La
Fa#m Sim Ré Fa#m Sim7 Mi7
La
Fa#m Sim Fa#m Mi7 La Sol7
Nous étions quatre bacheliers,
Sans vergogne, La vraie crème
des écoliers, Des
écoliers.
Do
Lam Rém Fa Lam Rém7 Sol7
Do
Lam Rém Lam Sol7 Do
Mi7
Pour offrir aux filles des fleurs, Sans
vergogne, Nous nous fîmes un peu
voleurs, Un peu voleurs.
Les sycophantes du pays, Sans vergogne, Aux gendarmes nous ont trahis, Nous
ont trahis.
Et l'on vit quatre bacheliers, Sans vergogne, Qu'on emmène, les
mains liées, Les mains liées.
On fit venir à la prison, Sans vergogne, Les parents des mauvais garçons,
Mauvais garçons.
Les trois premiers pères, les trois, Sans vergogne, En
perdirent tout leur sang-froid, Tout leur sang-froid.
Comme un seul ils ont déclaré, Sans vergogne, Qu'on les avait déshonorée,
Déshonorés.
Comme un seul ont dit " C'est fini ", Sans vergogne, " Fils
indigne, je te renie, Je te renie. "
Le quatrième des parents, Sans vergogne, C'était le plus gros, le plus grand,
Le plus grand.
Quand il vint chercher son voleur, Sans vergogne, On
s'attendait à un malheur, A un malheur.
Mais il n'a pas déclaré, non, Sans vergogne, Que l'on avait sali son nom,
Sali son nom.
Dans le silence on l'entendit, Sans vergogne, Qui lui disait :
" Bonjour, petit, Bonjour petit. "
On le vit, on le croirait pas, Sans vergogne, Lui tendre sa blague à tabac,
Blague à tabac.
Je ne sais pas s'il eut raison, Sans vergogne, D'agir d'une
telle façon, Telle façon.
Mais je sais qu'un enfant perdu, Sans vergogne, A de la corde de pendu, De
pendu,
A de la chance quand il a, Sans vergogne, Un père de ce tonneau-là, Ce
tonneau-là.
Et si les chrétiens du pays, Sans vergogne, Jugent que cet homme a failli,
Homme a failli.
Ça laisse à penser que, pour eux, Sans vergogne, L'Évangile,
c'est de l'hébreu, C'est de l'hébreu.
Lam
Rém
Lam
Rém
Lam
Tous les cœurs se rallient à sa blanche cornette, Si le chrétien succombe
à son charme insidieux,
Rém
Lam
Rém
Lam
Mi7
Le païen le plus sûr, l'athée le plus honnête, Se laisseraient aller
parfois à croire en Dieu.
Lam
Ré
Lam
Rém
Et les enfants de chœur font tinter leur sonnette...
Il paraît que, dessous sa cornette fatale, Qu'elle arbore à la messe avec
tant de rigueur,
Cette petite sœur cache, c'est un scandale ! Une queue de
cheval et des accroche-cœurs.
Et les enfants de chœur s'agitent dans les
stalles...
Il paraît que, dessous son gros habit de bure, Elle porte coquettement des
bas de soie,
Festons, frivolités, fanfreluches, guipures, Enfin tout ce qu'il
faut pour que le diable y soit.
Et les enfants de chœur ont des pensées
impures...
Il paraît que le soir, en voici bien d'une autre ! A l'heure où ses consœurs
sont sagement couchées
Ou débitent pieusement des patenôtres, Elle se
déshabille devant sa psyché.
Et les enfants de chœur ont la fièvre, les
pauvres...
Il paraît qu'à loisir elle se mire nue, De face, de profil, et même, hélas !
de dos,
Après avoir, sans gêne, accroché sa tenue, Aux branches de la croix
comme au portemanteau.
Chez les enfants de chœur le malin s'insinue...
Il paraît que, levant au ciel un oeil complice, Elle dit : "Bravo, Seigneur,
c'est du joli travail ! "
Puis qu'elle ajoute avec encor plus de malice : "
La cambrure des reins, ça, c'est une trouvaille ! "
Et les enfants de chœur
souffrent un vrai supplice...
Il paraît qu'à minuit, bonne mère, c'est pire : On entend se mêler, dans
d'étranges accords,
La voix énamourée des anges qui soupirent, Et celle de la
sœur criant " Encor ! Encor ! "
Et les enfants de chœur, les malheureux,
transpirent...
Et monsieur le curé, que ces bruits turlupinent, Se dit avec raison que le
brave Jésus
Avec sa tête, hélas ! Déjà chargée d'épines, N'a certes pas
besoin d'autre chose dessus.
Et les enfants de chœur, branlant du chef,
opinent...
Tout ça, c'est des faux bruits, des ragots, des sornettes, De basses
calomnies par Satan répandues.
Pas plus d'accroche-cœurs sous la blanche
cornette, Que de queue de cheval, mais un crâne tondu.
Et les enfants de
chœur en font, une binette...
Pas de troubles penchants dans ce cœur rigoriste, Sous cet austère habit pas
de rubans suspects.
On ne verra jamais la corne au front du Christ, Le
veinard sur sa croix peut s'endormir en paix,
Et les enfants de chœur se
masturber, tout tristes...
RETOUCHES À UN ROMAN D'AMOUR DE QUATRE SOUS
Do#m
Sol#m
Do#m Sol#m Do#m Si7
Madame, même à quatre sous,
Notre vieux roman d'amour sou-
Mi
Si
Mi
Sol#7
Ffrirait certes quelque mévente. Il fut minable.
Permettez
Do#m
Sol#m Do#m Sol#m Do#m
Que je farde
la vérité, La réinvente, La réinvente.
On se rencontra dans un car, Nous menant en triomphe au quart,
Une nuit de
rafle à Pigalle. Je préfère affirmer, sang bleu !
Que l'on nous présenta chez
le, Prince de Galles, Prince de Galles.
Oublions l'hôtel mal famé, L'hôtel borgne où l'on s'est aimés.
Taisons-le,
j'aurais bonne mine. Il me paraît plus transcendant
De situer nos ébats dans,
Une chaumine, Une chaumine.
Les anges volèrent bien bas, Leurs soupirs ne passèrent pas
L'entresol, le
rez-de-chaussée. Forçons la note et rehaussons
Très au-delà du mur du son,
Leur odyssée, Leur odyssée.
Ne laissons pas, quelle pitié ! Notre lune de miel quartier
De la zone. Je
préconise, Qu'on l'ait vécue en Italie,
Sous le beau ciel de Napoli, Ou de
Venise, Ou de Venise.
Un jour votre cœur se lassa, Et vous partîtes, passons ça
Sous silence, en
claquant la porte. Marguerite, soyons décents,
Racontons plutôt qu'en
toussant, Vous êtes morte, Vous êtes morte.
Deux années après, montre en main, Je me consolais, c'est humain,
Avec une
de vos semblables. Je joue, ça fait un effet bœuf,
Le veuf toujours en deuil,
le veuf, Inconsolable, Inconsolable.
C'est la revanche du vaincu, C'est la revanche du cocu,
D'agir ainsi dès
qu'il évoque, Son histoire. Autant qu'il le peut,
Il tâche de la rendre un
peu, Moins équivoque, Moins équivoque.
Mi7
La
Do#7
Fa#m Do#m
Calme, confortable,
officiel, En un mot
résidentiel,
Ré
La
Si7
Mi7
Tel était le cimetière où, Cet imbécile avait son
trou.
Do
Mi7
Lam
Mim
Comme il ne reconnaissait pas, Le bien-fondé de son
trépas,
Fa
Do Fam Do Sol7 Do
L'a voulu
faire, aberration ! Sa petite résurrection.
Les vieux morts, les vieux "ici-gît", Les braves sépulcres
blanchis,
Insistèrent pour qu'il revînt, Sur sa décision mais en
vain.
L'ayant astiquée, il remit, Sur pied sa vieille anatomie,
Et tout
pimpant, tout satisfait, Prit la clef du champ de navets.
Chez lui s'en étant revenu, Son chien ne l'a pas reconnu
Et lui croque en
deux coups de dents, Un des os les plus importants.
En guise de consolation,
Pensa faire une libation,
Boire un coup de vin généreux, Mais tous ses
tonneaux sonnaient creux.
Quand dans l'alcôve il est entré, Embrasser sa veuve éplorée,
Il jugea
d'un simple coup d'œil, Qu'elle ne portait plus son deuil.
Il la trouve se
réchauffant, Avec un salaud de vivant,
Alors chancelant dans sa foi, Mourut
une seconde fois.
La commère au potron-minet, Ramassa les os qui traînaient
Et pour une
bouchée de pain, Les vendit à des carabins.
Et, depuis lors, ce macchabée,
Dans l'amphithéâtre tombé,
Malheureux, poussiéreux, transi, Chante : "Ah ! ce
qu'on s'emmerde ici" !
Si
Mi
Si
Si7
Mi
Si7
Un roi d'Espagne, ou bien de France, Avait un cor, un cor au
pied.
Sol#7 Do#m
Fa#7
Si
Fa#7 Si7
C'était
au pied gauche, je pense, Il boitait à faire
pitié.
Mi
Si7
Mi
Si
Les courtisans, espèce adroite, S'appliquèrent à
l'imiter,
Sol#7 Do#m Fa#7
Si
Fa#7
Si Fa#7 Si Fa#7 Si Fa#7 Si Mi Si
Et qui de gauche, qui de droite,
Il apprirent tous à boiter.
On vit bientôt le bénéfice, Que cette mode rapportait,
Et, de
l'antichambre à l'office, Tout le monde boitait, boitait.
Un jour, un
seigneur de province, Oubliant son nouveau métier,
Vint à passer devant le
prince, Ferme et droit comme un peuplier.
Tout le monde se mit à rire, Excepté le roi, qui tout bas,
Murmura : "
Monsieur, qu'est-ce à dire ? Je crois que vous ne boitez pas. "
" Sire,
quelle erreur est la votre ! Je suis criblé de cors ; voyez :
Si je marche
plus droit qu'un autre, C'est que je boite des deux pieds."
Ré
Fa#7
Sim
La lune s'attristait. On comprend sa
tristesse
Ré
Fa#7
Sim
On tapait plus dedans. Elle s'demandait quand
est-ce
Ré
Mi7 La7 Ré
Qu'on va s' rappeler de
m'enculer ?
Dans mon affreux jargon, carence inexplicable,
Brillait par son absence un
des pires vocables
C'est : "enculé". Lacune comblée.
Lâcher ce terme bas, Dieu sait ce qu'il m'en coûte,
La chose ne me gêne
pas mais le mot me dégoûte,
J' suis désolé d' dire enculé.
Oui mais depuis qu'Adam se fit charmer par Eve
L'éternel féminin nous
emmerde et je rêve
Parfois d'aller m' faire enculer.
Sous les coups de boutoir des ligues féministes
La moitié des messieurs
brûle d'être onaniste,
L'autre d'aller s' faire enculer.
A force d'être en butte au tir des suffragettes
En son for intérieur
chacun de nous projette
D'hélas aller s' faire enculer.
Quand on veut les trousser, on est un phallocrate,
Quand on ne le veut
point, un émule de Socrate,
Reste d'aller s' faire enculer.
Qu'espèrent en coassant des légions de grenouilles ?
Que le royaume de
France enfin tombe en quenouille,
Qu'on coure aller s' faire enculer ?
Y a beaux jours que c'est fait devant ces tyrannettes,
On danse comme des
pantins, comme des marionnettes
Au lieu d'aller s' faire enculer.
Pompadour, Montespan, La Vallière et j'en passe
Talonnèrent le roi qui
marchait tête basse
Souhaitant aller s' faire enculer.
A de rares exceptions, nom d'un chien, ce sont elles
Qui toujours mine de
rien déclenchent la bagatelle ;
Il faut aller s' faire enculer.
Oui la plupart du temps sans aucune équivoque
En tortillant du cul ces
dames nous provoquent,
Mieux vaut aller s' faire enculer.
Fatigué de souffrir leur long réquisitoire
Ayant en vain cherché d'autres
échappatoires,
Je vais aller m' faire enculer.
D'à partir de ce soir cessant d' croquer la pomme
J'embarque pour Cythère
en passant par Sodome,
Afin d'aller m' faire enculer.
Afin qu'aucune de vous mesdames n'imagine
Que j'ai du parti pris, que je
suis misogyne,
Avant d'aller m' faire enculer
J'avoue publiquement que vous êtes nos égales,
Qu'il faut valider ça dans
une formule légale,
J' suis enculé mais régulier.
En vertu d' quel pouvoir, injustes que nous sommes,
Vous refuse-t-on les
droits que l'on accorde aux hommes,
Comme d'aller s' faire enculer.
Sim
Mi7
Sale petit bonhomme, il ne portait plus
d'ailes,
La
Fa#7
Plus de bandeau sur l'œil et d'un huissier
modèle,
Sim
Sol
Mim Fa#7
Arborait les sombres habits
Sim
Dès qu'il avait connu le
krach, la banqueroute,
Mi7 La
De nos affaires de cœur, il s'était mis en
route
Sol
Fa#7
Sim
Pour recouvrer tout son fourbi.
Pas plus tôt descendu de sa noire calèche,
Il nous a dit : " je viens
récupérer mes flèches
Maintenant pour vous superflues. "
Sans une ombre de
peine ou de mélancolie,
On l'a vu remballer la vaine panoplie
Des amoureux
qui ne jouent plus.
Avisant, oubliée, la pauvre marguerite
Qu'on avait effeuillée, jadis,
selon le rite,
Quand on s'aimait un peu, beaucoup,
L'un après l'autre, en
place, il remit les pétales ;
La veille encore, on aurait crié au
scandale,
On lui aurait tordu le cou.
Il brûla nos trophées, il brûla nos reliques,
Nos gages, nos portraits,
nos lettres idylliques,
Bien belle fut la part du feu.
Et je n'ai pas
bronché, pas eu la mort dans l'âme,
Quand, avec tout le reste, il passa par
les flammes
Une boucle de vos cheveux.
Enfin, pour bien montrer qu'il faisait table rase,
Il effaça du mur
l'indélébile phrase :
" Paul est épris de Virginie. "
De Virginie,
d'Hortense ou bien de Caroline,
J'oublie presque toujours le nom de
l'héroïne
Quand la comédie est finie.
" Faut voir à pas confondre amour et bagatelle,
A pas trop mélanger la
rose et l'immortelle,
Qu'il nous a dit en se sauvant,
A pas traiter comme
une affaire capitale
Une petite fantaisie sentimentale
Plus de crédit
dorénavant. "
Ma mie, ne prenez pas ma complainte au tragique.
Les raisons qui, ce soir,
m'ont rendu nostalgique,
Sont les moins nobles des raisons,
Et j'aurais
sans nul doute enterré cette histoire
Si, pour renouveler un peu mon
répertoire
Je n'avais besoin de chansons.
Si7
Mim
Ré7
Sol
Il est morne, il est taciturne, Il préside aux choses du
temps
Si7
Do
Lam Ré7 Sol
Il porte un joli
nom, " Saturne ", Mais c'est un Dieu fort
inquiétant
Si7
Do
Mim
Si7 Mim
Il porte un joli nom,
" Saturne ", Mais c'est un Dieu fort inquiétant.
En allant son chemin, morose, Pour se désennuyer un peu
Il joue à
bousculer les roses, Le temps tue le temps comme il peut.
Il joue à bousculer
les roses, Le temps tue le temps comme il peut.
Cette saison, c'est toi, ma belle, Qui a fait les frais de son jeu,
Toi
qui a dû payer la gabelle, Un grain de sel dans tes cheveux.
Toi qui a dû
payer la gabelle, Un grain de sel dans tes cheveux.
C'est pas vilain, les fleurs d'automne, Et tous les poètes l'ont dit.
Je
te regarde et je te donne, Mon billet qu'ils n'ont pas menti.
Je te regarde
et je te donne, Mon billet qu'ils n'ont pas menti.
Viens encor, viens ma favorite, Descendons ensemble au jardin,
Viens
effeuiller la marguerite, De l'été de la Saint-Martin.
Viens effeuiller la
marguerite, De l'été de la Saint-Martin.
Je sais par cœur toutes tes grâces, Et pour me les faire oublier,
Il
faudra que Saturne en fasse, Des tours d'horloge, de sablier !
Et la petite
pisseuse d'en face, Peut bien aller se rhabiller.
SAUF LE RESPECT QUE JE VOUS DOIS
Ré
La7
Ré
La7 Ré
Si vous y tenez tant parlez-moi des
affaires publiques, Encor que ce sujet me rende un peu
mélancolique,
Sol
Fa#m
Mim Si7
Parlez-m'en toujours je
n'vous en tiendrai pas rigueur
...
Sim
Sim7
Lam
Si7
Mi7
La7
Ré
Parlez-moi d'amour et j'vous fous mon poing sur la gueule, Sauf le respect
que je vous dois.
Fi des chantres bêlants qui taquinent la muse érotique, Des poètes galants
qui lèchent le cul d'Aphrodite,
Des auteurs courtois qui vont en se frappant
le cœur ...
Parlez-moi d'amour et j'vous fous mon poing sur la gueule, Sauf
le respect que je vous dois.
Naguère mes idées reposaient sur la non-violence, Mon agressivité je l'avais
réduite au silence,
Mais tout tourne court ma compagne était une gueuse
...
Parlez-moi d'amour et j'vous fous mon poing sur la gueule, Sauf le
respect que je vous dois.
Ancienne enfant trouvée n'ayant connu père ni mère, Coiffée d'un chap'ron
rouge elle s'en fut ironie amère,
Porter soi-disant une galette à son aïeule
...
Parlez-moi d'amour et j'vous fous mon poing sur la gueule, Sauf le
respect que je vous dois.
Je l'attendis un soir je l'attendis jusqu'à l'aurore, Je l'attendis un an
pour peu je l'attendrais encore,
Un loup de rencontre aura séduit cette
fugueuse ...
Parlez-moi d'amour et j'vous fous mon poing sur la gueule, Sauf
le respect que je vous dois.
Cupidon ce salaud geste qui chez lui n'est pas rare, Avait trempé sa flèche
un petit peu dans le curare,
Le philtre magique avait tout du bouillon d'onze
heures ...
Parlez-moi d'amour et j'vous fous mon poing sur la gueule, Sauf le
respect que je vous dois.
Ainsi qu'il est fréquent sous la blancheur de ses pétales, La marguerite
cachait une tarentule un crotale,
Une vraie vipère à la fois lubrique et
visqueuse ...
Parlez-moi d'amour et j'vous fous mon poing sur la gueule, Sauf
le respect que je vous dois.
Que le septième ciel sur ma pauvre tête retombe ! Lorsque le désespoir m'aura
mis au bord de la tombe,
Cet ultime discours s'exhalera de mon linceul
:
Parlez-moi d'amour et j'vous fous mon poing sur la gueule, Sauf le respect
que je vous dois.
Lam
Sol7
Do
Lam Sol7
Do
Fa Mi7
Lam
Mi7
Lam
Si le Bon Dieu l'avait voulu - Lanturlurette, Lanturlu, J'aurais connu la
Cléopâtre, Et je ne t'aurais pas
connue.
Sol7
Do
Lam
Sol7
Do
Fa Mi7
Lam
Mi7
Lam
J'aurais connu la Cléopâtre, Et je ne t'aurais pas connue. Sans ton amour
que j'idolâtre, Las ! Que fussé-je devenu ?
Fa
Mi7
La7
Ré
Sol7
Do
Fa7
Sib
Si le Bon Dieu l'avait voulu, J'aurais connu la Messaline, Agnès, Odette
et Mélusine, Et je ne t'aurais pas
connue.
Fa
Mi7
La7
Ré
Sol7
Do
Fa7
Sib Mi7
J'aurais connu la Pompadour, Noémi, Sarah, Rebecca,
La Fille du Royal Tambour, et la Mogador et Clara.
Lam
Sol7
Do
Lam Sol7
Do
Fa
Mi7
Lam
Mi7
Lam
Mais le Bon Dieu n'a pas voulu, Que je connaisse leur amour, Je t'ai
connue, tu m'as connu, Gloire à Dieu au plus haut des nues
!
Sol7
Do
Lam Sol7
Do
Fa
Mi7
Lam
Mi7
Lam Mi7 Lam
Las ! Que fussé-je devenu, Sans toi la nuit, sans toi le jour, Je
t'ai connue, tu m'as connu, Gloire à Dieu au plus haut des nues !
Fa#m
Sim
Fa#m
Imitant Courteline, un sceptique notoire, Manifestant ainsi que l'on me
désabuse,
Fa#m
Sim
Fa#m
J'ai des velléités d'arpenter les trottoir(e)s, Avec cette devise écrite
à mon gibus :
Do#7
Fa#m
Do#7 Fa#m Do#7
Je ne crois pas un mot de toutes ces histoires.
Dieu, diable, paradis, enfer et purgatoire, Les bons récompensés et les
méchants punis,
Et le corps du Seigneur dans le fond du ciboire, Et l'huile
consacrée comme le pain bénit,
Je ne crois pas un mot de toutes ces
histoires.
Et la bonne aventure et l'art divinatoire, Les cartes, les tarots, les lignes
de la main,
La clé des songes, le pendule oscillatoire, Les astres indiquant
ce que sera demain,
Je ne crois pas un mot de toutes ces histoires.
Les preuves à l'appui, les preuves péremptoires, Témoins dignes de foi,
metteurs de mains au feu,
Et le respect de l'homme à l'interrogatoire, Et les
vérités vraies, les spontanés aveux,
Je ne crois pas un mot de toutes ces
histoires.
Le bagne, l'échafaud entre autres exutoires, Et l'efficacité de la peine de
mort,
Le criminel saisi d'un zèle expiatoire, Qui bat sa coulpe bourrelé par
le remords,
Je ne crois pas un mot de toutes ces histoires.
Sur les tombeaux les oraisons déclamatoires, Les : " C'était un bon fils, bon
père, bon mari ",
" Le meilleur d'entre nous et le plus méritoire ", " Un
saint homme, un cœur d'or, un bel et noble esprit "
Je ne crois pas un mot de
toutes ces histoires.
Les " Saint-Jean bouche d'or ", les charmeurs d'auditoire, Les placements de
sentiments de tout repos,
Et les billevesées de tous les répertoires, Et les
morts pour que naisse un avenir plus beau,
Je ne crois pas un mot de toutes
ces histoires.
Mais j'envie les pauvres d'esprit pouvant y croire.
Rém
Sol#dim/Fa
Sol#dim
Prince des monte-en-l'air et de la cambriole, Toi qui eus le bon goût
de choisir ma
maison
Sol#dim/Sol#
Sol#dim/Si
Mi7
Lam
Cependant que je colportais mes gaudrioles, En ton honneur j'ai composé
cette chanson
Sache que j'apprécie à sa valeur le geste, Qui te fit bien fermer la porte en
repartant
De peur que des rôdeurs n'emportassent le reste, Des voleurs comme
il faut c'est rare de ce temps
Tu ne m'as dérobé que le strict nécessaire, Délaissant dédaigneux l'exécrable
portrait
Que l'on m'avait offert à mon anniversaire, Quel bon critique d'art
mon salaud tu ferais
Autre signe indiquant toute absence de tare, Respectueux du brave travailleur
tu n'as
Pas cru décent de me priver de ma guitare, Solidarité sainte de
l'artisanat
Pour toutes ces raisons vois-tu, je te pardonne, Sans arrière-pensée après
mûr examen
Ce que tu m'as volé, mon vieux, je te le donne, Ça pouvait pas
tomber en de meilleures mains
D'ailleurs moi qui te parle, avec mes chansonnettes, Si je n'avais pas dû
rencontrer le succès
J'aurais tout comme toi, pu virer malhonnête, Je serais
devenu ton complice, qui sait
En vendant ton butin, prends garde au marchandage, Ne vas pas tout lâcher en
solde aux receleurs
Tiens leur la dragée haute en évoquant l'adage, Qui dit
que ces gens-là sont pis que les voleurs
Fort de ce que je n'ai pas sonné les gendarmes, Ne te crois pas du tout tenu
de revenir
Ta moindre récidive abolirait le charme, Laisse-moi je t'en prie,
sur un bon souvenir
Monte-en-l'air, mon ami, que mon bien te profite, Que Mercure te préserve de
la prison
Ait pas trop de remords, d'ailleurs nous sommes quittes, Après tout
ne te dois-je pas une chanson
Post-scriptum, si le vol est l'art que tu préfères, Ta seule vocation, ton
unique talent
Prends donc pignon sur rue, mets-toi dans les affaires, Et tu
auras les flics même comme chalands
Ré
Sol
Sim Fa#7
Mi7
Lam
Si7
Mi7
La7 Ré Mi
Tempête dans un
bénitier, Le souverain pontife avecque, Les évêques, les archevêques, Nous font
un satané
chantier
La
Mi7
La
Mi7
La
Fa#7
Sim
Ils ne savent pas ce qu'ils perdent, Tous ces fichus calotins, Sans le
latin, sans le latin, La messe nous
emmerde
Fa#7
Sim
Fa#7
Sim
Mi7 Mi5+ La
A la fête liturgique, Plus de
grandes pompes, soudain, Sans le latin, sans le latin, Plus de mystère
magique
Mi7
La
Mi7
La
La7
Ré
Le rite qui nous envoûte, S'avère alors anodin, Sans le latin, sans le
latin, Et les fidèles s'en
foutent
Ladim
Do#m
Fa#7
Si7
Mi7 La
O très Sainte Marie
mère de, Dieu, dites à ces putains, De moines qu'ils nous emmerdent, Sans le
latin
Je ne suis pas le seul, morbleu, Depuis que ces règles sévissent, A ne plus
me rendre à l'office, Dominical que quand il pleut
Il ne savent pas ce qu'ils
perdent, Tous ces fichus calotins, Sans le latin, sans le latin, La messe nous
emmerde
En renonçant à l'occulte, Faudra qu'ils fassent tintin, Sans le
latin, sans le latin, Pour le denier du culte
A la saison printanière,
Suisse, bedeau, sacristain, Sans le latin, sans le latin, F'ront l'église
buissonnière
O très Sainte Marie mère de, Dieu, dites à ces putains, De
moines qu'ils nous emmerdent, Sans le latin.
Ces oiseaux sont des enragés, Ces corbeaux qui scient, rognent, tranchent, La
saine et bonne vieille branche, De la croix où ils sont perchés
Ils ne savent
pas ce qu'ils perdent, Tous ces fichus calotins, Sans le latin, sans le latin,
La messe nous emmerde
Le vin du sacré calice, Se change en eau de boudin,
Sans le latin, sans le latin, Et ses vertus faiblissent
A Lourdes, Sète ou
bien Parme, Comme à Quimper Corentin, Le presbytère sans le latin, A perdu de
son charme
O très Sainte Marie mère de, Dieu, dites à ces putains, De moines
qu'ils nous emmerdent, Sans le latin
Fa#7
Si
Mi7
La
Dans les comptes d'apothicaire, Vingt ans, c'est une somme de
bonheur
Ré7
Sol
Fa#
Sol
Fa
Mes vingt ans sont morts à la guerre, De l'autre côté du champ
d'honneur
Fa#7
Si
Mi7
La
Si j'connus un temps de chien, certes, C'est bien le temps de mes vingt
ans
!
Ré7
Sol Fa#
Sol
Fa# Mi Sol Fa#
Cependant, je pleure sa perte, Il est mort,
c'était le bon temps
!
Sim
Mi Sim Mi
Sim
Mi Sol Ré
Il est toujours joli, le
temps passé, Une fois qu'ils ont cassé leur
pipe
Sim
Mi
Sim Mi
Sim
Mi Sol La7 Si
On pardonne à tous
ceux qui nous ont offensés : Les morts sont tous des braves types
Dans ta petite mémoire de lièvre, Bécassine, il t'est souvenu
De notre
amour du coin des lèvres, Amour nul et non avenu
Amour d'un sou qui n'allait,
certes, Guère plus loin que le bout d'son lit
Cependant, nous pleurons sa
perte, Il est mort, il est embelli !
Il est toujours joli, le temps passé,
Une fois qu'ils ont cassé leur pipe
On pardonne à tous ceux qui nous ont
offensés : Les morts sont tous des braves types
J'ai mis ma tenue la plus sombre, Et mon masque d'enterrement
Pour
conduire au royaume des ombres, Un paquet de vieux ossements
La terre n'a
jamais produit, certes, De canaille plus consommée
Cependant, nous pleurons
sa perte, Elle est morte, elle est embaumée !
Il est toujours joli, le temps
passé, Une fois qu'ils ont cassé leur pipe
On pardonne à tous ceux qui nous
ont offensés : Les morts sont tous des braves types
Sol7
Do
Sol7
Do
Sol7 Do Sol7
La belle qui couchait avec le roi de Prusse, Avec le
roi de Prusse
Do
La7
Rém
Ré9 Sol7 Do
A qui l'on a tondu le crâne rasibus, Le crâne rasibus
Son penchant prononcé pour les " ich liebe dich ", Pour les " ich liebe dich
"
Lui valut de porter quelques cheveux postiches, Quelques cheveux postiches
Les braves sans-culottes et les bonnets phrygiens, Et les bonnets
phrygiens
Ont livré sa crinière à un tondeur de chiens, A un tondeur de
chiens
J'aurais dû prendre un peu parti pour sa toison, Parti pour sa
toison
J'aurais dû dire un mot pour sauver son chignon, Pour sauver son
chignon
Mais je n'ai pas bougé du fond de ma torpeur, Du fond de ma torpeur
Les
coupeurs de cheveux en quatre m'ont fait peur, En quatre m'ont fait peur
Quand, pire qu'une brosse, elle eut été tondue, Elle eut été tondue
J'ai
dit : " C'est malheureux, ces accroche-cœur perdus, Ces accroche-cœur perdus "
Et, ramassant l'un d'eux qui traînait dans l'ornière, Qui traînait dans
l'ornière
Je l'ai, comme une fleur, mis à ma boutonnière, Mis à ma
boutonnière
En me voyant partir arborant mon toupet, Arborant mon toupet
Tous ces
coupeurs de nattes m'ont pris pour un suspect, M'ont pris pour un suspect
Comme de la patrie je ne mérite guère, Je ne mérite guère
J'ai pas la
Croix d'honneur, j'ai pas la croix de guerre, J'ai pas la croix de guerre
Et je n'en souffre pas avec trop de rigueur, Avec trop de rigueur
J'ai ma
rosette à moi : c'est un accroche-cœur, C'est un accroche-cœur.
Sim
Ré Mi
Sol
Fa#7
Sim
La7 Ré Fa#7
Avec cette neige à foison, Qui coiffe, coiffe
ma toison, On peut me croire à vue de nez, Blanchi sous le
harnais
Sim
Ré
Mi
Sol
Fa#7
Sim
Fa#7 Sim Si7
Eh bien, Mesdames et
Messieurs, C'est rien que de la poudre aux yeux, C'est rien que de la comédie,
Que de la
parodie
Mim
La7
Ré
Si7
Mim
La7
Ré
Si7
C'est pour tenter de couper court, A l'avance du temps qui court, De
persuader ce vieux goujat, Que tout le mal est fait
déjà
Mim
La7
Ré
Fa#7
Si7
Mi
Mim Fa#7 Sim
Mais dessous la perruque j'ai, Mes vrais cheveux couleur
de jais, C'est pas demain la veille, bon Dieu ! De mes adieux
Et si j'ai l'air moins guilleret, Moins solide sur mes jarrets, Si je chemine
avec lenteur, D'un train de sénateur
N'allez pas dire " Il est perclus ",
N'allez pas dire " Il n'en peut plus ", C'est rien que de la comédie, Que de la
parodie
Histoire d'endormir le temps, Calculateur impénitent, De tout
brouiller, tout embrouiller, Dans le fatidique sablier
En fait, à l'envers du
décor, Comme à vingt ans, je trotte encore, C'est pas demain la veille, bon
Dieu, De mes adieux
Et si mon cœur bat moins souvent, Et moins vite qu'auparavant, Si je chasse
avec moins de zèle, Les gentes demoiselles
Pensez pas que je sois blasé, De
leurs caresses, leurs baisers, C'est rien que de la comédie, Que de la
parodie
Pour convaincre le temps berné, Qu'mes fêtes galantes sont terminées,
Que je me retire en coulisse, Que je n'entrerai plus en lice
Mais je reste un
sacré gaillard, Toujours actif, toujours paillard, C'est pas demain la veille,
bon Dieu, De mes adieux
Et si jamais au cimetière, Un de ces quatre, on porte en terre, Me
ressemblant à s'y tromper, Un genre de macchabée
N'allez pas noyer le
souffleur, En lâchant la bonde à vos pleurs, Ce sera rien que comédie, Rien que
fausse sortie
Et puis, coup de théâtre, quand, Le temps aura levé le camp,
Estimant que la farce est jouée, Moi tout heureux, tout enjoué
J'm'exhumerai
du caveau, Pour saluer sous les bravos, C'est pas demain la veille, bon Dieu, De
mes adieux
Fa
Fa7
Sib Solm7 Do7
Fa Rém Solm Do7 Fa
Que jamais l'art abstrait, qui sévit
maintenant, N'enlève à vos attraits ce volume
étonnant
Fa
Fa7
Sib Solm7 Do7 Fa Rém Solm
Do7 Fa
Au temps où les faux culs sont la majorité, Gloire à celui qui dit
toute la vérité
Sol7
La
Lam
Ré
Lam
Ré
Votre dos perd son nom avec si bonne grâce, Qu'on ne peut s'empêcher de
lui donner
raison
Sol7
La
Fa Sol7 Do La7 Rém
Sol Mi
Que ne suis-je, madame, un poète de race, Pour dire à sa
louange un immortel
blason,
Fa
Sol7 Do La7 Rém Sol7 Do
Pour dire à sa louange
un immortel blason
En le voyant passer, j'en eus la chair de poule, Enfin, je vins au monde et,
depuis, je lui voue
Un culte véritable et, quand je perds aux boules, En
embrassant Fanny, je ne pense qu'à vous,
En embrassant Fanny, je ne pense
qu'à vous
Pour obtenir, madame, un galbe de cet ordre, Vous devez torturer les gens de
votre entour
Donner aux couturiers bien du fil à retordre, Et vous devez
crever votre dame d'atour,
Et vous devez crever votre dame d'atour
C'est le duc de Bordeaux qui s'en va, tête basse, Car il ressemble au mien
comme deux gouttes d'eau
S'il ressemblait au vôtre, on dirait, quand il
passe, " C'est un joli garçon que le duc de Bordeaux ! ",
" C'est un joli
garçon que le duc de Bordeaux ! "
Ne faites aucun cas des jaloux qui professent, Que vous avez placé votre
orgueil un peu bas
Que vous présumez trop, en somme de vos fesses, Et
surtout, par faveur, ne vous asseyez pas,
Et surtout, par faveur, ne vous
asseyez pas
Laissez-les raconter qu'en sortant de calèche, La brise a fait voler votre
robe et qu'on vit
Écrite dans un cœur transpercé d'une flèche, Cette
expression triviale : " A Julot pour la vie ",
Cette expression triviale : "
A Julot pour la vie "
Laissez-les dire encor qu'à la cour d'Angleterre, Faisant la révérence aux
souverains anglois
Vous êtes, patatras ! tombée assise à terre, La loi d'la
pesanteur est dure, mais c'est la loi,
La loi d'la pesanteur est dure, mais
c'est la loi
Nul ne peut aujourd'hui trépasser sans voir Naples, A l'assaut des
chefs-d'œuvre ils veulent tous courir
Mes ambitions à moi sont bien plus
raisonnables : Voir votre académie, madame, et puis mourir,
Voir votre
académie, madame, et puis mourir
Que jamais l'art abstrait, qui sévit maintenant, N'enlève à vos attraits ce
volume étonnant
Au temps où les faux culs sont la majorité, Gloire à celui
qui dit toute la vérité
Mim
Ré
Mim
Ré Mim
Sur ses larges bras
étendus, La forêt où s'éveille Flore,
Ré
Do
Ré Sim Mim
Ré Mim
A des chapelets de pendus,
Que le matin caresse et
dore.
Mim
Ré
Mim
Ré Mim
Ce bois sombre, où le chêne
arbore, Des grappes de fruits
inouïs
Ré
Do
Ré
Sim Mim
Ré Mim
Même chez le Turc et le More, C'est le verger du
roi Louis.
Tous ces pauvres gens morfondus, Roulant des pensers qu'on ignore,
Dans
des tourbillons éperdus, Voltigent, palpitants encore.
Le soleil levant les
dévore. Regardez-les, cieux éblouis,
Danser dans les feux de l'aurore. C'est
le verger du roi Louis.
Ces pendus, du diable entendus, Appellent des pendus encore.
Tandis qu'aux
cieux, d'azur tendus, Où semble luire un météore,
La rosée en l'air
s'évapore, Un essaim d'oiseaux réjouis
Par-dessus leur tête picore. C'est le
verger du roi Louis.
Mim
Ré
Mim
Ré Mim
Prince, il est un
bois que décore, Un tas de pendus
enfouis
Ré
Do Ré
Sim Mim
Ré Mim Ré Mim
Dans le doux feuillage sonore. C'est
le verger du roi Louis !
Sim
Mim Mi7 La La7
Ré
Mim
La
Depuis que je commence à faire de vieux os, Avide de conseils, souvent un
jouvenceau
Lam Fa#7
Si7
Mim
Sim
Fa#7
Sim
Me demande la marche à suivre et s'il est bon, D'aller par-ci,
par-là, scrupuleux je
réponds :
La7
Ré
Sim
La
Ré
Sim Fa#7
Crosse en l'air ou bien
fleur au fusil, C'est à toi d'en décider, choisis
!
Sim
Mim
Fa#7
Sim Fa#7
Sim Fa#7
A toi seul de trancher s'il vaut mieux, Dire "amen" ou "merde à
Dieu".
Et le brave petit blâme ma position, M'accuse de danser la valse
hésitation.
Cet âge exècre l'attitude des Normands, Les seuls à lui parler en
fait honnêtement.
Crosse en l'air ou bien fleur au fusil, C'est à toi d'en
décider, choisis !
A toi seul de trancher s'il vaut mieux, Dire "amen" ou
"merde à Dieu".
Facile d'entraîner de jeunes innocents ! Puisqu'il est interdit d'interdire à
présent,
Lors, en bonne justice, il est déconseillé, De donner des conseils,
surtout s'ils sont payés.
Crosse en l'air ou bien fleur au fusil, C'est
à toi d'en décider, choisis !
A toi seul de trancher s'il vaut mieux, Dire
"amen" ou "merde à Dieu".
A gauche, à droite, au centre ou alors à l'écart, Je ne puis t'indiquer où tu
dois aller, car
Moi le fil d'Ariane me fait un peu peur, Et je ne m'en
sers plus que pour couper le beurre.
Crosse en l'air ou bien fleur au fusil,
C'est à toi d'en décider, choisis !
A toi seul de trancher s'il vaut mieux,
Dire "amen" ou "merde à Dieu".
Quand tous les rois Pétaud crient "Vive la république", Que "Mort aux vaches"
même est un slogan de flic,
Que l'on parle de paix le cul sur des
canons, Bienheureux celui qui s'y retrouve, moi non !
Crosse en l'air ou bien
fleur au fusil, C'est à toi d'en décider, choisis !
A toi seul de trancher
s'il vaut mieux, Dire "amen" ou "merde à Dieu".
La vérité d'ailleurs flotte au gré des saisons. Tout fier dans son sillage,
on part, on a raison.
Mais au cours du voyage, elle a viré de bord, Elle
a changé de cap, on arrive : on a tort.
Crosse en l'air ou bien fleur au
fusil, C'est à toi d'en décider, choisis
!
Sim
Mim
Fa#7
Sim Fa#7
SiM Mi Si
A toi seul de trancher s'il vaut mieux, Dire " amen " ou "
merde à Dieu ".
Sim
Do Fa#7
Avant de chanter, Ma vie, de faire des,
Harangues
Sim
Do Fa#7
Dans ma gueule de bois, J'ai tourné sept fois, Ma
langue
Sim
Do
Fa#7 Sim
J'suis issu de gens, Qui étaient pas du genre
sobre
Do
Fa#7 Sim
On conte que j'eus, La tétée au jus, D'octobre ...
Mes parents ont dû, M'trouver au pied d'u- ne souche
Et non
dans un chou, Comme ces gens plus ou, Moins louches
En guise de sang, ( O
noblesse sans, Pareille! )
Il coule en mon cœur, La chaude liqueur, D'la
treille ...
Quand on est un sage, et qu'on a du savoir-boire
On se garde à
vue, En cas de soif, u- ne poire ...
Une poire ... ou deux, Mais en forme de,
Bonbonne
Au ventre replet, Rempli du bon lait, D'l'automne ...
Jadis, aux Enfers, Certes, il a souffert, Tantale
Quand l'eau
refusa, D'arroser ses amygdales
Être assoiffé d'eau, C'est triste, mais faut,
Bien dire
Que, l'être de vin, C'est encore vingt, Fois pire ...
Hélas ! il ne pleut, Jamais du gros bleu, Qui tache
Qu'elles
donnent du vin, J'irai traire enfin, Les vaches ...
Que vienne le temps, Du
vin coulant dans, La Seine !
Les gens, par milliers, Courront y noyer, Leur
peine ...