former (ayant été remercié par l'iufm de Picardie sans motif j'en parlerai ainsi plus à mon aise !).
Les formations fleurissent qui offrent de devenir des experts de word, lotus, ..., director.
Peu de stages envisage globalement ces formations, pourtant les informa iciens utilisent des trésors d'énergie à rendre ergonomiques leurs logiciels. Par exemple, la capacité à ouvrir un travail à partir d'un logiciel se décompose maintenant d'une façon universelle : fichier/ouvrir (file/open pour les anglophones). Cela devient un invariant de la culture technique.
Et bien, avec une PPO on en arrive à ce que les stagiaires ayant eu un stage WORD (par exemple, puisque l'E.N. n'a pas voulu accorder de monopole de distribution de logiciel à mikromou !-() demande sérieusement au formateur dans un stage director ou publisher, comment ouvrir un document ?
L'utilisation des savoirs invariants et des assistants devrait être une priorité, pourtant, il n'en est rien car les formateurs ont alors l'impression de ne pas faire leur travail (des fois qu'une machine puisse les remplacer !-), quant aux stagiaires ils ont l'impression que les formateurs ne leur apportent rien (puisqu'ils touvent eux - mêmes les solutions à leurs problèmes). Pourtant ce dont ils n'ont pas eu conscience, c'est que le formateur de l'an 2000 les a emmenés dans une ambiance d'apprentissage particulière bénéfique à leur évolution.
Les premiers à faire de l'apprentissage ambiant :
Ce sont les enfants et cela ne marche pas si mal !
Après tout ils réussissent tous à parler ! Pourtant ce n'est pas si facile d'apprendre à parler (par exemple dans une deuxième langue !).
Les enfants sont très forts pour découvrir les invariants, les choses qui ne changent pas et qui servent pourtant à tout ! Cela est en accord avec le principe d'économie d'énergie cher à Freud.
Dautre part l'Homme aime se défaire d'un problème tout seul et montrer la solution qu'il a adoptée, les utilisateur des ateliers de raisonnement logique (ARL du cafoc de NAncy) le savent bien.
Alors, les didacticiels des logiciels devraient être élus produits de l'année ; Or même en les ayant rebaptisés (ils s'appellent aujourd'hui wizard, assistants) il n'en est rien. Seuls les enfants ne se posent pas de question quant à leur utilisation, car pour les adultes, si jamais les formateurs se mettent à les utiliser systématiquement dans leur pédagogie, la foudre tombe sur eux ; les stagiaires les critiquent disent qu'ils ne leur apportent rien puisque c'est eux qui font tout le travail de recherche !
Alors qu'ils (les formateurs) leur ont fourni les cannes à pêche, les ameçons et même les appats ! C'est quand même mieux du moins à long terme !
RETOUR A L'APPRENTISSAGE AMBIANT :
Sa définition pourrait être "ne rien faire, mais bien le faire ! ".
Autrement dit, concevoir un environnement riche où l'apprenant apprendrait (au départ sans s'en rendre compte, comme les bébés) dans des conditions, des situations où ils repèreraient les invariants.
Le cerveau n'est pas fait pour opérer des procédures, laissons cela aux ordinateurs ! Par contre, c'est une merveilleuse masse de neurones (plusieurs centaine de milliards) qui travaille sur le symbolique.
Homme/ordinateur sont donc complémentaire, comme au siècle dernier on a découvert que la machine de force était complémentaire à l'Homme.
Il est donc vrai qu'on est sorti de la société de la peine pour arriver à la société de la panne et du symbolique, sachons en profiter.
Le cerveau "tisse des liens et crée du sens" c'est la condition pour qu'il puisse réinvestir ses connaissances dans de nouvelles résolutions de problème, réinvestisse dans de nouvelles tâches ce qu'il a compris (éthymologiquement pris en lui).
Philippe Tixier le 14/10/98
pour réagir : tixierp@minitel.net in internet of course !-)