Mim
Ré
Mim
Ré Mim
Ré
La7
Ré
C'était l'oncle Martin, c'était l'oncle Gaston, L'un aimait les Tommies,
l'autre aimait les
Teutons
Do
Ré
Do
Ré
Do
Ré
Do
Chacun, pour ses amis, tous les deux ils sont morts, Moi, qui n'aimais
personne, eh bien ! Je vis encor
Maintenant, chers tontons, que les temps ont coulé, Que
vos veuves de guerre ont enfin convolé
Que l'on a requinqué, dans le ciel de
Verdun, Les étoiles ternies du maréchal Pétain
Maintenant que vos controverses se sont tues, Qu'on s'est
bien partagé les cordes des pendus
Maintenant que John Bull nous boude,
maintenant, Que c'en est fini des querelles d'Allemand
Que vos filles et vos fils vont, la main dans la main,
Faire l'amour ensemble et l'Europe de demain
Qu'ils se soucient de vos
batailles presque autant, Que l'on se souciait des guerres de Cent Ans
On peut vous l'avouer, maintenant, chers tontons, Vous
l'ami les Tommies, vous l'ami des Teutons
Que, de vos vérités, vos
contrevérités, Tout le monde s'en fiche à l'unanimité
De vos épurations, vos collaborations, Vos abominations
et vos désolations
De vos plats de choucroute et vos tasses de thé, Tout le
monde s'en fiche à l'unanimité
En dépit de ces souvenirs qu'on commémore, Des flammes
qu'on ranime aux monuments aux Morts
Des vainqueurs, des vaincus, des autres
et de vous, Révérence parler, tout le monde s'en fout
La vie, comme dit l'autre, a repris tous ses droits,
Elles ne font plus beaucoup d'ombre, vos deux croix
Et, petit à petit, vous
voilà devenus, L'Arc de Triomphe en moins, des soldats inconnus
Maintenant, j'en suis sûr, chers malheureux tontons,
Vous, l'ami des Tommies, vous, l'ami des Teutons
Si vous aviez vécu, si vous
étiez ici, C'est vous qui chanteriez la chanson que voici
Chanteriez, en trinquant ensemble à vos santés, Qu'il est
fou de perdre la vie pour des idées
Des idées comme ça, qui viennent et qui
font, Trois petits tours, trois petits morts, et puis s'en vont
Qu'aucune idée sur terre est digne d'un trépas, Qu'il
faut laisser ce rôle à ceux qui n'en ont pas
Que prendre, sur-le-champ,
l'ennemi comme il vient, C'est de la bouillie pour les chats et pour les
chiens
Qu'au lieu de mettre en joue quelque vague ennemi, Mieux
vaut attendre un peu qu'on le change en ami
Mieux vaut tourner sept fois sa
crosse dans la main, Mieux vaut toujours remettre une salve à demain
Que les seuls généraux qu'on doit suivre aux talons, Ce
sont les généraux des p'tits soldats de plomb
Ainsi, chanteriez-vous tous les
deux en suivant, Malbrough qui va-t-en guerre au pays des enfants
O vous, qui prenez aujourd'hui la clé des cieux, Vous,
les heureux coquins qui, ce soir, verrez Dieu
Quand vous rencontrerez mes
deux oncles, là-bas, Offrez-leur de ma part ces "Ne m'oubliez pas"
Ces deux myosotis fleuris dans mon jardin, Un p'tit
forget me not pour mon oncle Martin
Un p'tit vergiss mein nicht pour mon
oncle Gaston, Pauvre ami des Tommies, pauvre ami des Teutons...
Le revois-tu mon âme, ce Boul' Mich' d'autrefois
Et dont le plus
beau jour fut un jour de beau froid.
Dieu s'ouvrit-il jamais une voie aussi
pure
Au convoi d'un grand mort suivi de miniatures ?
Tous les grognards - petits - de Verlaine étaient là,
Toussotant,
Frissonnant, Glissant sur le verglas,
Mais qui suivaient ce mort et la
désespérance,
Morte enfin, du Premier Rossignol de la France.
Ou plutôt du second. François de Montcorbier,
Voici belle lurette, en fut
le vrai premier.
N'importe ! Lélian, je vous suivrai toujours !
Premier ?
Second ? Vous seul, En ce plus froid des jours.
N'importe ! Je suivrai toujours, l'âme enivrée
Ah ! Folle d'une espérance
désespérée
Montesquiou-Fezensac et Bibi-la-Purée
Vos deux gardes du corps,
entre tous moi dernier.
La
J'en appelle à Bacchus ! A Bacchus j'en appelle ! Le tavernier du
coin vient d'me la bailler belle.
La7
Ré
Sol#7
De son établiss'ment j'étais l'meilleur pilier. Quand j'eus bu tous mes
sous, il me mit à la porte
Do#m
Fa#7
Si7
Mi7
La
En disant : " Les poivrots, le diable les emporte ! ". Ça n'fait rien, il
y a des bistrots bien singuliers...
Un certain va-nu-pieds qui passe et me trouve ivre, Mort, croyant tout de bon
que j'ai cessé de vivre
Vous auriez fait pareil, s'en prit à mes souliers.
Pauvre homme ! Vu l'état piteux de mes godasses,
Je doute qu'il trouve avec
son chemin de Damas. Ça n'fait rien, il y a des passants bien singuliers...
Un étudiant miteux s'en prit à ma liquette, Qui, à la faveur d'la nuit lui
avait paru coquette,
Mais en plein jour ses yeux ont dû se dessiller. Je
l'plains de tout mon coeur, pauvre enfant, s'il l'a mise,
Vu que, d'un homme
heureux, c'était loin d'être la ch'mise. Ça n'fait rien, y a des étudiants bien
singuliers...
La femme d'un ouvrier s'en prit à ma culotte. " Pas ça, madame, pas ça, mille
et un coups de bottes
Ont tant usé le fond que, si vous essayiez, D'la mettre
à votre mari, bientôt, je vous en fiche
Mon billet, il aurait du verglas sur
les miches ". Ça n'fait rien, il y a des ménages bien singuliers...
Et j'étais là, tout nu, sur le bord du trottoire, Exhibant, malgré moi, mes
humbles génitoires.
Une petite vertu rentrant de travailler, Elle qui, chaque
soir, en voyait une douzaine,
Courut dire aux agents : " J'ai vu que'qu'
chose d'obscène ! ". Ça n'fait rien, il y a des tapins bien singuliers...
Le r'présentant d'la loi vint, d'un pas débonnaire. Sitôt qu'il m'aperçut il
s'écria : " Tonnerre !
On est en plein hiver et si vous vous geliez ! ", Et
de peur que j'n'attrape une fluxion d'poitrine,
Le bougre, il me couvrit avec
sa pèlerine. Ça n'fait rien, il y a des flics bien singuliers...
Et depuis ce jour-là, moi, le fier, le bravache, Moi, dont le cri de guerre
fut toujours " Mort aux vaches ! "
Plus une seule fois je n'ai pu le
brailler. J'essaye bien encor, mais ma langue honteuse
Retombe lourdement
dans ma bouche pâteuse. Ça n'fait rien, nous vivons un temps bien
singulier...
Ré
Mim
Ré
Mi7 La7
Du temps que je vivais dans le troisième dessous, Ivrogne, immonde,
infâme
Ré
Mim
Ré
Mi7 La7 Ré Do7
Un plus soûlaud que moi, contre une pièce de cent sous,
M'avait vendu sa
femme
Fa
Solm
Fa
Sol7 Do7
Quand je l'eus mise au lit, quand j'voulus l'étrenner, Quand j'fis
voler sa jupe
Fa
Solm
Fa
Sol7 Do7 Fa La7
Il m'apparut alors qu'j'avais été berné, Dans un marché de
dupe
" Remballe tes os, ma mie, et garde tes appas, Tu es bien trop
maigrelette
Je suis un bon vivant, ça n'me concerne pas, D'étreindre des
squelettes
Retourne à ton mari, qu'il garde les cent sous, J'n'en fais pas
une affaire "
Mais elle me répondit, le regard en dessous, " C'est vous que
je préfère
J'suis pas bien grosse, fit-elle, d'une voix qui se noue, Mais ce n'est pas
ma faute "
Alors, moi, tout ému, j'la pris sur mes genoux, Pour lui compter
les côtes
" Toi qu'j'ai payé cent sous, dis-moi quel est ton nom, Ton p'tit
nom de baptême ?
- Je m'appelle Ninette. - Eh bien, pauvre Ninon,
Console-toi, je t'aime "
Ré
Mim
Ré
Mi7 La7
Et ce brave sac d'os dont j'n'avais pas voulu, Même pour une
thune
Ré
Mim
Ré Mi7 La7
Ré
M'est entré dans le cœur et n'en sortirait plus, Pour toute une
fortune
Ré
Mim
Ré
Mi7 La7
Du temps que je vivais dans le troisième dessous, Ivrogne, immonde,
infâme
Ré
Mim
Ré
Mi7 La7 Ré
Un plus soûlaud que moi, contre une pièce de cent sous, M'avait
vendu sa femme
Cette gerbe est pour vous, Manon des jours heureux,
Pour vous
cette autre, eh ! Oui, Jeanne des soirs troublants.
Plus souple vers l'azur et déchiré des Sylphes,
Voilà tout un bouquet de
roses pour Thérèse.
Où donc est-il son fin petit nez qui renifle ?
Au paradis ? Eh ! Non,
cendres au Père-Lachaise.
Plus haut, cet arbre d'eau qui rechute pleureur,
En saule d'Orphélie, est
pour vous, Amélie.
Et pour vous ma douceur, ma douleur, ma folie !
Germaine Tourangelle,
ô vous la plus jolie.
Le fluide arc-en-ciel s'égrenant sur mon cœur.
Do
Fa
Do
Sol7
Do
Comme il chouchoutait les maris, Qu'il les couvrait de
flatteries,
Fa
Do
Ré7 Sol7
Fa
Sol7 Do
Quand il en pinçait
pour leurs femmes, Qu'il avait des cornes au
cul,
Sol
La7
Fa
Fam Lam6 Sol7 Do
On l'appelait
lèche-cocu. Oyez tous son histoire infâme.
Si l'mari faisait du bateau, Il lui parlait de tirant d'eau,
De voiles, de
mâts de misaine, De yacht, de brick et de steamer,
Lui, qui souffrait du mal
de mer,
En passant les ponts de la Seine.
Si l'homme était un peu bigot, Lui qui sentait fort le fagot,
Criblait le
ciel de patenôtres, Communiait à grand fracas,
Retirant même en certains cas,
L'pain bénit d'la bouche d'un autre.
Si l'homme était sergent de ville, En sautoir - mon Dieu, que c'est vil
-
Il portait un flic en peluche, Lui qui, sans ménager sa voix,
Criait :
"Mort aux vaches" autrefois, Même atteint de la coqueluche.
Si l'homme était un militant, Il prenait sa carte à l'instant
Pour bien se
mettre dans sa manche, Biffant ses propres graffiti
Du vendredi, le samedi,
Ceux du samedi, le dimanche.
Et si l'homme était dans l'armée, Il entonnait pour le charmer :
"
Sambre-et-Meuse " et tout le folklore, Lui, le pacifiste bêlant
Qui
fabriquait des cerfs-volants, Avec le drapeau tricolore.
Mib7/9M Mib7M Mib7/9M Sib7/4 Sol7 Dom7 Lab7M Lab6/7 Labm7
Mib7/9M Dom7 Sib7/4 Sol7
Maman, maman, en faisant cette chanson,
Maman,
maman,
je r'deviens petit
garçon
Dom7
Sol7
Dom7
Sol7
Dom7
Sol7/5+ Lab7M Labm7
Sib7
Alors je suis sage en classe, Et, pour te faire plaisir, J'obtiens les
meilleures places, Ton désir
Mib7/9M Mib7M Mib7/9M Sib7/4
Sol7 Dom7 Lab7M Lab6/7 Labm7 Mib7/9M Dom7 Sib7/4 Sol7
Maman, maman, je
préfère à mes jeux fous,
Maman,
maman,
demeurer sur tes
genoux
Lab7M
Solm7
Fam7
Lab7M Fam7/9 Fab7M Sib7/4 Mib
Et, sans un mot dire,
entendre tes refrains charmants, Maman, maman, maman, maman
Papa, papa, en faisant cette chanson, Papa, papa, je r'deviens petit
garçon
Et je t'entends sous l'orage, User tout ton humour, Pour redonner du
courage, A nos cœurs lourds
Papa, papa, il n'y eut pas entre nous, Papa,
papa, de tendresse ou de mots doux
Pourtant on s'aimait, bien qu'on ne se
l'avouât pas, Papa, papa, papa, papa
Maman, papa, en faisant cette chanson, Maman, papa, je r'deviens petit
garçon
Et, grâce à cet artifice, Soudain je comprends, Le prix de vos
sacrifices, Mes parents
Maman, papa, toujours je regretterai, Maman, papa, de
vous avoir fait pleurer
Au temps où nos cœurs ne se comprenaient encor pas,
Maman, papa, maman, papa
Rém
Do
Sib
Rém
On les r'trouve en raccourci, Dans nos p'tits amours d'un
jour
Do
Sib
La
Rém
Toutes les joies, tous les soucis, Des amours qui durent
toujours
Ré7
Solm
Do7
Fa
C'est là l'sort de la marine, Et de toutes nos p'tites
chéries
Rém
Solm
Sib
La
On accoste, Vite un bec, Pour nos baisers, l'corps avec
Et les joies et les bouderies, Les fâcheries, les bons retours
Il y a
tout, en raccourci, Des grandes amours dans nos p'tits
On a ri, on s'est
baisés, Sur les neunoeils, les nénés
Dans les ch'veux à plein bécots, Pondus
comme des oeufs tout chauds
Tout c'qu'on fait dans un seul jour ! Et comme on allonge le temps !
Plus
d'trois fois, dans un seul jour, Content, pas content, content
Y a dans la
chambre une odeur, D'amour tendre et de goudron
Ça vous met la joie au cœur,
La peine aussi, et c'est bon
On n'est pas là pour causer, Mais on pense, même dans l'amour
On pense que
d'main il fera jour, Et qu'c'est une calamité
C'est là l'sort de la marine,
Et de toutes nos p'tites chéries
On s'accoste. Mais on devine, Qu'ça n'sera
pas le paradis
On aura beau s'dépêcher, Faire, bon Dieu ! la pige au temps
Et l'bourrer
de tous nos péchés, Ça n'sera pas ça ; et pourtant
Toutes les joies, tous les
soucis, Des amours qui durent toujours !
On les r'trouve en raccourci, Dans
nos p'tits amours d'un jour...
Do
Do7M
Do7
Fa
Rém7
Sol7 Do
Les pays, c'est pas
ça qui manque, On vient au monde à Salamanque, A Paris, Bordeaux, Lille,
Brest(e).
Do
Do7M
Do7
Fa
Do Sol7 Do
Lui, la nativité le prit, Du côté des Saintes-Maries, C'est un
modeste.
Comme jadis a fait un roi, Il serait bien fichu, je crois, De donner le trône
et le reste,
Contre un seul cheval camarguais, Bancal, vieux, borgne,
fatigué, C'est un modeste.
Suivi de son pin parasol, S'il fuit sans même toucher le sol, Le moindre
effort comme la peste,
C'est qu'au chantier ses bras d'Hercule, Rendraient
les autres ridicules, C'est un modeste.
A la pétanque, quand il perd, Te fais pas de souci, pépère, Si d'aventure il
te conteste.
S'il te boude, s'il te rudoie, Au fond, il est content pour toi,
C'est un modeste.
Si, quand un emmerdeur le met, En rogne, on ne le voit jamais, Lever sur
l'homme une main leste.
C'est qu'il juge pas nécessaire, D'humilier un
adversaire, C'est un modeste.
Et quand il tombe amoureux fou, Y a pas de danger qu'il l'avoue, Les
effusions, dame, il déteste.
Selon lui, mettre en plein soleil, Son cœur ou
son cul c'est pareil, C'est un modeste.
Quand on enterre un imbécile, De ses amis, s'il raille, s'il, A l'œil sec et
ne manifeste,
Aucun chagrin, t'y fie pas trop ; Sur la patate, il en a gros,
C'est un modeste.
Et s'il te traite d'étranger, Que tu sois de Naples, d'Angers, Ou d'ailleurs,
remets pas la veste.
Lui, quand il t'adopte, pardi ! Il veut pas que ce soit
le dit, C'est un modeste.
Si tu n'as pas tout du grimaud, Si tu sais lire entre les mots, Entre les
faits, entre les gestes.
Lors, tu verras clair dans son jeu, Et que ce bel
avantageux, C'est un modeste.
Sib Solm
Rém
Solm
Rém Solm
Do7 Fa
Rém Solm
Do7 Fa7
Hélas, si j'avais pu deviner que vos
avantages, Cachaient sournoisement, madame, une foison
d'oursins,
Sib
Rém
Solm
Dom
Fa7 Sib
Rém Solm
Ré7 Solm Fa7 Sib
J'eusse
borné mon zèle à d'innocents marivaudages. Se peut-il qu'on soit si méchante
avec de jolis seins
?
Mib
Mibm Sib
Ré7 Solm
Fa7
Sib Fa7 Sib Ré7
Se peut-il qu'on soit si méchante avec de jolis seins,
Si méchante avec de jolis seins ?
J'eusse borné mon zèle à d'innocents marivaudages, Ma main n'eût pas quitté
même un instant le clavecin.
Je me fusse permis un madrigal, pas davantage.
Se peut-il qu'on soit si méchante avec de jolis seins ?
Se peut-il qu'on soit
si méchante avec de jolis seins, Si méchante avec de jolis seins ?
Quand on a comme vous reçu tant de grâce en partage, C'est triste au fond du
cœur de rouler d'aussi noirs desseins.
Vous gâchez le métier de belle, et
c'est du sabotage. Se peut-il qu'on soit si méchante avec de jolis seins ?
Se
peut-il qu'on soit si méchante avec de jolis seins, Si méchante avec de jolis
seins ?
Vous gâchez le métier de belle, et c'est du sabotage, Et je succombe ou
presque sous votre charme assassin,
Moi qui vais tout à l'heure atteindre à
la limite d'âge. Se peut-il qu'on soit si méchante avec de jolis seins ?
Se
peut-il qu'on soit si méchante avec de jolis seins, Si méchante avec de jolis
seins ?
Moi qui vais tout à l'heure atteindre à la limite d'âge, Mon ultime recours
c'est d'entrer chez les capucins,
Car vous m'avez détruit, anéanti comme
Carthage. Se peut-il qu'on soit si méchante avec de jolis seins ?
Se peut-il
qu'on soit si méchante avec de jolis seins, Si méchante avec de jolis seins
?
Sim
Fa#7
Sim
Fa#7
Sol
La7
Ré Si7
Avec leurs gniards, Mignons
mignards, Leur beau matou, Leur gros
toutou,
Mim
La7 Ré
Si7 Mim
Fa#7
Les pharisiens, Les béotiens, Les
aoûtiens,
Sim
Fa#7 Sim
Fa#7
Sol
La7
Ré Si7
Dans leur auto,
Roulent presto, Tombeau ouvert, Descendant
vers
Mim
La7
Ré
Fa#7 Sim
La grande mare, En
passant par, Montélimar.
Refrain :
Mim Sim
Fa#7
Sim
Sim
Mi Mim
Dites d'urgence, A ces
engeances, De malheur, Et à leurs,
Gniards
La7
Ré
Fa#7
Sim
La Sim
Que chiens,
chats, N'aiment, Pas l' nougat, Même, Même celui, D'Montélimar.
Hélas, bientôt, Le mal d'auto, Va déranger, Les passagers.
Le beau matou,
Le gros toutou, Pas fiers du tout
- Ça fait frémir -, S'en vont vomir, Et
même pis, Sur les tapis,
Et les coussins, A beaux dessins, C'est très
malsain.
Refrain
C'est très fâcheux, C'est plus du jeu, Et cætera. Et alors à
Montélimar,
On en a marre, Du cauchemar.
Boutant presto, Hors de l'auto, Le beau matou,
Le gros toutou,
Ces handicaps, Sur Digne, Gap, On met le cap.
Refrain
Alors tous ces, Petits poucets, Ces beaux matous, Ces gros toutous,
En
ribambelle, Ont sans appel, Droit au scalpel.
Les aoûtiens, Les béotiens, Qui
font ça n'ont, Pas d'âme, non,
Que leur auto, Bute presto, Contre un poteau
!
Refrain
Sim
Mi
Fa#7
Sim
Fa#7 Sim
La7
Elle n'a pas encor de plumes, La flèche qui doit percer son
flanc
Ré
La7
Ré
La7 Ré Ré7
Et
dans son cœur rien ne s'allume, Quand elle cède à ses
galants.
Sol
La7
Ré
Si7
Mim
Sol Fa#7
Elle se
rit bien des gondoles, Des fleurs bleues, des galants
discours
Sim Fa#7
Sim
Sol La7 Ré
Des Vénus de la vieille école,
Celles qui font l'amour par
amour
Sim Fa#7
Sim
Sol La7 Sim
Des Vénus de la vieille école,
Celles qui font l'amour par amour
N'allez pas croire davantage, Que le démon brûle son corps
Il s'arrête au
premier étage, Son septième ciel, et encor
Elle n'est jamais langoureuse,
Passée par le pont des soupirs
Et voit comme des bêtes curieuses, Celles qui
font l'amour par plaisir
Et voit comme des bêtes curieuses, Celles qui font
l'amour par plaisir
Croyez pas qu'elle soit à vendre, Quand on l'a mise sur le dos
On n'est
pas tenu de se fendre, D'un somptueux petit cadeau
Avant d'aller en
bacchanale, Elle présente pas un devis
Elle n'a rien de ces belles vénales,
Celles qui font l'amour par profit
Elle n'a rien de ces belles vénales,
Celles qui font l'amour par profit
Mais alors, pourquoi cède-t-elle, Sans coeur, sans lucre, sans plaisir
Si
l'amour vaut pas la chandelle, Pourquoi le joue-t-elle à loisir
Si quiconque
peut, sans ambages, L'aider à dégrafer sa robe
C'est parce qu'elle veut être
à la page, Que c'est la mode et qu'elle est snob
C'est parce qu'elle veut
être à la page, Que c'est la mode et qu'elle est snob
Mais changent coutumes et filles, Un jour, peut-être, en son sein nu
Va se
planter pour toute la vie, Une petite flèche perdue
On n'verra plus qu'elle
en gondole, Elle ira jouer, à son tour
Les Vénus de la vieille école, Celles
qui font l'amour par amour
Les Vénus de la vieille école, Celles qui font
l'amour par amour
Fa#m
Si7
Mi
Fa#m Si7 Mi
Le seul reproche, au demeurant, Qu'aient pu
mé- riter mes
parents,
Mim La7
Ré
Mi
Ré
Mi Do#7
C'est d'avoir pas joué plus tôt, Le jeu de la bête
à deux dos.
Fa#m
Si7
Mi
Fa#m Si7 Mi
Je suis né, même pas bâtard, Avec
cinq siècles de
retard.
Mim
La7
Ré
Mi
Ré Mi
Do#7
Pardonnez-moi, Prince, si je, Suis foutrement moyenâgeux.
Ah ! que n'ai-je vécu, bon sang ! Entre quatorze et quinze cent.
J'aurais
retrouvé mes copains, Au Trou de la pomme de pin,
Tous les beaux parleurs de
jargon, Tous les promis de Montfaucon,
Les plus illustres seigneuries, Du
royaume de truanderie.
Après une franche repue, J'eusse aimé, toute honte bue,
Aller courir le
cotillon, Sur les pas de François Villon,
Troussant la gueuse et la forçant,
Au cimetière des Innocents,
Mes amours de ce siècle-ci, N'en aient aucune
jalousie...
J'eusse aimé le corps féminin, Des nonnettes et des nonnains
Qui, dans ces
jolis temps bénis, Ne disaient pas toujours " nenni ",
Qui faisaient le mur
du couvent, Qui, Dieu leur pardonne ! souvent,
Comptaient les baisers, s'il
vous plaît, Avec des grains de chapelet.
Ces p'tit's sœurs, trouvant qu'à leur goût, Quatre Évangiles c'est pas
beaucoup,
Sacrifiaient à un de plus : L'évangile selon Vénus.
Témoin :
l'abbesse de Pourras, Qui fut, qui reste et restera
La plus glorieuse putain,
De moine du quartier Latin.
A la fin, les anges du guet, M'auraient conduit sur le gibet.
Je serais
mort, jambes en l'air, Sur la veuve patibulaire,
En arrosant la mandragore,
L'herbe aux pendus qui revigore,
En bénissant avec les pieds, Les ribaudes
apitoyées.
Hélas ! tout ça, c'est des chansons. Il faut se faire une raison.
Les
choux-fleurs poussent à présent, Sur le charnier des Innocents.
Le Trou de la
pomme de pin, N'est plus qu'un bar américain.
Y a quelque chose de pourri, Au
royaume de truanderie.
Je mourrai pas à Montfaucon, Mais dans un lit, comme un vrai con,
Je
mourrai, pas même pendard, Avec cinq siècles de retard.
Ma dernière parole
soit, Quelques vers de Maître François,
Et que j'emporte entre les dents, Un
flocon des neiges d'antan...
Ma dernière parole soit, Quelques vers de Maître
François...
Pardonnez-moi, Prince, si je, Suis foutrement moyenâgeux.
Mim
Sim
Fa#m Sim
Ma mie,
de grâce, ne mettons, Pas sous la gorge à Cupidon, Sa propre
flèche
Mim
Sim
Fa#m Sim
Tant d'amoureux
l'ont essayé, Qui, de leur bonheur, ont payé, Ce
sacrilège...
Mim
La7 Ré
Fa#7
J'ai l'honneur de, Ne pas te de-mander ta
main,
Sim
Fa#m
Sim
Ne gravons pas, Nos noms au bas, D'un parchemin
Laissons le champs libre à l'oiseau, Nous serons tous les deux priso- nniers
sur parole
Au diable les maîtresses queux, Qui attachent les cœurs aux
queues, Des casseroles!
J'ai l'honneur de, Ne pas te de-mander ta main,
Ne
gravons pas, Nos noms au bas, D'un parchemin
Vénus se fait vielle souvent, Elle perd son latin devant, La lèchefrite
A
aucun prix, moi je ne veux, Effeuiller dans le pot-au-feu, La marguerite
J'ai
l'honneur de, Ne pas te de-mander ta main,
Ne gravons pas, Nos noms au bas,
D'un parchemin
On leur ôte bien des attraits, En dévoilant trop les secrets, De
Mélusine
L'encre des billets doux pâlit, Vite entre les feuillets des li-
vres de cuisine.
J'ai l'honneur de, Ne pas te de-mander ta main,
Ne
gravons pas, Nos noms au bas, D'un parchemin
Il peut sembler de tout repos, De mettre à l'ombre, au fond d'un pot, De
confiture
La jolie pomme défendue, Mais elle est cuite, elle a perdu, Son
goût "nature"
J'ai l'honneur de, Ne pas te de-mander ta main,
Ne gravons
pas, Nos noms au bas, D'un parchemin
De servante n'ai pas besoin, Et du ménage et de ses soins, Je te
dispense
Qu'en éternelle fiancée, A la dame de mes pensées, Toujours je
pense
J'ai l'honneur de, Ne pas te de-mander ta main,
Ne gravons pas, Nos
noms au bas, D'un parchemin
Ré
La7
Ré La7
Mânes de mes aïeux,
protégez-moi, bons mânes ! Les joies charnelles me
perdent,
Ré
La7
Ré La7 Ré
La femme de ma vie,
hélas ! est nymphomane, Les joies charnelles m'emmerdent. {2x}
Sous couleur de me donner une descendance, Les joies charnelles me
perdent,
Dans l'alcôve elle me fait passer mon existence, Les joies
charnelles m'emmerdent. {2x}
J'ai beau demander grâce, invoquer la migraine, Les joies charnelles me
perdent,
Sur l'autel conjugal, implacable, elle me traîne, Les joies
charnelles m'emmerdent. {2x}
Et je courbe l'échine en déplorant, morose, Les joies charnelles me
perdent,
Qu'on trouve plus les enfants dans les choux, dans les roses, Les
joies charnelles m'emmerdent. {2x}
Et je croque la pomme, après quoi, je dis pouce. Les joies charnelles me
perdent,
Quand la pomme est croquée, de plus belle elle repousse, Les joies
charnelles m'emmerdent. {2x}
Métamorphose inouïe, métempsycose infâme, Les joies charnelles me
perdent,
C'est le tonneau des Danaïdes changé en femme, Les joies charnelles
m'emmerdent. {2x}
J'en arrive à souhaiter qu'elle se dévergonde, Les joies charnelles me
perdent,
Qu'elle prenne un amant ou deux qui me secondent, Les joies
charnelles m'emmerdent. {2x}
Or, malheureusement, la bougresse est fidèle, Les joies charnelles me
perdent,
Pénélope est une roulure à côté d'elle, Les joies charnelles
m'emmerdent. {2x}
Certains à coups de dents creusent leur sépulture, Les joies charnelles me
perdent,
Moi j'use d'un outil de tout autre nature, Les joies charnelles
m'emmerdent. {2x}
Après que vous m'aurez emballé dans la bière, Les joies charnelles me
perdent,
Prenez la précaution de bien sceller la pierre, Les joies charnelles
m'emmerdent. {2x}
Car, même mort, je devrais céder à ses rites, Les joies charnelles me
perdent,
Et mes os n'auraient pas le repos qu'ils méritent, Les joies
charnelles m'emmerdent. {2x}
Qu'on m'incinère plutôt ! Elle n'os'ra pas descendre, Les joies charnelles me
perdent,
Sacrifier à Vénus, avec ma pauvre cendre, Les joies charnelles
m'emmerdent. {2x}
Mânes de mes aïeux, protégez-moi, bons mânes ! Les joies charnelles me
perdent,
La femme de ma vie, hélas ! est nymphomane, Les joies charnelles
m'emmerdent. {2x}
Ré
Mim
Sim
La7
Ré
Mim
La7 Ré
Tant pis si j'ai l'air infantile, Mais,
par ma foi ! Ma phrase d'élection c'est : " Il, Etait une fois
"
Mim
Sim
La7
Ré
Mim
La7 Ré
Et dans les salons où l'on cause, Tant
pis si on, Fait le procès de ma morose, Délectation.
Ré7
Sol
Do#7
Fa#7
Si7
Mi7
Fa#m Si7
Sitôt que je perds contenance,
Au temps qui court, Lors, j'appelle les souvenances, A mon
secours.
Ré7
Sol
Do#7
Fa#7
Si7
Mi Mim
La7 Ré
Ne vous étonnez pas, ma chère, Si
vous trouvez, Les vers de jadis et naguère, A mon chevet.
Quitte à froisser la marguerite, Faut que je dise, Que tu es ma fleur
favorite, Myosotis.
Si les neiges d'antan sont belles, C'est qu' les
troupeaux, De bovins posent plus sur elles, Leurs gros sabots.
Au royaume des
vieilles lunes, Que Copernic, M'excuse, pas d'ombre importune, Pas de spoutnik
!
Le feu des étoiles éteintes, M'éclaire encore, Et j'entends l'Angélus qui
tinte, Aux clochers morts.
Que les ans rongent mes grimoires, Ça ne fait rien, Mais qu'ils épargnent ma
mémoire, Mon plus cher bien !
Que Dieu me frappe d'aphasie, D'influenza, Mais
qu'il m'évite l'amnésie, Tout, mais pas ça !
Tant pis si j'ai l'air
infantile, Mais, par ma foi ! Ma phrase d'élection c'est : "Il, Etait une
fois."
Tant pis si j'ai l'air infantile, Mais, par ma foi ! Ma phrase
d'élection c'est : "Il, Etait une fois."
Sim
Sol Fa#7
Sim
Si7
On dirait un fanatique, De la cause halieutique, Avec sa belle canne et,
Son moulinet.
Mim
La7
Ré
Sol
Mim6
Fa#7 Sim Mim6
Fa#7
Mais s'il pêche, c'est pour rire, Et l'on peut être certain, Que jamais
sa poêle à frire, Vit le plus menu fretin.
La pêche, à ce qu'on raconte, Pour lui n'est en fin de compte, Qu'un
prétexte, un alibi, On connaît pis
Un truc, un moyen plausible, De fuir un
peu son chez-soi, Où sévit la plus nuisible, Des maritornes qui soient.
Avec une joie maligne, Il monte au bout de sa ligne, Tout un tas d'objets
divers, Des bouts de fer,
Des paillassons, des sandales, Des vieilles
chaussettes à clous, Des noyés faisant scandale, Aussitôt qu'on les
renfloue.
Si, déçu par une blonde, Pensant faire un trou dans l'onde, Tu tiens plus à
te noyer, Qu'à te mouiller,
Désespéré, fais en sorte, D'aller piquer ton
plongeon, De peur qu'il ne te ressorte, A l'écart de son bouchon.
Quand un goujon le taquine, Qu'un gardon d'humeur coquine, Se laisse pour
badiner, Hameçonner,
Le bonhomme lui reproche, Sa conduite puérile, Puis à sa
queue il accroche, Un petit poisson d'avril.
Mais s'il attrape une ondine, L'une de ces gourgandines, Femme mi-chair
mi-poisson, Le polisson
Coup de théâtre, dévore, Tout cru le bel animal : Une
cure de phosphore, Ça peut pas faire de mal.
Quand il mourra, quand la Parque, L'emmènera dans sa barque, En aval et en
amont, Truites, saumons,
Le crêpe à la queue sans doute, L'escorteront
chagrinés, Laissant la rivière toute, Vide, désempoissonnée.
Lors, tombés dans la disette, Repliant leurs épuisettes, Tout penauds, tout
pleurnicheurs, Les vrais pêcheurs
Rentreront chez eux bredouilles, Danser
devant le buffet, Se faisant traiter d'andouilles, Par leur compagne. Bien fait
!
Sim
Mim
Sim
Do#7 Fa#7 Sim La Sol Fa#
Philistins, épiciers, Tandis que vous
caressiez, Vos
femmes
Sim
Mim
Sim
Do#7 Fa#7 Sim
En songeant aux petits, Que vos grossiers
appétits,
Engendrent
Mim
La7
Ré
Sim Do#7 Fa#7
Vous pensiez :
" Ils seront, Menton rasé, ventre rond, Notaires
"
Mim
La
Ré
Sim Do#7 Fa#7
Mais pour bien
vous punir, Un jour vous voyez venir, Sur
terre
Sim
Mim
Sim
Do#7 Fa#7 Sim
Des enfants non voulus, Qui deviennent
chevelus,
Poètes...
Mim
La7
Ré
Sim Do#7 Fa#7
Vous pensiez :
" Ils seront, Menton rasé, ventre rond, Notaires
"
Mim
La7
Ré
Sim Do#7 Fa#7
Mais pour bien
vous punir, Un jour vous voyez venir, Sur
terre
Sim
Mim
Sim
Do#7 Fa#7 Sim Fa#7 Sim
Des enfants non voulus, Qui deviennent
chevelus,
Poètes...
Lam
Rém
Mi7
Lam
Par le petit garçon qui meurt près de sa mère, Tandis que des enfants
s'amusent au
parterre
Ré
Fa
Mi7
Lam
Rém
Sol
Et par l'oiseau blessé qui ne sait pas comment, Son aile tout à coup
s'ensanglante et
descend
Do
Mi7
Lam
Par la soif et la faim et le délire ardent, Je vous salue, Marie.
Rém
Mi7
Lam
Par les gosses battus, par l'ivrogne qui rentre, Par l'âne qui reçoit des
coups de pied au
ventre
Ré
Fa
Mi7
Lam
Rém
Sol
Et par l'humiliation de l'innocent châtié, Par la vierge vendue qu'on a
déshabillée
Do
Mi7
Lam
Par le fils dont la mère a été insultée, Je vous salue, Marie.
Rém
Mi7
Lam
Par la vieille qui, trébuchant sous trop de poids, S'écrie: " Mon Dieu !
" par le malheureux dont les
bras
Ré
Fa
Mi7
Lam
Rém
Sol
Ne purent s'appuyer sur une amour humaine, Comme la Croix du Fils sur
Simon de
Cyrène
Do
Mi7
Lam
Par le cheval tombé sous le chariot qu'il traîne, Je vous salue, Marie.
Lam
Rém
Mi7
Lam
Par les quatre horizons qui crucifient le monde, Par tous ceux dont la
chair se déchire ou
succombe
Ré
Fa
Mi7
Lam
Rém
Sol
Par ceux qui sont sans pieds, par ceux qui sont sans mains, Par le malade
que l'on opère et qui
geint
Do
Mi7
Lam
Et par le juste mis au rang des assassins, Je vous salue, Marie.
Rém
Mi7
Lam
Par la mère apprenant que son fils est guéri, Par l'oiseau rappelant
l'oiseau tombé du
nid
Ré
Fa
Mi7 Lam
Rém
Sol
Par l'herbe qui a soif et recueille l'ondée, Par le baiser perdu par
l'amour
redonné
Do
Mi7
Lam Lam7 Lam
Et par le mendiant retrouvant sa monnaie, Je vous salue, Marie.
Do
Mim Lam
Do
Ré7
Sol Mi7
Que le progrès soit salutaire, C'est entendu, c'est
entendu.
Lam
Mi Si7 Mi Sol7
Mais ils
feraient mieux de se taire, Ceux qui disent que le
presbytère
Do
Do7
Fa Fam
Do Sol7
Do
De son charme du vieux temps passé n'a rien perdu, N'a rien perdu.
Supplantés par des betteraves, Les beaux lilas ! Les beaux lilas !
Sans
mentir, il faut être un brave, Fourbe pour dire d'un ton grave,
Que le jardin
du curé garde tout son éclat, Tout son éclat.
Entre les tours monumentales, Toujours croissant, toujours croissant,
Qui
cherche sa maison natale, Se perd comme dans un dédale.
Au mal du pays, plus
aucun remède à présent, Remède à présent.
C'est de la malice certaine, C'est inhumain ! C'est inhumain !
Ils ont
asséché la fontaine, Où les belles samaritaines
Nous faisaient boire, en été,
l'eau fraîche dans leurs mains, Fraîche dans leurs mains.
Ils ont abattu, les vandales, Et sans remords, et sans remords,
L'arbre
couvert en capitales, De noms d'amants : c'est un scandale !
Les amours
mortes n'ont plus de monuments aux morts, Monuments aux morts.
L'a fait des affaires prospères, Le ferrailleur, le ferrailleur,
En
fauchant les vieux réverbères. Maintenant quand on désespère,
On est
contraint et forcé d'aller se pendre ailleurs, Se pendre ailleurs.
Et c'est ce que j'ai fait sur l'heure, Et sans délai, et sans délai.
Le
coq du clocher n'est qu'un leurre, Une girouette de malheur(e).
Ingrate
patrie, tu n'auras pas mes feux follets, Mes feux follets.
Que le progrès soit salutaire, C'est entendu, c'est entendu.
Mais ils
feraient mieux de se taire, Ceux qui disent que le presbytère
De son charme
du vieux temps passé n'a rien perdu, N'a rien perdu.
Sol
Ré7 Sol
Do
Lam
Sans être tout à fait un imbécile
fini, Je n'ai rien du penseur, du
phénix, du
génie.
Si7
Mim La7
Ré7
Sol La7
Mais je n' suis pas le mauvais bougre et j'ai
bon cœur, Et ça compense à la rigueur.
Refrain:
Ré
Fa#7
Quand les cons sont braves, Comme moi, Comme toi, Comme nous, Comme
vous, Ce n'est pas très
grave.
Sim
Mi7
La7
Qu'ils commettent, Se permettent, Des bêtises, Des sottises, Qu'ils
déraisonnent, Ils n'emmerdent
personne.
Ré
Fa#7
Par malheur sur terre, Les trois quarts, Des tocards, Sont des gens,
Très méchants, Des crétins
sectaires.
Sim
Mi7
La7 Ré Ré7
Ils s'agitent, Ils s'excitent, Ils s'emploient, Ils déploient,
Leur zèle à la ronde, Ils emmerdent tout l' monde.
Si le sieur X était un lampiste ordinaire, Il vivrait sans histoires avec ses
congénères.
Mais hélas ! il est chef de parti, l'animal : Quand il débloque,
ça fait mal !
Refrain
Si le sieur Z était un jobastre sans grade, Il laisserait en paix ses pauvres
camarades.
Mais il est général, va-t-en-guerre, matamore. Dès qu'il s'en
mêle, on compte les morts.
Refrain
Mon Dieu, pardonnez-moi si mon propos vous fâche, En mettant les connards
dedans des peaux de vaches,
En mélangeant les genres, vous avez fait d'la
terre, Ce qu'elle est : une pétaudière !
Refrain