Cours de dialecte maure « Hassaniya »
Eléments de dialecte maure
" Hassaniya "
première partie
L'Arabe maure " hassaniya ", si l'on en croit les gens qui la
pratiquent, est une langue très proche de l'Arabe littéral. Il
faut savoir que dans le monde arabe, beaucoup de niveaux de langues se
côtoient quotidiennement et sont employés par les populations en
fonction à la fois du contexte et du niveau d'éducation. Il faut
cependant distinguer de façon très nette ce qui relève du
dialecte (langue souvent non écrite, sorte de " patois "
national ou régional) et ce qui relève du littéral (ou
littéraire encore appelé classique). La première langue
est employée quotidiennement (bonjour, merci, au revoir, comment
ça va, etc...) et nous intéresse donc au premier chef. La seconde
est la langue des journaux, mais aussi de la radio et de la
télévision. C'est une langue dérivée de celle du
Coran, et c'est ce titre théoriquement la seule langue qui
s'écrit. Elle est comprise par toute personne qui est allée un
tant soit peu à l'école, dans la mesure où les cours se
font dans cette langue.
Le hassaniya est donc un dialecte, mais il est relativement pur ,
émaillé de quelques sons et mots berbères. Cette
pureté relative est sans dout liée au fait que ce dialecte est
une langue de nomades, de bédouins, qui a à ce titre connu moins
d'évolutions que les autres dialectes maghrébins marocains,
algériens ou tunisiens. Il possède en effet beaucoup plus de
voyelles que ces derniers ; il est donc à ce titre beaucoup moins
" guttural ".
Ce dialecte se parle par toutes les populations arabophones de Mauritanie, du
Sahara Occidental, voire de l'ouest du Mali, du Sud ouest algérien et
parfois du sud marocain (au delà de l'Oued Draa). Il est unitaire, mais
comporte des différences minimes d'une région à
l'autre.
Eléments de bibliographie :
Général Claude Le Borgne : méthode de Hassaniya,
CMIDOM ; vocabulaire technique du chameau en Mauritanie (dialecte
Hassaniya), bulletin français d'Afrique noire, Tome XV, n°1,
janvier 1963
Roger Pierret : Etude du dialecte maure, Paris, Imprimerie Nationale,
1948
David Cohen : Le dialecte arabe Hassaniya de Mauritanie (parler de la
Guebla), Paris, Klincksieck, 1963
Soeurs de St Joseph, missionnaires spiritains, cours de dialecte
Hassaniya, paroisse de Nouakchott, Mauritanie.
Catherine Taine-Cheikh, Lexique français-hassaniyya, dialecte
arabe de Mauritanie, Institut Mauritanien de Recherche Scientifique,
centre culturel français St Exupéry, Nouakchott,
Mauritanie.
Sans se montrer très " scientifique " cette petite
méthode pratique se propose de d'aiser tous ceux qui désirent
mieux connaître ces pays et leurs habitants en sachant prononcer et
comprendre quelques mots de ce dialecte. Pour cela, l'étude s'oriente
autour de l'apprentissage de textes dans la mesure du possible contemporains de contexte,
auxquels on ajoute des explications sociales, grammaticales et de vocabulaire.
La langue arabe utilise 28 consonnes, donc beaucoup plus que le Français
; en outre, le Hassaniya en utilise de nouvelles et en confond d'autres. Il
faut également savoir que la langue arabe n'écrit pas les
voyelles, qui sont au nombre de trois en littéral ( a, ou, i ). Elles
sont beaucoup plus nombreuses en Hassaniya, et leur
" réalisation " dépend surtout de leur environnement
consonantique.
Ainsi, une même voyelle arabe écrite n'aura pas toujours le
même son ; de plus, elles ne font pas partie du mot au même titre
que les consonnes. Le fatha, voyelle " ouverte " ó sera
pronnonçé a, é, è ou e. De plus, les voyelles ne
font pas partie du mot au même titre que les consonnes. Ainsi, elles
n'auront pas dans le mot une place immuable. Les déplacements des
voyelles ont pour fonction une meilleure prononciation des mots.
En somme, les mots ont une armature fixe, celle des consonnes ; sur cette
armature, s'accrochent des voyelles, à des places variables suivant les
cas.
Consonnes :
b
|
b
français
|
t
|
t
français
|
th
|
" th "
anglais de " thing ", pas d'équivalent français
|
j
|
j
français ; contrairement à d'autres parlers arabes, très
rarement " dj "
|
h
|
h
très fortement expiré, " buée sur vitre "
|
kh
|
" jota "
espagnole, pas d'équivalent français
|
d
|
d
français
|
dh
|
d
zézayé ou th anglais de " this ", pas
d'équivalent français
|
r
|
r
roulé (toujours)
|
z
|
z
français
|
s
|
s
français
|
sh
|
ch
français
|
ç
|
s
emphatisé, pas d'équivalent français
|
d
|
d
emphatisé
|
t
|
t
emphatisé
|
dh
|
dh
emphatisé
|
`
|
" cri
de chameau "
|
gh
|
r
grasseyé (parisien) = non roulé
|
f
|
f
français
|
v
|
v
français
|
q
|
k
emphatisé
|
g
|
g
dur (de guerre)
|
k
|
k
français
|
l
|
l
français
|
m
|
m
français
|
n
|
n
français
|
h
|
h
faiblement expiré, dans équivalent français
|
w
|
" oua "
|
y
|
" ya "
|
|
|
|
|
Remarques sur le système de transcription des consonnes
:
Le système de transcription retenu a privilégié la
simplicité : il utilise les associations de caractères couramment
employés traditionellement pour rendre des consonnes arabes sans
équivalent français. Il utilise donc les italiques lorsqu'il
s'agit de sons transcrits par deux caractères, afin de ne pas induire en
erreur. De même, de façon générale, lorsqu'il n'a
pas été possible de trouver un caractère pour
différencier une consonne et son emphatique, le son emphatisé est
rendu par un soulignement.
Remarques sur les consonnes hassaniya :
Le Hassaniya (à la différence de l'Arabe littéral)
crée des consonnes et en confond d'autres ; il ya parfois des emprunts
au Berbère ou au Wolof. Certaines consonnes sont prononcées
différemment du fait de " l'accent maure ". Sans aller dans
les sétails, voici quelques remarques pou s'y repérer :
- le " qâf " arabe est le plus souvent rendu par g.
- le " ghayn " arabe est parfois remplaçé par le
son q. Bien souvent, gh et q sont parfaitement interchangeables.
- le " fa " arabe est rendu parfois par f et parfois par v, cela
dépend des régions, des accents.
Si bien que dans les textes qui suivront, il faudra prendre en compte certaines
possibilités de variations des prononciations. La plupart du temps
cependant, la variation des prononciations ne gêne pas la
compréhension.
Voyelles :
a
|
bref
|
é
|
bref
|
è
|
bref
ouvert
|
o
|
bref
|
u
|
ou
bref
|
i
|
bref
|
e
|
ouvert
|
|
|
|
|
|
|
â
|
long
|
ê
|
long
ouvert
|
î
|
long
|
ô
|
long
|
û
|
ou long
|
Remarques sur les voyelles hassaniya
Les voyelles ne se transcrivent pas dans l'écriture arabe. Il n'existe
théoriquement que trois voyelles courtes (a, ou, i)et trois voyelles
longues en Arabe. La différenciation entre longues et courtes est
d'ailleurs indispensable pour la bonne compréhension et la bonne
prononciation de beaucoup de mots. En Hassaniya, il existe beaucoup plus de
voyelles dérivées, en fait, des trois voyelles du littéral
:
longues :
û î
ô ê
â
courtes :
u i
e
o è
é
a
D'autre part, la voyelle courte n'ayant pas de réelle existence au
même titre que la consonne dans le langage, il est possible d'entendre
parfois un ´é´ à la place d'un ´a´ ou un
´è´ ou un ´e´ à la place d'un ´i´.
Il ne faut donc pas se formaliser des différences de voyelles qui
peuvent être rencontrées dans les textes suivants.
Semi-consonnes :
Les trois " voyelles longues " du littéral se transcrivent en
écriture arabe par des consonnes spéciales, appelées
" semi consonnes ", au nombre de deux : le ´w´ et le
´y´. Ces deux consonnes en fonction du contexte phonologique peuvent
se prononcer soit comme des consonnes, soient comme des voyelles longues, ey
correspondent ainsi à :
w => û
y => î
Il est indispensable d'avoir à l'esprit ces équivalences pour
être en mesure de reconnaître certaines racines de mots avec le
mode de transcription retenu.
Diphtongues :
Le Hassaniya utilise un grand nombre de diphtongues, du fait, entre autres, de
sa tendance généralisée à l'emploi du diminutif.
Dans le système de transcrition retenu, il a été
privilégié la simplicité, en accolant simplement voyelles
et semi consonnes :
aw, ay, ôw, êw, êy, ei, etc..., pronocées comme une
" juxtaposition " des deux sons.
es
salâm `aleikum
|
la
paix sur vous
|
`aleikum
es salâm
|
sur
vous la paix
|
eyyak
el kheyr ?
|
il
y a le bien ?
|
ella
l kheyr, el hamdulillah
|
seulement
le bien, grâce à Dieu
|
eyyak
mâ târi bâs ?
|
il
n'y a pas de nouvelles en mal ?
|
ma
târi bâs el hamdulillah
|
pas
de nouvelles en mal, grâce à Dieu
|
eyyak
el `âvyé ?
|
il
ya la paix ?
|
ella
l 'âvyé l hamdulillah
|
seulement
la paix, grâce à Dieu
|
el
hamdulillah !
|
grâce
à Dieu !
|
el
hamdulillah
|
grâce
à Dieu !
|
es
salâm 'aleikum
|
la
paix sur vous
|
'aleikum
es salâm u rahmatu llâh
|
sur
vous la paix et la miséricorde de Dieu
|
eyyak
la bâs ?
|
ça
va ?
|
la
bâs el hamdulillah
|
ça
va grâce à Dieu
|
esh
târi ?
|
quoi
de neuf ?
|
ella
lkheyr el hamdulillah
|
le
bien seulement grâce à Dieu
|
ente
menhu ?
|
toi
tu es qui ?
|
ana
shaqqâl
|
je
suis ouvrier
|
u
huwa ?
|
et
lui
|
huwwa
mwelli shaqqâl
|
il
est aussi ouvrier
|
hâdha
shenhu ?
|
ça
c'est quoi ?
|
hâdha
muvtah
|
c'est
une clé
|
u
dhak shenhu ?
|
et
ça c'est quoi?
|
dhâk
mûs
|
c'est
un couteau
|
wedda'nak
l mûlâna
|
je
t'ai confié à Notre Seigneur
|
wedda'nak
l mûlâna
|
je
t'ai confié à Notre Seigneur
|
Explications
Les salutations commencent toujours par es salâm `aleikum, formule
d'arabe classique dit par l'arrivant, ou celui qui entre, qui passe. Elles
continuent par une série de questions mutuelles sur l'état la
santé. Elles se terminent par une action de grâce à Dieu.
Elles sont presque toujours suivies d'une question sur les dernières
nouvelles. On se quitte en se confiant mutuellement à Dieu. Les formules
de salutation sont très nombreuses, et beaucoup sont tirées de
l'Arabe classique, d'où leur prononciation parfois
particulière.
Les formules de salutations sont très nombreuses : certaines sont plus
en usage dans telle ou telle région.
Seuls les vieux et les gens de la badiya prolongent les salutations
d'une façon qui nous semble démesurée ; les jeunes ont
tendance à les racourcir de plus en plus. (2 à 4
réponses).
Ces salutaions sont rituelles, elles ne renseignent jamais sur la
réalité de la situation ; quelqu'un de malade répondra
ainsi la bâs el hamdulillah.
En entrant quelque part, au lieu de crier " holà il ya quelqu'un
? " on dit es salâm `aleikum, très fort, quitte
à le répéter.
La multiplicité des formules de contact permet d'expliquer l'usage de la
répétition du " ça va " français,
vraiment très sec en comparaison.
Quelques mots de vocabulaire : salutations, politesse.
èssalâm
`leikum
|
la
paix sur vous
|
`aleikum
essalâm
|
sur
vous la paix
|
eyyâk
lâ bês?
|
est-ce
qu'il n'y a pas de mal (à toi, m)?
|
eyyâk
mâ waj`ak shî?
|
est
ce que rien ne te (m) fait mal?
|
esh
hâlak?
|
quelle
est ta (m) santé (état)?
|
eyyâk
mâ târi bês ?
|
il
n'ya rien de neuf en mal ?
|
eyyâk
el `avye (es salâm) ?
|
est
-ce qu'il ya la paix ?
|
esh
târi (ga`)?
|
quoi
de neuf (donc)?
|
ella
lkhéyr
|
le
bien seulement
|
al
hamdu lillâh
|
la
louange à Dieu
|
ana
esmi mohammed
|
je
m'appelle Mohammed
|
wunta?
|
et
toi (m)?
|
marhaba
|
bienvenue,
voire " content de te voir "
|
tfaddal
|
je
t'en prie
|
shukrân
|
merci
|
lâ
shukra `ala wâjib
|
pas
de quoi
|
isallmak
|
(Dieu)
te préserve : remerciement pour merci et s'il te plaît
|
bismillâh
|
au
nom de Dieu (pour commencer une action)
|
aywa
|
allons
! OK, ça va, ça suffit, donc, aussi, bon (interjection)
|
ikathther
kheyrî u kheyrak
|
Qu'il
augmente mon bonheur et le tien
|
wedda`tak
lellâh
|
je
t'ai confié à Dieu
|
wedda`tak
lmulâna
|
je
t'ai confié à Notre Seigneur
|
ma`a
salâme
|
au
revoir
|
L'article
L'article en Hassaniya comme en Arabe est " al "ou
" el ". Il se prononce différemment suivant la lettre
par laquelle commence le mot. Lorsque cette lettre met en action la langue, le
l de l'article ne se prononce pas, et la première letrre du mot
est redoublée. Avec les autres lettres de l'alphabet, l'article de
prononce tantôt en el, tantôt en le, ou même
parfois simplement l.
Les lettres de la premère catégorie sont :
t, th, j, d,dh, r, z, s, sh, ç, d,
t, dh, l, n.
Ces lettres sont appelées " solaires ", parceque le mot arabe
" soleil " schems, commence par l'une d'elles.
Les autres sont appelées lunaires (lune : qamar)
el + râjel mtîn > er râjel mtîn l'homme
est fort
lemra daîfa la femme est faible
er rajjêl kèdhdhâbîn les hommes
sont menteurs
(n.b : ces phrases ne sont que des exemples, à ne pas prendre au sens
littéral... !)
Pour faciliter la prononciation l'article aura souvent tendance à subir
un déplacement de voyelles, spécialement pour un article
plaçé avant une consonne lunaire suivie d'une voyelle longue.
Pronoms personnels
anâ je
enta tu (m)
enti tu (f)
huwa il
hiya elle
ehna nous (m) (dans certaines régions (Sud Est :
nahna)
ehnâti nous (f)
entuma vous (m)
entumâti vous (f)
huma ils
humâti elles
Pronoms affixes
L'arabe utilise très souvent des des pronoms affixés en fins de
mots. Ces mots peuvent être des noms (ktâbi, mon livre), des
verbes (a`tinî, donne-moi), des conjonctions
(eyyâk, est-ce que tu), des prépositions (`andî,
lî, chez moi, à moi = j'ai).
exemple: ktâb = livre. ktâbî, ktâbak,
ktâbik, ktâbna, ktâbkum, ktâbhum
esmî mon nom
esmak ton nom (m)
esmik ton nom (f)
esmu son nom (m)
esmha son nom (f)²
esmna notre nom
esmkum votre nom
esmhum leur nom
èssalâm
`leikum
|
-
la paix sur vous
|
`leikum essalâm
|
-
sur vous la paix
|
eyyâk
lâ bês ?
esh hâlak ?
|
-quel
est ton état?
-Est ce qu'il n'y a pas de mal?
|
lâ bês lhamdu lillâh.
eyyâk lâ bès `likum?-
|
-
Pas de mal sur vous?
-pas de mal, la louange à Dieu
|
esh
târi mèn lakhbâr?
|
-
quoi de neuf en fait de nouvelles?
|
ella
lkhéyr alhamdu lillâh.
alhamdu lillâh
|
-
Seulement le bien, grâce à Dieu
- Louange à Dieu
|
entuma
mènéyen jâyîn?
jâyîn mèn lmukhayémât
|
-
D'où venez vous ?
- nous venons des campements
|
esh târi fi lmukhayèmât ?
ella lkheyr èlhamdu lillâh. u entûma, akhbarkum?
|
-
quoi de neuf aux campements?
-seulement le bien, grâce à Dieu. Et vous, vos nouvelles ?
|
réytu shi târi ?
gâysîn ed deshra
|
-avez
vous vu quelque chose de neuf?
- nous partons à la ville
|
ella
lkhèyr elhamdu lillah
aywa! wedda`tkum lillâh
|
-seulement le bien, grâce à Dieu
-Bon ! Je vous ai confié à Dieu!
|
wedda`nak
lmulâna
|
- nous t'avons confié à Notre Seigneur
Eléments de dialecte maure " hassaniya ",
deuxième partie.
entuma
menhuma ?
|
vous,
vous êtes qui ?
|
ehna
bidân
|
nous
sommes des Maures
|
u
huma ?
|
et
eux ?
|
huma
tkârir yagheyr kâmlin muritanîyîn
|
Ce
sont des Toucouleurs, mais nous sommes tous mauritaniens.
|
u
ehna menhuma ?
|
et
nous, qui sommes nous ?
|
entuma
nçâra
|
vous
êtes des nazaréens.
|
hâdha
shenhu ?
|
C'est
quoi ?
|
shûf
: ehna mselmîn u entûma nçara ; evhemt ?
|
regarde
: nous sommes musulmans et vous chrétiens ; tu a compris ?
|
evhemt,
yagheyr ana mwelli varensî
|
J'ai
compris, mais je suis français, aussi.
|
kivi
ana muritânî
|
comme
moi je suis mauritanien
|
hatte
zâd
|
d'accord.
|
Vocabulaire
|
|
zayn,
f: zayna
|
beau,
belle
|
fi
|
dans,
à
|
yassir
men
|
beaucoup
de
|
mushkila
|
problème
|
shor
|
vers
|
wâsa`,
(f: wâsa`a)
|
vaste
|
el
waqt
|
l'heure
|
el
waqta
|
la
montre
|
hawn
|
ici
|
b`id
|
loin
|
kbîr
|
grand
|
dâr
|
maison
|
ktâb
|
livre
|
esem
|
nom
|
umm
|
mère
|
mâhu
muhim
|
ce
n'est pas important
|
muhim
|
c'est
important
|
getlak,
ahmed, 'andak dâr walla khayma ?
|
Dis-moi,
Ahmed, tu as une maison ou une tente ?
|
ana
'andi dâr v nuakshut
|
moi,
j'ai une maison à Nouakchott.
|
ana
mwelli 'andi wahde v atar
|
Moi,
j'ai aussi une maison à Atar
|
u
sidi 'andu wahde showr butilimît
|
Et
Sidi en a une à Boutilimit.
|
ana
w khûti 'andna mwelli wate showr zuerat kiv ehel sidi
muhammed 'andhum wahde w entuma ma 'andkum shi
|
Moi
et mon frère, on en a aussi une à Zouerate comme la famille de
Sidi Mohammed ils en ont une et vous, vous n'avez rien.
|
ma
'andna wate yagheyr 'andna lbel !
|
On
a pas de voiture, mais on a des chameaux !
|
shwey
walla yâsra ?
|
Un
peu ou beaucoup ?
|
yâsra
tbârek allah !
|
Beaucoup,
béni soi Dieu
|
Prépositions
|
|
l
(assimilable)
|
à
pour
|
f
, fi (v; vi)
|
dans
|
b
; bi
|
par,
avec
|
îlâ
|
à,
jusqu'à
|
mén
|
de
|
`an
|
de
(loin de)
|
m`a
|
avec
|
`la
|
sur
|
showr
|
vers,
chez
|
sâbég
|
avant
|
urâ
|
après
|
`and
|
chez
|
gèddâm
|
devant
|
gfa
; fégfa
|
derrière
|
fôwg
|
au
dessus de
|
taht
|
sous
|
hdha
|
près
de
|
bêyn
; bêynât
|
entre,
parmi
|
Vocabulaire :
quelqu'un hadd
personne mâhu hadd
quelque chose shî
rien mâhu shi
jamais mâ gatt
très hatta
annexion (complément du nom)
Le verre d'Ali se traduit par " verre Ali "
Le verre de l'homme se traduit par " verre l'homme "
L'article du premier des deux termes disparaît.
le verre d'Ali kâs `Alî
la caisse de la femme çendûg lemra
le verre de l'homme kâs er râjel
Avoir : possession
Il n'existe pas de verbe " avoir " couramment utilisé en
Arabe. Les dialectes utilisent `and+ pronom affixe pour l'exprimer.
Littéralement, `andi signifie en fait " chez moi ".
Pour exprimer " ne pas avoir ", on fait précéder `and
+affixe de mâ.
mâ `andi elketâb je n'ai pas le livre
La préposition l- peut également introduire une notion d'avoir,
et se construire avec un affixe ;
lî (j'ai), lak, lik (tu as), lû, lha, lna,
lkum, lhum...
`andî
|
j'ai
|
`andak
|
tu
as (m)
|
`andik
|
tu
as (f)
|
`andû
|
il
a
|
`andha
|
elle
a
|
`andna
|
nous
avons
|
`andkum
|
vous
avez
|
`andhum
|
ils
ont
|
ahmed
sâlem, enta mneyn ?
|
Ahmed
Salem, où es- tu ?
|
ana
hown
|
Je
suis ici
|
mneyn
çahbak muhammed ?
|
où
est ton ami Mohammed ?
|
muhammed
mâhu b'id ; showr vdêrik
|
Mohammed
n'est pas loin, à Fdérik.
|
u
mneyn 'ali
|
Et
Ali est où ?
|
showr
vderik mwelli
|
A
Fderik aussi.
|
mâhum
hown
|
Ils
ne sont pas là
|
ana
hown
|
Je
suis ici
|
mneyn
muvtah lwâte ?
|
Où
es la clef de la voiture ?
|
muvtah
hâdhi lwâte lkahle ?
|
La
clef de cette voiture noire ?
|
ebdé,
dhik
|
non,
celle-ci
|
'ali
'andu dhak
|
Ali
a ça.
|
ma
'andak wâhed thâni ?
|
Yu
n'en as pas une autre ?
|
eheyh,
arâ'îh
|
Oui,
la voilà.
|
el
hamdulillah
|
Grâce
à Dieu
|
Affirmation, négation
oui ahêh, ehêh
non abdê, voire lâ (littéral)
négation renforcée = abdê mânallah non,
pas du tout ; par Dieu, non
Pour exprimer la négation d'un verbe à l'accompli ou l'innacompli
(cf infra) on fait simplement précéder ce verbe de la particule
mâ
ex :
mâ gaddéna nemshû nous n'avons pas pu
partir
mâ forme avec les affixes une série qui est utilisée
pour la négation dans une phrase sans verbe à un mode personnel ;
pour les première et deuxième personnes, on ajoute à cette
particule mâ un n de protection :
mânî
moïnî (diminutif)
|
je
ne suis pas, je ne veux pas
|
mânak,
(f mânik)
|
tu
n'es pas
|
mâhu,
(f mâhî)
|
il
n'est pas
|
mâna
|
nous
ne sommes pas
|
mânkum
|
vous
n'êtes pas
|
mâhum
|
ils
ne sont pas
|
lâ ; usage plus étroit. Dans les prohibitifs ;
ex : lâ tèmshu n'allez pas !
Synthèse : quelques phrases :
je ne suis pas d'accord ana mâni muwâfiq(a)
je n'ai pas de problème mâ `andi mushkila
j'ai un problème andi mushkila
tu n'as pas l'heure? enta mâ `andak el waqt?
je ne m'appelle pas John mâ esmî john
je m'appelle Jacques esmî Jacques
il n'y a pas beaucoup mâ khalga yâssir
mèn
de soleil à Paris esh shams fbârîz
je n'ai pas le temps mâ `andi el waqt
je ne veux pas acheterde turban ici mâ ndôr nechrî
letham huwn
combien ça coûte hâdha bâsh?
je ne veux pas ça mâ nebghî
hâdha.
tu désires quelque chose d'autre ? tebghi
shî thânî ?
il y en a pas ici mahu khâlig hown.
c'est tout u tûf, u hâdha
diminue un peu (le prix) nges shwèy
tu ne diminues pas un peu ? mâ ttayyah
shwèy ?
c'est trop cher hâdha wâ`ir hatta /
ghâli hatta
donne moi s'il te plaît a`tini min
fadlak
j'ai soif ana`atshân , (f:
`atshâna)
j'ai sommeil ana na`san, (f: na`sâna)
j'ai faim ana ji`ân, (f: ji`âna)
pardonne moi asmahli, (à une femme :
asmahîlî)
nous parlons un peu de hassaniya Ehna nttkalmu el
hassâniya shwèy
traduis en Français tarjem bilfèransîa
Qu'est-ce que tu as dit ? Ech gèlt ? (f:
gèlti)
que veux tu ? Ech tdôr ?
Où as-tu mal ? Esh iuj`ak ?
ma tête me fait mal waja`ni râçî
Viens voir ! Ta`ala tshûf !
Nous partons, en vitesse Nemshû bel`ajla
Viens ! wahây !
je pars Mâshi
Je pars vers... Nemshî showr...
D'accord hatta zâd
Veux tu ... ? Shi tdôr ...?
allons, en avant aywa lgeddâm
dhak
anta ahmed salem ?
|
C'est
toi A.S. ?
|
dhak
ana ahmed salem
|
C'est
moi A.S.
|
esh
hâlak lyowm ?
|
Comment
ça va aujourd'hui.
|
la
bâs, el hamdulillah
|
ça
va grâce à Dieu
|
ente
vetrân ?
|
Tu
es fatigué ?
|
shwey,
wunta ?
|
Un
peu, et toi ?
|
ebdé,
ana shih !
|
Non,
je suis bien portant !
|
huwa
mewuju'
|
Il
est malade.
|
menhu
?
|
qui
?
|
muhammed
|
Mohammed
|
muhammed
yâsre hown !
|
Il
ya beaucoup de Mohammed ici !
|
hag
! esmu muhammed wul muhammed
|
C'est
vrai ! son nom est Mohammed [fils de ] Mohammed
|
ma
na'rfu ; târi vi service ?
|
Je
ne le connais pas. Il est nouveau au service ?
|
hag,
ja yams
|
C'est
vrai, il est arrivé hier.
|
u
vat uja' ?
|
Et
il est déjà malade ?
|
mâhu
tab 'ala shaqla yagheyr idor yabra subh in
sha allah
|
Il
n'est pas habitué au travail, mais il va guérir demain, si Dieu
veut
|
Quelques adjectifs et leur forme
|
masculin
singulier
|
féminin
singulier
|
masculin
pluriel
|
féminin
pluriel
|
fatigué
|
fetrân
|
fetrâna
|
fetrânîn
|
fetrânât
|
assoiffé
|
`atshân
|
`atshâna
|
`atshânîn
|
`atshânât
|
affamé
|
ji`ân
|
ji`âna
|
ji`ânîn
|
ji`ânât
|
content
|
farhân
|
farhâna
|
farhânîn
|
farhânât
|
occupé
|
minshtan
|
minshatna
|
minshatnîn
|
minshatnât
|
pressé
|
`ajlân
|
`ajlâna
|
`ajlânîn
|
`ajlânât
|
avoir
sommeil
|
na`sân
|
na`sâna
|
na`sânîn
|
na`sanât
|
avoir froid
|
bérdân
|
bérdâna
|
bérdânîn
|
bérdanât
|
avoir chaud
|
hâmiân
|
hâmyâna
|
hâmyanîn
|
hâmyanât
|
important
|
muhim
|
muhima
|
muhimîn
|
muhimât
|
fâché
|
minfga`
|
minfag`a
|
minfag`în
|
minfag`ât
|
Le verbe être : " kân ", j'étais
j'étais
|
kent
|
tu
étais
|
kent
|
tu
étais (f)
|
kenti
|
il
était
|
kân
|
elle
était
|
kânit
|
nous
étions
|
kenna
|
vous
étiez
|
kentu
|
ils
étaient
|
kânû
|
Etre, " kân " ne s'emploie qu'au passé
(accompli). Très souvent, il est sous entendu (phrase nominale), par
l'emploi d'un nom, d'un pronom comme terme de départ (mubtada)
immédiatement suivi d'un complément - attribut
(khabar).
Pour exprimer le passé on insère juste Kân entre ces deux
éléments :
huwa
fatâr
|
il
est à Atar
|
(huwa)
kân fatâr
|
Il
était à Atar
|
|
|
|
|
|
|
|
|
ahmed
salem, wahay ila !
|
A.S.,
viens ici !
|
shi
tdôr ?
|
Qu'est
ce que tu veux ?
|
ndor
netkellem m'ak
|
Je
veux te parler.
|
neççannet
lak
|
Je
t'écoute
|
'ayyet
mwelli l muhammed
|
appelle
aussi Mohammed
|
muhammed,
wahay !
|
Mohammed,
viens !
|
edkhel,
muhammed, u egval el bâb u ga'd , esh târi ?
|
Entre,
Mohammed, et ferme la porte, et assieds-toi. Qoui de neuf ?
|
la
bâs el hamdulillah
|
ça
va, grâce à Dieu
|
esh
hâl khaymtak ?
|
Comment
va ta tente ?
|
la
bâs 'aliha
|
pas
de mal sur elle.
|
ehlak
dhark mneyn sâknin ?
|
les
tiens, maintenat, où sont ils ?
|
ummi
v atar m'a khûti u khwâti yagheyr buye
vi l badiyè
|
Ma
mère est à Atar, avec ma soeur et mes frères, mais mon
père est à la badiya
|
v
esmen bled ?
|
dans
[nom de l']endroit ?
|
hown
greyb vi bled ingalu tentân ; ta'rfu ?
|
Ici
près d'un endroit qu'on appelle Tentan ; tu le connais ?
|
na'rfu
hatte. Kam 'andak men lkhût ?
|
Je
connais bien. Combien as-tu de soeurs ?
|
'andi
khamsa
|
J'en
ai cinq
|
u
lekhwât ?
|
Et
de frères ?
|
'andi
thentein
|
j'en
ai deux
|
wefeit
shaqeltak el yowm ?
|
et
tu as fini ton travail aujourd'hui ?
|
ufat
|
fini
|
aywa,
tged temshi
|
bon,
tu peux t'en aller
|
Pluriels
Il existe de nombreuses formes de pluriel en Arabe, comme en Hassaniya. Seul
l'usage permet vraiment de les connaître. Mais dans tous les pluriels,
les lettres de la racine se trouvent comme au singulier (et dans le même
ordre).
Voici donc quatre formes importantes de pluriel :
Terminaison en -în : employé pour tous les participes ou
les mots à forme de participe.
(pluriel externe masculin)
Terminaison en -ât : pluriel de la plupart des mots
terminés en a (féminins), et de la plupart des mots tirés
du français. (pluriel externe féminin)
Forme a--â-
Forme --â-- : pluriel de beaucoup de mots de plus de trois lettres
; avec modification des lettres faibles (demi-consonnes ou voyelles longues)
quand il y en a au singulier.
ex :
mharraç, pl : mharraçîn
regardant
meslem, pl : meslemîn musulman
zeyna, pl : zeynât belle
lewn pl : alwân couleur
çâhèb, pl açhâb ami
çandûg, pl çnâdîg
caisse
Note : seuls les adjectifs accordés avec des substantifs
animés se mettent au pluriel. Accordés avec des objets
inanimés, ils se mettent au féminin (simple ajout se la
terminaison -a)
ahmed
gelt lak, enta mâshi showr esh shaqla lyowm ?
|
Ahmed,
dis moi, tu vas au travail aujourd'hui ?
|
el
yowm lâhi nemshi neshtqal showr vdêrik
|
Aujourd'hui,
je vais aller travailler à Fdérik
|
teshtqal
wahdak ?
|
Tu
travailles seul ?
|
ebdé,
neshtqal m'a sett shaqqâle
|
Non,
je travaille avec six ouvriers
|
teshtaqlu
hatte ?
|
Vous
travaillez beaucoup ?
|
wallahi,
ya khuye, neshtaqlu hatte u ana lyuwm vetrân biye
esh shaqle yâsre
|
Mon
Dieu ! Mon frère, nous travaillons beaucoup et aujourd'hui je suis
fatigué parceque il ya beaucoup de travail
|
mâhi
hâg !
|
Ca
n'est pas vrai
|
hag
b'ad ! wahay m'aye u tshûf !
|
C'est
vrai pourtant ! Viens avec moi et tu verras !
|
aywa
narkbu vel wâte u nemshu showr vdêrik
|
Allons,
nous montons dans la voiture et nous allons à Fdérik
|
arkeb
u egval el bab !
|
Monte
et ferme la porte !
|
Conjugaison des verbes :
N.B : il n'y a pas d'infinitif ; pour désigner un verbe, on emploie la
troisième personne de l'accompli masculin singulier
ya
`raf
|
savoir,
connaître
|
il
sait, il connaît
|
`immal
|
utiliser
|
il
utilise
|
yeshrî
|
acheter
|
il
achète
|
yajbar
|
trouver
|
il
trouve
|
yagfal
|
fermer
|
il
ferme
|
yaftah
|
ouvrir
|
il
ouvre
|
idôr
|
vouloir
|
il
veut
|
yetkhammam
|
penser
|
il
pense
|
yergd
|
dormir
|
il
dort
|
igûl
|
dire
|
il
dit
|
yatkallam
|
parler
|
il
parle
|
Structure
de
|
l'inacompli
: (présent)
|
l'accompli
(passé)
|
l'impératif
|
je
|
n---
|
---t
|
|
tu
(m)
|
t---
|
---t
|
e---
|
tu
(f)
|
t---i
|
---ti
|
e---î
|
il
|
i---
|
---
|
|
elle
|
t---
|
---et
|
|
nous
|
n---û
|
---nâ
|
|
vous
|
t---û
|
---tû
|
e---û
|
ils
|
i---û
|
---û
|
e---û
|
elles
|
t---û
|
---û
|
|
L'impératif
se tire de la 2° personne du singulier masculin de l'innacompli dont le
préfixe t- est remplacé par un e
ex : tekteb tu écris => ekteb !
écris !
Parfois, la voyelle change de place à la deuxième personne du
singulier féminin :
ex : ektebî => ketbî !
Si la première radicale est suivie d'une voyelle longue ou brève,
le prefixe t- se supprime purement et simplement sans être
remplaçé par un e-
ex : tshûf tu vois =>
shûf vois !
Remarque :
A l'inaccompli, le i de la troisième personne du masculin se
transforme parfois en ye, ya ou yi.
Ainsi : yadfa` il court.
Les voyelles sont peu fixes à la deuxième personne du
féminin singulier, et aux trois personnes du pluriel :
tektèbî mais teshèrbî
nktèbû mais nesharbû
Ainsi, les voyelles peuvent changer entre l'accompli et l'inaccompli sur la
même racine.
verbes à conjugaison particulière :
yishrab (boire), yajbar (trouver),
yawkal (manger) igûm (se lever)
Accompli :
shrabt
|
j'ai
bu
|
shrabt
|
tu
as bu
|
shrabti
|
tu
as bu (f)
|
shrab
|
il
a bu
|
sharbit
|
elle
a bu
|
shrabnâ
|
nous
avons bu
|
shrabtû
|
vous
avez bu
|
sharbû
|
ils
ont bu
|
voyelle longue en deuxième radicale;
i`ûm (nager), idôr (vouloir),
ibî` (vendre), ishûf (voir) :
igûl (dire)
ex : jâb (il a apporté) / ijîb (il
apporte)
gâl (il a dit) / igûl (il dit)
shâf (il a vu) / ishûf (il
voit)
gâl dire
ngûl
|
je
dis
|
gèlt
|
j'ai
dit
|
tgûl
|
tu
dis
|
gèlt
|
tu
as dit
|
tgûli
|
tu
dis (f)
|
gèlti
|
tu
as dit (f)
|
igûl
|
il
dit
|
gâl
|
il
a dit
|
tgûl
|
elle
dit
|
gâlet
|
elle
a dit
|
ngûlû
|
nous
disons
|
gèlnâ
|
nous
avons dit
|
tgûlû
|
vous
dites
|
gêltû
|
elles
ont dit
|
igûlû
|
ils
disent
|
gâlu
|
ils
ont dit
|
|
|
|
|
shâv voir
nshûf
|
je
vois
|
shèft
|
j'ai
vu
|
tshûf
|
tu
vois
|
shèft
|
tu
as vu
|
tshûfi
|
tu
vois (f)
|
shifti
|
tu
as vu (f)
|
ishûf
|
il
voit
|
shâf
|
il
a vu
|
tshûf
|
elle
voit
|
shâfet
|
elle
a vu
|
nshûfû
|
nous
voyons
|
shèfnâ
|
nous
avons vu
|
tshûfû
|
vous
voyez
|
shèftu
|
vous
avez vu
|
ishûfû
|
ils
voient
|
shâfu
|
ils
ont vu
|
|
|
|
|
verbes terminés par une voyelle longue
yeshrî (acheter), yikmî
(fumer), yansâ (oublier), yaw`â ( se
réveiller), yabgâ (rester), yahnâ
(rester tranquille)
à l'accompli : a) même procédure sauf le w
b) i => eît
yeshrî acheter
neshrî
|
j'achète
|
shreît
|
j'ai
acheté
|
teshrî
|
tu
achètes (m)
|
shreît
|
tu
as acheté
|
teshrî
|
tu
achètes (f)
|
shreîti
|
tu
as acheté (f)
|
yeshrî
|
il
achète
|
shrâ
|
il
a acheté
|
techrî
|
elle
achète
|
shrât
|
elle
a acheté
|
neshrû
|
nous
achetons
|
shrêyna
|
nous
avons acheté
|
teshrû
|
vous
achetez
|
shrêytu
|
vous
avez acheté
|
yeshrû
|
ils
achètent
|
shrâu
|
ils
ont acheté
|
ijî venir
njî
|
je
viens
|
jeît
|
je
suis venu
|
tjî
|
tu
viens
|
jeît
|
tu
es venu
|
tjî
|
elle
vient
|
jeîti
|
tu
es venue (f)
|
ijî
|
il
vient
|
jâ
|
il
est venu
|
tjî
|
elle
vient
|
jât
|
elle
est venue
|
njû
|
nous
venons
|
jeîna
|
nous
sommes venus
|
tjû
|
vous
venez
|
jeîtû
|
vous
êtes venus
|
ijû
|
ils
viennent
|
jâw
|
ils
sont venus
|
|
|
|
|
Futur
Le futur peut se rendre en Hassaniya, comme le présent, par l'inaccompli
; le sens général de la phrase suffit souvent à donner
l'idée de futur. Ainsi, " je partirai demain " se traduira par
" je pars demain ". Mais il existe en Hassaniya une particule qui
précise un sens futur : lâhi.
Elle se place devant le verbe à l'inaccompli et elle est invariable.
Elle indique plutôt un futur proche, comme notre verbe aller dans
l'expression " je vais écrire ".
ex :
lâhi nektèb je vais écrire
Mohammèd lâhi yashrab Mohammed va
boire
lâhi ngûl lak shî je vais te dire
quelquechose
Eléments
de dialecte maure " hassaniya ", troisième partie
shi
tdôr, ahmed ?
|
Qu'est
ce que tu veux, Ahmed ?
|
ndôr
nemshi showr ettab
|
je
veux aller à la clinique
|
`alâsh
? manak mewuju`?
|
pourquoi
? Tu n'es pas malade ?
|
mewuju`
ba`d. yuja`ni râsi u kershi.
|
(si
je suis) malade. Ma tête et mon ventre me font mal
|
men
aynta ?
|
depuis
quand ?
|
men
elyowm ; yâmes ed dahmis kent vi l badiyë u kelt shi
ma na`raf shenhu
|
depuis
aujourd'hui ; hier après-midi, j'étais à la badiya,
et j'ai mangé quelquechose, je ne sais pas quoi.
|
aywa,
emshi showr ettab yagheyr arja` sâbeg midi, ndorak.
|
Bon,
va à la clinique, mais reviens avant midi, j'ai besoin de toi
|
aywa,
lâhi narja` sâbeg midi in sha allah
|
Bon,
je reviendrai avant midi.
|
Particularité :
le verbe ´dôr, idôr´ est parfois synonyme de
´lahi´ alors que son sens pur est vouloir.
|
L'interrogation :
L'interrogation en Hassaniya se fait de plusieurs façons :
portant sur les personnes :
men ? qui ? (différencier de mèn
ou min, préposotion " de ")
men anta ? qui es tu ?
men jâ ? qui est venu ?
portant sur les objets :
Esh ? quoi ?
Esh gèlt lhum enta? Et que leur as tu dit, toi
?
Ech peut s'associer à de nombreuses particules : `lesh,
(sur quoi), lésh (par quoi),
bésh (au moyen de quoi), etc... Souvent se
réduit à sh à l'intérieur des
phrases.
she tdôr ? que veux-tu ?
she gâl ? qu'a t'il dit ?
forme particulière : shenhu, (f: shenhi) quel ?
shenhu ma`nâh? quelle est le signification de ceci
?
Eshenhi hiya ? qu'est elle ?
Ayy-+affixe ? de quel ?
Ayyhum ? lequel d'entre eux ?
Kem ? combien ?
Entûma kèm ? vous êtes combien ?
Kèm mèn ? combien de ?
Kèm shèft mèn lekhyâm ?
combien as-tu vu de tentes?
Aynta? Quand ? (attention : différencier de
anta, tu, toi)
Aynta msheît ? quand es-tu parti ?
Aynta dkhèltu ? quand êtes vous rentrés
?
Aynta lâhi ijî i`awânî? quand viendra t'il
m'aider?
mnéyn ? Où ?
mnéyn mshât ? où est-elle partie
mnéyn huwa ? où est il ?
el
yowm hâmi hatte
|
il
fait chaud aujourd'hui
|
esh
kîf el hawa fi sh shita ?
|
Est
ce que le temps est comme ça pendant l'hiver ?
|
el
human ma yashâbih el yowm, u khâlig
amzûm wa ghubâr
|
Il
ne fait pas chaud comme aujourd'hui, il y a des nuages et de la poussière
|
vi
blâdi, khâlig ikhtilaf kbîr bayn esh
shita u eç çayf
|
dans
mon pays, il ya une grande différence entre l'hiver et l'été
|
khâlig
bârid ?
|
il
fait froid ?
|
Eheyh
u khâlig yâsir min es shab.
|
oui
et il y a beaucoup de pluie
|
Il y a
|
|
|
masculin
|
féminin
|
singulier
|
khâlig
|
khâlga
|
pluriel
|
khâlgîn
|
khâlgât
|
Il y a un homme dans ma chambre
khâlig râjel fi bayti
Il y a une femme sénégalaise ici
khâlga mra min senegal hawn
il ya des hommes sur la maison
khâlgîn rejjâla fowg eddâr
il ya des femmes au marché qui ont un gros poisson
khâlgât `layât `andhum hut kbîr fil
marça (çuwg)
esh
hâlak elyowm ?
|
comment
tu vas aujourd'hui ?
|
el
hamdulillah, ndôr kilu tuffah u nûs kilu mârru
u rub`a kilu sekkar
|
grâce
à Dieu. Je voudrais un kilo de pommes, un demi kilo de riz et un quart
de kilo de sucre.
|
shi
thâni ?
|
autre
chose ?
|
eheyh
: ndôr mburu mwelli
|
oui,
je veux du pain aussi
|
aywa,
hâdhi arb'a mît ûgîya ; hâk
|
allons,
voici 400 UM, tiens :
|
shukrân
|
merci
|
Explication :
´mburu´ est un mot d'origine sénégalaise (wolof)
très employé en Mauritanie. Le mot arabe pour pain,
´khubz´ est également parfaitement compris.
|
teshri
warga u sekkar u na`na`
|
tu
achètes du thé du sucre et de la menthe
|
temla
elbarrad bi l mâ
|
tu
remplis la théière d'eau
|
tegde
el gaz
|
tu
allumes le gaz
|
khalli
el ma yetla`
|
tu
laisses l'eau bouillir
|
tdîr
elwarga
|
tu
ajoutes le thé
|
wara
dhak, tdîr es sekkar u en na`na`
|
après
ça, tu ajoutes le sucre et la menthe
|
khalli
el barrad yetla`
|
tu
laisses la théière bouillir
|
tçub
fil kisân
|
tu
verses dans les verres
|
Esmen
waqt ?
|
quelle
heure il est ?
|
hâdhi
s seb`a
|
il
est sept heures
|
lâhi
temshi teshtghal ?
|
tu
vas aller travailler ?
|
eheyh,
neshtghal men es seb`a ila midi u ura dhak min
thlath ila sette u nus
|
Oui,
je travaille de sept heures à midi et après ça de trois
heures à six heures et demi
|
nhârat
kâmlin ?
|
tous
les jours ?
|
nhârat
kamlin, kûn yum es sebt `ageb en nhâr u yum el had, wunta ?
|
tous
les jours, du samedi avant le jour jusqu'au dimanche, et toi ?
|
ane
mwelli neshtghal es sbu` kâmil, yum lethnen wa
thletha u l`erb`a u lkhmis u l jumu`a wa es sebt.
hâdha yâser min esh shaqqlë
|
moi
aussi je travaille toute la semaine, le lundi le mardi le mercredi, le jeudi,
le vendredi et le samedi. ça fait beaucoup de travail
|
el
yum esmen nhâr ?
|
quel
jour on est aujourd'hui ?
|
yum
el khâmis, khamse fi juin elf u tis`a miyë `arb`a u
seb`in.
|
on
est jeudi 5 juin 1974.
|
Kam
lak teshtghal ?
|
Depuis
quand tu travailles ?
|
shetghalt
men elf we tis`a miya u khamsë u settin, yagheyr
shetghalt mwelli vi nuakshut `am elf we tis`a mîyë w`arb`a u
settin
|
Je
travaille depuis 1965, mais j'ai travaillé aussi à Nouakchott
l'année 1964
|
u
sâbeg dhâk ?
|
et
avant ça ?
|
u
sâbeg dhâk, kent vi l medresa v atar
|
et
avant ça, j'étais à l'école à Atar
|
Mesure du temps, compter :
aujourd'hui
|
el
yawm, el yûm
|
hier
|
yams
|
hier
soir
|
el
bârih
|
avant-hier
|
awannamess
|
maintenant
|
dhark,
dhreyk (diminutif)
|
toujours
|
da'iman
kul waqt
|
jamais
|
abadan
|
tu
as terminé ?
|
kamelt
?
|
pas
encore
|
ma
zal
|
En plus du singulier et du pluriel, le Hassaniya utilise le " duel ",
c'est à dire le pluriel de deux :
ce duel se marque par la terminaison -eyn.
ex:
râjèl un homme râjèleyn deux
hommes
nombres :
1
|
wâhed
|
21
|
wâhed
u `ashrîn
|
600
|
sett
miyya
|
2
|
ethneyn
|
22
|
ethneyn
u `ashrîn
|
700
|
sa
b'a miyya
|
3
|
thlâtha
|
25
|
khamsa
u `ashrîn
|
800
|
thman
miyya
|
4
|
arb`a
|
30
|
thelâthîn
|
900
|
tess
`a miyya
|
5
|
khamsa
|
40
|
arb`în
|
1000
|
elf,
pl alâf
|
6
|
setta
|
50
|
khamsîn
|
1001
|
elf
u wâhed
|
7
|
sab`a
|
60
|
settîn
|
1056
|
elf
u setta u khamsîn
|
8
|
thâmanîa
|
70
|
saba`în
|
1100
|
elf
u miyya
|
9
|
tess`a
|
80
|
themânîn
|
1469
|
elf
u arb`a miyya u tess`a u settîn
|
10
|
`ashra
|
90
|
tess`în
|
2000
|
elfeyn
|
11
|
ahd`ash
|
100
|
miyya
|
3000
|
thêlth
alâf
|
12
|
athn`ash
|
101
|
miyya
u wâhed
|
5000
|
khams
alâf
|
13
|
thâlath`ash
|
110
|
miyya
u `ashra
|
10000
|
`ashra
alâf
|
14
|
arb`at`ash
|
150
|
miyya
u khamsîn
|
20000
|
ashrîn
elf
|
15
|
khamsat`ash
|
200
|
miteyn
|
50000
|
khamsîn
elf
|
16
|
sett`ash
|
260
|
miteyn
u settîn
|
100.000
|
mit
elf
|
17
|
sb`at`ash
|
300
|
thleth
miyya
|
200.000
|
miteyn
elf
|
18
|
athmant`ash
|
400
|
arb`a
miyya
|
500.000
|
khams
mit elf
|
19
|
ts`ât`ash
|
476
|
arb`a
miyya u setta u sab`în
|
645.358
|
sett
miyya u khamsa u arbayn elf u thleth miyya u
ethmânya u khamsîn
|
20
|
`ashrîn
|
500
|
khams
miyya
|
million
|
mîliûn
; elf elf
|
Attention ;les substantifs qui suivent les noms propres prenent dans chaque
centaine la marque du pluriel de 2 à 10 inclus, et restent au singulier
de 11 à 99 inclus.
ex : 5 hommes khams rijâl
14 hommes arb`at`ash râjel
208 chameaux miteyn u thmân jmâl
312 chameaux thelth miyyé u
thn`ash jmel
hâku
gheslu eydikum
|
tenez,
lavez vos mains
|
`alesh
?
|
pourquoi
?
|
lâhi
nowklu
|
on
va manger
|
ana
ba`d ma nged biye l bâreh kelt hatte
|
mais
je ne peux pas parceque hier soir j'ai beaucoup mangé
|
wallah,
yedennak towkel m`ana
|
mon
Dieu, tu dois manger avec nous
|
em`addlîn
keskes u lham. Aywa bismillah !
|
on
a fait du couscous à la viande. Allons bismillah !
|
bismillah
!
|
bismillah
!
|
anta
towkel b eydak walla b keddu ?
|
toi
tu manges avec ta main ou avec la cuiller ?
|
nowkel
b eydi
|
je
mange avec ma main
|
(`ageb el ukîl)
|
(après
avoir mangé)
|
el
hamdulillah, hâdha tbark allah zeyn
|
grâce
à Dieu, c'était - béni soi Dieu - bien bon
|
eheyh,
yagheyr entuma ma keltu shi !
|
oui,
mais vous n'avez rien mangé !
|
wallah,
ella kelna hatte, nemshu nergedu
|
Mon
Dieu, nous n'avons fait que manger beaucoup, nous allons partir dormir
|
hânu
shwey, n`adlu ettay
|
attendez
un peu nous faisons le thé
|
ma
ngeddu , ehna `ajlânin, lâhi njû nhâr
thâni
|
Nous
ne pouvons pas, nous sommes pressés, nous viendrons un autre jour
|
Explication :
Avant de prendre chaque repas en commun, on se lave soigneusement les mains
avec le ´maghsel´, et on prononce le ´bismillah´
(litt : au nom de Dieu) rituel.
hâdha
sh ingâlu bel hassânye ?
|
Ca,
comment ça se dit en hassaniya ?
|
hâdha
yengâlu lehmûm
|
Ca,
ils l'appellent lehmum [charbon]
|
teggeb
ennâr u talla` lmaghrej ; lâhi n`addlu etay
|
allume
le feu et fais bouillir la bouilloire, nous allons faire le thé
|
Esh
lâhi nowklû ?
|
Qu'est-ce
que nous allons manger ?
|
Lâhi
nowklû shwey men emburu sâbeg etay, u `agbu nowklu
tamrât
|
on
va manger un peu de pain, avant le thé, et après nous mangeons
des dattes
|
men
tmar atar ?
|
des
dattes d'Atar ?
|
ebdê
; men etmâr shingetti ; hâdhî lgetna dhark
|
Non,
des dattes de Chinguetti
|
aynte
lgetna ?
|
C'est
quand, la getna ?
|
et`ud
vi eshshâr juin v atar
|
Elle
commence au mois de juin à Atar
|
atar
zeyn, u ma `andna shi thâni ?
|
Atar,
c'est bien. Et on a rien d'autre ?
|
eheyh,
hâni shwey : dirt mârru u shi mèn
ellham `ala ennâr. U bga shi mèn ellham nged
neshwih lak ila bgheyt.
|
si,
attends un peu : j'ai mis du riz et un peu de viande sur le feu que je peux
faire rôtir si tu veux.
|
Ma
nseyt elmèlh ?
|
tu
n'as pas oublié le sel ?
|
ma
nseytu, yaqeyr ma `andi ddhèn nîdem bih mârru
|
je
n'ai pas oublié, mais je n'ai pas de beurre [avec lequel je graisse le
riz]
|
Ana
`andi dhèn : egbadhu. Mârru bila dhèn mâhu
ma`lum
|
Moi
j'ai du beurre. Prends le. Du riz sans beurre n'est pas bon.
|
dhak
hagg !
|
C'est
vrai !
|
aywa,
el ma tla` ! mneyn ettâble u barred u lkisân ?
|
Allons,
l'eau bout ! où est le plateau, et la théière et les
verres ?
|
râ´i
hûma ! u hâk mmwelli eççekker u lwarge.
|
Les
voilà ! Et tiens aussi le sucre et le thé.
|
bismillah
! a `tîni jmâr ndîr `lih elbarred...
|
Au
nom de Dieu ! Donne moi de la braise que je mette dessus la
théière...
|
egbadh
kâsak, shrob
|
prends
ton verre, bois
|
hâdha
lberrâd gâsi hatte
|
Cette
théière est très dure
|
al
berrâd lawwal warge, u eththânî metggaddîn, w
eth thâlith sekker
|
la
première théière, c'est le thé, la deuxième
est équilibrée, la troisième c'est du sucre
|
u
mâ tdir vih enna`na` ?
|
et
tu n'ajoutes pas de la menthe dedans ?
|
wallahi,
yagheyr en na`na` mâ inshâf el yûm ved
deshra...
|
Mon
Dieu [bien sûr], mais on n'a pas vu de menthe aujourd'hui en ville...
|
hâdha
kâmel zayn ; çubb li shi men el ma isallmak
|
Tout
cela c'est bon ; Verse moi un peu d'eau s'il te plaît
|
dhark.
Kâvi dha walla nzîd shwèy ?
|
Tout
de suite. Ca suffit ou j'ajoute un peu ?
|
kâvi
dha
|
Ca
suffit
|
arâni
lâhi njîk es sbu` el jây.
|
voilà
je vais revenir la semaine prochaine
|
Kiv
tebghî ; wedda `tak lmûlâna
|
comme
tu veux ; je t'ai confié à Notre Seigneur
|
wedda
`tak lmûlâna
|
je
t'ai confié à Notre Seigneur
|
amnâdem
`andhu râç u éydeyn u kra´eyn
|
l'homme
a une tête, deux mains et deux pieds
|
`ala
râçu guffe, u fûjhu `ayneyn ikharraç u
ishûf
|
et
dans son visage il a deux yeux avec lesquels il regarde et il voit.
|
u
uçt el ujeh lekhnâfer elli itnèfes bihim u
ishèmm
|
et
au milieu du visage est le nez avec lequel il respire et il sent.
|
taht
lekhnâfer elfumm. u bfummu amnâdem yawkel, ishrob, u itekellem
|
sous
le nez, la bouche. avec sa bouche, l'homme mange et parle
|
`andu
mmwelli udheneyn içannet bihim u yesma`
|
il
a aussi deux oreilles avec lesquelles il écoute et il entend.
|
elkersh
lgèddam u edhdhhae lûra
|
le
ventre est en avant et le dos en arrière
|
béydih
ethenteyn amnâdem imess u yegbadh
|
avec
ses deux mains, l'homme touche et prend
|
wâhde
l `ayd el `arbiyye u lukhra layd el `asriyyë
|
l'une
et la main droite et l'autre est la main gauche
|
u
fkell ayd khmès açba`
|
et
dans chaque main il y a cinq doigts
|
amnâdem
yemshi `ala kra´eyn
|
l'homme
marche sur ses deux pieds
|
wâhed
mèn lekrâ´eyn el krâ el `arbi, u lakhar
lekrâ el `asri
|
l'un
des pieds est le pied droit, l'autre est le pied gauche.
|
Le relatif
Il n'y a qu'un seul pronom relatif en Hassaniya et il se construit de
façon particulière : èllî
Si l'antécédant est indétermine (c'à.d. sans
article el), ce relatif ne se prononce pas.
J'ai vu un homme il court (pour j'ai vu un homme qui courait )
shèft râjel yadfa`
J'ai vu l'homme qui a couru shèft
errâjèl èllî df`a
D'autre part, étant unique, ce pronom relatif a recours dans certains
cas :
à un pronom de rappel
c'est la femme que j'ai parlé à elle(pour :c'est la femme
à laquelle j'ai parlé)
hâdhi hiyya lemra ellî tkallamt lha
Ce sont les lettres que j' ai répondues sur elles (pour : ce sont les
lettres auxquelles j'ai répondu)
Hadhu lbrâwât ellî jawâbt `leihum
C'est la maison devant laquelle était ma voiture :
(C'est la maison que ma voiture était devant elle) :
Hadhi eddâr ellî kânet wattî geddamha
khâlig
nhâr kân Juha yemshi showr ed deshra el
awkhar iyak esellem `ala ahlu.
|
Un
jour, Juha va à l'autre ville pour saluer sa famille.
|
Yaqayr
Juha da´iman ilan isâvar bihmâru
|
Mais
Juha voyage toujours avec son âne
|
mshû
Juha u lehmâr lâhi yarkabu vilbus.
|
Juha
et son âne vont prendre le bus
|
`jan
Juha hatte ilayn rkâb
|
Juha
pousse très fort pourqu'il monte
|
yaqayr
lehmâr ma gâd yedkhal baynat en nâs,
|
mais
l'âne ne pouvait pas entrer entre les gens
|
tkhemmam
Juhâ bil `ajla u gâl :
|
Juha
réflechit rapidement et dit
|
ayh
! hmâri lâhi yabgal !
|
Eh
! mon âne va rester [sur place]
|
u
bel `ajla zrag lu `ashrin ugiya u gâlu :
|
et
en vitesse il lui lance 20 UM et lui dit :
|
tlibni
vel bus el jay !
|
suis
moi dans le bus suivant !
|
dhakû
en nâs min izgayltu marra khra u marit el `ashrin
|
Les
gens rirent de sa bêtise une fois de plus et les 20 UM furent perdus
|
khalig
nhâr kânet um juha yalitha temshi showr el
marsa lâhi neshri `awîn ed dâr
|
un
jour, la mère de Juha devait aller au marché pour acheter des
affaires pour la maison
|
u
sâbeg temshi gâlet l uladha juha
|
et
avant de partir elle dit à son enfant Juha :
|
" shuv
: es sârrig yâsrin, ed deshra mâhi m`amna u kel
hadd khâyaf dhark
|
" regarde
: les voleurs sont nombreux, la ville n'est pas sûre, et tout le monde a
peur maintenant.
|
yaltek
tar`a vum ed dâr u ma temshi `annu showr blâd "
|
Il
te faut surveiller la porte de la maison et ne bouge pas d'ici "
|
mshât
um juha. u `ageb sa`at, jabrit uladha juha.
|
la
mère de Juha partit et après une heure, elle trouva son fils Juha
|
yissadar
vil marsa, vum ed dâr vowg râsu
|
qui
se promène dans le marché, la perte de la maison sur sa tête.
|
gâlit
el meskîna :
|
la
pauvre [femme] lui dit :
|
" juha
?! enta esh `addalt emmwelli ? " jawab juha :
|
" Juha
?! Qu'est-ce que tu as encore fait ? " Juha lui répond :
|
"
`ala kulli hâl, ana ngardi vum ed dâr u
arrâ´îh vowg râsi "
|
" en
tout cas, je garde la porte de la maison, la voiçi sur ma
tête ".
|
fi
Muritan, ed dayf muqadas
Sid
Brahim vaqîr
|
|
yesken
v khayma dars `ala trig enna`ma
|
|
SB
mâ `andhu elhaywân
|
|
`andhu
na`ja wahda
|
|
yahlabha
liwalu es sqayer Sidi
|
|
Khalga
layla, jât watta jdîda viha musâvir u zawjtu
|
|
râjel
kiv shi smîn vi ed danya u wagav wattu geddam khaymat SB.
|
|
gâl
er râjel li SB :
|
|
" geltlak
: ehna musâvirîn vatrânîn, u `andna eshâshra.
|
|
mindra
yakan na ngeddu nastrâhu `andhum ? "
|
|
jawbu
SB : " marhaba u sahla : tvedlu
|
|
el
khayma kîv khaymetkum : marhaba, marhaba "
|
|
ugbadh
dhak el waqt na `jtu el wahda `andhu u dbahha khattrha ed duyyuv lhâm
zayn meshwi u matbûkh.
|
|
hâdha
ed dayf wâli muvakti lilwilâya
|
|
sâbeg
yemshi, sma ` zawjat SB, gâlit lu :
|
|
" enta
dbeht en na `ja el wahda elli `andna leshir "
|
|
u
sma ` SB jawab : " ya mentu, ed dayf muqaddas " u msha el wâli
|
|
kiv
shavna vi en nâs el madî, dayf SB el wali ej jedîd muvakti
lil wilâya u sma` leklâm elli jra bayn SB u zawjtu.
|
|
u
`ageb ilayn gbâdh mansbu, qarrar `annu i`awan hadhi el khayma
elkarîma.
|
|
shrâ
el wâli eshrîn na`ja wâlidu u rja` showr khaymat SB
|
|
dhak
el yuwm, kânet el khayma ma jabret shi tawklu u kân ishrihum es
sqayer Sidi :
|
|
yebki
bihelli mâ jbar elban
|
|
ed
dahmis wagvet watte kbîra, kabyûn vih nesf ed dayf elli jâ
esbu` el vâyit.
|
|
Gâl
SB li zawjtu : " wâja` jâna dayv u ma `andana shi na`tû
lu "
|
|
ja
el wali u gâl lu :
|
|
" SB,
strâh. la t `addel shi. Enta râjel karîm min Muritan. lawle
dark karmak rabbak.
|
|
shuv
hadhi `ishrîn n`aja` walid lak.
|
|
u
`ageb dhak, ana el wâli ilayn tevsel iddakar `anni sâhbak ;
|
|
ma
`a salâme ", u mshâ el wâli
|
|
sad
SB `ala zawjtu u gâl " al hamdulillah "
|
|
khâlig
râjel min ahel el badiya mâ gat abadan u ja li ed deshra
|
|
râjel
el badiya mshâ yassadar vil marça lâhi yeshri shi min
qâyta
|
|
u
vaj´a shâv radiû tetkellem
|
|
" hadha
`ajîb bakat yetkellem, hâdha mahu ma´qûl, ir radiû
gâlet :
|
|
" huwn
Nuakshût, radiû Muritân "
|
|
u
`ageb dhâk komâs el hawl.
|
|
qarrar
el râjel hâlan `annu yeshri er radiû u shrâha
|
|
ilayn
rjâ` showr el badiya u ja lizawjtu u awlâdu marrag er radiû
|
|
u
trah ha baynhum u gâl lhûm :
|
|
" hâdha
el bakat el `ajîb yetkellem u iqani "
|
|
vtah
erradiû yaqayr er radiû gâlt :
|
|
" huwn
radiû Nuakshut " " kedhab ! "
|
|
er
râjel nkhbat radiû li degdegha u gâl
|
|
" wa`ja,
ana shrayt radiû tekdhab ! "
|
|
hrab
yaqayr arâ`i wel `ammu
|
|
es
sba` malik el haywanât kamlin
|
|
khâlig
`andhu ishîr
|
|
ishîr
wul el malîk lebkhânîs kâmlîn muradiyîn el
lasam
|
|
el
varah kân kbîr u l ahtival kân akbar min dhak
|
|
bil
munasiba, kân ellhâm yâser u ellbân yâser u kel
anwa` lewkil kânu mitwâfrîn el haywânât
|
|
`ageb
el ukîl, kemsû ireddu etbêl u yargusu
|
|
kel
bakhnûs yedkhal marra u yarges
|
|
u
jât enn`ama u komsit terges
|
|
yaqayr
rgîs enn`ama, kân azyân min rgîs el hyawanât
kamlin huna kâmlin wagru
|
|
iyak
ikharsa in `ama tirgas
|
|
el
haywanât kâmlin kânu qayrîn min in `ama u sawlu :
|
|
" hâdha
elli yargas hadha irgis menhu ? "
|
|
gâl
lhum gabûn :
|
|
" dhak
wul `ammi ana "
|
|
u
tawmit en n`ama tergas, tergas ilayn utât `ala wul es sba` u kataltu
|
|
u
nkhal `it u harbit.
|
|
jâ
es sba` qadbân `aynih hamar u sawwel :
|
|
" men
ktil wulli u igassar `amru ! "
|
|
Gâlu
el haywânât kâmlin :
|
|
" huwa
hrab yaqayr arâ`i wul `ammu ! "
|
|
Gâl
Gabûn vât hâs n `aylu : " ahayh, mâni wull `ammu.
shenhi el `alaqa bayn tayr u bakhnûs ? "
Ecrivez-nous pour obtenir des cours de Hassania.
|



Prévisions météo Mauritanie : Nouakchott


RETOUR A LA PAGE D'ACCUEIL
webmaster:Mohamed Dogui
|
|