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Patrimoine |
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Le petit fief de Rebigue, à l'écart des voies de communication terrestres ou fluviales, présentait pour principal intérêt sa proximité avec Toulouse. Ses seigneurs successifs, dont la liste depuis le milieu de 15ème siècle a pu être établie, résidaient habituellement dans la ville comtale. Plusieurs d'entre eux devaient à un aïeul marchand, devenu capitoul, leur accession à la noblesse. Après le milieu du 17ème siècle, la plupart des seigneurs de Rebigue furent membres du Parlement. On compte parmi eux, quelques personnalités notoires dont Gaspard de Fieubet, conseiller au Parlement de Paris, vicompte de Beauregard, seigneur de Castanet, Mervilla et Rebigue. Il y eut aussi Jean Jacques Martin d'Ayguesvives, président de chambre au Parlement de Toulouse, qui fut jugé et guillotiné à Paris en juin 1794, avec d'autres membres du même Parlement. La communauté de Rebigue était représentée auprès du seigneur par deux consuls élus pour un an et assistés d'un groupe de conseillers. Situé au lieu-dit " Castelviel ", le château seigneurial fut abandonné vingt ans avant la Révolution et, malgré quelques travaux au 19ème siècle, il s'est inexorablement dégradé, perdant ses deux tours. Les restes de deux de ses murs ont été intégrés dans la maison d'habitation construite sur son emplacement. Comme le château, son moulin à vent qui s'élevait à proximité, a disparu. Le moulin qui se dresse actuellement près du château d'eau, date du 19ème siècle. Il a malheureusement perdu ses ailes. Rebigue n'était par une paroisse autonome, mais une annexe de celle de Corronsac. Son église, récemment restaurée, ne manque pas de charme avec son clocher-mur et sa maçonnerie de briques et de galets. Dédiée à Saint-Lizier, elle reçut solennellement en 1746, une relique de ce saint, transférée de Saint-Lizier-en-Couserans (Ariège). Dés 1840, Rebigue a été dotée d'une école, destinée aux enfants de Rebigue, Vigoulet et Mervilla. D'abord installée dans les dépendances d'une ferme, elle fut transférée, à la rentrée de 1874, dans un bâtiment neuf à usage d'école et de mairie. Elle était alors fréquentée par 40 enfants des quatre communes de Rebigue, Aureville, Mervilla et Vigoulet. Par la suite, l'ouverture des écoles d'Aureville et de Vigoulet et la chute des effectifs, liée à la baisse de la population, ont entraîné la fermeture de la classe de Rebigue, à la fin de l'année scolaire 1966-1967. Pendant très longtemps, Rebigue a formé une petite communauté rurale dont la plus grande partie de la population, formée de métayers, de maître-valets et d'ouvriers agricoles, était dispersée dans les différentes bordes (fermes). Les cultures céréalières représentaient la quasi totalité de la production agricole: le blé et à partir du 17ème siècle le maïs, auxquels il faut ajouter de petites quantités d'avoine, d'orge et de seigle. Le pastel fut aussi cultivé, aux 15ème et 16ème siècles. Un moulin pastelier, installé à la métairie de Blanconne, l'atteste. Du milieu du 19éme siècle jusqu'en 1968 (118 habitants recensés), la population, atteinte par l'exode rural, a fortement décru. L'évolution s'est ensuite inversée grâce à l'installation de nouveaux résidents qui, travaillant à Toulouse ou dans sa banlieue, ont cherché à vivre avec leur famille dans un havre de tranquillité peu éloigné du centre urbain. Une politique d'urbanisation bien maîtrisée a permis à la commune de garder son caractère rural. La superficie réservée à l'agriculture et aux espaces naturels (bois et friches) occupe 86% de son territoire. Les Rebigois, au nombre de 450 suivant le dernier recensement, apprécient le calme et le bon air, dans un paysage de côteaux aux courbes adoucies, ouvert largement sur la chaîne des Pyrénées.
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