Fa
Ré7 Sol7
Do7
J'ai plaqué mon chêne, Comme un saligaud
Fa
Ré7 Sol7 Do7
Mon
copain le chêne, Mon alter ego
Ré7
Solm
Rém
La7
On était du même bois, Un peu rustique un peu brut
Rém La7
Rém
Do7
Dont on fait n'importe quoi, Sauf, naturell'ment les flûtes
Fa
Ré7
Sol7
Do7
J'ai maint'nant des frênes, Des arbres de judée
Fa
Ré7 Sol7 Do7
Tous de bonnes graines, De hautes futaies
Ré7
Solm
Rém
La7
Mais toi, tu manques à l'appel, Ma vieille branche de campagne
Rém
La7
Do7
Fa Sol7
Mon seul arbre de Noël, Mon mât de cocagne
Do
Fa
Do
La7 Rém Sol7
Auprès de mon arbre, Je vivais heureux, J'aurais jamais dû, M'éloigner d'mon
arbre
Do
Fa Do
La7 Rém Sol7 Do Do7
Auprès de mon
arbre, Je vivais heureux, J'aurais jamais dû, Le quitter des yeux
Je suis un pauvr' type, J'aurai plus de joie
J'ai jeté ma pipe, Ma
vieille pipe en bois
Qu'avait fumé sans s'fâcher, Sans jamais m'brûler la
lippe
L'tabac d'la vache enragée, Dans sa bonne vieille tête de pipe
J'ai des pipes d'écume, Ornées de fleurons
De ces pipes qu'on fume, En
levant le front
Mais j'retrouv'rai plus ma foi, Dans mon cœur ni sur ma
lippe
Le goût d'ma vieille pipe en bois, Sacré nom d'une pipe
Auprès de mon arbre, Je vivais heureux, J'aurais jamais dû, M'éloigner d' mon
arbre
Auprès de mon arbre, Je vivais heureux, J'aurais jamais dû, Le quitter
des yeux
Le surnom d'infâme, Me va comme un gant
D'avecques ma femme, J'ai foutu
le camp
Parc' que depuis tant d'années, C'était pas une sinécure
De lui
voir tout l'temps le nez, Au milieu de la figure
Je bats la campagne, Pour
dénicher la
Nouvelle compagne, Valant celle-là
Qui, bien sûr, laissait
beaucoup, Trop de pierres dans les lentilles
Mais se pendait à mon cou,
Quand j'perdais mes billes
Auprès de mon arbre, Je vivais heureux, J'aurais jamais dû, M'éloigner d' mon
arbre
Auprès de mon arbre, Je vivais heureux, J'aurais jamais dû, Le quitter
des yeux
J'avais une mansarde, Pour tout logement
Avec des lézardes, Sur le
firmament
Je l'savais par cœur depuis, Et pour un baiser la course
J'emmenais mes belles de nuits, Faire un tour sur la grande ourse
J'habite plus d' mansarde, Il peut désormais
Tomber des hallebardes, Je
m'en bats l'œil mais
Mais si quelqu'un monte aux cieux, Moins que moi j'y
paie des prunes
Y a cent sept ans qui dit mieux, Qu'j'ai pas vu la lune
Auprès de mon arbre, Je vivais heureux, J'aurais jamais dû, M'éloigner d' mon
arbre
Auprès de mon arbre, Je vivais heureux, J'aurais jamais dû, Le quitter
des yeux
Do
Sol7
Do
Sol7
Do
Mi7
Les dragons de vertu n'en prennent pas ombrage, Si j'avais eu l'honneur
de commander à bord
Lam
Mi7
Lam
Mi7
Lam
Mi7
A bord du Titanic quand il a fait naufrage, J'aurais crié : " les femmes
adultères d'abord ! "
Lam
Mi7
Lam
Sol7
Ne jetez pas la pierre à la femme adultère, Je suis derrière
Car pour combler les vœux calmer la fièvre ardente, Du pauvre solitaire et
qui n'est pas de bois
Nulle n’est comparable à l'épouse inconstante, Femmes
de chefs de gare c'est vous la fleur des pois
Ne jetez pas la pierre à la femme adultère, Je suis derrière
Quant à vous Messeigneurs aimez à votre guise, En ce qui me concerne ayant un
jour compris
Qu'une femme adultère est plus qu'une autre exquise, Je cherche
mon bonheur à l'ombre des maris
Ne jetez pas la pierre à la femme adultère, Je suis derrière
A l'ombre des maris mais cela va sans dire, Pas n'importe lesquels je les
trie les choisis
Si madame Dupont d'aventure m'attire, Il faut que de
surcroît Dupont me plaise aussi
Ne jetez pas la pierre à la femme adultère, Je suis derrière
Il convient que le bougre ait une bonne poire, Sinon me ravisant je détale à
grands pas
Car je suis difficile et me refuse à boire, Dans le verre d'un
monsieur qui ne me revient pas
Ne jetez pas la pierre à la femme adultère, Je suis derrière
Ils sont loin mes débuts ou manquant de pratique, Sur des femmes de flics je
mis mon dévolu
Je n'était pas encore ouvert à l'esthétique, Cette faute de
goût je ne la commets plus
Ne jetez pas la pierre à la femme adultère, Je suis derrière
Oui je suis tatillon pointilleux mais j'estime, Que le mari doit être un
gentleman complet
Car on finit tous deux par devenir intimes, A force à
force de se passer le relais
Ne jetez pas la pierre à la femme adultère, Je suis derrière
Mais si l'on tombe hélas sur des maris infâmes, Certains sont si courtois si
bons si chaleureux
Que même après avoir cessé d'aimer leur femme, Ont fait
encore semblant uniquement pour eux
Ne jetez pas la pierre à la femme adultère, Je suis derrière
C'est mon cas ces temps-ci je suis triste malade, Quand je dois faire honneur
à certaine pécore
Mais son mari et moi c'est Oreste et Pylade, Et pour
garder l'ami je la cajole encore
Ne jetez pas la pierre à la femme adultère, Je suis derrière
Non contente de me déplaire elle me trompe, Et les jours ou furieux voulant
tout mettre à bas
Je crie : " La coupe est pleine il est temps que je rompe
", Le mari me supplie : " Non ne me quittez pas "
Ne jetez pas la pierre à la femme adultère, Je suis derrière
Et je reste et tous deux ensemble on se flagorne, Moi je lui dis : " C'est
vous mon cocu préféré "
Il me réplique alors : " Entre toutes mes cornes,
Celles que je vous dois mon cher me sont sacrées
Ne jetez pas la pierre à la femme adultère, Je suis derrière
Et je reste et parfois lorsque cette pimbêche, S'attarde en compagnie de son
nouvel amant
Que la nurse est sortie le mari à la pêche, C'est moi pauvre de
moi qui garde les enfants
Ne jetez pas la pierre à la femme adultère.
Do
Sol7 Do7
Fa
Fam
Lam
Ré7 Sol7
Notre voisin
l'ancêtre était un fier galant, Qui n'emmerdait personne avec sa barbe blanche,
Do
Sol7
Do7 Fa
Fam
Lam
Ré7 Sol7 Do
Et quand le bruit courut qu'ses jours étaient comptés, On s'en
fut à l'hospice afin de l'assister.
La7
Solm
La7
On avait apporté les guitares avec nous, Car devant la musique, il
tombait à genoux,
Ré7
Lam
Sol7 Do (bis)
Excepté toutefois les
marches militaires, Qu'il écoutait en se tapant le cul par terre (bis)
La7
Solm
La7
Émules de Django, disciples de Crolla, Toute la fine fleur des cordes
était là
Ré7
Lam
Sol7 Do (bis)
Pour offrir à
l'ancêtre, en signe d'affection, En guise de viatique, une ultime audition (bis)
Fa
Do7
Fa7 Sib
Sibm Rém
Sol7 Do7
Hélas ! les carabins ne les ont pas
reçus, Les guitares sont restées à la porte cochère,
Fa
Do7
Fa7 Sib
Sibm
Fa
Sol7 Do7 Fa Sol7
Et le dernier concert de l'ancêtre déçu, Ce fut un
pot-pourri de cantiques, peuchère !
Do
Do7
Fa
Quand nous serons ancêtres, Du côté de Bicêtre, Pas de musique d'orgue,
oh ! non,
Mim
Rém
La7
Fa
Mi7 La7 Re7 Sol7 Do
Pas de chants liturgiques, Pour qui aval' sa chique,
Mais des guitares, cré nom de nom ! (bis)
La7
Solm
La7
On avait apporté quelques litres aussi, Car le bonhomme avait la fièvre
de Bercy
Ré7
Lam
Sol7 Do
Et les soir de nouba,
parole de tavernier, A rouler sous la table il était le dernier (bis)
La7
Solm
La7
Saumur, Entre-deux-mers, Beaujolais, Marsala, Toute la fine fleur de la
vigne était là
Ré7
Lam
Sol7 Do
Pour offrir à l'ancêtre, en
signe d'affection, En guise de viatique, une ultime libation (bis)
Fa
Do7
Fa7 Sib
Sibm
Rém Sol7
Do7
Hélas ! les carabins ne les ont pas reçus, Les litres sont restés à la
porte cochère,
Fa
Do
Fa7 Sib
Sibm
Fa
Sol7 Do7 Fa Sol7
Et l' coup de l'étrier de l'ancêtre déçu, Ce fut un grand
verre d'eau bénite, peuchère !
Do
Do7
Fa
Quand nous serons ancêtres, Du côté de Bicêtre, Ne nous faites pas boire,
oh ! non,
Mim
Rém
La7
Fa
Mi7 La7 Re7 Sol7 Do
De ces eaux minérales, Bénites ou lustrales, Mais du bon
vin, cré nom de nom ! (bis)
La7
Solm
La7
On avait emmené les belles du quartier, Car l'ancêtre courait la gueuse
volontiers.
Ré7
Lam
Sol7 Do
De sa
main toujours leste et digne cependant, Il troussait les jupons par n'importe
quel temps (bis).
La7
Solm
La7
Depuis Manon Lescaut jusques à Dalila, Toute la fine fleur du beau sexe
était là
Ré7
Lam
Sol7 Do
Pour offrir à l'ancêtre,
en signe d'affection, En guise de viatique, une ultime érection (bis).
Fa
Do7
Fa7 Sib
Sibm
Rém Sol7 Do7
Hélas ! les carabins ne les ont pas reçues, Les belles sont restées à la
porte cochère,
Fa
Do7 Fa7
Sib Sibm
Fa
Sol7 Do7 Fa Sol7
Et le dernier froufrou de l'ancêtre déçu, Ce fut celui
d'une robe de sœur, peuchère !
Do
Do7
Fa
Quand nous serons ancêtres, Du côte de Bicêtre, Pas d'enfants de Marie,
oh ! non,
Mim
Rém
La7
Fa
Mi7 La7 Re7 Sol7 Do
Remplacez-nous les nonnes, Par des belles mignonnes, Et
qui fument, cré nom de nom ! (bis)
Mim
Ré
Rém
Do
Les croquants vont en ville, à cheval sur leurs sous, Acheter des
pucelles aux saintes bonnes gens
Dom
Si7
Mim Ré7 Sol Si7
Les croquants leur mettent à prix d'argent, La main dessus, la main dessous
Mim
Ré
Rém
Do
Mais la chair de Lisa, la chair fraîche de Lison, Que les culs cousus
d'or se fassent une raison
Dom
Si7
Mim
Si7 Fa#7 Si7
C'est pour la bouche du premier venu, Qui a les yeux tendres et les mains
nues
Mi
Sol#7 Do#m
Fa#7 Si7
Les croquants, ça les attriste, Ça les
étonne, les étonne
Mi
Si7
Mi
La
Sol#7
Qu'une fille, une fille belle comme ça, S'abandonne, s'abandonne
Do#m Si7
Do#7
Fa#7
Si7 Mi
Au
premier ostrogoth venu, Les croquants, ça tombe des nues
Mim
Ré
Rém
Do
Les filles de bonnes mœurs, les filles de bonne vie, Qui ont vendue leur
fleurette à la foire à l'encan
Dom
Si7
Mim Ré7 Sol Si7
Vont
s'vautrer dans la couche des croquants, Quand les croquants en ont envie
Mim
Ré
Rém
Do
Mais la chair de Lisa, la chair fraîche de Lison, Que les culs cousus
d'or se fassent une raison
Dom
Si7
Mim
Si7 Fa#7 Si7
N'a jamais accordé
ses faveurs, A contre sous, à contre cœur
Mi
Sol#7 Do#m
Fa#7 Si7
Les croquants, ça les attriste,
Ça les étonne, les étonne
Mi
Si7
Mi
La
Sol#7
Qu'une fille, une fille belle comme ça, S'abandonne, s'abandonne
Do#m Si7
Do#7
Fa#7
Si7 Mi
Au
premier ostrogoth venu, Les croquants, ça tombe des nues
Mim
Ré
Rém
Do
Les filles de bonne vie ont le cœur consistant, Et la fleur qu'on y
trouve est garantie longtemps
Dom
Si7
Mim Ré7
Sol Si7
Comme les fleurs en papier des chapeaux, Les fleurs en pierre des
tombeaux
Mim
Ré
Rém
Do
Mais le cœur de Lisa, le grand cœur de Lison, Aime faire peau neuve avec
chaque saison
Dom
Si7
Mim Si7 Fa#7 Si7
Jamais deux
fois la même couleur, Jamais deux fois la même fleur
Mi
Sol#7 Do#m
Fa#7 Si7
Les croquants, ça les attriste,
Ça les étonne, les étonne
Mi
Si7
Mi
La
Sol#7
Qu'une fille, une fille belle comme ça, S'abandonne, s'abandonne
Do#m Si7
Do#7
Fa#7
Si7 Mi
Au
premier ostrogoth venu, Les croquants, ça tombe des nues
Sol
Mi7
C'était tremblant, c'était troublant, C'était vêtu d'un drap tout blanc,
Lam
Re7
Sol
Do
Sol
Ça présentait tous les symptômes, Tous les dehors de la vision,
Si7
Mim Do Sol Mim Lam Re7 Sol
Les faux airs de l'apparition,
En un mot, c'était un fantôme !
A sa manière d'avancer, A sa façon de balancer
Les hanches quelque peu
convexes, Je compris que j'avais affaire
A quelqu'un du genre que j' préfère
: A un fantôme du beau sexe.
" Je suis un p'tit poucet perdu, Me dit-elle, d'une voix morfondue,
Un
pauvre fantôme en déroute. Plus de trace des feux follets,
Plus de trace des
osselets, Dont j'avais jalonné ma route ! "
" Des poètes sans inspiration, Auront pris - quelle aberration ! -
Mes
feux follets pour des étoiles. De pauvres chiens de commissaire
Auront
croqué - quelle misère ! - Mes osselets bien garnis de moelle. "
" A l'heure où le coq chantera, J'aurai bonne mine avec mon drap
Plein de
faux plis et de coutures ! Et dans ce siècle profane où
Les gens ne croient
plus guère à nous, On va crier à l'imposture. "
Moi, qu'un chat perdu fait pleurer, Pensez si j'eus le cœur serré
Devant
l'embarras du fantôme. " Venez, dis-je en prenant sa main,
Que je vous
montre le chemin, Que je vous reconduise at home "
L'histoire finirait ici, Mais la brise, et je l'en r'mercie,
Troussa le
drap d'ma cavalière... Dame, il manquait quelques osselets,
Mais le reste,
loin d'être laid, Était d'une grâce singulière.
Mon Cupidon, qui avait la, Flèche facile en ce temps-là,
Fit mouche et,
le feu sur les tempes, Je conviai, sournoisement,
La belle à venir un
moment, Voir mes icônes, mes estampes...
" Mon cher, dit-elle, vous êtes fou ! J'ai deux mille ans de plus que vous...
"
Le temps, madame, que nous importe ! - Mettant le fantôme sous mon bras,
Bien enveloppé dans son drap, Vers mes pénates je l'emporte !
Eh bien, messieurs, qu'on se le dise : Ces belles dames de jadis
Sont de
satanées polissonnes, Plus expertes dans le déduit
Que certaines dames
d'aujourd'hui, Et je ne veux nommer personne !
Au p'tit jour on m'a réveillé, On secouait mon oreiller
Avec une fougue
pleine de promesses. Mais, foin des délices de Capoue !
C'était mon père
criant : " Debout ! Vains dieux, tu vas manquer la messe ! "
Mais, foin des délices de Capoue !
C'était mon père criant : " Debout !
Vains dieux, tu vas manquer la messe ! "
Lam
Rém
Lam
Fa
Si7 Mi
La veuve et l'orphelin, quoi de plus émouvant ? Un vieux copain
d'école étant mort sans enfants,
Lam
Fa
Sol Do Mi
Lam
Rém
Abandonnant au monde une épouse épatante, J'allai rendre visite à la
désespérée.
Lam
Fa
Si7 Mi
Lam
Si7
Mi Lam
Et puis,
ne sachant plus où finir ma soirée, Je lui tins compagnie dans la chapelle
ardente.
Pour endiguer ses pleurs, pour apaiser ses maux, Je me mis à blaguer, à
sortir des bons mots,
Tous les moyens sont bons au médecin de l'âme...
Bientôt, par la vertu de quelques facéties,
La veuve se tenait les côtes,
Dieu merci ! Ainsi que des bossus, tous deux nous rigolâmes.
Ma pipe dépassait un peu de mon veston. Aimable, elle m'encouragea : "
Bourrez-la donc,
Qu'aucun impératif moral ne vous arrête, Si mon pauvre mari
détestait le tabac,
Maintenant la fumée ne le dérange pas ! Mais où diantre
ai-je mis mon porte-cigarettes ? "
A minuit, d'une voix douce de séraphin, Elle me demanda si je n'avais pas
faim.
" Ça le ferait-il revenir, ajouta-t-elle, De pousser la piété jusqu'à
l'inanition :
Que diriez-vous d'une frugale collation ? " Et nous fîmes un
petit souper aux chandelles.
" Regardez s'il est beau ! Dirait-on point qu'il dort ? Ce n'est certes pas
lui qui me donnerait tort
De noyer mon chagrin dans un flot de champagne. "
Quand nous eûmes vidé le deuxième magnum,
La veuve était émue, nom d'un
petit bonhomme ! Et son esprit se mit à battre la campagne...
" Mon Dieu, ce que c'est tout de même que de nous ! " Soupira-t-elle, en
s'asseyant sur mes genoux.
Et puis, ayant collé sa lèvre sur ma lèvre, " Me
voilà rassurée, fit-elle, j'avais peur
Que, sous votre moustache en tablier
d' sapeur, Vous ne cachiez coquettement un bec-de-lièvre... "
Un tablier de sapeur, ma moustache, pensez ! Cette comparaison méritait la
fessée.
Retroussant l'insolente avec nulle tendresse, Conscient d'accomplir,
somme toute, un devoir,
Mais en fermant les yeux pour ne pas trop en voir.
Paf ! j'abattis sur elle une main vengeresse !
" Aïe ! vous m'avez fêlé le postérieur en deux ! " Se plaignit-elle, et je
baissai le front, piteux,
Craignant avoir frappé de façon trop brutale. Mais
j'appris, par la suite, et j'en fus bien content,
Que cet état de choses
durait depuis longtemps : Menteuse ! la fêlure était congénitale.
Quand je levai la main pour la deuxième fois, Le cœur n'y était plus, j'avais
perdu la foi,
Surtout qu'elle s'était enquise, la bougresse : " Avez-vous
remarqué que j'avais un beau cul ?"
Et ma main vengeresse est retombée,
vaincue ! Et le troisième coup ne fut qu'une caresse...
intro : Mim Fa#7 Si7 Mim Fa#7 Si7
Mim
Fa#7
Si7
Mim
Ré7
Sol Si7
Honte a cet effronté qui peut chanter pendant que Rome brûle, elle
brûle tout l' temps...
Mim
Fa#7
Si7
Mim Ré Mim
Honte a qui
malgré tout fredonne des chansons, à Gavroche, à Mimi Pinson.
Do
Ré7 Sol7
Do
Ré7 Sol7
En mil neuf cent trente-sept que faisiez-vous mon cher. J'avais la
fleur de l'âge et la tête légère,
Rém
Mi
Lam
Mim
Fa#7
Si7
Et l'Espagne flambait dans un grand feu grégeois. Je chantais, et
j'étais pas le seul " Y a d'la joie ".
(au refrain)
Et dans l'année quarante mon cher que faisiez-vous ? Les teutons forçaient la
frontière, et comme un fou,
Et comme tout un chacun, vers le sud, je
fonçais, en chantant " Tout ça, ça fait d'excellents français ".
(au refrain)
A l'heure de Pétain, à l'heure de Laval, que faisiez-vous mon cher en plein
dans la rafale ?
Je chantais, et les autres ne s'en privaient pas, " Bel ami
", " Seul ce soir ", " J'ai pleuré sur tes pas ".
(au refrain)
Mon cher, un peu plus tard, que faisait votre glotte, quand en Asie ça
tombait comme à Gravelotte ?
Je chantais, il me semble, ainsi que tout un
tas, de gens, " Le déserteur ", " Les croix ", " Quand un soldat ".
(au refrain)
Que faisiez-vous mon cher au temps de l'Algérie, quand Brel était vivant
qu'il habitait paris ?
Je chantais, quoique désolé par ces combats, " La
valse à mille temps " et " Ne me quitte pas ".
(au refrain)
Le feu de la ville éternelle est éternel. Si Dieu veut l'incendie, il veut
les ritournelles.
A qui fera-t-on croire que le bon populo, quand il chante
quand même, est un parfait salaud ?
(au refrain)
Sol
Do
Sol
Ré Ré7 Sol
Venez, vous dont l'œil
étincelle, Pour entendre une histoire encor
Sol
Do
Sol
Do
Approchez: je vous dirai celle, De Doña Padilla del Flor
Ré
Sol
Ré
Mi
Elle était d'Alanje, où s'entassent, Les collines et les halliers
Lam
Ré
Sol
Ré Sol
Enfants, voici des bœufs qui passent, Cachez vos rouges tabliers
Il est des filles à Grenade, Il en est à Séville aussi
Qui, pour la
moindre sérénade, A l'amour demandent merci
Il en est que parfois
embrassent, Le soir, de hardis cavaliers
Enfants, voici des bœufs qui
passent, Cachez vos rouges tabliers
Ce n'est pas sur ce ton frivole, Qu'il faut parler de Padilla
Car jamais
prunelle espagnole, D'un feu plus chaste ne brilla
Elle fuyait ceux qui
pourchassent, Les filles sous les peupliers
Enfants, voici des bœufs qui
passent, Cachez vos rouges tabliers
Elle prit le voile à Tolède, Au grand soupir des gens du lieu
Comme si,
quand on n'est pas laide, On avait droit d'épouser Dieu
Peu s'en fallut que
ne pleurassent, Les soudards et les écoliers
Enfants, voici des bœufs qui
passent, Cachez vos rouges tabliers
Or, la belle à peine cloîtrée, Amour en son cœur s'installa
Un fier
brigand de la contrée, Vint alors et dit : "Me voilà!"
Quelquefois les
brigands surpassent, En audace les chevaliers
Enfants, voici des bœufs qui
passent, Cachez vos rouges tabliers
Il était laid : les traits austères, La main plus rude que le gant
Mais
l'amour a bien des mystères, Et la nonne aima le brigand
On voit des biches
qui remplacent, Leurs beaux cerfs par des sangliers
Enfants, voici des bœufs
qui passent, Cachez vos rouges tabliers
La nonne osa, dit la chronique, Au brigand par l'enfer conduit
Aux pieds
de Sainte Véronique, Donner un rendez-vous la nuit
A l'heure où les corbeaux
croassent, Volant dans l'ombre par milliers
Enfants, voici des bœufs qui
passent, Cachez vos rouges tabliers
Or quand, dans la nef descendue, La nonne appela le bandit
Au lieu de la
voix attendue, C'est la foudre qui répondit
Dieu voulu que ses coups
frappassent, Les amants par Satan liés
Enfants, voici des bœufs qui passent,
Cachez vos rouges tabliers
Cette histoire de la novice, Saint Ildefonse, abbé, voulut
Qu'afin de
préserver du vice, Les vierges qui font leur salut
Les prieurs la
racontassent, Dans tous les couvents réguliers
Enfants, voici des bœufs qui
passent, Cachez vos rouges tabliers
intro : Lam Do Mi
Lam
Do
Mi
Lam
Do Mi
Tous les Brummel, les dandys, les
gandins, il les considérait avec dédain
Do
Sol7
Do
Mi
Faisant peu d'cas de l'élégance il s'ha- billait toujours au
décrochez-moi-ça
Lam
Do
Mi
Lam
Do
Mi
Au combat, pour s'en servir de liquette, sous un déluge d'obus, de
roquettes,
Do Do7
Fa Fam
Do
Sol7 Do
Il
conquit un oriflamme teuton. Cet acte lui valut le grand cordon.
Fa
Do Sol7 Do
Fa
Do Sol7 La7
Mais
il perdit le privilège de, s'aller vêtir à la six-quatre-deux,
Rém
Lam
Si7
Mi
Car ça la fout mal saperlipopette, d'avoir des faux plis, des trous a ses
bas,
Fa
Do Sol7
Do
Fa
Do
Sol7 Do Mi
De mettre un ruban sur la salopette. La légion d'honneur ça
pardonne pas.
L'âme du bon feu maistre Jehan Cotart, se réincarnait chez ce vieux fêtard.
Tenter de l'empêcher de boire un pot, c'était ni plus ni moins risquer sa
peau.
Un soir d'intempérance, à son insu, il éteignit en pissotant dessus
Un simple commencement d'incendie. On lui flanqua le mérite, pardi !
Depuis que n'est plus vierge son revers, il s'interdit de marcher de
travers.
Car ça la fout mal d'aller dans les vignes, dites du seigneur,
faire des faux pas
Quand on est marqué du fatal insigne. La légion d'honneur
ça pardonne pas.
Grand peloteur de fesses convaincu, passé maître en l'art de la main au cul,
Son dada c'était que la femme eut le, bas de son dos tout parsemé de bleus.
En vue de la palper d'un geste obscène, il a plongé pour sauver de la Seine
Une donzelle en train de se noyer, dame ! aussi sec on vous l'a médaillé.
Ce petit hochet à la boutonnière, vous le condamne à de bonnes manières.
Car ça la fout mal avec la rosette, de tâter, flatter, des filles les appas
La louche au valseur; pas de ça Lisette ! La légion d'honneur ça pardonne
pas.
Un brave auteur de chansons malotru, avait une tendance à parler cru,
Bordel de dieu, con, pute, et caetera, ornaient ses moindres tradérideras.
Sa muse un soir d'un derrière distrait, pondit, elle ne le fit pas exprès,
Une rengaine sans gros mots dedans, on vous le chamarra tambour battant.
Et maintenant qu'il porte cette croix, proférer "merde" il n'en a plus le
droit.
Car ça la fout mal de mettre à ses lèvres, de grand commandeur, des
termes trop bas,
D'chanter l'grand vicaire et les trois orfèvres. La légion
d'honneur ça pardonne pas.
(Le rythme est un peu inhabituel, mais il vaut la peine de s'y attarder)
intro : Min Sim en alternance
Mim
Sim
Mim Sim
Mim
Sim
La7 Ré7
A l'école où nous avons appris l'A B C, La maîtresse avait des
méthodes avancées.
Sol
Mim
Lam Si7
Sol
Mim
Si7 Mim La7 Ré7 Sol
Comme il fut doux le temps, bien éphémère,
hélas, Où cette bonne fée régna sur notre classe, (bis)
Mim
Sim
Mim Sim
Mim
Sim
La7 Ré7
Avant elle, nous étions tous des paresseux, Des lève-nez, des
cancres, des crétins crasseux.
Sol
Mim
Lam Si7
Sol
Mim
Si7 Mim La7 Ré7 Sol
En travaillant exclusivement que pour nous,
Les marchands d'bonnets d'âne étaient sur les genoux, (bis)
Mim
Sim
Mim Sim
Mim
Sim
La7 Ré7
La maîtresse avait des méthodes avancées : Au premier de la classe
elle promit un baiser,
Sol
Mim
Lam Si7
Sol
Mim
Si7 Mim La7 Ré7 Sol
Un baiser pour de bon, un baiser libertin,
Un baiser sur la bouche, enfin bref, un patin, (bis)
Mim
Sim
Mim Sim
Mim
Sim
La7 Ré7
Aux pupitres d’alors, quelque chose changea, L'école buissonnière
n’eut plus jamais un chat.
Sol
Mim
Lam Si7
Sol
Mim
Si7 Mim La7 Ré7 Sol
Et les pauvres marchands de bonnets d'âne,
crac ! Connurent tout à coup la faillite, le krach, (bis)
Mim
Sim
Mim Sim
Mim
Sim
La7 Ré7
Lorsque le proviseur, à la fin de l'année, Nous lut les résultats,
il fut bien étonné.
Sol
Mim
Lam Si7
Sol
Mim
Si7 Mim La7 Ré7 Sol
La maîtresse, elle, rougit comme un
coquelicot, Car nous étions tous prix d'excellence ex aequo, (bis)
Mim
Sim
Mim Sim
Mim
Sim
La7 Ré7
A la récréation, la bonne fée se mit, En devoir de tenir ce qu'elle
avait promis.
Sol
Mim
Lam Si7
Sol
Mim
Si7 Mim La7 Ré7 Sol
Et comme elle embrassa quarante lauréats,
Jusqu'à une heure indue la séance dura, (bis)
Mim
Sim
Mim Sim
Mim
Sim
La7 Ré7
Ce système bien sûr ne fut jamais admis, Par l'imbécile alors
recteur d'académie.
Sol
Mim
Lam Si7
Sol
Mim
Si7 Mim La7 Ré7 Sol
De l'école, en dépit de son beau palmarès,
On chassa pour toujours notre chère maîtresse, (bis)
Mim
Sim
Mim Sim
Mim
Sim
La7 Ré7
Le cancre fit alors sa réapparition, Le fort en thème est redevenu
l'exception.
Sol
Mim
Lam Si7
Sol
Mim
Si7 Mim La7 Ré7 Sol
A la fin de l'année suivante, quel fiasco !
Nous étions tous derniers de la classe ex aequo, (bis)
Mim
Sim
Mim Sim
Mim
Sim
La7 Ré7
A l'école où nous avons appris l'A B C, La maîtresse avait des
méthodes avancées.
Sol
Mim
Lam Si7
Sol
Mim
Si7 Mim La7 Ré7 Sol
Comme il fut doux le temps bien éphémère,
hélas ! Où cette bonne fée régna sur notre classe, (bis)
Do
Lam Sol7
Do
Lam Sol7 Do
Les chansons de salle de garde, Ont toujours été de mon goût,
Lam
Sol7
Do
Lam
Sol7
Do
Et je suis bien malheureux, car de, Nos jours on n'en crée plus beaucoup.
La7
Ré7
Sol7
Do La7 Ré7 Sol7
Pour ajouter au patrimoine, Folklorique des carabins (bis),
La7
Ré7
Sol7
La7 Ré7 Sol7 Do Sol7 Do
J'en ai fait une, putain de moine, Plaise à Dieu
qu'elle plaise aux copains (bis).
Ancienne enfant d'Marie-salope, Mélanie, la bonne au curé,
Dedans ses
trompes de Fallope, S'introduit des cierges sacrés.
Des cierges de cire
d'abeille, Plus onéreux, mais bien meilleurs (bis),
Dame ! la qualité se
paye, A Saint-Sulpice, comme ailleurs (bis).
Quand son bon maître lui dit : " Est-ce Trop vous demander Mélanie,
De
n'user, par délicatesse, Que de cierges non encore bénits ? "
Du tac au tac,
elle réplique, Moi, je préfère qu'ils le soient (bis),
Car je suis bonne
catholique, Elle a raison, ça va de soi (bis).
Elle vous emprunte un cierge à Pâques, Vous le rend à la Trinité.
Non,
non, non, ne me dites pas que, C'est normal de tant le garder.
Aux obsèques
d'un con célèbre, Sur la bière, ayant aperçu (bis),
Un merveilleux cierge
funèbre, Elle partit à cheval dessus (bis).
Son mari, pris dans la tempête, La Paimpolaise était en train
De vouer,
c'était pas si bête, Un cierge au patron des marins.
Ce pieux flambeau qui
vacille, Mélanie se l'est octroyé (bis),
Alors le saint, cet imbécile,
Laissa le marin se noyer (bis).
Les bons fidèles qui désirent, Garder pour eux, sur le chemin
Des
processions, leur bout de cire, Doivent le tenir à quatre mains,
Car quand
elle s'en mêle, sainte vierge, Elle cause un désastre, un malheur (bis).
La
Saint-Barthélemy des cierges, C'est le jour de la Chandeleur (bis).
Souvent quand elle les abandonne, Les cierges sont périmés;
La saint'
famille nous le pardonne, Plus moyen de les rallumer.
Comme elle remue,
comme elle se cabre, Comme elle fait des soubresauts (bis),
En retournant au
candélabre, Ils sont souvent en p'tits morceaux (bis).
Et comme elle n'est pas de glace, Parfois quand elle les restitue
Et
qu'on veut les remettre en place, Il sont complètement fondus.
Et comme en
outre elle n'est pas franche, Il arrive neuf fois sur dix (bis),
Qu'sur un
chandelier à sept branches, Elle n'en rapporte que six (bis).
Mélanie à l'heure dernière, A peu de chances d'être élue ;
Aux culs
bénits de cette manière, Aucune espèce de salut.
Aussi, chrétiens, mes très
chers frères, C'est notre devoir, il est temps (bis),
De nous employer à
soustraire, Cette âme aux griffes de Satan (bis).
Et je propose qu'on achète, Un cierge abondamment béni
Qu'on fera brûler
en cachette, En cachette de Mélanie.
En cachette car cette salope, Serait
fichue d'se l'enfoncer (bis),
Dedans ses trompes de Fallope, Et tout s'rait
à recommencer (bis).
Sol
Ré7
Mi
La7 Ré
Misogynie à part, le sage
avait raison, Il y a les emmerdantes, on en trouve à foison, En foule elles se
pressent
Ré7
Mi
La7 Ré7
Sol
Il y a les emmerdeuses, un peu plus raffinées, Et puis, très nettement
au-dessus du panier, Y'a les emmerderesses
La mienne, à elle seule, sur toutes surenchérit, Elle relève à la fois des
trois catégories, Véritable prodige
Emmerdante, emmerdeuse, emmerderesse
itou, Elle passe, elle dépasse, elle surpasse tout,
Elle m'emmerde, vous
dis-je
Mon Dieu, pardonnez-moi ces propos bien amers, Elle m'emmerde, elle
m'emmerde, elle m'emmerde, elle m'emmerde, elle abuse, elle attige
Elle
m'emmerde et j'regrette mes belles amours avec, La p'tite enfant d'Marie que m'a
soufflée l'évêque,
Elle m'emmerde, vous dis-je
Elle m'emmerde, elle m'emmerde, et m'oblige à me cu- rer les ongles avant de
confirmer son cul, Or, c'est pas callipyge
Et la charité seule pousse ma
main résignée, Vers ce cul rabat-joie, conique, renfrogné,
Elle m'emmerde,
vous dis-je
Elle m'emmerde, elle m'emmerde, je le répète et quand, Elle me tape sur le
ventre, elle garde ses gants, Et ça me désoblige
Outre que ça dénote un
grand manque de tact, Ça n'favorise pas tellement le contact,
Elle
m'emmerde, vous dis-je
Elle m'emmerde, elle m'emmerde , quand je tombe à genoux, Pour cetaines
dévotions qui sont bien de chez nous Et qui donnent le vertige
Croyant
l'heure venue de chanter le credo, Elle m'ouvre tout grand son missel sur le dos
Elle m'emmerde, vous dis-je
Elle m'emmerde, elle m'emmerde, à la fornication, Elle s'emmerde, elle
s'emmerde avec ostentation Elle s'emmerde, vous dis-je
Au lieu de s'écrier:
" Encor ! Hardi ! Hardi ! ", Elle déclame du Claudel, du Claudel, j'ai bien dit
Alors ça, ça me fige
Elle m'emmerde, elle m'emmerde, j'admets que ce Claudel, Soit un homme de
génie, un poète immortel, J'reconnais son prestige
Mais qu'on aille chercher
dedans son oeuvre pie, Un aphrodisiaque, non, ça, c'est d'l'utopie,
Elle
m'emmerde, vous dis-je
(Lam)
Rém
Sol7
Parlez-moi de la pluie et non pas du beau temps, Le beau temps me
dégoûte et m'fait grincer les dents
Do
Mi
Le bel azur me met en rage, Car le plus bel amour qui m'fut donné sur
terre
Lam
Si7 Mi
Lam
Fa Mi Fa Mi Lam
Je l'dois au
mauvais temps, je l'dois à Jupiter, Il me tomba d'un ciel d'orage
Par un soir de novembre, à cheval sur les toits, Un vrai tonnerre de Brest,
avec des cris d'putois
Allumait ses feux d'artifice, Bondissant de sa couche
en costume de nuit
Ma voisine affolée vint cogner à mon huis, En réclamant
mes bons offices
" Je suis seule et j'ai peur, ouvrez-moi, par pitié, Mon époux vient d'partir
faire son dur métier
Pauvre malheureux mercenaire, Contraint d'coucher
dehors quand il fait mauvais temps
Pour la bonne raison qu'il est
représentant, D'une maison de paratonnerres "
En bénissant le nom de Benjamin Franklin, Je l'ai mise en lieu sûr entre mes
bras câlins
Et puis l'amour a fait le reste, Toi qui sèmes des paratonnerres
à foison
Que n'en as-tu planté sur ta propre maison, Erreur on ne peut plus
funeste
Quand Jupiter alla se faire entendre ailleurs, La belle, ayant enfin conjuré
sa frayeur
Et recouvré tout son courage, Rentra dans ses foyers faire sécher
son mari
En m'donnant rendez-vous les jours d'intempérie, Rendez-vous au
prochain orage
A partir de ce jour j'n'ai plus baissé les yeux, J'ai consacré mon temps à
contempler les cieux
A regarder passer les nues, A guetter les stratus, à
lorgner les nimbus
A faire les yeux doux aux moindres cumulus, Mais elle
n'est pas revenue
Son bonhomme de mari avait tant fait d'affaires, Tant vendu ce soir-là de
petits bouts de fer
Qu'il était dev'nu millionnaire, Et l'avait emmenée vers
des cieux toujours bleus
Des pays imbéciles où jamais il ne pleut, Où l'on
ne sait rien du tonnerre
Dieu fasse que ma complainte aille, tambour battant, Lui parler de la pluie,
lui parler du gros temps
Auxquels on a t'nu tête ensemble, Lui conter qu'un
certain coup de foudre assassin
Dans le mille de mon cœur a laissé le
dessin, D'une petite fleur qui lui ressemble
Sol
Mi7
Lam
Il pleuvait fort sur la grand-route, Elle cheminait sans parapluie
Ré7
Sol
Ré7 Sol
J'en avais un, volé, sans doute, Le matin même à un ami
Mi7
Lam
Courant alors à sa rescousse, Je lui propose un peu d'abri
Ré7
Sol
Ré7
Sol
En séchant l'eau de sa frimousse, D'un air très doux, elle m'a dit "oui
"
Lam
Ré7
Sol
Un p'tit coin d'parapluie, Contre un coin d'paradis
Lam
Ré7 Sol
Elle
avait quelque chose d'un ange
Lam
Ré7
Sol
Un p'tit coin d'paradis, Contre un coin d'parapluie
Lam
Ré7
Sol
Je n'perdais pas au change, pardi
Chemin faisant, que ce fut tendre, D'ouïr à deux le chant joli
Que l'eau
du ciel faisait entendre, Sur le toit de mon parapluie
J'aurais voulu, comme
au déluge, Voir sans arrêt tomber la pluie
Pour la garder, sous mon refuge,
Quarante jours, quarante nuits
Un p'tit coin d'parapluie, Contre un coin d'paradis, Elle avait quelque chose
d'un ange
Un p'tit coin d'paradis, Contre un coin d'parapluie, Je n'perdais
pas au change, pardi
Mais bêtement, même en orage, Les routes vont vers des pays
Bientôt le
sien fit un barrage, A l'horizon de ma folie
Il a fallu qu'elle me quitte,
Après m'avoir dit grand merci
Et je l'ai vue toute petite, Partir gaiement
vers mon oubli
Un p'tit coin d'parapluie, Contre un coin d'paradis, Elle avait quelque chose
d'un ange
Un p'tit coin d'paradis, Contre un coin d'parapluie, Je n'perdais
pas au change, pardi
Lam / Mi7en alternance … Lam La7 / Rém en alternance … Sol Do Mi7 Lam Fa
Mi7 Lam
J'avais dix-huit ans tout juste et quittant ma ville natale
Un beau jour,
o gué je vins débarquer dans la capitale
J'entrai pas aux cris d' "A nous
deux Paris" en Ile-de-France
Que ton Rastignac n'ait cure, Balzac ! De ma
concurrence (bis)
Gens en place, dormez sans vous alarmer, rien ne vous menace
Ce n'est
qu'un jeune sot qui monte à l'assaut du p'tit montparnasse
On n'sétonnera
pas si mes premiers pas tout droit me menèrent
Au pont Mirabeau pour un coup
de chapeau à l'Apolinaire (bis)
Bec enfariné pouvais-je deviner le remue-ménage
Que dans mon destin
causerait soudain ce pèlerinage ?
Que circonvenu mon cœur ingénu allait
faire des siennes
Tomber amoureux de sa toute pre-mière Parisienne.(bis)
N'anticipons pas, sur la berge en bas tout contre une pile,
La belle
tâchait d' faire des ricochets d'une main malhabile
Moi, dans ce temps-là je
n'dis pas cela en bombant le torse,
L'air avantageux j’étais à ce jeu de
première force. (bis)
Tu m' donnes un baiser, ai-je proposé à la demoiselle;
Et moi, sans
retard j't'apprends de cet art toutes les ficelles.
Affaire conclue, en une
heure elle eut, l'adresse requise.
En échange, moi j'cueillis plein d'émoi
ses lèvres exquises. (bis)
Et durant un temps les journaux d'antan d'ailleurs le relatent
Fallait se
lever matin pour trouver une pierre plate.
On redessina du pont d'Iena au
pont Alexandre
Jusqu'à Saint-Michel, mais notre échelle, la carte du tendre.
(bis)
Mais c'était trop beau : au pont Mirabeau la belle volage
Un jour se
perchait sur un ricochet et gagnait le large.
Elle me fit faux bond pour un
vieux barbon, la petite ingrate,
Un Crésus vivant détail aggravant sur la
rive droite. (bis)
J'en pleurai pas mal, le flux lacrymal me fit la quinzaine.
Au viaduc
d'Auteuil parait qu'a vue d'œil grossissait la Seine.
Et si, pont d'l'Alma,
j'ai pas noyé ma détresse ineffable,
C'est qu' l'eau coulant sous les pieds
du zouzou était imbuvable. (bis)
Et qu' j'avais acquis cette conviction qui du reste me navre
Que mort ou
vivant ce n'est pas souvent qu'on arrive au havre.
Nous attristons pas,
allons de ce pas donner, débonnaires,
Au pont Mirabeau un coup de chapeau à
l'Apollinaire. (bis)
Lam
Si7 Mim
La7
Rém
Sol7
Do
Je vivais à l'écart de la place publique, Serein, contemplatif,
ténébreux, bucolique
Fa
Sib
Mi7
Lam
Rém
Lam
Si7
Mi7
Refusant d'acquitter la rançon de la gloire, Sur mon brin de laurier je
dormais comme un loir
Lam
Si7
Mim
La7
Rém
Sol7
Do
Les gens de bon conseil ont su me faire comprendre, Qu'à l'homme de la
rue j'avais des comptes à rendre
Fa
Sib
Mi7
Lam
Si7
Mi7 Lam
Et que, sous peine de choir dans un
oubli complet, J'devais mettre au grand jour tous mes petits secrets
Do
Mi7
Lam
Mim Lam
Trompettes de la Renommée, Vous êtes bien mal embouchées
Manquant à la pudeur la plus élémentaire, Dois-je, pour les besoins d'la
caus' publicitaire
Divulguer avec qui, et dans quelle position, Je plonge
dans le stupre et la fornication
Si je publie des noms, combien de
Pénélopes, Passeront illico pour de fieffées salopes
Combien de bons amis me
r'gard'ront de travers, Combien je recevrai de coups de revolver
Trompettes
de la Renommée, Vous êtes bien mal embouchées
A toute exhibition, ma nature est rétive, Souffrant d'un' modestie quasiment
maladive
Je ne fais voir mes organes procréateurs, A personne, excepté mes
femmes et mes docteurs
Dois-je, pour défrayer la chronique des scandales,
Battre l'tambour avec mes parties génitales
Dois-je les arborer plus
ostensiblement, Comme un enfant de chœur porte un saint sacrement
Trompettes
de la Renommée, Vous êtes bien mal embouchées
Une femme du monde, et qui souvent me laisse, Faire mes quat' voluptés dans
ses quartiers d'noblesse
M'a sournois'ment passé, sur son divan de soie, Des
parasites du plus bas étage qui soit
Sous prétexte de bruit, sous couleur de
réclame, Ai-j' le droit de ternir l'honneur de cette dame
En criant sur les
toits, et sur l'air des lampions, " Madame la marquis' m'a foutu des morpions "
Trompettes de la Renommée, Vous êtes bien mal embouchées
Le ciel en soit loué, je vis en bonne entente, Avec le Père Duval, la calotte
chantante
Lui, le catéchumène, et moi, l'énergumène, Il me laisse dire
merde, je lui laisse dire amen
En accord avec lui, dois-je écrire dans la
presse, Qu'un soir je l'ai surpris aux genoux d'ma maîtresse
Chantant la
mélopée d'une voix qui susurre, Tandis qu'elle lui cherchait des poux dans la
tonsure
Trompettes de la Renommée, Vous êtes bien mal embouchées
Avec qui, ventrebleu, faut-il que je couche, Pour faire parler un peu la
déesse aux cent bouches
Faut-il qu'un' femme célèbre, une étoile, une star,
Vienne prendre entre mes bras la place de ma guitare
Pour exciter le peuple
et les folliculaires, Qui est-ce qui veut me prêter sa croupe populaire
Qui'est-ce qui veut m'laisser faire, in naturalibus, Un p'tit peu
d'alpinisme sur son mont de Vénus
Trompettes de la Renommée, Vous êtes bien
mal embouchées
Sonneraient-ell's plus fort, ces divines trompettes, Si, comme tout un
chacun, j'étais un peu tapette
Si je me déhanchais comme une demoiselle, Et
prenais tout à coup des allures de gazelle
Mais je ne sache pas qu'ça
profite à ces drôles, De jouer le jeu d'l'amour en inversant les rôles
Qu'ça
confère à ma gloire une once de plus-value, Le crime pédérastique, aujourd'hui,
ne paie plus
Trompettes de la Renommée, Vous êtes bien mal embouchées
Après c'tour d'horizon des mille et une recettes, Qui vous valent à coup sûr
les honneurs des gazettes
J'aime mieux m'en tenir à ma première façon, Et me
gratter le ventre en chantant des chansons
Si le public en veut, je les sors
dare-dare, S'il n'en veut pas, je les remets dans ma guitare
Refusant
d'acquitter la rançon de la gloire, Sur mon brin de laurier je m'endors comme un
loir
Trompettes de la Renommée, Vous êtes bien mal embouchées
Do
Sol7
Do
Lam
Ré7 Sol7
Margoton la jeune bergère trouvant dans l’herbe un petit chat, qui
venait de perdre sa mère l’adopta
Do
Lam
Rém Sol7 Do
Elle entrouvre sa collerette et le couche sur son sein, c’était tout
c’qu’elle avait pauvrette comme coussin
Lam
Mim
Lam
Mim
Lam
Mim
Lam
Le chat la prenant pour sa mère se mit à téter tout de go, émue Margot
le laissa faire brave Margot
Mim
Lam
Mim
Lam
Mim
Ré7 Sol7
Un croquant passant à la ronde trouvant le tableau peu commun, s’en
alla le dire à tout l’monde et le lendemain
Do
Lam Do
Quand Margot dégrafait son corsage, pour donner la gougoutte à son chat
La7 Re7/Sol7
Do
Sol#7
Tous les gars tous les gars du village, étaient là là là là là là là,
étaient là là là là là là
Sol7
Do
Lam
Do
Et Margot qu’était simple et très sage, présumait qu’c’était pour voir
son chat
La7
Re7/Sol7
Do
Sol#7
Qu’tous les gars qu’tous les gars du village, étaient là là là là là
là là, étaient là là là là là là
Sol7
Do
Lam
Ré7 Sol7
L’maître d’école et ses potaches, le maire, le bedeau, le bougnat,
négligeaient carrément leur tâche pour voir ça
Do
Lam
Rém Sol7 Do
Le facteur d’ordinaire si preste pour voir ça ne distribuait plus les
lettres que personne au reste n’aurait lues
Lam
Mim
Lam
Mim
Lam
Mim
Lam
Pour voir ça Dieu le leur pardonne, les enfants de chœur au milieu du
saint sacrifice abandonnent le saint lieu
Mim
Lam
Mim
Lam
Mim
Ré7 Sol7
Les gendarmes même les gendarmes, qui sont par nature si balots, se
laisse toucher par les charmes du joli tableau
Do
Lam Do
Quand Margot dégrafait son corsage, pour donner la gougoutte à son chat
La7 Re7/Sol7
Do
Sol#7
Tous les gars tous les gars du village, étaient là là là là là là là,
étaient là là là là là là
Sol7
Do
Lam
Do
Et Margot qu’était simple et très sage, présumait qu’c’était pour voir
son chat
La7
Re7/Sol7
Do
Sol#7
Qu’tous les gars qu’tous les gars du village, étaient là là là là là
là là, étaient là là là là là là
Sol7
Do
Lam
Ré7 Sol7
Mais les aut’ femmes de la commune privées d’leurs époux d’leurs
galants accumulèrent la rancune patiemment
Do
Lam
Rém Sol7 Do
Puis un jour ivres de colère elles s’armèrent de bâtons et farouches elles
immolèrent le chatons
Lam
Mim
Lam
Mim
Lam
Mim
Lam
La bergère après bien des larmes, pour s’consoler prit un mari, et ne
dévoila plus ses charmes que pour lui
Mim
Lam
Mim
Lam
Mim
Ré7 Sol7
Le temps passa sur les mémoires, on oublia l’événement, seuls les
vieux racontent encore à leur p’tits enfants
Do
Lam Do
Quand Margot dégrafait son corsage, pour donner la gougoutte à son chat
La7 Re7/Sol7
Do
Sol#7
Tous les gars tous les gars du village, étaient là là là là là là là,
étaient là là là là là là
Sol7
Do
Lam
Do
Et Margot qu’était simple et très sage, présumait qu’c’était pour voir
son chat
La7
Re7/Sol7
Do
Sol#7
Qu’tous les gars qu’tous les gars du village, étaient là là là là là
là là, étaient là là là là là là
Do
Sol#7 Do Sol7 / Do
Etaient là là là là là là là là là là là
Lam
Mi
La
Rém
Jadis la mineure perdait son honneur au moindre faux pas
Sol7
Do
Si7 Mi
Ces
mœurs n’ont plus cours, de nos jours, c’est la gourde qui ne le fait pas
La
Rém
Sol7
Do Fa#m7
Toute ton école petite rigole, qu’encore à quinze ans
Rém
Lam
Mi Lam
Tu sois
vierge et sage, fidèle à l’usage caduc à présent
Lam
Mi
La
Rém
Malgré les exemples de gosses plus amples informées que toi
Sol7
Do
Si7
Mi
Et qu’on dépucelle avec leur crécelle au bout de leurs doigts
La
Rém
Sol7
Do Fa#m7
Chacun te brocarde de ce que tu gardes ta fleur d’oranger
Rém
Lam
Mi Lam
Pour la bonne cause et chacune glose sur tes préjugés
Lam
Mi
La
Rém
Et tu sers de cible, mais reste insensible au propos moqueurs
Sol7
Do
Si7
Mi
Aux traits à la gomme, comporte toi comme te le dit ton cœur
La
Rém
Sol7 Do Fa#m7
Quoi que l’on raconte, y’a pas plus de honte à se refuser
Rém
Lam
Mi
Lam
Ni plus de mérite, d’ailleurs ma petite, qu’à se faire baiser
Lam
Mi
La
Rém
Certes, s’il te presse la soif de caresses, cours, saute avec les
Sol7
Do
Si7
Mi
Vénus de Panurge, va mais si rien n’urge, faut pas t’emballer
La
Rém
Sol7 Do
Fa#m7
Mais, si tu succombes, sache surtout qu’on peut être passée par
Rém
Lam
Mi
Lam
Onze mille verges et demeurer vierge, paradoxe à part
Ré
Fa#m
Si7
Mim
Je chante la petite guerre, des braves enfants de naguère, qui sur la
plage ont bataillé
Mim
La
Ré Sim
Mim La Ré
Pour sauver
un château de sable, et ses remparts infranchissables, qu’une vague allait
balayer
J’en étais l’arme à la bretelle, retranché dans la citadelle, de pied ferme
nous attendions
Une cohorte Sarrasine, partie de la côte voisine, à l’assaut
de notre bastion
A cent pas de là sur la dune, en attendant que la fortune, des armes sourie
aux vainqueurs
Languissant d’être courtisées, nos promises nos fiancées,
préparaient doucement leur cœur
Tout à coup, l’armada sauvage, déferla sur notre rivage, avec ses lances, ses
pavois
Pour commettre force rapine, et même enlever nos sabines, plus belles
que les leurs ma foi
La mêlée fut digne d’Homère, et la défaite bien amère, à l’ennemi pourtant
nombreux
Qu’on battit à plate couture, qui partit en déconfiture, en déroute
en sauve qui peut
Oui cette horde de barbares, que notre fureur désempare, fit retraite avec
ses vaisseaux
En emportant pour tout trophée, moins que rien deux balles
crevées, trois raquettes, quatre cerceaux
Après la victoire fameuse, en chantant l’air de Sambre et Meuse, et de la
Marseillaise O gué
On courut vers la récompense, que le joli sexe dispense,
aux petits héros fatigués
Tandis que tout bas à l’oreille, de nos Fanny, de nos Mireille, on racontait
notre saga
Qu’au doigt on leur passait la bague, surgit une espèce de vague,
que personne ne remarqua
Au demeurant ce n’était qu’une, vague sans amplitude aucune, une vaguelette
égarée
Mais en atteignant au rivage, elle causa plus de ravages, de dégâts
qu’un raz-de-marée
Expéditive la traîtresse, investit notre forteresse, la renversant la
détruisant
Adieu donjons, tours et courtines, que quatre gouttes anodines,
avaient effacés en passant
A quelques temps de là nous sommes, allés mener parmi les hommes, d’autres
barouds plus décevants
Allés mener d’autres campagnes, où les châteaux sont
plus d’Espagne et de sable qu’auparavant
Quand je vois lutter sur la plage, des soldats à la fleur de l’âge, je ne les
décourage pas
Quoique je sache ayant naguère, livré moi-même cette guerre,
l’issue fatale du combat
Je sais que malgré leur défense, leur histoire est perdue d’avance, mais je
les laisse batailler
Pour sauver un château de sable, et ses remparts
infranchissables, qu’une vague va balayer.
Do
Do7
Au marché de Brive-la-Gaillarde, A propos de bottes d'oignons
Fa
Do
Rém
Sol7
Quelques douzaines de gaillardes, Se crêpaient un jour le
chignon
Do
Do7
A pied, à cheval, en voiture, Les gendarmes mal inspirés
Fa
Do
Rém Sol7
Do
Vinrent pour tenter l'aventure, D'interrompre l'échauffourée.
Or, sous tous les cieux sans vergogne, C'est un usage bien établi
Dès
qu'il s'agit d'rosser les cognes, Tout le monde se réconcilie
Ces furies
perdant toute mesure, Se ruèrent sur les guignols
Et donnèrent je vous
l'assure, Un spectacle assez croquignol.
En voyant ces braves pandores, Être à deux doigts de succomber
Moi,
j'bichais car je les adore, Sous la forme de macchabées
De la mansarde où je
réside, J'excitais les farouches bras
Des mégères gendarmicides, En criant:
"Hip, hip, hip, hourra!"
Frénétique l'une d'elles attache, Le vieux maréchal des logis
Et lui fait
crier: "Mort aux vaches, Mort aux lois, vive l'anarchie!"
Une autre fourre
avec rudesse, Le crâne d'un de ses lourdauds
Entre ses gigantesques fesses,
Qu'elle serre comme un étau.
La plus grasse de ses femelles, Ouvrant son corsage dilaté
Matraque à
grand coup de mamelles, Ceux qui passent à sa portée
Ils tombent, tombent,
tombent, tombent, Et s'lon les avis compétents
Il paraît que cette
hécatombe, Fut la plus belle de tous les temps.
Jugeant enfin que leurs victimes, Avaient eu leur content de gnons
Ces
furies comme outrage ultime, En retournant à leurs oignons
Ces furies à
peine si j'ose, Le dire tellement c'est bas
Leur auraient même coupé les
choses, Par bonheur ils n'en avait pas
Leur auraient même coupé les choses,
Par bonheur ils n'en avait pas.
1 –
Lam
Si7 Mi7
La7
Rém
Sol7
Do
Rém Mi7
A l'heure du berger, Au mépris du danger, J'prendrai la passerelle, Pour
rejoindre ma belle,
Lam
Si7 Mi7
La7
Rém
Sol7
Do Mi7 Lam
A l'heure du berger, Au mépris du danger, Et nul n'y pourra rien
changer.
La7
Ré7
Sol7
Do7
Fa
Mi7 Lam
Tombant du haut des nues,
La bourrasque est venue, Souffler dessus la passerelle,
La7
Ré7
Sol7
Do7
Fa
Mi7 Lam
Tombant du haut des nues,
La bourrasque est venue, Les passerelles, il y en a plus.
2 –
Lam
Si7 Mi7
La7
Rém
Sol7
Do
Rém Mi7
Si les vents ont cru bon, De me couper les ponts, J'prendrai la balancelle,
Pour rejoindre ma belle,
Lam
Si7 Mi7
La7
Rém
Sol7
Do Mi7 Lam
Si les vents ont cru bon, De me couper les ponts, J'embarquerai
dans l'entrepont.
La7
Ré7
Sol7 Do7
Fa
Mi7 Lam
Tombant du haut des nues,
Les marins sont venus, Lever l'ancre à la balancelle,
La7
Ré7
Sol7 Do7
Fa
Mi7 Lam
Tombant du haut des nues,
Les marins sont venus, Des balancelles, il y en a plus.
3 –
Lam
Si7 Mi7
La7
Rém
Sol7
Do
Rém Mi7
Si les forbans des eaux, Ont volé mes vaisseaux, Y me pouss'ra des ailes,
Pour rejoindre ma belle,
Lam
Si7 Mi7
La7
Rém
Sol7
Do Mi7 Lam
Si les forbans des eaux, Ont volé mes vaisseaux, J' prendrai le
chemin des oiseaux.
La7
Ré7 Sol7
Do7
Fa
Mi7 Lam
Les chasseurs à l'affût,
Te tireront dessus, Adieu les plumes ! adieu les ailes !
La7
Ré7 Sol7
Do7
Fa
Mi7 Lam
Les chasseurs à l'affût,
Te tireront dessus, De tes amours, y en aura plus.
4 –
Lam
Si7 Mi7
La7
Rém
Sol7
Do
Rém Mi7
Si c'est mon triste lot, De faire un trou dans l'eau, Racontez à la belle,
Que je suis mort fidèle,
Lam
Si7 Mi7
La7
Rém
Sol7
Do Mi7 Lam
Et qu'elle daigne à son tour, Attendre quelques jours, Pour filer
de nouvelles amours.
Intro : Mim La7 Ré Si7 Mi7 La7 Ré Fa#7
Sim
Fa#7
Sim Fa#7
La petite presqu’île où jadis bien tranquille moi je suis né natif
Sim
La
Fa#7 Sim Ré Sol
Soit dit sans
couillonnades avait le nom d’un ad-jectif démonstratif
Fa#m
Sol
Fa#7
Moi personnellement que je meurs si je mens ça m’était bien égal
Mim
Sim
La7
Fa#7
J’étais pas chatouillé j’étais pas humilié dans mon honneur local
Sim
Fa#7
Sim
Fa#7
Mais voyant d’l’infamie dans cette homonymie des bougres s’en sont
plaints
Sim
La Fa#7
Sim
Fa#7
Sim La7
Tellement que bientôt on reforma l’ortho-graphe du nom du patelin
Ré
La7
Ré7
Sol
Et j’eus ma première tristesse, d’Olympio
Mim
Solm
La7
Déférence gardée envers le père Hugo
Ré La7
Sim Fa#m
Sol
Ré Si7
Si faire se peut, attendez un peu, Messieurs les édiles
Mim
La7 Ré
Si7 Mi La7 Ré Fa#7
Que l’on soit passé, pour débaptiser, nos petites villes
Sim
Fa#7
Sim Fa#7
La chère vieille rue où mon père avait cru, on ne peut plus propice
Sim
La
Fa#7 Sim Ré Sol
D’aller construire
sa petite maison s’a-ppelait rue de l’hospice
Fa#m
Sol
Fa#7
Se mettre en quête d’un nom d’rue plus opportun, ne se concevait pas
Mim
Sim
La7
Fa#7
On n’pouvait trouver mieux vu qu’un asile de vieux, florissait dans le
bas
Sim
Fa#7
Sim
Fa#7
Les anciens combattants tous comme un seul sortant, de leur vieux trou
d’obus
Sim
La Fa#7
Sim
Fa#7
Sim La7
Firent tant qu’à la fin la rue d’l’hospice devint, la rue Henri
Barbusse
Ré
La7
Ré7
Sol
Et j’eus ma deuxième tristesse, d’Olympio
Mim
Solm
La7
Déférence gardée envers le père Hugo
Ré La7
Sim Fa#m
Sol
Ré Si7
Si faire se peut, attendez un peu, héros incongrus
Mim
La7 Ré
Si7 Mi La7 Ré Fa#7
Que l’on soit passé, pour débaptiser, nos petites rues
Sim
Fa#7
Sim Fa#7
Moi la première à qui mon cœur fut tout acquis, s’appelait Jeanne Martin
Sim
La
Fa#7 Sim Ré Sol
Patronyme qui fait
pas tellement d’effet, dans le bottin mondain
Fa#m
Sol
Fa#7
Mais moi j’aimais comme un fou ce nom si commun, n’en déplaise aux
minus
Mim
Sim
La7
Fa#7
D’ailleurs de parti pris celle que je chéris, s’appelle toujours Vénus
Sim
Fa#7
Sim
Fa#7
Hélas un béotien à la place du sien, lui proposa son blase
Sim
La Fa#7
Sim
Fa#7
Sim La7
Fameux dans l’épicerie et cette renchérie, refusa pas hélas
Ré
La7
Ré7
Sol
Et j’eus ma troisième tristesse, d’Olympio
Mim
Solm
La7
Déférence gardée envers le père Hugo
Ré La7
Sim Fa#m
Sol
Ré Si7
Si faire se peut, attendez un peu, cinq minutes nos
Mim
La7 Ré
Si7 Mi La7 Ré Fa#7
Gentes fiancées, que l’on soit passé, pour changer de nom
La
Mi7
La
Mi7
J'ai pris la route de Dijon, Pour voir un peu la Marjolaine,
La
Mi7
La
Mi7
La belle, digue digue don, Qui pleurait près de la fontaine.
La
Mi7
La
Mi7
Mais elle avait changé de ton, Il lui fallait des ducatons
La
Mi7
La
Rém Sol7
Dedans son bas de laine, Pour n'avoir plus de peine.
Do
Sol7
Do
Sol7
Elle m'a dit : " Tu viens, chéri ? Et si tu me payes un bon prix
Do
Sol7
Do
Rém Mi7
Aux anges je t'emmène, Digue digue don daine. "
La
Ré Mi7
La
Ré Mi7 La
La Marjolaine pleurait surtout, Quand elle n'avait pas de sous.
Ré Mi7
La
Ré Mi7 La
La Marjolaine de la chanson, Avait de plus nobles façons.
J'ai passé le pont d'Avignon, Pour voir un peu les belles dames
Et les
beaux messieurs tous en rond, Qui dansaient, dansaient, corps et âmes.
Mais
ils avaient changé de ton, Ils faisaient fi des rigodons,
Menuets et
pavanes, Tarentelles, sardanes,
Et les belles dames m'ont dit ceci : "
Étranger, sauve-toi d'ici
Ou l'on donne l'alarme, Aux chiens et aux
gendarmes ! "
Quelle mouche les a donc piquées, Ces belles dames si
distinguées ?
Les belles dames de la chanson, Avaient de plus nobles façons.
Je me suis fait faire prisonnier, Dans les vieilles prisons de Nantes,
Pour voir la fille du geôlier, Qui, paraît-il, est avenante.
Mais elle
avait changé de ton, Quand j'ai demandé : " Que dit-on
Des affaires
courantes, Dans la ville de Nantes ? "
La mignonne m'a répondu : " On dit
que vous serez pendu
Aux matines sonnantes, Et j'en suis bien contente ! "
Les geôlières n'ont plus de cœur, Aux prisons de Nantes et d'ailleurs.
La geôlière de la chanson, Avait de plus nobles façons.
Voulant mener à bonne fin, Ma folle course vagabonde,
Vers mes pénates je
revins, Pour dormir auprès de ma blonde,
Mais elle avait changé de ton, Avec
elle, sous l'édredon,
Il y avait du monde, Dormant près de ma blonde.
J'ai pris le coup d'un air blagueur, Mais, en cachette, dans mon cœur,
La peine était profonde, L'chagrin lâchait la bonde.
Hélas ! du jardin
de mon père, La colombe s'est fait la paire...
Par bonheur, par consolation,
Me sont restées les quatre chansons.
Rém
La7
Rém La7
Rém La7 Rém
La7
Jadis
au lieu du jardin que voici, C'était la zone et tout ce qui s'en suit
Rém
Do
Fa Do
Fa
Sib
Rém La7
Des masures, des taudis insolites, Des ruines pas romaines pour un sou
Rém
Sib
Fa
La7 Rém
Do
Fa Sib La Rém La7 Rém
Quant
à la faune habitant la-dessous, C'était la fine fleur, c'était l'élite.
Rém
La7
Rém La7
Rém La7 Rém
La7
La
fine fleur l'élite du pavé, Des besogneux, des gueux, des réprouvés
Rém
Do
Fa Do
Fa
Sib
Rém La7
Des mendiants rivalisant de tares, Des chevaux de retour, des propres à rien
Rém
Sib
Fa
La7 Rém
Do
Fa Sib La Rém La7 Rém
Ainsi
qu'un croque-notes, un musicien, Une épave accrochée à sa guitare
Rém
La7
Rém La7
Rém La7 Rém
La7
Adoptée par ce beau monde attendri, Une petite fée avait fleuri
Rém
Do
Fa Do
Fa
Sib
Rém La7
Au milieu de toute cette bassesse. Comme on l'avait trouvée près du ruisseau
Rém
Sib
Fa
La7 Rém
Do
Fa Sib La Rém La7 Rém
Abandonnée en un somptueux berceau, A tout hasard on l'appelait princesse
Rém
La7
Rém La7
Rém La7 Rém
La7
Or un
soir, Dieu du ciel, protégez-nous, La voilà qui grimpe sur les genoux
Rém
Do
Fa Do
Fa
Sib
Rém La7
Du croque-notes et doucement soupire, En rougissant quand même un petit peu
Rém
Sib
Fa
La7 Rém
Do
Fa Sib La Rém La7 Rém
"
C'est toi que j'aime et si tu veux tu peux, M'embrasser sur la bouche et même
pire
Rém
La7
Rém La7
Rém La7 Rém
La7
"Tout
doux princesse arrête un peu ton tir, J'ai pas tellement l'étoffe du satyre
Rém
Do
Fa Do
Fa
Sib
Rém La7
Tu as 13 ans j'en ai 30 qui sonnent, Grosse différence mais je ne suis pas
chaud
Rém
Sib
Fa
La7 Rém
Do
Fa Sib La Rém La7 Rém
Pour
tâter la paille humide du cachot. -Mais croque-notes j'dirai rien à personne
Rém
La7
Rém La7
Rém La7 Rém
La7
N'insiste pas fit-il d'un ton railleur, D'abord tu n'es pas mon genre et
d'ailleurs
Rém
Do
Fa Do
Fa
Sib
Rém La7
Mon cœur est déjà pris par une grande, Alors princesse est partie en courant
Rém
Sib
Fa
La7 Rém
Do
Fa Sib La Rém La7 Rém
Alors
princesse est partie en pleurant, Chagrine qu'on ait boudé son offrande
Rém
La7
Rém La7
Rém La7 Rém
La7
Y a
pas eu détournement de mineure, Le croque-notes au matin de bonheur
Rém
Do
Fa Do
Fa
Sib
Rém La7
A l'anglaise a filé dans la charrette, Des chiffonniers en grattant sa
guitare
Rém
Sib
Fa
La7 Rém
Do
Fa Sib La Rém La7 Rém
Passant par là quelques 20 ans plus tard, Il a le sentiment qu'il le
regrette.
Sol7
Do
Sol7
La7
Le chapeau de Mireille, quand en plein vol je l’ai rattrapé,
La7
Rém
Do Lam7
Rém7 Sol7
Entre Sète et Marseille, quel est l’bon vent qui l’avait chipé
Sol7
Do
Sol7
La7
Le chapeau de Mireille, quand en plein vol je l’ai rattrapé,
La7
Rém
Si7
Mim
Entre Sète et Marseille, quel joli vent l’avait chipé
Sol7
Do
Sol7
Do
Do7
La7 Rem7
C’est pas le zéphyr, n’aurait pu
suffire, c’est pas lui non plus, l’aquilon joufflu, c’est pas pour autant,
l’autan,
Fa
Sol7
La7
Fa
Sol7 Do
Non mais c’est le plus fol et le
plus magistral, de la bande à Éole en un mot le mistral
Fa
Sol7
La7
Fa
Sol7
Do
Il me la fit connaître aussi dorénavant je ne mouds plus mon blé qu’à des
moulins à vent
Sol7
Do
Sol7
La7
Quand la jupe à Mireille, haut se troussa, haut se retroussa,
La7
Rém
Do Lam7
Rém7 Sol7
Découvrant des merveilles, quel est l’bon vent qui s’est permis ça
Sol7
Do
Sol7
La7
Quand la jupe à Mireille, haut se troussa, haut se retroussa,
La7
Rém
Si7
Mim
Découvrant des merveilles, quel joli vent s’est permis ça
Sol7
Do
Sol7
Do
Do7
La7 Rem7
C’est pas le zéphyr, n’aurait pu
suffire, c’est pas lui non plus, l’aquilon joufflu, c’est pas pour autant,
l’autan,
Fa
Sol7
La7
Fa
Sol7 Do
Non mais c’est le plus fol et le
plus magistral, de la bande à Éole en un mot le mistral
Fa
Sol7
La7
Fa
Sol7
Do
Il me montra sa jambe aussi reconnaissant, je lui laisse emporter mes
tuiles en passant
Sol7
Do
Sol7
La7
Quand j'embrassai Mireille, qu’elle se cabra, qu’elle me rembarra
La7
Rém
Do Lam7
Rém7 Sol7
Me tira les oreilles, quel est l’bon vent qui retint son bras
Sol7
Do
Sol7
La7
Quand j’embrassai Mireille, qu’elle se cabra, qu’elle me rembarra
La7
Rém
Si7
Mim
Me tira les oreilles, quel joli vent retint son bras
Sol7
Do
Sol7
Do
Do7
La7 Rem7
C’est pas le zéphyr, n’aurait pu
suffire, c’est pas lui non plus, l’aquilon joufflu, c’est pas pour autant,
l’autan,
Fa
Sol7
La7
Fa
Sol7 Do
Non mais c’est le plus fol et le
plus magistral, de la bande à Éole en un mot le mistral
Fa
Sol7
La7
Fa
Sol7
Do
Il m’épargna la gifle aussi dessus mon toit, y’avait qu’une girouette,
y’en a maintenant trois
Sol7
Do
Sol7
La7
Et quand avec Mireille, dans le fossé, on s’est enlacé
La7
Rém
Do Lam7
Rém7 Sol7
A l’ombre d’une treille, quel est l’bon vent qui nous a poussé
Sol7
Do
Sol7
La7
Et quand avec Mireille, dans le fossé, on s’est enlacé
La7
Rém
Si7
Mim
A l’ombre d’une treille, quel joli vent nous a poussé
Sol7
Do
Sol7
Do
Do7
La7 Rem7
C’est pas le zéphyr, n’aurait pu
suffire, c’est pas lui non plus, l’aquilon joufflu, c’est pas pour autant,
l’autan,
Fa
Sol7
La7
Fa
Sol7 Do
Non mais c’est le plus fol et le
plus magistral, de la bande à Éole en un mot le mistral
Fa
Sol7
La7
Fa
Sol7
Do
Il me coucha sur elle, en échange aussitôt, j’ai mis une voile de plus à
mon petit bateau
Sol7
Do
Sol7
La7
Quand j’ai perdu Mireille, que j’épanchai le cœur affligé
La7
Rém Do
Lam7 Rém7 Sol7
Des
larmes sans pareil, quel est le bon vent qui les a séchées
Sol7
Do
Sol7
La7
Quand j’ai perdu Mireille, que j’épanchai le cœur affligé
La7
Rém
Si7
Mim
Des larmes sans pareil, quel joli vent les a séchées
Sol7
Do
Sol7
Do
Do7
La7 Rem7
C’est pas le zéphyr, n’aurait pu
suffire, c’est pas lui non plus, l’aquilon joufflu, c’est pas pour autant,
l’autan,
Fa
Sol7
La7
Fa
Sol7 Do
Non mais c’est le plus fol et le
plus magistral, de la bande à Éole en un mot le mistral
Fa
Sol7
La7
Fa
Sol7
Do
Il balaya ma peine aussi sans lésiner, je lui donne toujours mes bœufs à
décorner
Do
Lam
Rém Sol7
Do
Lam
Rém Sol7
Il vivait en dehors des chemins forestiers, Ce
n'était nullement un arbre de métier,
Do
Do7
Fa
Mi7
Lam
Rém Sol7 Do
Il n'avait jamais vu l'ombre
d'un bûcheron, Ce grand chêne fier sur son tronc.
Il eût connu des jours filés d'or et de soie, Sans ses proches voisins, les
pires gens qui soient;
Des roseaux mal pensant, pas même des bambous,
S'amusant à le mettre à bout.
Du matin jusqu'au soir ces petit rejetons, Tout juste canne à pêche, à peine
mirlitons,
Lui tournant tout autour chantaient, in extenso, L'histoire du
chêne et du roseau.
Et, bien qu'il fût en bois, les chênes, c'est courant, La fable ne le
laissait pas indifférent.
Il advint que lassé d'être en but aux lazzi, Il se
résolut à l'exi(l).
A grand-peine il sortit ses grands pieds de son trou, Et partit sans se
retourner ni peu ni prou.
Mais, moi qui l'ai connu, je sais qu'il souffrit,
De quitter l'ingrate patrie
A l'orée des forêts, le chêne ténébreux, A lié connaissance avec deux
amoureux.
"Grand chêne, laisse-nous sur toi graver nos noms... Le grand
chêne n'a pas dit non.
Quand ils eurent épuisé leur grand sac de baisers, Quand, de tant
s'embrasser, leurs becs furent usés,
Ils ouïrent alors, en retenant des
pleurs, Le chêne contant ses malheurs.
"Grand chêne, viens chez nous, tu trouveras la paix, Nos roseaux savent vivre
et n'ont aucun toupet,
Tu feras dans nos murs un aimable séjour, Arrosé
quatre fois par jour.
"Cela dit, tous les trois se mirent en chemin, Chaque amoureux tenant une
racine en main.
Comme il semblait content ! Comme il semblait heureux, Le
chêne entre ses amoureux.
Au pied de leur chaumière ils le firent planter. Ce fut alors qu'il commença
de déchanter
Car, en fait d'arrosage, il n'eut rien que la pluie, Des chiens
levant la patte sur lui.
On a pris tous ses glands pour nourrir les cochons, Avec sa belle écorce on a
fait des bouchons,
Chaque fois qu'un arrêt de mort était rendu, C'est lui
qui héritait du pendu.
Puis ces mauvaises gens, vandales accomplis, Le coupèrent en quatre et s'en
firent un lit.
Et l'horrible mégère ayant des tas d'amants, Il vieillit
prématurément.
Un triste jour, enfin, ce couple sans aveu, Le passa par la hache et le mit
dans le feu.
Comme du bois de caisse, amère destinée, Il périt dans la
cheminée.
Le curé de chez nous, petit saint besogneux, Doute que sa fumée s'élève
jusqu'à Dieu.
Mi
Qu'est-c'qu'il en sait, le bougre, et qui donc lui a dit, Qu'y a pas de
chêne en paradis ?
Lam Rém Sol7 Do Sol7 Do
Qu'y a pas de chêne en
paradis ?
Lam
Sol7
Do
Si7 Mi
Avec sa hotte sur le dos, Avec sa hotte sur le dos,
Lam
Sol7
Do
Si7
Mi
Il s'en venait d'Eldorado, Il s'en venait
d'Eldorado,
Fa
Si7
Mi
Il avait une barbe blanche, Il avait nom " Papa Gâteau ",
Lam
Do Si7
Mi Lam
Do Fa Mi
Lam
Il a mis du pain sur ta planche, Il a mis les mains sur tes hanches.
Il t'a prom'née dans un landau, Il t'a prom'née dans un landau,
En route
pour la vie d'château, En route pour la vie d'château,
La belle vie dorée
sur tranche, Il te l'offrit sur un plateau.
Il a mis du grain dans ta
grange, Il a mis les mains sur tes hanches.
Toi qui n'avais rien sur le dos, Toi qui n'avais rien sur le dos,
Il t'a
couverte de manteaux, Il t'a couverte de manteaux,
Il t'a vêtue comme un
dimanche, Tu n'auras pas froid de sitôt.
Il a mis l'hermine à ta manche, Il
a mis les mains sur tes hanches.
Tous les camées, tous les émaux, Tous les camées, tous les émaux,
Il les
fit pendre à tes rameaux, Il les fit pendre à tes rameaux,
Il fit rouler en
avalanches, Perle et rubis dans tes sabots.
Il a mis de l'or à ta branche,
Il a mis les mains sur tes hanches.
Tire la belle, tire le rideau, Tire la belle, tire le rideau,
Sur tes
misères de tantôt, Sur tes misères de tantôt,
Et qu'au-dehors il pleuve, il
vente, Le mauvais temps n'est plus ton lot,
Le joli temps des coudées
franches... On a mis les mains sur tes hanches.