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1. La proportion de francophones diminue au Canada (abrégé)
Huguette Young, Presse Canadienne,Ottawa, mars 1999

En raison d'un faible taux de fécondité chez les francophones et des tendances de l'immigration, la proportion de francophones au pays a décliné dans l'ensemble du Canada au cours des 45 dernières années, sauf au Québec ou le taux demeure stable.

C'est ce que révèlent les données de Statistique Canada fondées sur le recensement de 1996. Ainsi de 1951 à 1996, le nombre absolu de francophones a augmenté de 4,1 à 6,7 millions, mais leur proportion au sein de la population canadienne a baissé de 29 à 24%.

Et, à moins d'un revirement majeur, «il est difficle d'imaginer un scénario raisonnable qui pourrait renverser la tendance à la baisse du poids des francophones dans l'ensemble du pays», notent les auteurs Louise Marmen et Jean-Pierre Corbeil.

Au Québec, la proportion de gens indiquant le français comme maternelle est demeurée pratiquement inchangée pendant cette période, passant de 82,5% en 1951 à 81,5% en 1996, en raison «de la migration des anglophones vers d'autres provinces.»
. . .

À l'échelle nationale, le repli de la population francophone s'explique en grande partie par le flux d'immigration, la migration interprovinciale et par le faible taux de fécondité chez les francophones.
. . .

L'immigration a également façonné le profil linguistique du Canada. Entre 1951 et 1996, il y a eu neuf fois plus d'immigrants anglophones que francophones qui sont venus s'installer au Canada.
. . .

Même en augmentant, de façon absolue( en chiffres réels), les francophones diminuent en importance au pays.

pourcentages de francophones au Canada
1867 1900 1951 1978 1996 2001 2005
44 33 29 28 24,5 22 ?

 

2. Le Bloc reclame 25% des sieges pour le Québec
Martin Leblanc, Journal de Montréal, mars 1995

Libéraux et réformistes se sont attirés les sarcasmes du Bloc Québécois hier, pour avoir voté mardi CONTRE une motion visant à assurer au Québec 25% des sièges à la Chambre des Communes.

Le Bloc Québécois avait présenté une demande d'amendement au projet de loi C-69, qui porte sur la commission de délimitation des circonscriptions électorales. Le député François Langlois, porte-parole de l'opposition officielle en la matière, voulait ainsi, dit-il, garantir 25% des sièges des Communes aux représentants québécois «l'un des deux peuples fondateurs du Canada.»

M. Langlois croit, dit-il que: le Québec risque maintenant d'assister à la réduction de sa représentativité au sein du Parlement canadien.

Pourtant, en septembre 1992, à quelques semaines du référendum sur l'entente de Charlottetown, André Ouellet (maintenant ministre des Affaires étrangères- et depuis grand patron des Postes)déclarait que la garantie d'au moins 25% des sièges constituait un gain exceptionnel démontrant la générosité remarquable des autres partenaires canadiens. . .

L'IMPORTANCE du minimum 25% découle du fait, qu'au Canada, les sièges du Parlement sont attribués en fonction de la population de chacune des provinces, donc population moindre pour le Québec...veut dire moins de sièges et en conséquence moins d'influence et de pouvoir.

 

3. Le choix d'un peuple?
Stéphane Dion et François Vaillancourt, La Presse,oct. 1995

... Le Québec deviendra de plus en plus minoritaire s'il reste dans le Canada. Le poids démographique du Québec dans le Canada à glissé sous les 25% alors qu'il était de 29% en 1941. On assiste à une diminution analogue du poids économique du Québec dans le le PIB canadien, du nombre de députés québécois à la Chambre des Communes, et de la proportion des francophones dans la population canadienne. Tout indique que ces tendances vont se poursuivre dans l'avenir.

La souveraineté du Québec est et restera un objectif légitime....

Pouvons-nous réellement croire à un avenir prometteur au sein du Canada pour le Québec?

 

4. Alors Chers fédéralistes expliquez-moi comment en tant que francophone je peux survivre dans ce pays de fous! D'abord...à la confédération les francophones formaient de 40 à 44% de la population, au tournant du siècle les francos étaient de 30 à 33% de la population "canadian",En 1978, les français touchaient 28%, et en 1994-5 LES FRANCOPHONES de ce pays n'étaient plus que 24,5% de la population "canadian". Donc, nous savons que les sièges de la Chambre des communes sont attribués d'après la population des provinces, ALORS LE PLUS LONGTEMPS LE QUÉBEC RESTE DANS LA CONFÉDÉRATION...le plus de pouvoir nous perdons...car les décisions c'est bien à la Chambre des communes qu'elles se prennent..DONC SEULE ET UNIQUE QUESTION:

Comment faire pour que le Québec garde le (peu) de pouvoir actuel au Canada??

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Quel intérêt ai-je à y rester?? Quand le Québec va former que 15% de la population?....sera-il trop tard???

NorduNord, 2002

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