| 2. Le peuple Un État français ne se créera pas tout seul. Les idées
marchent, mais à condition qu'elles trouvent des porteurs. Les pires ennemis de l'État
français, les plus hostiles à cette idée, vous pouvez déjà le constater, ce ne seront
pas ceux que vous auriez pensé; ce seront vos propres compatriotes canadiens-français.
Un long asservissement politique puis national, nous a pliés, habitués à la servitude,
a fait de nous une nationalité hésitante, pusillanime. Avant d'avoir le simple courage
d'accepter son avenir, notre peuple a besoin d'une rééducation politique et nationale.
Lionel Groulx
Il y a une question fondamentale à
éclaircir aux Québec
Nous avons vécu deux référendums aux
Québec sur la question dite «Nationale». Nous en connaissons les résultats.
Mais avons-nous posé la bonne
question?
Avant de décider si nous voulons, en tant
que peuple, vivre dans un pays et de s'associer avec un autre pays et établir tous les
modalités de cette association, il me semble qu'une question «pré-requis» doit être
abordé. Souvenez-vous...
Le Canada anglais doit
comprendre dune façon très claire que, quoi
quon dise et quoi quon fasse, le Québec est
aujourdhui et pour toujours, une société
distincte, libre et capable dassumer son destin et
son développement.
- Robert Bourassa, premier ministre du Québec - 1990
Si, un troisième référendum
devait avoir lieu, devrait-il porter sur la notion de peuple?
En conséquence, je vous pose une
deuxième question:
Le Québec forme-t-il
un peuple?
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