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section: mon pays
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Voici un texte d’un internaute qui signe : Vérité-Nation

On est en droit de se demander quelle est la raison qui peut expliquer que bien des fédéralistes  vouent une haine si grande envers la France. Cette France dont pourtant ils tirent leur origine.

le  complexe de colonisé

Durant le texte, j'ai l'intention de traiter du complexe de colonisé.
Avant, j'introduirai le sujet en parlant de la nation du Québec par
le biais de notre histoire.

 Nous, Québécois, sommes bien évidemment des descendants des Français venus s'établir en cette terre d'Amérique pour y vivre, la façonner. Dès lors, nous avons formé le premier peuple de l’Amérique, à l'instar des Autochtones. À travers notre vie de persévérance, de vaillance, nous avons développé une culture inouïe nous étant propre, que cela soit par nos danses et chants traditionnels. Cette culture, elle est façonnée par le splendide paysage de nos hivers. Elle est nos racines même. Nous avons bien entendu développer l'objet de notre fierté nationale, notre langue, le noble français, par laquelle nous exprimons nos pensées, nos sentiments, bref la langue que possédait Félix Leclerc, que possède Gilles Vigneault, Diane Dufresne, Céline Dion, Isabelle Boulay, et bien d’autres. Notre histoire est une histoire de fierté, de détermination et de courage et de valeurs exceptionnelles, malgré des épreuves comme la colonisation et son cortège d’implications. C'est bel et bien notre histoire, notre langue et notre culture qui témoignent de cette vérité évidente en elle - même, à savoir que nos ancêtres formaient un peuple, le peuple canadien français, ce peuple qui a donné naissance aujourd'hui à la nation du Québec. La nationalité du Québec c’est la réalité et l’identité même du Québec, elle s’exprime par notre distinction spécifique, unique en Amérique.

 Malheureusement, il y a des Québécois originaires d'ici, et c'est ce qui m'amène en plein cœur du sujet, qui nient notre vérité profonde collective qu'est notre nationalité. Ils portent en eux, dans leur inconscient culturel, cette négation d’être que je désigne sous le nom de complexe de colonisé. Ce complexe de colonisé n’est que de la pure faiblesse, honteuse et odieuse en elle – même. Est colonisé tout Québécois originaire d’ici qui nie que le Québec est un peuple ou qui considère que le peuple du Québec est inférieur aux autres peuples de la Terre, à commencer par le peuple canadien – anglais. Le complexe a une double origine. Sa première origine est personnelle, c’est à dire il est originaire la personne qui a développé ce complexe. Sa deuxième origine est liée à la première. Ce complexe, comme son nom l’indique, tire aussi son origine de la colonisation anglophone de 1763 à 1867. Pendant cette période colonisation, les Canadiens français furent victime, de la part des Anglais et des Canadiens anglais, d’une domination économique, politique, sociale, du mépris et d’infériorisation. Le mépris envers le Canada français était alors presque généralisé chez les anglophones. Il atteignit son paroxysme lorsque Lord Durham, ancien gouverneur de la nouvelle colonie anglaise, déclara : « Je recommande l’assimilation des Canadiens français afin de les tirer de leur infériorité ». C’est un telle contexte sociologique qui a pu donné naissance au complexe de colonisé. Le complexe de colonisé a pour manifestation fondamentale le complexe d’infériorité. Toutes ses autres manifestations dérivent du complexe d’infériorité.

 La première manifestation du complexe de colonisé, c’est le complexe d’infériorité. Cela entraîne la dépendance à l’égard du gouvernement fédéral, l’incapacité de s’assumer collectivement, le dégoût , la honte et le mépris de ce qui caractérise le Québec, la dévalorisation de tout ce qui est particulier et propre au Québec. Dans son ouvrage « Et si le Québec c’était la fierté? », le docteur Yves Lamontagne actuel président du Collège des médecins traite abondamment de la question. Il dit à la page 14 :

« Pour les fins de cet ouvrage, et par curiosité, j’ai consulté le Robert. Au mot « confiance », on trouve les synonymes « sécurité », « assurance », et « hardiesse » et les antonymes « méfiance », « crainte », « doute ». Au mot fierté, les synonymes sont « amour – propre », « courage », « satisfaction » et les antonymes, « modestie », « humilité », « dépit », « honte » Depuis trop longtemps, nous correspondons aux antonymes de la confiance et de la fierté ».

Dans son ouvrage, il ajoute que plusieurs sociologues se sont penchés sur le problème, et il rapporte les propos du sociologue Fernand Dumont à la page 68 au 3ième paragraphe du même ouvrage qui disent :

« Le pire défaut des Québécois francophones, c’est le mépris de soi ».

Pour illustrer cette manifestation, n’est – il pas vrai que des Québécois ont une image de sécurité irrationnel à l’endroit du fédéral, et une image d’eux qui convienne « aux antonymes de la confiance ». Certains Québécois ont donc développé une peur face à la souveraineté de même nature que la confiance qu’il porte à Ottawa, c’est – à – dire irrationnel. En effet, un État est composé essentiellement de 3 éléments : d’un Gouvernement, d’une Législature et d’une et d’une Magistrature. L’État se finance strictement par les impôts et taxes des particuliers et des entreprises et redistribue cet argent par des services publics. Le Québec en tant qu’État fédéré et le Canada en tant qu’ État fédéral présente ces mêmes caractéristiques étatiques. En devenant un État souverain, le Québec n’a qu’à récupérer ses impôts et taxes fédéraux servant à financer sa place dans l’État fédéral ainsi que les compétences fédérales (dont découle les services publics fédéraux) financés par ces mêmes impôts et taxes fédéraux. Où est le problème, où est la peur? Serait–ce la peur de s’assumer nous – mêmes, le problème de faire confiance en nous? Une autre illustration de cette manifestation est celle – ci. Que de fois n’avons pas – nous entendu cette phrase : « Ah, j’aime mieux les émissions américaines, ce sont de vraies émissions. C’est mieux que nos «quétaineries» au Québec ». À titre d’expérience personnelle face à cela, je me souviens qu’au primaire, lorsque j’avais dit que mon acteur et mon actrice préférés étaient des Québécois. Un ami m’a dit : « Hein, tes acteurs ne sont pas des Américains? Écoutez – cela la gang, ses acteurs préférés ne sont pas des Américains ». Et la classe de trouver mon choix étrange.

Une autre manifestation de ce complexe consiste en l’absence d’identité. On rêve secrètement d’être un autre, surtout d’être Américain, tout sauf être ce que nous sommes, des Québécois. Pas étonnant que bon nombre de Québécois soient séduits par le « American Dream » et la culture américaine. Un des effets pervers de cette absence d’identité est la vulnérabilité et la trop grande sensibilité à l’image véhiculée du Canada, comme étant la demeure de valeurs et de cultures paradisiaques. La réalité par contre, est tout autre. L’histoire, même la récente nous le démontre aisément. Mais, la manifestation la plus odieuse de ce complexe est quand on défend aveuglément, béatement et inconditionnellement les Canadiens anglais contre sa propre nation, refusant de voir la réalité en face.

Ce complexe est une des deux composantes de l’opposition à la souveraineté du Québec, l’autre étant l’égoïsme (l’individualisme). Il faut dire que ces deux composantes sont inter reliés. On peut aussi affirmer que le complexe compose une grande partie des esprits fédéralistes québécois. Une chance, je suis convaincu que ce n’est pas tous les fédéralistes québécois qui présentent cela. Selon moi, le fédéraliste légitime est celui qui a de l’amour pour son pays, le Canada, mais qui reconnaît la nation québécoise et milite pour la faire reconnaître par les anglophones, ou du moins, pour faire reconnaître son caractère distinct. Le fédéralisme légitime ne peut qu’avoir comme proposition de base la nationalité du Québec. Il ne peut qu’être une réforme en profondeur de la fédération consistant à faire reconnaître la nation québécoise dans la fédération canadienne et à obtenir les implications juridiques de cette reconnaissance. Ce qui illustre le fait que des fédéralistes ne soient pas tous des colonisés sont des fédéralistes nationalistes tels Claude Ryan et Robert Bourassa pour en nommer que ceux – ci. Claude Ryan, ancien chef du parti Libéral du Québec avait même choisi pour thème de la campagne référendaire pour le Non cette phrase suivante « Le Canada mon pays, le Québec ma patrie ». Or, selon le Dictionnaire de notre temps (1992) des éditions Hachette, voici la définition de patrie :
«1- pays dont on est originaire, nation dont on fait partie ou à laquelle on se sent lié
2- région, localité où l’on est né
3- Fig. le pays où les sciences, les arts sont particulièrement en honneur »

Robert Bourassa tant qu’à lui a mis toute son intelligence, son effort, son travail, son énergie, sa conviction afin de faire reconnaître le concept de société distincte qui dans le contexte de sa proposition constitutionnelle, équivalait presque au concept de nation. D’ailleurs, dans un dictionnaire, les définitions de nation et de société sont semblables. On dit la société américaine, la société française. Malheureusement, Bourassa a échoué. Par contre, Robert Bourassa est un symbole du fédéralisme légitime.

En somme, ce qui est sûr , c’est qu’il faut dénoncer les effets pervers de ce complexe qui, entre autre, a fait démissionner Lucien Bouchard, l'exaspérant devant l'indifférence de colonisé des gens face à la loi C - 20, la réélection étrange de Jean Chrétien au Québec (Celui – là même qui a fondé la loi C – 20 qui en plus d’être contraire à la démocratie nie l’existence du peuple québécois et par ce fait même, nie ces institutions), ainsi que la peur irrationnel de la souveraineté. L’affaire Michaud n’a été que la goutte d’eau faisant déborder le vase.

En conclusion, face à ce problème, je ne vois qu’une solution, une éducation collective à la nation québécoise. Je ne sais pas si cela fonctionnerait étant donné l’ampleur et la gravité du complexe sociologiquement parlant, mais nous avons le devoir d’essayer tous ensemble, membre de cette formidable nation qu’est le Québec, riche en ingéniosité, en entrepreneurship et en talents.

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