ESSAI DE MISE EN ORDRE D'IDEES NOUVELLES SUR LES FACONS D'ABORDER L'ENSEIGNEMENT
C’est une présentation des concepts de l’école de Palo-alto. Celle-ci aborde :
La systémique (cf. L. Von Bertalanffy, Von Neuman, Wiener, ..., Bateson, Watzlawick, De Rosnay, ...) et ses principes :
Principe d'interaction :
Chaque participant du groupe est en communication avec ses pairs.
Principe de richesse du groupe :
Le groupe est plus que la somme de chaque élément du groupe. Ainsi avec le travail en groupe émergent de nouvelles qualités impossibles à trouver et utiliser sans l’existence du groupe.
Principe de causalité circulaire :
Chaque interaction est susceptible de revenir à la source qui lui a donné naissance (de ce fait, de la modifier et ainsi ad infinitum !)
L’école de Palo-alto:
L’étude de l’interaction au sein d’un système.
Le courant constructiviste qui lui est associé : " c’est l’individu qui crée sa réalité !".
La modélisation de la relation entre deux communicants : symétrique, complémentaire.
Les niveaux de communication : canaux d’expression, congruence/non congruence, langage analogique, verbal.
Les théorèmes de la communication : On ne peut pas ne pas communiquer, " la carte n’est pas le territoire " (cf. PNL), l’injonction paradoxale, la double contrainte.
La théorie du changement, principe de plaisir, de bénéfice, de deuil.
Le système éducatif français, hier centré sur les contenus (les enseignants qui les représentent, l'instruction, ...), aujourd'hui centré sur l'élève ( " l'élève au centre du système éducatif " , loi de 1989 - Jospin), demain centré sur les interactions (vers une pédagogie de l'interaction) enseignants/enseigné, enseignants/enseignés, enseignés/enseigné enseignés/ensei-gnés ... ?
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SYSTEMES |
ELEMENTS |
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société |
individus |
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établissement scolaire |
élèves, enseignants, administratifs, ... |
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classe |
élèves, enseignant(s) |
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groupes d’élèves |
élèves |

Adaptation à la réalité de chacun.
Il n’y a pas de réalité réelle !
La pathologie est de construire une réalité disproportionnée.
La communication construit des réalités.
L’étude des " structures qui relient " les " choses vivantes " entre elles.
L'étude systémique ainsi considérée devra se centrer sur les relations entre éléments du système choisi (fréquence, complémentarité, symétrie, structure des séquences de relations, ...) et non pas comme dans les études antérieurement menées sur le contenu même des relations (in l’école de Palo-Alto p.51 ed. RETZ). Cela peut sembler "bizarre", mais dans ce genre d'étude la forme nous en apprend souvent d'avantage que le fond. "plus une situation est conflictuelle, plus le non-verbal est important, plus les actes portent ". A ce sujet voici une illustration métaphorique :
Connaissez vous l'histoire du maître de thé,
" Un jour, un maître de thé très respecté dans sa région est prié d'accompagner son seigneur à la cour du Shogoun, le chef du pouvoir temporel de l'empereur. En pleine période de guerre, pour être autorisé à entrer dans le château du shogoun, il faut revêtir l'habit de samouraï. Le maître de thé revêt donc cet habit et sur un pont, à l'entrée du château, parce qu’il y avait beaucoup de monde, une bousculade s'ensuit et un samouraï particulièrement fier est bousculé et vexé d'avoir été ainsi malmené, il défit en duel le maître de thé. Impossible de transiger, le duel est programmé pour le lendemain.
Embarrassé par cette affaire, le maître de thé décide d'aller voir un maître d'arme. Il va le voir et lui dit : " Voilà, demain je vais mourir face à un valeureux samouraï ! J'ignore tout de l'art de la guerre et je ne vous demande qu'une seule chose : apprenez moi à mourir dignement " .
Le maître d'arme lui dit " Bon, nous avons le temps jusqu'à demain, ce que je vous propose tout d'abord, c'est de me préparer un bon thé ! " .
Le maître de thé se met donc à l'ouvrage, il dispose des nattes et des tissus colorés, il pose ses différents récipients, ses différentes espèces de thé, des condiments nécessaires, il allume, sous son chaudron finement sculpté, le brasier, et prenant tout le temps nécessaire, il s'adonne à son art. Il est habité par une extrême sérénité et bientôt des senteurs voluptueuses commencent à apparaître, à envahir la pièce, alors le maître commence à engager une conversation amicale avec son hôte, il va s’enquérir de sa santé, de son bien être, de ses affaires, ..., comme ça, ils vont échanger des propos courtois, tout en gouttant le thé. Entre action juste et contemplation la cérémonie se déroule dans une sorte d'enchantement ordinaire. Alors, au bout d'un certain temps, le maître d'arme vraiment émerveillé par tout ce qu'il a vu, entendu, senti, ressenti, goutté, par la puissance, la force de recueillement du maître de thé, il lui dit : " Vraiment, je n'ai plus rien à vous apprendre car vous avez intégré l'essentiel de la voie. Voilà ce que je vous propose : Lors de votre duel, demain, vous lèverez votre sabre au dessus de votre tête, vous fermerez les yeux, puis vous allez intérieurement vous souvenir de ce décor magnifique, vous entendrez l'eau bouillonnée, le brasier crépiter, vous ressentirez ce calme, cette perfection, vous demeurerez ainsi empli de ces senteurs, qu'exhale votre chaudron, puis lorsque votre adversaire s'élancera pour vous tuer, vous abattrez verticalement votre sabre avec force ".
_ Ah, merci beaucoup lui dit le maître de thé, lorsque je m'imagine face à mon adversaire je me sens beaucoup mieux.
Ainsi, le maître de thé suivi scrupuleusement les recommandations du maître d'arme et le lendemain matin, le sabre levé, face à son adversaire, il était là, les yeux fermés, ...
De longues minutes s'écoulèrent, puis il s'étonna d'être toujours vivant, alors il ouvrit les yeux et s'aperçut que son adversaire avait disparu.
En effet, d'abord interloqué, puis terrorisé par l'assurance tranquille, la détermination sans faille du maître de thé, le samouraï était parti, ne se sentant pas de taille de l'affronter.
Tout est une histoire d'attitude ! "
Celle de 1989 ! celle des idées sur le système éducatif. Celle qui devait amener l'élève au centre de ce système, tel le centre de gravité d'une figure équilibrée
Mais si on avait oublié pour ce faire :
qu'on n’ordonne pas à un système,
qu'on ne chamboule pas un système.
Et si on s'était en plus tout bêtement, tout humainement trompé.
Si le ministère et ses mentors avaient essayé de faire basculer un système d'une position d'équilibre insatisfaisante, où la centration était sur les contenus et les enseignants, à une autre tout aussi intenable pour les participants ( les éléments) de ce système : la centration sur les élèves (leurs comportements intrapersonnels).
Il est difficile de reconnaître ses torts. Il n'y a qu'à s'interroger soi-même sur les difficultés, sur la route, à faire demi-tour lorsqu'on s'est trompé d'itinéraire !
Et il ne reste plus qu'à trouver un chemin de traverse de l'éducation qui fera qu'on n’aura pas eu tout à fait tort de faire ce qu'on a fait en 1989.
Ce chemin de traverse, je pense qu'il est possible de puiser son inspiration dans la théorie des systèmes (systémique) remarquablement vulgarisée par J de ROSNAY et WATZLAWICK.
" Pour autant qu’un groupe humain quelconque possède une histoire et un avenir communs, le type d’échanges généré dans ce système peut-être déterminant pour savoir s’il en résultera des rapports amiables et une collaboration productive ou bien une collection d’individus perturbante et pénible pour tous les participants. ", in Sur l’interaction p63.
Il faut être au minimum deux pour communiquer
En présence d’une autre personne il est impossible de ne pas communiquer. Même celui qui se tait communique quelque chose aux autres, de par son comportement, son souffle la couleur de sa peau, ses regards, ...
Les croyances renforcent les croyances, (par exemple celle d’un élève étiqueté en échec scolaire).
Le comportement des membres dépendent des autres membres du système (interaction circulaire).
Si 2 éléments du système "s'entendent " (s'accordent) sur la définition de leur relation, celle-ci peut se stabiliser et devenir un contexte relativement solide et permanent qu’il est alors difficile de changer, même quand c’est souhaitable par l’un ou l’autre.
Tout échec de communication est douloureux.
" La carte n’est pas le territoire " (emprunté à la PNL) : Tout ce que nous voyons, entendons, ressentons, sentons, gouttons n’est qu’une représentation construite, personnelle de la situation qui nous est présentée, un autre individu ne se la représentera pas identiquement et ce sont ces différences que veut mettre en relief ce concept PNL, la carte n’est pas le territoire, concept utilisé dans le recadrage d’une situation avec l’école de Palo-Alto.
On mesure une communication* à son retour (feed-back).
Communiquer est un apprentissage permanent de la façon de communiquer (afin d'éviter les échecs douloureux) [la communication est une application mais pas une opération puisqu’elle n’a pas de réciproque, on ne peut pas revenir au temps d’avant une communication].
L'élève, l'apprenant n'est pas le seul à être soumis à un processus d'apprentissage, l'enseignant l'est également.
Toute communication comporte toujours une métacommunication (un métamessage sur plusieurs niveaux) qui renseigne le récepteur en affirmant ou infirmant le contenu du message qui vient d’être transmis. Cette métacommunication est non-verbale et fait appel aux sens : vue, auditif, kinesthésique, odorat, gustatif, par exemple : les gestes d’une personne, le ton de sa voix, ..., la couleur de sa peau.
Si les essais échouent [de modifier les causes du problème], il est sensé d "essayer " plus de la même chose " . " Ce qui est possible nous le faisons tout de suite, l’impossible prend un peu plus de longtemps " ... in Changement p 76
Plus on métacommunique (communique sur la communication) plus la communication est optimisée
Exemple : le signal rouge des feux de croisement fait partie de la première réalité, alors que s’arrêter à ce signal est issu de la deuxième.
Congruence ou discordance d'un message ; adéquation entre langages digital et analogique, respectivement verbal et non verbal in L’école de Palo-Alto p.45 RETZ). Par exemple une personne amenée à prononcer le mot petit en écartant les bras n’est pas congruente, cela créera chez ceux qui l’écoutent de la perplexité, en effet la pragmatique* de ce message est contradictoire avec le contenu verbal du même message ! De même une personne (par exemple un enseignant) se mettant à crier pour rétablir le silence, en hurlant : " SILENCE ! " envoie un message non congruent et même paradoxal puisqu’il fait ce que précisément il interdit de faire !
Communication digitale ou analogique (l'analogique ne possédant pas par exemple le concept de négation).
La ponctuation des messages :
La solution est de métacommuniquer donc être plus conscient de ce que l'on fait.
Apprendre à discriminer les contextes (Différencier : fonction cognitive clef).
Le langage thérapeutique de l’école de Palo-alto est injonctif.
Les modèles des relations entre deux personnes sont la complémentarité et la symétrie. Entre ces deux personnes il existe trois possibilités : soit l’une (la personne A) prend le dessus (la position haute), cela d’un commun accord avec l’Autre (la personne B), la relation est alors dite complémentaire, soit c’est B qui prend le dessus et c’est la situation inverse qui est vécue, soit enfin ni A ni B ne veulent que l’Autre ne prenne la position haute et alors c’est la compétition à outrance, ce modèle est dit symétrique. En générale, quand il est employé et généralisé la relation pose problème à A et B. La relation est alors pathologique, on peut penser que c’est ce qui se passe lorsque, par exemple, un élève tient tête à un enseignant pendant plusieurs cours, le problème devient alors comment changer ce type de relation et ce indépendamment du contenu car c’est cela qui est important il est fort à parier que le contenu est devenu depuis longtemps secondaire !.
L’évitement des conflits permanents s’invente dans la faculté d’identifier puis de changer des séquences de modèles de relation utilisés. Du changement de statut des personnes impliquées (positions hautes, égales, basses) dépend le caractère peu conflictuel de leur relation et dans une plus large mesure la " santé ", l’écologie et plus encore l’homéostasie du système.
Quand les relations ne sont pas acceptées en tant que telles par les protagonistes (symétrique, complémentaires) cela implique une véritable pathologie de la communication au sein de la classe. Par exemple, lorsqu ’un problème de légitimité est mis à jour entre un enseignant et ses élèves
L'intérêt de cette étude est de montrer comment l'enseignant peut et doit être le "médecin" de cette pathologie notamment en apprenant à métacommuniquer.
Lorsque des conflits existent entre enseignants et élèves, ce n'est ni l'élève, ni l'enseignant qui est malade, c'est leur relation et à travers elle le désaccord qu'ils y portent. Par exemple si l'enseignant refuse un temps d'avoir une relation symétrique (d'égal à égal) avec un élève (voir complémentaire avec un profil bas).
La relation complémentaire entre l'enseignant et les élèves, ces derniers tenant le profil bas est elle la seule efficace en éducation ou reste-t-il à inventer de nouvelles séquences de communication ?
En engageant systématiquement une métacommunication , cela améliore-t-il l'apprentissage ?
Tant que l'on provoque des changements de type 1* l'homéostasie du système (de la classe) va faire en sorte que le problème se reposera ultérieurement et de façon cyclique. Comment générer des changements de type 2* (cf. Théorie des types logiques de changements*), seuls garants de la modification fondamentale et durable du système. Un collègue (qui peut aussi avoir une autre classe) peut-il jouer le rôle de provoquer un changement de type 2 par exemple en organisant un grand conseil avec la classe ?
L'enseignant, en sortant du cadre qui jusqu'alors l'englobait (lui et ses élèves), peut recadrer la situation de manière que les parties concernées soient satisfaites . Par exemple l'école de Palo-Alto raconte l'histoire de ce colonel devant tirer sur une émeute laisse quand même une porte de sortie aux émeutiers en leur disant : "Messieurs j'ai reçu l'ordre de tirer sur la canaille. Mais comme je vois devant moi beaucoup de citoyens honnêtes et respectables, je leur demande de partir pour que je puisse faire tirer sans risque sur la canaille."
L'enseignant devrait être un expert de la conduite des groupes, ce qui implique, comme l'écrit J.A. Malarewicz dans Guide du voyageur perdu dans le dédale des relations humaines, p.97 ed. ESF:
" Le bon enseignant est celui qui se fait lui-même apprenant de son propre savoir " , écrit Philippe Meirieu.
Comment s'assurer que le contenu et la relation pragmatique* d'un message soient en phase (recherche de la congruence de la communication) ? Et s'il existe un déphasage, comment y remédier. Par exemple, une personne qui écarte les bras en prononçant le mot "petit" est non congruente, il est d'ailleurs à ce stade très concret difficile de ne pas être congruent, mais il n'en va pas aussi facilement pour exposer des concepts plus abstraits.
Comment utiliser consciemment des injonctions paradoxales en tant qu'enseignant. Par exemple "demain tu feras en sorte d'arriver 10 minutes en retard " dit un enseignant à un élève n'arrivant pas à arriver à l'heure au cours. On opère chez l’élève un changement de type deux, car il est dans l’impasse : soit il écoute l’enseignant et arrive en retard, or il arrive précisément en retard pour montrer aux Autres et à lui-même qu’il n’écoute pas l’enseignant. Si bien que le comportement d’arriver en retard n’est plus pertinent, il risque donc d’être abandonné au profit de celui d’arriver à l’heure pour éviter cette attitude paradoxale.
Autres formes plus douces :
"Vous avez le droit de me rendre des copies sales, si vous voulez me faire plaisir et m'épargner du travail. Si vous voulez me faire travailler dur alors il faudra me rendre des copies propres afin que je les corrige ! " (injonction paradoxale plus humour).
"Vous avez le droit de faire le chahut ..., Vous avez le droit d'avoir envie de faire le chahut. Moi je n'ai pas le droit de le tolérer. Donc celui qui fera du chahut sera exclu."
Les retards des élèves
les absences
les doigts dans le nez
les yeux dans le vague ou vers la fenêtre
il détourne les yeux
gestes obscènes
gomme à mâcher
être traité
entendre les vents de certains élèves
les bavardages
les rôts
être tenu au collet
prendre une gifle
être poussé
sentir les vents des élèves
le manque d'hygiène
les bombes lacrymogènes
les phéromones des élèves et collègues
" il pue de la gueule
il postillonne
il frappe sur la tête
il nous traite
il s'fout d'nous
il écrit mal
il parle mal on comprend pas ce qu'il dit
il dit toujours : "..." "
les phéromones des élèves et des enseignants
Un projet de classe communication où l’équipe pédagogique métacommuniquerait à l’intérieur d’elle même et avec les élèves.
Punir une classe entière quand un individu a fait quelque chose de mal est-il injuste ou cela contribue-t-il à "sauver" la classe qui va ainsi réagir et se rééquilibrer ?
Punir le seul coupable n'est peut-être pas tenir compte de l'environnement social qui a donné naissance à ce geste ?
" La communication est un apprentissage permanent de la façon de communiquer ", BATESON
" En vertu de ce modèle de la causalité circulaire, tout événement produit , en effet, une réponse qui , de par sa propre occurrence, exerce une rétroaction nouvelle, et ainsi de suite ad infinitum. " FERREIRA in Sur l’interaction p83.
" Une communication est une conduite ordonnée selon certains schémas préétablis ". Ce sont ces schémas qu’il est difficile de changer lorsque la communication devient pathologique*. Communiquer c’est reconnaître l’Autre.
La congruence du message d’une personne est la non contradiction de ses différents messages émis simultanément sur les différents niveaux qu’elle utilise pour communiquer (gestuelle, ton, regard, couleur de peau, ...).
" en sciences humaines, l’approche constructiviste considère que les individus participent à la construction de leur réalité ", sciences humaines n°16.
C’est ce qui se produit avec un groupe et ne se serait pas produit si on avait communiqué individuellement avec chacun des membres du groupe. Quelquefois appelé aussi dynamique de groupe
" situation qui mène à sa destruction, ou à des rapports de violence entre les éléments du système ou qui engendre des comportements inapropriés. ", Watzlawick in Sur l’interaction p68.
" Etude du langage en acte, l’approche pragmatique met l’accent sur l’importance du contexte dans l’exercice de la langue ; et, d’autre part, sur le fait que " dire, c’est faire ". " in sciences humaines n° 16 p27.
Ils sont au nombre de deux pour deux personnes que nous appellerons A et B, in Sur l’interaction p99-101.
" [Il se traduit par le fait que ] ce que A fait s’accorde en un sens avec ce que fait B, tout en en étant différent essentiellement. ", A et B sont d’accord sur leurs rôles respectifs au cours de cette transaction*.
" Le comportement, soit dans la rivalité soit dans d’autres relations défini par le fait que A se trouve poussé à faire quelque chose parce que B l’a fait, ce qui détermine à son tour B à en rajouter, à la suite de quoi A en fait autant, et ainsi de suite. "
Les relations complémentaires (positions basses, hautes), symétriques étant des réponses à une date t, elles ne sont pas, par définition, définitives, elles correspondent à la meilleure adaptation du moment pour essayer d’éviter les douleurs d’un échec de communication, ces positions ne sont donc ni négatives ni positives, il serait dangereux et complètement hors propos de la théorie de l’école de Palo-Alto d’essayer de faire une hiérarchie, il faut d’autre part bien comprendre que ces modèles ne sont pas la représentation d’un comportement d’une personne mais celle de la transaction* entre deux personnes communiquantes.
l’étude des systèmes qui repose sur les principes d’interaction, de totalité (" le tout est plus que la somme des parties "), de rétroaction (causalité circulaire*)
" La théorie des groupes nous fournit un modèle pour penser le type de changement se produisant à l’intérieur d’un système qui lui-même reste invariant ; la théorie des types logiques ne s’occupe pas de ce qui se passe à l’intérieur d’une classe, c’est à dire entre ses membres, mais nous fournit un modèle pour examiner la relation entre un membre et sa classe, ainsi la transformation particulière que constitue le passage d’un niveau logique au niveau supérieur. [...] il y a donc deux sortes de changements : l’un prend sa place à l’intérieur d’un système donné qui, lui, reste inchangé (changement de type 1), l’autre modifie le système lui-même (changement de type 2). [...] Le changement de type 2 est donc un changement de changement ... ", in Changements WATZLAWICK.
" La transaction, soit la relation entre deux messages contigus, le " lien " entre un message et celui qui le précède aussi bien qu’entre ce même message et le suivant, etc.
La transaction est symétrique si le second message est comme le premier (de même nature) ; elle est complémentaire s’il est différent, le type de message culturellement considéré comme " prévalent définissant la position haute., ..., " in Sur l’interaction p108.
Faire exprimer un message non congruent, par exemple en exprimant en kinesthésique le contraire du contenu du message verbal (dire grand en rapprochant ses deux mains), interroger celui qui a dit et ceux qui ont entendu, ceux qui ont vu, ceux qui ont fait les deux, conclusions. SILENCE ! que lon dit en hurlant !
Prendre une photo d’une personne (H ou F) regardant l’objectif et retoucher ses pupilles (les élargir et les rétrécir), conclusions (les pupilles dilatées sont signe d’intérêt).
Prendre une photo d’une personnalité connue dont on dégrade beaucoup la résolution. La faire regarder de loin : conclusion (on la reconnaît ! cf. Crick l’hypothèse stupéfiante p70). On reconstruit ce qu’on voit, entend, sent.
Prendre le débit la fréquence, le ton d’une personne avec laquelle on travaille (cf.PNL).
Expérience d’émergence de qualité : un rétro, de ligne horizontale, représentant le caractère de qu elqu’un, un rétro de cercle concentrique représentant une autre personne, les superposer pour se rendre compte d’une nouvelle figure plus complexe encore. Cette superposition représente ce qui se passe en communication entre deux ou plusieurs personnes.
Sur l’interaction Palo-Alto 1965-1974 seuil WATZLAWICK
Les méthodes cognitives Armand Colin PERRAUDEAU
La réalité de la réalité seuil WATZLAWICK
Une logique de la communication seuil WATZLAWICK, BEAVIN JACKSON, HELMICK
Changements seuil WATZLAWICK
WEAKLAND, FISCH
La nouvelle communication seuil BATESON
L’invention de la réalité seuil WATZLAWICK (sous sa direction)
Communication et société seuil BATESON, RUESCH
L’école de Palo-Alto retz MARC, PICARD
Les secrets de la communication
les techniques de la PNL le jour BANDLER GRINDER
Les outils de la PNL à L’école Organisation CANAL, PAPILLON, THIRION
La programmation Neuro-Linguistique (PNL) NATHAN LEPINEUX, SOLEILHAC, ZERAH
Le macroscope Points seuil DE ROSNAY
Guide du voyageur perdu dans le dédale
des relations humaines ESF J.A. Malarewicz
La communication état des savoirs sciences humaines n° 16
La systémique n°1795 PUF que sais-je D. Durand
Les modèles mentaux masson Ehrlich,Tardieu, Cavazza
TIXIER Philippe
Web :