page 1 de 1 Voici une discussion, que jai eu avec Jean-Pierre, un Français, « La nation veut davantage
Salut
Jean-Pierre, J'ai
lu avec beaucoup d'intérêt «ta compréhension» du Québec, Ce
que nous sommes par contre: Une communauté, un peuple, une nation qui laissé abandonné par ces semblables sur cette banquise nord-américaines, nu devant l'adversité climatique, géographique, et surtout sans défense devant le colonisateur qui avait pour but que de faire une expansion sur ce qui restait du continent nord-américain. Mais
contrairement à d'autres aventures humaines sur cette terre, en perspective, nous
constatons que nos ancêtres ont vite compris qu'il fallait tous mettre en oeuvre pour
survivre. Sans
pleurer trop longtemps cet abandon français(nos ancêtres, avaient-ils le choix?), comme
un enfant qui tombe bas, et qui doit immédiatement se mettre sur pilote «vie», la
ténacité et la survie étaient à l'ordre du jour. Contrairement
aux anglais qui eux venaient ici pour bien d'autres raisons, le Québécois à accepter
plusieurs contrainte pour assurer sa continuité. Au fait sa débrouillardise à été au
rendez-vous plus qu'a son tour. Ils
ont assisté à construire un pays pour les «autres» tout en mettant un minimum, Tout
au long de l'épanouissement de nos voisins qui étaient à luvre pour
construire ce pays; qui avec le temps, trouvaient des façons plus raffinées pour
assimiler la petite société que nous étions; nous avons su conserver le peu que nous
avions pu récupérer de cette banquise de glace de nos débuts. Avec le temps nous nous
sommes taillé une petite place comme un écureuil qui range son butin pour des jours
meilleurs. Beaucoup d'effort avec seule modèle, notre mémoire collective, passé de
génération en génération. ET
l'éducation formelle? Dois-je te rappeler que, moi, je fais partie de la première
génération qui a eu droit à l'éducation pour tous, à tous les niveaux? Sortir
de l'emprise de «l'autre», construire une société moderne, maintenir nos traditions
usuelles et familiales; la masse avait-elle vraiment le temps de lire Baudelaire, Voltaire
Zola et Hugo? Mais voilà nous sommes presque arrivés. Aujourd'hui il est permis de rêver de ce que le monde voit, entends et respire. Le diapason est moins mystérieux. N'avons-nous pas ici, la chance d'écouter les actualités à la télé, venant de France, de Belgique, de la Suisse, de l'Angleterre, des États-Unis du canada anglais et en français de chez nous? N'avons-nous pas réellement commencé notre ouverture sur le monde? Tu
rajoutes les 2 modèles: ««Le
premier modèle privilégie une appartenance ethnique sur toutes autres formes de types de
liens. (On est déjà noir, ou hispano, ou anglo - puis membre d'une Nation, par exemple
Américain - puis viennent ensuite d'autres types d'appartenance plus secondaires ,
sensibilités politiques ou religieuses etc...) ET
««Dans
le second le sentiment premier va plutôt être la Nation commune (Être français ou
autre), puis être libre de choisir ou affirmer une ou des appartenances particulières
(suivant sa culture d'origine, sa région de naissance, ses opinions religieuses, ou
autres)»» Dans
notre quête de liberté, il y a beaucoup de découpage aux niveaux de nos connaissances.
Qu'est-ce qu'on peut faire bien et qu'est-ce qu'on fait moins bien. Avec le lot de nos
connaissances, je crois que les deux modèles se chevauchent chez nous, d'où la confusion
persistante de nos limites et nos contraintes. Entre autre, pour arriver à une société
de «nation commune», nest-il pas naturel de se questionner sur le comment? Au
plaisir Réponse
de Jean-Pierre: Je
garde précieusement ta réponse NorduNord, car je crois qu'elle aide effectivement à
mieux cerner cette identité Québécoise qui se construit dans toute sa singularité et
la difficulté qui est la sienne. Je connais peu d'ailleurs d'identité qui n'ait pas eu
de grandes difficultés à naître, à s'affirmer, à subsister et à se transformer quand
besoin est. Je retiens le caractère tenace, et à la fois merveilleusement pacifiste dans
lequel cette identité a su très majoritairement se protégée et existée aujourd'hui,
ainsi que la constante nécessité d'allier le rêve à la réalité, l'aspiration
naturelle au pragmatisme du quotidien ... hiver 2002 page 1 de 1
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