Ré
Do#m
Moi, mes amours d'antan c'était de la
grisette,
Mim
Fa#7
Margot, la blanche caille, et Fanchon, la
cousette...
Mi7
La La7
Pas la moindre noblesse, excusez-moi du
peu,
Ré
Do#m
C'étaient, me direz-vous, de grâces
roturières,
Mim
Fa#7
Des nymphes de ruisseau, des Vénus de
barrière...
Mi7
La La7
Mon prince, on a les dames du temps jadis qu'on
peut...
Car le cœur à vingt ans se pose où l'œil se pose,
Le premier
cotillon venu vous en impose,
La plus humble bergère est un morceau de
roi.
ça manquait de marquise,
on connut la soubrette,
Faute de fleur de lys on eut la pâquerette,
Au
printemps Cupidon fait flèche de tout bois...
On rencontrait la belle aux Puces, le dimanche :
"Je te plais, tu
me plais..." et c'était dans la manche,
Et les grands sentiments n'étaient
pas de rigueur."
Je te plais, tu me plais, viens donc beau militaire.
Dans
un train de banlieue on partait pour Cythère,
On n'était pas tenu même
d'apporter son cœur...
Mimi, de prime abord, payait guère de mine,
Chez son fourreur
sans doute on ignorait l'hermine,
Son habit sortait point de l'atelier d'un
dieu...
Mais quand, par-dessus le moulin de la Galette,
Elle jetait pour
vous sa parure simplette,
C'est Psychée toute entière qui vous sautait aux
yeux.
Au second rendez-vous y' avait parfois personne,
Elle avait fait
faux bond, la petite amazone,
Mais l'on ne courait pas se pendre pour
autant...
La marguerite commencée avec Suzette,
On finissait de
l'effeuiller avec Lisette
Et l'amour y trouvait quand même son content.
C'étaient, me direz-vous, des grâces roturières,
Des nymphes de
ruisseau, des Vénus de barrière,
Mais c'étaient mes amours, excusez-moi du
peu,
Des Manon, des Mimi, des Suzon, des Lisette,
Margot la blanche
caille, et Fanchon, la cousette,
Mon prince, on a les dames du temps jadis
qu'on peut...
LES AMOUREUX DES BANCS PUBLICS
Sim
Fa#7
Les gens qui voient de travers Pensent que les bancs verts Qu'on
voit sur les trottoirs
Sim
Sont faits pour les impotents ou les
ventripotents
Lam
Mi7
Mais c'est une absurdité Car, à la vérité Ils sont là, c'est
notoire
La7
Ré
Pour accueillir quelques temps les amours débutants
Mim
Sim
La#dim Sim
Les
amoureux qui s'bécotent sur les bancs publics, Bancs publics, bancs
publics
Do
Sol
Ré7
Sol
En s'foutant pas mal du r'gard oblique, Des passants
honnêtes
Mim
Sim
La#dim Sim
Les
amoureux qui s'bécotent sur les bancs publics, Bancs publics, bancs
publics
Do
Sol
Ré7
Sol
En s'disant des " je t'aime " pathétiques, Ont des p'tites gueules bien
sympathiques
Ils se tiennent par la main, Parlent du lendemain, Du papier bleu
d'azur
Que revêtiront les murs de leur chambre à coucher
Ils se
voient déjà douc'ment, Elle cousant, lui fumant, Dans un bien-être sûr
Et
choisissent les prénoms de leur premier bébé...
Refrain
Quand la sainte famille Machin, Croise sur son chemin, Deux de ces
malappris
Elle leur décroche hardiment des propos
venimeux
N'empêche que toute la famille, Le père, la mère, la fille, le
fils, le saint-esprit
Voudrait bien de temps en temps, Pouvoir
s'conduire comme eux.
Refrain
Quand les mois auront passé, Quand seront apaisés, Leur beaux rêves
flambants
Quand leur ciel se couvrira de gros nuages
lourds
Ils s'apercevront émus, Qu'c'est au hasard des rues, Sur un
d'ces fameux bancs
Qu'ils ont vécu le meilleur morceau de leur
amour
Refrain x 2
Intro : Ré Ré#dim Mim7 La7 (2 fois) Ré Ré#dim
Mim7
La7
Ré
Ré7
Quand j'ai couru chanter ma p'tite chanson pour Marinette, La belle, la
traîtresse était allée à l'opéra
Sol
La7
Ré
Si7
Mim
La7
Ré
Avec ma p'tite chanson, j'avais l'air d'un con, ma mère, Avec ma p'tite
chanson, j'avais l'air d'un con
Ré#dim Mim7 La7 Ré Ré#dim Mim
Quand j'ai couru porter mon pot d'moutarde à Marinette, La belle, la
traîtresse avait déjà fini d'dîner
Avec mon petit pot, j'avais l'air
d'un con, ma mère, Avec mon petit pot, j'avais l'air d'un con
Quand j'offris pour étrenne une bicyclette à Marinette, La belle, la
traîtresse avait acheté une auto
Avec mon p'tit vélo, j'avais l'air d'un con,
ma mère, Avec mon p'tit vélo, j'avais l'air d'un con
Quand j'ai couru tout chose au rendez-vous de Marinette, La belle disait:
"J't'adore" à un sale type qui l'embrassait
Avec mon bouquet d'fleurs,
j'avais l'air d'un con, ma mère, Avec mon bouquet d'fleurs, j'avais l'air d'un
con
Quand j'ai couru brûler la p'tite cervelle à Marinette, La belle était déjà
morte d'un rhume mal placé
Avec mon revolver, j'avais l'air d'un con,
ma mère, Avec mon revolver, j'avais l'air d'un con
Quand j'ai couru lugubre à l'enterrement de Marinette, La belle, la
traîtresse était déjà ressuscitée
Avec ma p'tite couronne, j'avais
l'air d'un con, ma mère, Avec ma p'tite couronne, j'avais l'air d'un con
Fa
Do#
Tonton Nestor, Vous eûtes tort, Je vous le dis tout
net.
Rém
La7
Vous avez mis La zizanie Aux noces de
Jeannette.
Sib
La7
Rém
Sol7
Je vous l'avoue, Tonton, vous vous, Comportâtes comme
un
Do7
La5+
Mufle achevé, Rustre fieffé, Un homme du commun.
Quand la fiancée, Les yeux baissés, Des larmes pleins les
cils,
S'apprêtait à Dire " Oui da ! ", A l'officier civil,
Qu'est-c' qui
vous prit, Vieux malappris, D'aller, sans retenue,
Faire un pinçon, Cruel en
son, Éminence charnue ?
Se retournant, Incontinent, Elle souffleta, flic-flac !
L' garçon
d'honneur, Qui, par bonheur, Avait une tête à claque,
Mais au lieu du " Oui "
attendu, Elle s'écria : " Maman "
Et l' maire lui dit : " Non, mon petit, Ce
n'est pas le moment. "
Fa
Mib7
Lab
Mi
Quand la fiancée, Les yeux baissés, D'une voix
solennelle
Fam
Do7
S'apprêtait à Dire " Oui da ! ", Par-devant
l'Éternel,
Ré
Do7
Fam Sib7
Voilà me chef, Que,
derechef, Vous osâtes
porter
Mib7
Sol5+
Votre fichue, Patte crochue, Sur sa rotondité.
Se retournant, Incontinent, Elle moucha le nez
D'un enfant
d'chœur, Qui, par bonheur, Était enchifrené,
Mais au lieu du " Oui " attendu,
De sa pauvre voix lasse,
Au tonsuré, Désemparé, Elle a dit " Merde ", hélas
!
Quoiqu'elle usât, Qu'elle abusât, Du droit d'être fessue,
En la
pinçant, Mauvais plaisant, Vous nous avez déçus.
Aussi, ma foi, La prochaine
fois, Qu'on mariera
Jeannette,
Lab
On s' pass'ra d'vous. Tonton, je vous, Je vous le dit tout net.
Do
Do7
Fa
Fam
Mi Mi7
Ainsi, mon cher, tu t'en reviens, Du pays dont
je me souviens, Comme d'un
rêve,
Lam
Ré7 Sol7 Do Do7
De ces
beaux lieux où l'oranger, Naquit pour nous dédommager, Du péché d'Ève.
Fa Do
Sol7 Do Do7 Fa Do Sol7 Do
Tu l'as vu, ce fantôme altier, Qui jadis eut le monde entier, Sous son
empire.
César dans sa pourpre est tombé ; Dans un petit manteau d'abbé, Sa
veuve expire.
Tu t'es bercé sur ce flot pur, Où Naples enchâsse dans l'azur, Sa
mosaïque,
Oreiller des lazzaroni, Où sont nés le macaroni, Et la musique.
Qu'il soit rusé, simple ou moqueur, N'est-ce pas qu'il nous laisse au cœur,
Un charme étrange,
Ce peuple ami de la gaieté, Qui donnerait gloire et
beauté, Pour une orange ?
Ischia ! c'est là qu'on a des yeux, C'est là qu'un corsage amoureux, Serre la
hanche.
Sur un bas rouge bien tiré, Brille, sous le jupon doré, La mule
blanche.
Pauvre Ischia ! bien des gens n'ont vu, Tes jeunes filles que pied nu, Dans
la poussière.
On les endimanche à prix d'or ; Mais ton pur soleil brille
encor, Sur leur misère.
Quoi qu'il en soit, il est certain, Que l'on ne parle pas latin, Dans les
Abruzzes,
Et que jamais un postillon, N'y sera l'enfant d'Apollon, Ni des
neuf Muses.
Toits superbes ! Froids monuments ! Linceul d'or sur des ossements ! Ci-gît
Venise.
Là mon pauvre cœur est resté. S'il doit m'en être rapporté, Dieu le
conduise !
Mais de quoi vais-je ici parler ? Que ferait l'homme désolé, Quand toi, cher
frère,
Ces lieux où j'ai failli mourir, Tu t'en viens de les parcourir, Pour
te distraire ?
Frère, ne t'en va plus si loin. D'un peu d'aide j'ai grand besoin, Quoi qu'il
m'advienne.
Je ne sais où va mon chemin, Mais je marche mieux quand ta main,
Serre la mienne.
Sim
Mim Fa#7
Sim
La7 Ré
C'est pas seulement à Paris, Que
le crime
fleurit
Sim
Ré
Do#
Sim
Nous, au village, aussi, l'on a, De beaux
assassinats
Sim
Ré
Do#
Sim Fa#m Sim
Nous, au village, aussi, l'on a, De beaux assassinats
Il avait la tête chenue, Et le cœur ingénu
Il eut un retour de printemps,
Pour une de vingt ans
Il eut un retour de printemps, Pour une de vingt ans
Mais la chair fraîche, la tendre chair, Mon vieux, ça coûte cher
Au bout
de cinq à six baisers, Son or fut épuisé
Au bout de cinq à six baisers, Son
or fut épuisé
Quand sa menotte elle a tendue, Triste, il a répondu
Qu'il était pauvre
comme Job, Elle a remis sa robe
Qu'il était pauvre comme Job, Elle a remis sa
robe
Elle alla quérir son coquin, Qu'avait l'appât du gain
Sont revenus chez le
grigou, Faire un bien mauvais coup
Sont revenus chez le grigou, Faire un bien
mauvais coup
Et pendant qu'il le lui tenait, Elle l'assassinait
On dit que, quand il
expira, La langue elle lui montra
On dit que, quand il expira, La langue elle
lui montra
Mirent tout sens dessus dessous, Trouvèrent pas un sou
Mais des lettres de
créanciers, Mais des saisies d'huissiers
Mais des lettres de créanciers, Mais
des saisies d'huissiers
Alors, prise d'un vrai remords, Elle eut chagrin du mort
Et, sur lui,
tombant à genoux, Elle dit : " Pardonne-nous ! "
Et, sur lui, tombant à
genoux, Elle dit : " Pardonne-nous ! "
Quand les gendarmes sont arrivés, En pleurs ils l'ont trouvée
C'est une
larme au fond des yeux, Qui lui valut les cieux
C'est une larme au fond des
yeux, Qui lui valut les cieux
Et le matin qu'on la pendit, Elle fut en paradis
Certains dévots, depuis
ce temps, Sont un peu mécontents
Certains dévots, depuis ce temps, Sont un
peu mécontents
C'est pas seulement à Paris, Que le crime fleurit
Nous, au village, aussi,
l'on a, De beaux assassinats
Nous, au village, aussi, l'on a, De beaux
assassinats
Sol7 Do Lam7 Ré
Sol7 Do Lam7 Ré
C'était, dans la
nuit brune, Sur un clocher jauni,
Mi7 Lam Lam7
Ré7
Sol7 Do
La
lune,
Comme un point sur un "i".
Sol7 Do Lam7 Ré
Sol7 Do Lam7 Ré
Lune, quel esprit
sombre, Promène au bout d'un fil,
Mi7 Lam Lam7
Ré7
Sol7 Do
Dans
l'ombre, Ta face et ton profil ?
Do7 Fa Rém7 Sol7
Do7 Fa Rém7 Sol7
Es-tu
l'œil du ciel borgne ? Quel chérubin cafard
La7 Rém Rém7
Sol7
Do7 Fa
Nous
lorgne, Sous ton masque blafard ?
Do7 Fa Rém7 Sol7
Do7 Fa Rém7 Sol7
Est-ce
un ver qui te ronge, Quand ton disque noirci
La7 Rém Rém7
Sol7 Do7 Fa
Sol7
S'allonge,
En croissant rétréci ?
Sol7 Do Lam7 Ré
Sol7 Do Lam7 Ré
Es-tu, je t'en
soupçonne, Le vieux cadran de fer
Mi7 Lam Lam7
Ré7
Sol7 Do
Qui
sonne, L'heure aux damnés d'enfer ?
Sol7 Do Lam7 Ré
Sol7 Do Lam7 Ré
Sur ton front qui
voyage, Ce soir ont-ils compté
Mi7 Lam Lam7
Ré7
Sol7 Do
Quel âge,
A leur éternité ?
Do7 Fa Rém7 Sol7
Do7 Fa Rém7 Sol7
Qui
t'avait éborgnée, L'autre nuit ? T'étais-tu
La7 Rém Rém7
Sol7
Do7 Fa
Cognée, Contre
un arbre pointu ?
Do7 Fa Rém7 Sol7
Do7 Fa Rém7 Sol7
Car tu
vins, pâle et morne, Coller sur mes carreaux
La7 Rém Rém7
Sol7
Do7 Fa Sol7
Ta corne, A
travers les barreaux.
Sol7 Do Lam7 Ré
Sol7 Do Lam7 Ré
Lune, en notre
mémoire, De tes belles amours
Mi7 Lam Lam7
Ré7
Sol7
Do
L'histoire, T'embellira toujours.
Sol7 Do Lam7 Ré
Sol7 Do Lam7 Ré
Et toujours
rajeunie, Tu seras du passant
Mi7 Lam Lam7
Ré7
Sol7 Do
Bénie,
Pleine lune ou croissant.
Do7 Fa Rém7 Sol7
Do7 Fa Rém7 Sol7
Et
qu'il vente ou qu'il neige, Moi-même, chaque soir,
La7 Rém Rém7
Sol7
Do7 Fa
Que fais-je,
Venant ici m'asseoir ?
Do7 Fa Rém7 Sol7
Do7 Fa Rém7 Sol7
Je
viens voir à la brune, Sur le clocher jauni
La7 Rém Rém7
Sol7
Do7 Fa Sol7
La lune,
Comme un point sur un "i".
Do
Lam7 Ré Sol7 Do Lam7 Ré
Je viens voir à la
brune, Sur le clocher jauni,
Mi7 Lam Lam7
Ré7
Sol7 Do Fa
Do
La
lune,
Comme un point sur un "i".
Sim
Fa#m
Sim
La7
Ré Fa#7
Un champ de blé prenait racine, Sous la coiffe de
Bécassine,
Sim
Fa#m
Sim
La7
Ré Si7
Ceux qui cherchaient la toison d'or, Ailleurs
avaient bigrement
tort.
Mim
Tous les seigneurs du voisinage, Les gros bonnets, grands
personnages,
La7
Ré Sim
Sol
Mi
Rêvaient de joindre à leur blason, Une boucle de sa
toison.
Fa#
Sim La7
Ré
Fa#m Sim
Fa#m
Un champ de blé prenait racine, Sous la coiffe de Bécassine.
C'est une espèce de robin, N'ayant pas l'ombre d'un lopin,
Qu'elle laissa
pendre, vainqueur, Au bout de ses accroche-cœurs.
C'est une sorte de manant,
Un amoureux du tout-venant
Qui pourra chanter la chanson, Des blés d'or en
toute saison
Et jusqu'à l'heure du trépas, Si le diable s'en mêle pas.
Au fond des yeux de Bécassine, Deux pervenches prenaient racine,
Si belles
que Sémiramis, Ne s'en est jamais bien remise.
Et les grands noms à
majuscules, Les Cupidons à particules
Auraient cédé tous leurs acquêts, En
échange de ce bouquet.
Au fond des yeux de Bécassine, Deux pervenches
prenaient racine.
C'est une espèce de gredin, N'ayant pas l'ombre d'un jardin,
Un soupirant
de rien du tout, Qui lui fit faire les yeux doux.
C'est une sorte de manant,
Un amoureux du tout-venant
Qui pourra chanter la chanson, Des fleurs bleues
en toute saison
Et jusqu'à l'heure du trépas, Si le diable s'en mêle pas.
A sa bouche, deux belles guignes, Deux cerises tout à fait dignes,
Tout à
fait dignes du panier, De madame de Sévigné.
Les hobereaux, les gentillâtres,
Tombés tous fous d'elle, idolâtres,
Auraient bien mis leur bourse à plat,
Pour s'offrir ces deux guignes-là,
Tout à fait dignes du panier, De madame de
Sévigné.
C'est une espèce d'étranger, N'ayant pas l'ombre d'un verger,
Qui fit
s'ouvrir, qui étrenna, Ses jolies lèvres incarnat.
C'est une sorte de manant,
Un amoureux du tout-venant
Qui pourra chanter la chanson, Du temps des
cerises en toute saison
Et jusqu'à l'heure du trépas, Si le diable s'en mêle
pas.
C'est une sorte de manant, Un amoureux du tout-venant
Qui pourra chanter
la chanson, Du temps des cerises en toute saison
Et jusqu'à l'heure du
trépas, Si le diable s'en mêle pas.
Do
Fa
Do
Fa Do Sol7
Malgré
la bise qui mord, La pauvre vieille de
somme
Do
Ré7 Sol7
Do
Lam Ré7 Sol7
Va ramasser du bois mort, Pour chauffer
Bonhomme
Do7
Fa Do7 Fa
Do Lam Ré7 Do
Bonhomme qui va
mourir, De mort naturelle
Mélancolique, elle va, A travers la forêt blême
Où jadis elle rêva, De
celui qu'elle aime
Qu'elle aime et qui va mourir, De mort naturelle
Rien n'arrêtera le cours, De la vieille qui moissonne
Le bois mort de ses
doigts gourds, Ni rien ni personne
Car Bonhomme va mourir, De mort
naturelle
Non, rien ne l'arrêtera, Ni cette voix de malheur
Qui dit : " Quand tu
rentreras, Chez toi, tout à l'heure
Bonhomme sera déjà mort, De mort
naturelle "
Ni cette autre et sombre voix, Montant du plus profond d'elle
Lui rappeler
que, parfois, Il fut infidèle
Car Bonhomme, il va mourir, De mort
naturelle
La
Fa#m
Do#7
Ré
Mim Fa#7 Sim Fa#m Mi7
La Mi5+
Ayant avecques lui toujours fait bon ménage,
J'eusse aimé célébrer sans être
inconvenant
La
Fa#m Do#7
Ré
Mim Fa#7
Sim Fa#m Mi7 La
Tendre corps féminin ton plus bel apanage,
Que tous ceux qui l'ont vu disent hallucinant.
C'eût été mon ultime chant mon chant du cygne, Mon dernier billet doux mon
message d'adieu
Or malheureusement les mots qui le désignent, Le disputent à
l'exécrable à l'odieux.
C'est la grande pitié de la langue française, C'est son talon d'Achille et
c'est son déshonneur
De n'offrir que des mots entachés de bassesse, A cette
incomparable instrument de bonheur.
Alors que tant de fleurs ont des noms poétiques, Tendre corps féminin c'est
fort malencontreux
Que la fleur la plus douce la plus érotique, Et la plus
enivrante en ait de plus scabreux.
Mais le pire de tous est un petit vocable, De trois lettres pas plus familier
coutumier
Il est inexplicable il est irrévocable, Honte à celui-là qui
l'employa le premier
Honte à celui-là qui par dépit par gageure, Dota de même terme en son fiel
venimeux
Ce grand ami de l'homme et la cinglante injure, Celui-là c'est
probable en était un fameux.
Misogyne à coup sûr asexué sans doute, Au charmes de Vénus absolument
rétif
Était ce bougre qui toute honte bue toute, Fit ce rapprochement
d'ailleurs intempestif.
La male peste soit de cette homonymie, C'est injuste madame et c'est
désobligeant
Que ce morceau de roi de votre anatomie, Porte le même nom
qu'une foule de gens.
Fasse le ciel qu'un jour, dans un trait de génie, Un poète inspiré que Pégase
soutient
Donne en effaçant d'un coup des siècles d'avanie, A cette vraie
merveille un joli nom chrétien
En attendant madame il semblerait dommage, Et vos adorateurs en seraient tous
peinés
Do#7
D'aller perdre de vue que pour lui rendre hommage, Il est d'autres
moyens et que je les connais
Fa#m
Mi7 La
Et que je les connais.
Ré
La7
" Je me fais vieux, j'ai soixante ans, J'ai travaillé toute ma
vie
Ré
La7
Sans avoir, durant tout ce temps, Pu satisfaire mon
envie.
Si7
Mim La5+ Ré
Je vois bien qu'il n'est ici-bas, De bonheur complet pour
personne.
Si7
Mim La5+ Ré
Mon vœu ne s'accomplira pas : Je n'ai jamais vu Carcassonne ! "
" On voit la ville de la-haut, Derrière les montagnes bleues;
Mais, pour y
parvenir, il faut, Il faut faire cinq grandes lieues,
En faire autant pour
revenir ! Ah ! si la vendange était bonne !
Le raisin ne veut pas jaunir, Je
ne verrai pas Carcassonne ! "
" On dit qu'on y voit tous les jours, Ni plus ni moins que les
dimanches,
Des gens s'en aller sur le cours, En habits neufs, en robes
blanches.
On dit qu'on y voit des châteaux, Grands comme ceux de
Babylone,
Un évêque et deux généraux ! Je ne connais pas Carcassonne ! "
" Le vicaire a cent fois raison : C'est des imprudents que nous sommes.
Il
disait dans son oraison, Que l'ambition perd les hommes.
Si je pouvais
trouver pourtant, Deux jours sur la fin de l'automne...
Mon Dieu ! que je
mourrais content, Après avoir vu Carcassonne ! "
" Mon Dieu ! Mon Dieu ! pardonnez-moi, Si ma prière vous offense ;
On voit
toujours plus haut que soi, En vieillesse comme en enfance.
Ma femme, avec
mon fils Aignan, A voyagé jusqu'à Narbonne ;
Mon filleul a vu Perpignan, Et
je n'ai pas vu Carcassonne ! "
Ainsi chantait, près de Limoux, Un paysan courbé par l'âge.
Je lui dis :
"Ami, levez-vous ; Nous allons faire le voyage."
Nous partîmes le lendemain ;
Mais, que le bon Dieu lui pardonne !
Il mourut à moitié chemin : Il n'a
jamais vu Carcassonne !
CE N'EST PAS TOUT D'ÊTRE MON PÈRE
Ré
La7
Ré
La7
Du fait qu'un couple de fieffés, Minables a pris le
café
Ré
La7
Sol
Ré Sol
Ré
Du pauvre, on naît et nous voilà, Contraints d'estimer ces
gens-là.
Ré
La7
Ré
La7
Parce qu'un minus de cinq à sept, Chevauche une pauvre
mazette
Ré
La7 Sol
Ré
Sol Ré
Qui resta froide,
sortit du, Néant un qui n'aurait pas dû.
Mim Mi#dim Ré
Si7
Mim La7 Ré Si7
Ce n'est pas tout d'être
mon père, Il faut aussi me plaire.
Mim Mi#dim
Ré
Si7
Mim La7 Ré
Être mon fils ce n'est pas tout, Il faut me
plaire itou.
Mim Mi#dim Ré
Si7
Mim La7 Ré Si7
Trouver son
père sympathique, C'est pas automatique.
Mim Mi#dim
Ré
Si7
Mim La7 Ré
Avoir un fils qui nous agrée,
Ce n'est pas assuré.
Quand on s'avise de venir, Sur terre, il faut se
prémunir
Contre la tentation facile, D'être un rejeton d'imbécile.
Ne pas
mettre au monde un connard, C'est malcommode et c'est un art
Que ne pratique
pas souvent, La majorité des vivants.
Ce n'est pas tout d'être mon père, Il
faut aussi me plaire.
Être mon fils ce n'est pas tout, Il faut me plaire
itou.
Trouver son père sympathique, C'est pas automatique.
Avoir un fils
qui nous agrée, Ce n'est pas assuré.
L'enfant naturel, l'orphelin, Est malheureux et je le
plains,
Mais, du moins, il n'est pas tenu, Au respect d'un père
inconnu.
Jésus, lui, fut plus avisé, Et plutôt que de s'exposer
A prendre
un crétin pour papa, Il aima mieux n'en avoir pas.
Ce n'est pas tout d'être
mon père, Il faut aussi me plaire.
Être mon fils ce n'est pas tout, Il faut
me plaire itou.
Trouver son père sympathique, C'est pas automatique.
Avoir
un fils qui nous agrée, Ce n'est pas assuré.
C'est pas un compte personnel, Que je règle ; mon
paternel,
Brave vieux, me plaisait beaucoup, Était tout à fait à mon
goût.
Quant à moi qui, malgré des tas, De galipettes de fada,
N'ai point
engendré de petits, J' n'ai pas pu faire d'abrutis.
Ce n'est pas tout d'être
mon père, Il faut aussi me plaire.
Être mon fils ce n'est pas tout, Il faut
me plaire itou.
Trouver son père sympathique, C'est pas automatique.
Avoir
un fils qui nous agrée, Ce n'est pas assuré.
Sib
Fa7
Sib
Tant qu'elle a besoin du matou, Ma chatte est tendre comme
tout,
Sib
Fa7
Sib
Quand elle est comblée, aussitôt, Elle griffe, elle mord, elle fait
l'gros dos.
Refrain
:
Sol7
Fa La
La7
Sib
Quand vous ne nous les caressez, Pas, chéries, vous nous les
cassez.
Fa
Do7 Fa
Sol7
Do7
Oubliez-les, si faire se peut, Qu'elles se
reposent.
Do
Fa
La
La7
Sib
Quand vous nous les dorlotez pas, Vous nous les passez à
tabac.
Fa
Dom
Ré7
Oubliez-les, si faire se peut, Qu'elles se reposent un
peu,
Sol7 Do7 Fa7
Qu'elles se reposent.
Enamourée, ma femme est douce, Mes amis vous le diront
tous.
Après l'étreinte, en moins de deux, Ell' r'devient un bâton merdeux.
Refrain
Dans l'alcôve, on est bien reçus, Par la voisine du dessus.
Une
fois son désir assouvi, Ingrate, elle nous les crucifie.
Refrain
Quand elle passe en revue les zouaves, Ma sœur est câline et
suave.
Dès que s'achève l'examen, Gare à qui tombe sous sa main.
Refrain
Si tout le monde en ma maison, Reste au lit plus que de
raison,
C'est pas qu'on soit lubriques, c'est qu'il, Y a guère que là qu'on
est tranquille.
Si
Mi
Fa#7
Si Do#7 Fa#7
Pam
pam pam pam pam pam pam pam pam pam pam pam
pam
Si
Mi
Fa#7
Si Do#7 Fa#7
Si
Pam pam pam pam pam pam pam pam pam pam pam pam pam
Si
Mi
Fa#7
Si Do#7 Fa#7
Léandre le sot,
Pierrot qui d'un saut, De
puce
Si
Mi
Fa#7
Si Do#7 Fa#7 Si
Franchit le buisson,
Cassandre sous son, Capuce,
Si
Mi Fa#7
Si Do#7 Fa#7
Arlequin aussi,
Cet aigrefin si,
Fantasque,
Si
Mi
Fa#7 Si Do#7
Fa#7 Si
Aux costumes fous, Les yeux luisant sous, Le masque,
Ré#m
La#
Ré#m La# Sol#
Do, mi, sol, mi, fa, Tout ce
monde va, Rit, chante
Do#m
Sol#
Do#7 Fa#7
Et danse devant, Une frêle enfant,
Méchante
Si
Mi
Fa#7
Si Do#7
Fa#7
Dont les yeux pervers, Comme les yeux verts, Des
chattes
Si
Mi
Fa#7
Si Do#7 Fa#7 Si La
Gardent ses appas, Et disent : "A bas Les pattes !"
Ré Sol La Ré Sim Mi7 La
Ré Sol La Ré Fa# Fa#7
Si
Mi
Fa#7 Si Do#7
Fa#7
L'implacable enfant, Preste et relevant, Ses
jupes,
Si
Mi
Fa#7
Si Do#7 Fa#7
Si
La rose au chapeau, Conduit son troupeau, De dupes !
Sol
Sol7
Do
Sol7
Do
Hé ! donne moi ta bouche, hé ! ma jolie fraise ! L'aube a mis des fraises
plein notre
horizon
Sib
La
Ré7/9
Do
Sol
Do
Garde tes dindons, moi mes porcs, Thérèse, Ne r'pousse pas du pied mes
p'tits
cochons
Fa
Do
Sol7
Do
Fa
Do
Ré7 Sol7
Va, comme hier ! Comme hier !
Comme hier ! Si tu ne m'aimes point, c'est moi qui
t'aim'rons
Fa
La7
Rém
Sol7 Do
L'un tient le couteau,
l'autre la cuiller, La vie, c'est toujours les mêmes chansons
Pour sauter l'gros sourceau de pierre en pierre, Comme tous les jours mes
bras t'enlèv'ront
Nos dindes, nos truies nous suivront légères, Ne r'pousse
pas du pied mes p'tits cochons
Va, comme hier ! Comme hier ! Comme hier ! Si
tu ne m'aimes point, c'est moi qui t'aim'rons
La vie, c'est toujours amour et
misère, La vie, c'est toujours les mêmes chansons
J'ai tant de respect pour ton cœur, Thérèse, Et pour tes dindons, quand nous
nous aimons
Quand nous nous fâchons, hé ! Ma jolie fraise, Ne r'pousse pas du
pied mes p'tits cochons
Va, comme hier ! Comme hier ! Comme hier ! Si tu ne
m'aimes point, c'est moi qui t'aim'rons
L'un tient le couteau, l'autre la
cuiller, La vie, c'est toujours la même chansons
Lam
Rém
Lam Do Ré Mi7
Il y a péril en la demeure, Depuis que les femmes de bonnes
mœurs, Ces trouble-fête,
Lam
Ré
Rém Mi7 Rém Fa Mi7
Lam
Jalouses de Manon Lescaut, Viennent débiter leurs gigots, A la sauvette.
Elles ôtent le bonhomme de dessus, La brave horizontale déçue,
Elles prennent sa place.
De la bouche au pauvre tapin, Elles retirent le
morceau de pain, C'est dégueulasse.
En vérité, je vous le dis, Il y en a plus qu'en Normandie, Il y a
de pommes.
Sainte-Mad'leine, protégez-nous, Le métier de femme ne nou-, Rrit
plus son homme.
Y a ces gamines de malheur, Ces gosses qui, tout en suçant leur,
Pouce de fillette,
Se livrent au détournement, De majeur et, vénalement,
Troussent leur layette.
Y a ces rombières de qualité, Ces punaises de salon de thé, Qui se
prosternent,
Qui, pour redorer leur blason, Viennent accrocher leur vison, A
la lanterne.
Y a ces p'tites bourgeoises faux culs, Qui, d'accord avec leur
cocu, Clerc de notaire,
Au prix de gros vendent leur corps, Leurs charmes qui
fleurent encor, La pomme de terre.
Lors, délaissant la fille de joie, Le client peut faire son choix,
Tout à sa guise,
Et se payer beaucoup moins cher, Des collégiennes, des
ménagères, Et des marquises.
Ajoutez à ça qu'aujourd'hui, La manie de l'acte gratuit, Se
développe,
Que des créatures se font cul-, buter à l'œil et sans calcul. Ah !
Les salopes !
Elles ôtent le bonhomme de dessus, La brave horizontale déçue,
Elles prennent sa place.
De la bouche au pauvre tapin, Elles retirent le
morceau de pain, C'est dégueulasse.
La
Ré
La
Fa#m Sim Mi La
Il avait nom corne d'Aurochs, au gué,
au gué, Tout l'monde peut pas s'app'ler Durand, au gué, au
gué
Ré
La
Fa#m Sim Mi La
Il avait nom corne d'Aurochs, au gué,
au gué, Tout l'monde peut pas s'app'ler Durand, au gué, au gué
Mi7
La
Mi7
En le regardant avec un œil de poète, On aurait pu croire à son frontal
de prophète
La
Mi7
Qu'il avait les grandes eaux de Versailles dans la tête, Corne
d'Aurochs
La
Ré
La
Fa#m Sim Mi La
Mais que le bon dieu lui pardonne, au
gué, au gué, C'étaient celles du robinet, au gué, au
gué
Ré
La
Fa#m Sim Mi La
Mais que le bon dieu lui pardonne, au
gué, au gué, C'étaient celles du robinet, au gué, au gué
( On aurait pu croire en l'voyant penché sur l'onde, Qu'il se plongeait dans
des méditations profondes
Sur l'aspect fugitif des choses de se monde, Corne
d'Aurochs
C'étaient hélas pour s'assurer, au gué, au gué, Qu' le vent
n'l'avait pas décoiffé, au gué, au gué
C'étaient hélas pour s'assurer, au
gué, au gué, Qu' le vent n'l'avait pas décoiffé, au gué, au gué )
La#7dim
Mi7
La
La#7dim Mi7
Il proclamait à son de trompe à tous les carrefours : " Il n'y a
qu'les imbéciles qui sachent bien faire l'amour
La
Mi7
La virtuosité c'est une affaire de balourds! ", Corne
d'Aurochs
La
Ré
La
Fa#m Sim Mi La
Il potassait à la chandelle, au gué,
au gué, Des traités de maintien sexuel, au gué, au
gué
Ré
La
Fa#m Sim Mi La Sol Do
Et sur les femmes nues des
musées, au gué, au gué, Faisait l'brouillon de ses baisers, au gué, au gué
Fa
Do
Lam Rém Sol7 Do
Et bientôt petit à petit, au gué, au gué, On a
tout su, tout su de lui, au gué, au gué
Sol7
On a su qu'il était enfant
de la Patrie, Qu'il était incapable de risquer sa vie
Pour cueillir un
myosotis à une fille, Corne
d'Aurochs
Do
Fa
Do
Lam Rém Sol7 Do
Qu'il avait un p'tit cousin, au gué,
au gué, Haut placé chez les argousins, au gué, au
gué
Fa
Do
Lam Rém Sol7 Do
Et que les jours de pénurie, au gué,
au gué, Il prenait ses repas chez lui, au gué, au gué
C'est même en revenant d'chez cet antipathique, Qu'il tomba victime d'une
indigestion critique
Et refusa l'secours de la thérapeutique, Corne
d'Aurochs
Parce que c'était un Allemand, au gué, au gué, Qu'on devait le
médicament, au gué, au gué
Parce que c'était un Allemand, au gué, au gué,
Qu'on devait le médicament, au gué, au gué
Il rendit comme il put son âme machinale, Et sa vie n'ayant pas été
originale
L'Etat lui fit des funérailles nationales, Corne d'Aurochs
Alors
sa veuve en gémissant, au gué, au gué, Coucha-z-avec son remplaçant, au gué, au
gué
Alors sa veuve en gémissant, au gué, au gué, Coucha-z-avec son
remplaçant, au gué, au gué
Si
Fa#7 Si Do#m
Si Do#m Si
Fa#7
Au ciel de qui se moque-t-on ? Était-ce utile qu'un
orage
Si
Fa#7 Si
Do#m
Si
Fa#7 Si
Vînt au pays de Jeanneton, Mettre à mal son beau pâturage
?
Do#m
Si
Do#m Fa#7
Pour ses brebis, pour ses moutons, Plus une plante
fourragère,
Do#m
Si
Fa#7 Si
Rien d'épargné que le chardon ! Dieu, s'il existe, il
exagère,
Fa#7
Si
Il exagère.
Et là-dessus, méchant, glouton, Et pas pour un sou bucolique,
Vers le
troupeau de Jeanneton, Le loup sortant du bois rapplique.
Sans laisser même
un rogaton, Tout il croque, tout il digère.
Au ciel de qui se moque-t-on ?
Dieu, s'il existe, il exagère,
Il exagère.
Et là-dessus le Corydon, Le promis de la pastourelle,
Laquelle allait au
grand pardon, Rêver d'amours intemporelles,
- Au ciel de qui se moque-t-on ?
Suivit la cuisse plus légère
Et plus belle d'une goton. Dieu, s'il existe, il
exagère,
Il exagère.
Adieu les prairies, les moutons, Et les beaux jours de la bergère.
Au ciel
de qui se moque-t-on ? Ferait-on de folles enchères ?
Quand il grêle sur le
persil, C'est bête et méchant, je suggère
Qu'on en parle au prochain concile.
Dieu, s'il existe, il exagère,
Il exagère.
Sim
Fa#7
Sim
Fa#7
Sim
Fa#7
Sim
Fa#7
Gloire à qui freine à mort, de peur d'écrabouiller, Le hérisson perdu,
le crapaud fourvoyé,
Sol
Fa#7
Sol
Fa#7
Ré
Fa#7
Sim
Et gloire à don Juan, d'avoir un jour souri, A celle à qui les autres
n'attachaient aucun prix
!
Mi Fa#7 Sim Mim Fa#7
Sim
Cette fille est trop vilaine, il me la faut
Gloire au flic qui barrait le passage aux autos, Pour laisser traverser les
chats de Léautaud !
Et gloire à don Juan d'avoir pris rendez-vous, Avec la
délaissée, que l'amour désavoue
Cette fille est trop vilaine, il me la faut
Gloire au premier venu qui passe et qui se tait, Quand la canaille crie : "
haro sur le baudet " !
Et gloire à don Juan pour ses galants discours, A
celle à qui les autres faisaient jamais la cour
Cette fille est trop vilaine,
il me la faut
Et gloire à ce curé sauvant son ennemi, Lors du massacre de la
Saint-Barthélémy !
Et gloire à don Juan qui couvrit de baisers, La fille que
les autres refusaient d'embrasser
Cette fille est trop vilaine, il me la faut
Et gloire à ce soldat qui jeta son fusil, Plutôt que d'achever l'otage à sa
merci !
Et gloire à don Juan d'avoir osé trousser, Celle dont le jupon
restait toujours baissé
Cette fille est trop vilaine, il me la faut
Gloire à la bonne sœur qui, par temps pas très chaud, Dégela dans sa main le
pénis du manchot !
Et gloire à don Juan qui fit reluire un soir, Ce cul
déshérité ne sachant que s'asseoir !
Cette fille est trop vilaine, il me la
faut
Gloire à qui n'ayant pas d'idéal sacro-saint, Se borne à ne pas trop emmerder
ses voisins !
Et gloire à don Juan qui rendit femme celle, Qui, sans lui,
quelle horreur ! serait morte pucelle !
Cette fille est trop vilaine, il me
la faut
Fa
Fa7
Sib6
Do7
Fa Sib Do7
Personne n'aurait cru ce cave, Prophétisant que par
malheur
Fa
Fa7
Sib6
Do7
Fa Sib Solm Do7
Mon pauvre petit rat de cave, Tu débarquerais avant
l'heure
Fa
Fa7
Sib6
Do7 Fa
Sib Do7
Tu n'étais pas du genre qui vire, De bord et tous on le
savait
Fa
Fa7
Sib6
Do7
Fa Do
Du genre à quitter le navire, Et tu es la première qui l'aies
fait
Si
Maintenant ma mie qu'on te séquestre, Au sein des
cieux
Rém
La7
Que je me déguise en chanteur d'orchestre, Pour tes beaux
yeux
Ré7
En partant ma mie je te l'assure, Tu as fichu le noir au fond de
nous
Lab
Sol
Quoiqu'on n'ait pas mis de crêpe sur, Nos putains de
binious
Do
Si
On n'm'a jamais vu, faut que tu l'notes, C'est une
primeur
Rém
La7
Faire un boeuf avec des croque-notes, C'est en ton
honneur
Ré7
Sache aussi qu'en écoutant Béchet(e), Foll''gamberge, on voit
la nuit
tombée
Do
Sib La7
Ton fantôme qui sautille en cachette, Rue du
Vieux
Colombier
Ré7
Do
Sol7
Do
Ton fantôme qui sautille en cachette, Rue du Vieux Colombier
Sans aucun " au revoir mes frères ", Mais on n't'en veut pas pour
autant
Mine de rien tu est allée faire, Ton trou dans les neiges
d'antan
Désormais, c'est pas des salades, Parmi Flora, Jeanne,
Thaïs
J'inclus ton nom à la ballade, Des belles dames du temps jadis
Maintenant ma mie qu'ta place est faite, Chez les gentils
Qu'tu as
r'trouvé pour l'éternelle fête, Papa Zutty
Chauffe la place à tous les vieux
potaches, Machin, Chose, et Luter et Longnon
Et ce gras du bide de Moustache,
Tes fidèles compagnons
S'il est brave, pourquoi que Dieu le père, Là-haut
ferait
Quelque différence entre Saint-Pierre, Et Saint-Germain-des-Prés
De
tout cœur on espère que dans ce, Paradis miséricordieux
Brillent pour toi des
lendemains qui dansent, Où y a pas de bon Dieu
Brillent pour toi des
lendemains qui dansent, Où y a pas de bon Dieu.