CHANTAL RABA

CHANTAL DECALUWE

Dossier candidat  - Oral professionnel

CRPE - Académie de Guadeloupe

Session de juin 2000

Chantaldecaluwe@yahoo.fr 

EN QUOI L’INFORMATIQUE EST-ELLE

 

UN OUTIL COMPLÉMENTAIRE AUX APPRENTISSAGES

 

DE GRANDE SECTION MATERNELLE ?

 

SOMMAIRE

SOMMAIRE

 

INTRODUCTION

 

Partie I : T.I.C.E. à la maternelle : TEXTES ET DISCOURS OFFICIELS

 

Partie II : INTRODUCTION DE L’OUTIL INFORMATIQUE EN G.S. MATERNELLE

     
  1. Gestion spatio-temporelle et équipement
       
    1. Organisation " centralisée " ou " décentralisée ".

       

    2. La grande section de l’école maternelle d’Anthy-sur-Léman

     

  2. Découvrir l’outil informatique comme objet d’apprentissage
       
    1. Eveil technologique

       

    2. Acquisitions de savoirs et savoir-faire spécifiques

       

    3. Usages : logiciels et internet

 

Partie III : L'INFORMATIQUE, OUTIL COMPLEMENTAIRE AUX

APPRENTISSAGES EN G.S. MATERNELLE

     
  1. Apprentissages de la langue
       
    1. S’initier à la lecture et à l’écriture

       

    2. Contribution à l’expression orale
    2. Activités mathématiques

     

  2. Développement des compétences transversales

 

Partie IV : AVANTAGES ET LIMITES LIEES A L'OUTIL INFORMATIQUE

     
  1. Apport pédagogique : vers une pédagogie constructiviste

     

  2. Limites et difficultés pédagogiques

     

  3. Difficultés techniques et budgétaires

 

CONCLUSION

 

BIBLIOGRAPHIE

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INTRODUCTION

 

En moins d'une génération, l'informatique s'est banalisée dans nombre d'activités privées et publiques. Elle s'impose dans tous les secteurs professionnels. Après la vague des premiers micro-ordinateurs au début des années quatre-vingts, après le déferlement des jeux vidéo et l'introduction de la télématique, la décennie s'achève avec l'avènement du multimédia, d'Internet et des autoroutes de l'information. De nouveaux modes d'expression culturelle apparaissent : l'esthétique du "cyberespace" imprègne les médias d’une multitude d'images et d'expressions issues de cet univers. On assiste à une véritable "révolution numérique" (Pouts-Lajus)

 

Les enfants du XXIème siècle naissent dans l’ère de la technologie. Aujourd'hui, mère de deux jeunes enfants, je m'interroge sur la possibilité de l’introduction de l’informatique dès l’école maternelle. L’ordinateur et le multimédia y trouveraient-ils une place justifiable dans les programmes d’enseignement ? Est-ce une introduction trop précoce, ou, au contraire, peut-elle être bénéfique aux apprentissages des enfants âgés de moins de six ans ?

 

Pour répondre à cette interrogation, j’ai contacté l’institutrice lauréate du concours des " Nets d’or 1999 " organisé par France Télécom et l’Education Nationale, puis je lui ai rendu visite. Elle avait décroché le premier prix pour la catégorie primaire avec une classe de grande section maternelle. Vu le jeune âge de ses élèves, elle a fait de sa classe et de son site internet un modèle "pilote" dans cette tranche d’âge. Elle m'a parlé de son atelier informatique composé de cinq ordinateurs, de leur site internet, de la gestion de sa classe, de la motivation de ses élèves.... Avec l’atelier informatique qui a pris une place centrale dans sa programmation d’activités, ses méthodes et ses résultats d’apprentissages m’ont fascinée. Après avoir eu son aval, j'ai fait une demande pour un stage de 15 jours dans sa classe en décembre 1999.

 

Dans la première partie de ce dossier, je tenterai de faire un compte-rendu des textes officiels à propos de l'introduction des TICE en maternelle. Je ferai notamment mention des instructions officielles de l'école maternelle apparues tout récemment dans le B.O. n° 8 du 21 octobre 1999, intitulé : "Les langages, priorité de l'école maternelle. (L’école de tous les possibles) ".

 

Avant de pouvoir aborder le sujet de la complémentarité de l’outil informatique dans les apprentissages en G.S. maternelle, il est inévitable de consacrer d’abord une section (Partie II) sur à la fois l’outil informatique comme objet d’apprentissage, car les élèves doivent d’abord pouvoir le manipuler avant qu’il devienne lui-même outil, et à la fois sur la réorganisation spatio-temporelle qu’entraîne l’introduction d’un atelier informatique. La classe de G.S. maternelle d’Anthy-sur-Léman me servira de référence principale.

 

La Partie III analysera comment l’informatique peut être un outil complémentaire dans les apprentissages en G.S. maternelle, et plus particulièrement dans l’acquisition de la langue (la lecture, le déchiffrage de lettres et de mots, la production d’écrits et l’expression orale), et les notions mathématiques. La répercussion de son utilisation sur le développement des compétences transversales y sera également discutée.

 

Je ne peux clôturer ce dossier sans parler de l’influence que peut avoir le fonctionnement d’un atelier informatique totalement intégré aux activités de classe sur l’évolution de la pédagogie vers une approche constructiviste des apprentissages. Une nouvelle réforme ne s’accomplit pas sans heurts. La Partie IV, dernière partie, tentera de faire l’analyse cette évolution pédagogique, tout en évoquant les limites et difficultés tant pédagogiques que techniques et budgétaires, souvent rencontrées par les enseignants qui tentent d’introduire cette nouvelle technologie dans la vie scolaire.

 

 

Partie I : T.I.C.E. à la maternelle 

TEXTES ET DISCOURS OFFICIELS 

 

 

L’arrivée de l’informatique dans le cadre scolaire s’est faite en 1985 avec le Plan Informatique Pour Tous (IPT) dont le but était de doter toutes les écoles françaises de matériels et d’initier ainsi à l’outil informatique tous les élèves de toutes les régions de France. Le livret bleu, Les cycles à l’école primaire (M.E.N., 1991), au chapitre " Compétences d'ordre disciplinaire, Sciences et technologies ", résume ainsi les orientations de 1986 au sujet de l’informatique. Pour le cycle 1 : "  L'enfant doit savoir utiliser des objets techniques simples... " ; pour le cycle 2 : " L'enfant doit être capable d'utiliser des objets techniques simples et le cas échéant avec l'aide du maître, un micro-ordinateur... ".

Bien que l’utilisation de l’informatique au cycle 3 soit mentionnée à plusieurs reprises dans les nouveaux programmes de l’école primaire de 1995 (M.E.N., 1995) à la fois dans des champs disciplinaires et pour l’établissement de compétences méthodologiques, l’ordinateur n’est plus présent que de façon implicite dans le cycle 1 : " ... Dès son plus jeune âge l'enfant est mis en présence d'un grand nombre d' images : images fixes (affiches, photographies, albums...) ; images animées (vidéo, télévision, cinéma...) ". Tout est dans les points de suspension... En fait, l’ordinateur peut être un filigrane dans de nombreuses démarches (écriture, activité graphique, etc). Il n’est pas mentionné, mais son usage est sous-entendu.

 

Lors d’une conférence de presse ministérielle le 17 novembre 1997, Claude Allègre nous annonce la " nouvelle démarche éducative globale " dans laquelle s’engage le ministère de l’Education Nationale, où le plan multimédia joue une place de choix.

 Il s’agit de  prendre en compte les atouts immenses offerts par les nouvelles technologies de l’information et de la communication pour assurer l’entrée de la société française dans le XXIème siècle. Il annonce la décision du ministère de mettre en place un " vaste dispositif favorisant tous les usages pédagogiques innovants, le partage des expériences et la mise en réseau des initiatives enseignantes à tous les niveaux, de la maternelle à l’université, la production et la diffusion de multimédias éducatifs. " 

Elle s’accompagne d’une idée-force : oeuvrer à la synthèse féconde entre deux modes de pensée, la culture de l’écrit et la civilisation de l’image, porteuse d’autres manières d’échanger, d’apprendre et d’appréhender le monde.

Dans ses déclarations ministérielles, Claude Alllègre a également engagé le ministère de l’Education Nationale dans une politique triennale, avec trois priorités : l’installation volontariste d’infrastructures informatiques, l’incitation au développement d’une industrie de production multimédia éducative et une politique technologique ambitieuse à long terme.

Les objectifs pour l’an 2000 deviennent les suivants :

 

La circulaire ministérielle concernant le " développement des Technologies d’information et de communication dans les premier et second degrés ", parue au B.O. du 2 juillet 1998 annonce les dispositifs de financements des projets d’équipement des établissements et des écoles.

 

Mais ce sont les instructions du 8 octobre 1999, publiées dans le B.O. Hors-série n°8 du 21 Octobre 1999, intitulé " Les langages, priorité de l’école maternelle ", qui témoignent d’un véritable engagement ministériel dans l’introduction de l’informatique en maternelle. L’accent est mis sur la maîtrise des langages comme enjeu prioritaire dans la construction du socle éducatif sur lequel s’érigent les apprentissages systématiques de l’école élémentaire. Les langages doivent être le lien et le fondement sur lequel s’édifient tous ces apprentissages. Dans cette optique, l’appel direct de l’utilisation de l’outil informatique en fait mention dans plusieurs passages :

 

II - S’initier au monde de l’écrit :

 

III - Explorer l’univers des images :

Les termes outils informatiques ou multimédias ne sont pas directement mentionnés, mais la terminologie utilisée les concerne directement. Rien de plus surprenant, l’image étant l’essence et la force même du multimédia. Voici quelques passages, mais toute la section est à noter.

"  Fixes ou mobiles, sur papier ou sur écran, insérées ou non dans des textes, réelles ou virtuelles, les images peuplent le monde enfantin, façonnant les perceptions, les représentations et les communications. Elles font sens dans l'univers des élèves mais ce sens, pas plus que les autres, n'est immédiatement donné. L'éducation à l'image fait aujourd'hui pleinement partie des missions de l'école même si ses modalités sont encore souvent expérimentales et sa pratique effective très inégale. À l'école maternelle, les images ont depuis longtemps droit de cité comme supports d'échanges oraux ou d'initiation à l'écrit. Dans nombre de classes, on apprend aussi à les observer et à les décrypter pour elles-mêmes, à se repérer entre différents types de "discours icôniques", à acquérir de la sorte une compétence du regard qui est partie intégrante du développement de compétences analytiques plus larges.

 

Il est important de diversifier fortement les images proposées aux élèves. S'il est nécessaire de tenir compte de leurs goûts et de leurs univers (dessins animés, albums...), ... C'est à l'école maternelle que se constitue une première approche des modalités de représentation, en aidant l'enfant à identifier les divers modes de production de l'image (dessin, photographie, vidéo, films...) par sa propre pratique de production, à repérer la fonction sociale d'une image et son statut dans la communication (publicité, information, jeux...), à comprendre les notions de "point de vue" et de "locuteur" et à construire des critères de jugement. Les parents seront sensibilisés à cette dimension du travail scolaire et aux inconvénients d'une surconsommation passive d'images télévisuelles. "

 

Partie II : INTRODUCTION DE L’OUTIL INFORMATIQUE EN G.S. MATERNELLE

 

 

1 . Gestion spatio-temporelle et équipement

 

A. Organisation " centralisée " ou " décentralisée ".

 

Différents scénarios sont envisageables. Les machines pourraient être installées dans un local entièrement consacré à l’informatique. Les différentes classes y passeraient à tour de rôle. Il s’agirait alors d’une organisation " centralisée " dans l’école. Mais ce scénario conviendrait difficilement aux élèves de maternelle.

 

Dans un deuxième type d’organisation, les appareils sont dans la classe. On parlera alors d’une organisation " décentralisée ", car il y a création d’un " coin informatique " dans la classe. Selon le nombre de machines, et la motivation de l’enseignant, il peut devenir une activité occasionnelle ou un atelier permanent entièrement intégré dans le fonctionnement d’une classe par ateliers. Cette organisation est préférable avec les jeunes enfants.

L’atelier informatique permanent fonctionnera au mieux si celui-ci se compose de quatre à six machines, afin de permettre à tous les enfants du groupe de se retrouver, seuls ou par deux, devant un écran.

     

     

  1. La grande section de l’école maternelle d'Anthy-sur-Léman

 

En décembre 1999, j’ai donc d’effectué un stage dans la classe de grande section de l’école maternelle d’Anthy-sur-Léman. Elle fonctionne avec un atelier informatique totalement intégré dans la vie de la classe.

     

     

  1. L’école et les participants de la G.S. maternelle

    Le village d’Anthy-sur-Léman se situe à coté de la ville de Thonon-les-bains au bord du Lac Léman. Son école maternelle se compose de 3 classes : une petite section, une moyenne section et grande section. La grande section se compose de 24 élèves entre 4 et 5 ans et elle est prise en charge depuis 1996 par une enseignante professeur des écoles qui porte un intérêt particulier au développement des T.I.C.E . dans sa classe. Dès son arrivée, elle a introduit un petit ordinateur en classe (Macintosh LC), et en mars 1999 , la classe avec son site internet a été élue lauréate pour le primaire au concours " Les nets d’Or " organisé par France Télécom et l’Education national. Le site peut être consulté à d’adresse életronique suivante: http://www.multimania.com/recreanet/

     

     

  2. Equipement de l’atelier informatique 

    L’atelier informatique est aujourd’hui équipé de cinq ordinateurs. Lors de mon stage, quatre seulement étaient utilisables. Chaque ordinateur est composé de son unité centrale et ses périphériques habituels : l’écran, le clavier, la souris et les haut-parleurs. L’atelier est aussi muni d’une imprimante à jet d’encre, d’un scanner et d’un appareil photo numérique. Quatre paires d’écouteurs sont disponibles, ainsi que de nombreux logiciels. Une extension de la ligne téléphonique de l’école permet à un des ordinateurs de la classe d’avoir accès à Internet.

     

     

  3. Intégration spatio-temporelle de l’atelier informatique

    La classe est organisée en six espaces comprenant quatre ateliers, un coin salon et un coin bibliothèque. Le coin salon permet de rassembler les 24 élèves afin que toute la classe puisse se retrouver pour des activités en commun. Le groupe classe est également séparé en quatre groupes de 6 enfants, qui passeront aux quatre ateliers au cours de la journée. Chaque atelier correspond aux quatre domaines d’apprentissages suivants : informatique, graphisme/écriture, logique, et lecture.

     

    L’emploi du temps se déroule de la façon suivante :

    Matinée :

    8h30

    Accueil

    Prise de connaissance des tâches quotidiennes respectives : absents/présents, météo, coin salon, ....

    Informatique : Chaque enfant doit écrire son nom et le nom d’un camarade à l’ordinateur et imprimer la page. Le document doit alors être classé dans leurs fardes respectives.

    9h

    Coin salon

    Regroupement de la classe entière : discussion, météo

    9h30

    Récréation

    Collation

    10h

    Ateliers

    Répartition des 4 groupes dans les 4 ateliers :

    Informatique, graphisme/écriture, logique, lecture

    10h25

     

    Changement d’atelier

    11h20

    Rangement

    Clôture des différents ateliers

    11h30

    Sortie

     

     

    Après-midi :

    13h30

    Accueil

    Activités libres, dont jeux aux ordinateurs (Pouce-Pouce)

    14h

    Coin salon

    Regroupement : conte, chanson ou lecture

    14h30

    Ateliers créatifs

    Peintures, modelages, collage, ou découpage...

    Et Informatique : logiciel de dessin avec impression des réussites (Thème de Noël)

    15h15

    Récréation

     

    15h45

    ateliers créatifs, E.P.S, ou sortie à la bibliothèque

    Continuation des activités

    Changement d’atelier (atelier informatique toujours inclus)

    16h20

    Rangement

    Rangement de la classe

    16h30

    Sortie

     

     

     

     

  4. Activités de l’atelier informatique

L’atelier informatique est constitué principalement d’activités imposées avec un objectif soit de lecture/écriture , soit de logique. Ceci sera davantage développé dans la partie III de ce dossier. Lors des activités libres, ou lorsqu‘ils ont terminé la tâche imposée du jour, les enfants ont alors accès à des logiciels ludo-éducatifs au choix : " Pouce-pouce ", " Forestia junior " etc... Selon les logiciels, les thèmes abordés peuvent alors toucher d’autres domaines disciplinaires : découverte du monde, éducation à la santé, etc ...

 

 

2 . Découvrir l’outil informatique comme

objet d’apprentissage

 

 

 

A. Eveil à la technologie 

 

Les enfants manipulent les nouvelles technologies avec bien plus de facilités que beaucoup d’adultes. Cela s’explique pour l’essentiel par l’absence d’inhibition des jeunes face aux objets techniques. L’informatique et le mutimédia font partie de leur époque. L’enfant de maternelle prend rapidement conscience des différentes relations qu’il y a entre tous les éléments d’un ordinateur: il communique par le clavier ou la souris, la machine répond par l’écran et le son.

 

 

B. Acquisition de savoirs et savoir-faire spécifiques

 

Avant que cet outil puisse être mis à profit dans l’acquisition des savoirs généraux, l’enfant de grande section doit d’abord apprendre à l’utiliser. Il acquerra des savoir-faire de base spécifiques à l’activité informatique, qu’il continuera à développer tout au long de son cursus scolaire. L’ordinateur et le multimédia deviennent inévitablement des objets d’apprentissage qui conduisent vers de nouveaux savoirs technologiques.

 

Cette facilité avec laquelle les enfants de la grande section maternelle d’Anthy-sur-Léman manipulaient déjà l’ordinateur depuis la rentrée m’a fascinée. Dans son article , Michèle Froment résume bien les aptitudes qu’ils acquièrent :

" Un des aspect importants de cet éveil à la technologie est l’approche du concept de logiciel qui permet de communiquer avec la machine et de l’utiliser : ouvrir des pages de menus, naviguer dans les menus, choisir son application, ses options, sortir d’une application, d’un logiciel, répondre aux questions du micro-ordinateur (en écrivant son nom, en répondant par le clavier ou la souris), savoir sortir quand on est bloqué, sérier dans le temps toutes les actions nécessaires pour atteindre une application désirée, comprendre que toutes les applications sont disponibles en permanence etc...

C’est à travers ces différents aspects que l’ordinateur passe progressivement du statut de machine magique à celui de machine utile. "

 

 

C . Usages : logiciels et Internet

     

     

  1. Les logiciels

Ils sont nombreux sur le marché et ils ont d’abord fait l’objet d’une sélection par l’enseignante. Elle a gardé comme critères de sélections ceux qui à la fois se justifient par rapport au programme officiel et par rapport à sa propre progression. Il en résulte une classification selon trois catégories qu’elle désigne par : les ludo-éducatifs, les documentaires et les créatifs. Leurs usages feront partie d’exercices imposés ou d’activités libres :

Mon atelier d’écriture, Kid Works, Dessinez c’est Disney ...

L’ordinateur est utilisé en outil de création : traitement de texte, dessin, mise en page avec insertion d’images et de texte. Pour ces activités, l’enfant doit suivre une consigne précise : créer une carte de Noël, créer une page du conte des petits lutins (projet du moment)...

Ces activités sont proposés dans l’atelier du matin et lors des ateliers créatifs de l’après-midi.

Encyclopédie junior de Nathan, Mon premier atlas super génial, les instruments de musique, les animaux dangereux... Dans un domaine prédéfini par l’enseignante, l’enfant doit écouter et se " promener " dans un univers de connaissances. Ces activités sont exclusivement proposées le matin.

Ces logiciels visent spécifiquement à consolider les apprentissages premiers du cycle I et à amorcer la transition vers les apprentissages fondamentaux du Cycle II. Ils remplissent bien le rôle de la bi-appartenance de la grande section aux deux cycles, en particulier, de l’initiation à la lecture et à l’écriture. Les enfant aiment beaucoup les manipuler car ils sont ludiques, très colorés, les graphismes et les animations sont de grande qualité, et ils sont accompagnés de sons et de musiques très distrayants. Une distinction est cependant à faire entre les jeux " ludo-éducatifs purs " dans lesquels l’enfant se déplace à sa guise, et ceux " à quête d’objets " qui sont basés sur une mission à résoudre.

Dans les premiers, la classe dispose de  Adibou, Au pays des lettres et des mots, Millie et la maison des sciences, Forestia Junior... Mais l’enseignante a constaté que les enfants ne suivent pas toutes les progressions proposées, écartant les exercices difficiles, se limitant à ceux qu’ils connaissent et réussissent (qui sont souvent les plus faciles). Ils vont rarement jusqu’à découvrir toutes les activités.

C’est pourquoi elle a mis en circulation des " jeux à mission " : celle-ci ne peut être accomplie que par la réalisation d’une succession d’objectifs, comme ceux de la série Pouce-Pouce (PP sauve le zoo, PP voyage dans le temps, PP entre dans la course). Ils obligent l’enfant à une plus grande rigueur pour atteindre chaque objectif et enfin la mission. Ces jeux lui paraissent plus éducatifs car plus rigoureux, et faisant naître de véritable passions. De plus, j’ai pu constater lors de mon passage que ces " jeux à mission " étaient les préférés des élèves. Cette préférence par rapport aux jeux de la première catégorie témoigne que l’enfant trouve davantage de plaisir dans les logiciels où il est tenu d’atteindre des objectifs fixés, malgré les obstacles, plutôt que d’errer dans un jeu " sans mission ".

 

b. L’Utilisation des fichiers informatiques créés par l’enseignante

Fiche de travail informatique créée par l’enseignante avec un objectif pédagogique défini dans son programme. Elle peut constituer la tâche imposée dans l’atelier informatique du matin.

Exemple : l’exercice du sapin : Trouver et ouvrir le fichier.

Un sapin vide est proposé aux enfants. Autour, une multitude de décorations.

But : décorer le sapin en déplaçant avec la souris les décorations choisies sur l’écran.

Effacer les décorations non désirées. Agrandir si besoin certaines décorations choisies.

Ecrire son nom en haut. Imprimer le travail fini. Ranger la feuille dans son dossier.

 

c. Internet

Avec une première classe, l’enseignante a commencé en février 1997 à présenter des travaux d’élèves sur Internet depuis son ordinateur personnel à la maison, en rendant compte des échanges aux élèves par l’intermédiaire d’enregistrements sur disquettes. Mais, la classe s'est très vite équipée d'un ordinateur PC multimédia, et, à la rentrée de septembre 1997, la classe a pu être reliée directement à Internet. L’expérience pédagogique prit alors une dimension beaucoup plus importante. Aujourd’hui, cette classe possède maintenant cinq ordinateurs dont un relié au réseau internationnal.

Le service " en ligne " fait plutôt appel à une pédagogie de projets, où les activités se regroupent autour des trois thèmes suivants : créer, communiquer et rechercher.

En grande section maternelle, l’enseignante intervient dans la plupart des manipulations directes d’internet. Ceci fait appel à des connaissances techniques et un niveau de lecture trop avancés pour l’âge des enfants. Mais cela n’empêche pas d’introduire la notion du " Net " et de leur faire prendre conscience des possibilités d’activités " en ligne " où il leur est tout à fait possible de jouer des parts très actives dans l’élaboration de ces projets.

Rappel de l’adresse : http://www.multimania.com/recreanet/

Créer un site est le moyen le plus évident pour faire comprendre aux enfants la structure et l’esprit d’Internet. Ce projet commencé en début 1998 a de suite séduit les élèves. Le site fait état d’un compte-rendu des différentes activités de la classe du moment (les ibounomes) ; présentation de l’école et de la classe, création de pages personnelles des élèves en pleine extension : ils sont passionnés et très créatifs : histoires à partir de dessins, jeux et proposition de recherche, etc... ; invitation aux internautes à découvrir des jeux créés par les enfants (la malle au trésor). Dans la réalisation du site, l’utilisation du scanner et de l’appareil photo numérique trouvent maintenant aussi leur signification.

Les enfants ont appris à relever le courrier et à imprimer les nouveaux messages qui sont alors remis à la maîtresse pour une discussion en commun lors du rassemblement au coin salon. Beaucoup de messages proviennent d’internautes qui visitent leur site internet. Par l’intermédiaire de la maîtresse qui lit les messages reçus et qui rédige les réponses faites par les élèves, les enfants communiquent avec plusieurs correspondants dans le monde entier. Il peut s’agir d’autres classes, d’une mamie au Canada, d’un petit garçon en Alsace, d’un étudiant au Japon... Les correspondants ont tous les âges et peuvent venir de tous les horizons. La classe ne manque jamais de sujets de discussion.

Les recherches d’informations sur Internet sont beaucoup plus difficiles à gérer avec les enfants non lecteurs et, de ce fait, ne font l’objet que d’activités occasionnelles. La présence permanente de la maîtresse est inévitable, et se fait alors avec le groupe classe réunit devant l’écran le plus large que possède la classe (21cm). Afin de limiter la longueur des communications, l’enseignante généralement fait une recherche préalable lors de laquelle elle " aspire" le site qui l’intéresse. Le document hypertexte peut ainsi être parcouru hors connexion en toute guise et sans les inconvénients d’une navigation en direct : déconnexions, temps d’attentes...

Partie III : L'INFORMATIQUE, OUTIL COMPLEMENTAIRE AUX APPRENTISSAGES DISCIPLINAIRES EN G.S. MATERNELLE

 

 

Selon le thème des logiciels, toutes les disciplines enseignées peuvent tirer bénéfice des technologies de l’information et de la communication. Dans la grande section maternelle d’Anthy-sur-Léman, comme dans les articles repérés dans la littérature, c’est surtout autour des activités mathématiques et des acquisitions de la langue que l’atelier informatique apporte des contributions remarquables.

 

" L’informatique à la maternelle est un outil spécifique et pluridisciplinaire qui s’insère facilement dans l’ensemble des outils pédagogiques que le maître met à sa disposition, le but étant que chaque enfant puisse être en confiance vers les acquisitions de son cycle. "

(J. Béziat)

 

1 . Acquisition de la langue

 

     

     

  1. S’initier à la lecture et à l’écriture

 

Certains logiciels sont spécialement conçus pour l’acquisition de la lecture et l’écriture.

" Mais ce sont des outils génériques tels que le traitement de texte et le courrier électronique qui demeurent les applications phares dans le domaine de la langue. Quoi de plus motivant pour l’élève que de produire un texte lisible, travaillé à l’envie, sans ratures ni corrections en trahissant les hésitations ? Et surtout, quoi de plus stimulant que de créer pour être lu, non pas par le seul professeur mais par d’autres élèves et adultes dans le monde entier ? " (Pouts-Lajus). Pourtant, au début, le traitement de texte peut être rébarbatif pour les enfants : il n’a pas l’aspect ludique des autres programmes et de plus, il présente une difficulté majeure à surmonter : la correspondance d’écriture entre les lettres majuscules du clavier et les lettres minuscules à l’écran, sans parler des différences entre l’écriture cursive et l’écriture imprimée. Il faut donc au départ une longue période d’apprentissage de la transcription des lettres. Lors de mon stage, j’ai d’ailleurs pu remarquer que les enfants consultaient d’eux-mêmes régulièrement les planches de l’alphabet qui leur sont disponibles à convenance.

 

D’un point de vue pédagogique, le traitement de texte permet d’atteindre différents objectifs :

 

En somme, saisir des textes courts sur l’ordinateur permet une vision claire de la ligne en cours de frappe. Le résultat reflète une propreté sans équivoque et donc une lisibilité des productions par tous les autres enfants, ce qui serait inégalable avec une main d’enfant de moins de 6 ans. De plus, l’enfant est moins limité par la fatigue.

Les activités développées sur la langue écrite avec l’ordinateur sont plus qu’un apprentissage technique, elles sont aussi un travail sur l’usage et l’utilité de la langue écrite. C’est donc un acte complet où le jeune élève est un sujet actif.

L’utilisation du clavier et du traitement de texte ne dispense évidemment pas de la pratique de l’écriture manuscrite, et n’ entre certainement pas en conflit avec elle, mieux, elle la sert car l’écriture informatique permet de donner à l’enfant très tôt du sens à la langue écrite, avant même qu’il ne puisse écrire manuellement. Il est donc mieux préparé à l’apprentissage de l’écriture sous toutes ses formes.

 

Exemple : Les enfants de la classe sont actuellement capables de copier un texte court : en février l’institutrice m’a informé qu’ils ont recopié la comptine des lutins sur laquelle on avait commencé à travailler en décembre.

 

 

B. Contribution à l’expression orale

 

J’ai pu remarquer combien l’atelier informatique en maternelle constitue une opportunité exceptionnelle de multiplier les occasions de dialogues et d’échanges : " Une communication fonctionnelle qui accompagne et provoque l’enrichissement de la pensée. " (J. Rosaz). L’ordinateur apparaît alors aussi comme un " générateur de communication ", même chez les plus réservés.

 

 

J’ai pu noter trois types de situations qui reviennent :

Les enfants sont souvent deux devant l’écran. Lorsque les élèves sont en quête de solutions ou de résolutions de problèmes autour d’un logiciel, les échanges verbaux sont nombreux : ils se parlent pour s’entraider, verbalisent leurs actions ou commentent ce qu’ils découvrent à l’écran.

Les élèves sont demandeurs. Ils découvrent, essayent de progresser, et se retrouvent souvent dans des situations où ils ont besoin d’une aide individualisée. Ils expliquent leurs problèmes, ils questionnent, et de véritables conversations s’installent avec la maîtresse qui les conseille.

Toutes les activités et les projets de l’atelier informatique (logiciels, messagerie, site internet...) sont des occasions d’échanges verbaux.

Messagerie électronique : développement de l’écoute et de l’expression orale et écrite lors de la mise en commun des messages reçus, discussion sur les réponses à envoyer.

Exemple : écrire au père Noël avec internet.

Site Internet de la classe : Récréanet .

Gros travail d’expression orale lors des discussions des projets à mettre en place.

Exemple des pages personnelles du site : Les enfants sont obligés de s’organiser, de se distribuer les tâches et de se mettre d’accord sur l’histoire.

 

 

2. Activités mathématiques

 

 

Il s’agit sans doute des activités les plus souvent sollicitées par les logiciels.

De plus, les activités mathématiques sur ordinateurs (A.M.O) sont celles qui s’intègrent le mieux au programme traditionnel de la classe. Elles répondent naturellement aux objectifs propres à la discipline. Les logiciels ludo-éducatifs les exploitent très bien, en ajoutant en plus la dimension multimédia qui les rendent plus attrayants pour les enfants.

 

Dans ce sens, selon Jacques Beziat , les notions que les A.M.O. abordent dans les logiciels à disposition pour la G.S. maternelle se répartissent dans trois champs principaux :

Rapports topologiques, trajets, puzzles, labyrinthes, anticipation de trajets, jeux de formes géométriques, productions et déformations de formes géométriques, symétries, repérages, reproductions de modèles, créations de motifs...

Sériations, rythme, ordre, reconnaissance, ressemblance/différence, tableaux et diagrammes, anticipation d’actions, signes et symboles...

Collection, taille, quantité, mesure, plus que/moins que, suite numérique, dénombrement, numération, calcul....

Exemple : Logiciels de " Pouce-Pouce ", " Forestia junior ".

 

La particularité et la force des A.M.O. est qu’elles posent de vrais problèmes sur des objets virtuels. Il faut donc pour les résoudre, développer un certain degré d’abstraction, indépendamment du degré de réalisme nécessaire à l’exposé du problème.

C’est bien la capacité d’abstraction qui est développée dans la découverte d’un logiciel avec la mise en place progressive de stratégies avancées. L’enfant arrive ainsi à opérer plus rapidement en représentation mentale. L’ordinateur devient en ce sens un instrument de conceptualisation efficace pour chaque notion mathématique abordée.

Chacun pouvant aller à son propre rythme, le niveau individuel progresse plus rapidement.

De plus, les exercices informatiques développent chez l’enfant la capacité à " mettre en oeuvre des stratégies de tâtonnement pour trouver des solutions aux problèmes pratiques qui lui sont proposés " (M.E.N., 1992, p 106)

 

" Les A.M.O, loin de remplacer les méthodes traditionnelles, fournissent un cadre supplémentaire au travail d’une pensée mathématique émergente pour chacun des élèves. Ainsi, il est utile d’avoir plusieurs logiciels pour des activités semblables . Cela permet d’avoir différentes mises en scène pour chaque notion mathématique, afin de ne pas cristalliser une question dans un contexte particulier. C’est par la convergence d’expériences que l’on enrichit chaque notion et que l’on contribue à son élaboration intuitive puis explicite. L’ordinateur est une autre expérience. " ( J. Beziat).

 

 

3. Développement des compétences transversales

 

 

Les activités informatiques permettent à fois l’acquisition et la systématisation des et apprentissages premiers, ainsi que l’introdution des apprentissages fondamentaux. Bien au-delà de ces connaissances, ce sont également les compétences transversales qu’elles développent avec facilité et succès, que cela soit au niveau du développement des attitudes ou des compétences méthodologiques. C’est ce qui fait tout l’intérêt de l’introduction d’un atelier informatique en classe de grande section maternelle.

 

Eveiller et stimuler la réflexion et la mémoire, aider à la construction de la personnalité de chacun de nos élèves, tels sont bien les objectifs transversaux de chaque pédagogue. L’informatique est un moyen efficace pour y arriver, il est tout à fait concevable en maternelle. De bonnes habitudes de gestion d’une situation-problème amènent à exercer son jugement, à effectuer un raisonnement, à choisir et agir individuellement ou en collaboration avec son partenaire d’écran. Elles peuvent donc dès le plus jeune âge se mettre en place et se consolider au fil des années. Apprendre à réfléchir, à penser, apprendre à apprendre et à " prendre plaisir " à apprendre, sont les clefs de la réussite d’un cursus scolaire ainsi que d’une ligne de vie, l’ultime but étant d’être au mieux munis pour affronter la société de demain et s’y insérer.

 

Les logiciels ludo-éducatifs sont l’une des armes spécifiques dont dispose l’informatique. Ils favorisent la concentration, la réflexion, la rigueur, le questionnement et la formulation d’hypothèses et, de ce fait, développent les capacités de raisonnement, de mémoire et de stratégie ainsi que la communication et les échanges dans la classe. Ils contribuent à la structuration de la "pensée " de l’élève et à naissance d’une méthode de travail tant collective qu’individuelle. J’ai pu également constater que l’atelier informatique faisait l’objet d’une motivation particulière, un véritable plaisir, une envie d’apprendre qui semble intarissable. L’outil informatique sembe être un support excellent pour que le jeune élève puisse laisser déployer cette intense motivation intérieure qui le pousse naturellement à vouloir faire et à vouloir savoir.

Maria Montessori disait à ce propos : " L’enfant vient au monde avec la psychologie d’un conquérant de l’univers ". L’informatique fait véritablement le " bonheur " des élèves au sens le plus large. Sur le plan pédagogique, ces deux facteurs se traduisent par une formidable progression des apprentissages fondamentaux chez tous les élèves.

 

Un autre facteur observé est le niveau d’autonomie atteint par les élèves qui dépasse toute attente, cette autonomie tant recherchée en pédagogie. C’est d’ailleurs ce qui frappe le plus en rentrant dans cette classe. L’enseignante affirme que l’atelier informatique y est pour beaucoup. C’est la résultante de plusieurs facteurs qui en sont à l’origine, certains directement liés à l’approche constructiviste des apprentissages, les autres directement liés aux spécificités de l’informatique et le multimédia :

De ces deux facteurs, il résulte que l’élève apprend pratiquement à son insu parce qu’il est le propre moteur de ses apprentissages . La conception du multimédia y est pour beaucoup : l’attrait à l’image, les effets sonores et l’interaction avec l’ordinateur sont autant d’atouts pour séduire les élèves dès la maternelle. Ceci est d’autant plus vrai parmi les logiciels ludo éducatifs de quête d’objets, en vue d’un but final à atteindre. La mission dans laquelle ils se trouvent embarqués transforme les timides en de vrais passionnés.

Par sa dimension interactive, qui lui est propre, seule l’informatique permet une simulation instantanée, une visualisation immédiate du projet. On peut concevoir et immédiatement mettre en pratique, tester une réponse virtuelle, l’améliorer jusqu’à l’approche de la perfection, avant de la matérialiser en l’imprimant par exemple. La distance temporelle entre conception et réalisation virtuelle est abolie. L’imagination et la création ne sont plus limitées par l’exécution. Imaginer, concevoir, créer, projeter, tester, simuler peuvent être mis en oeuvre simultanément. (Thérèse Martin)

- attirance vers la réussite, soif d’apprendre

Les sanctions et leur aspect négatif n’ont plus leur place. L’évaluation de l’état de ses connaissances n’est pas source d’angoisse mais induit un constant besoin de vouloir mieux faire, d’aller plus loin . On constate d’ailleurs qu’en général l’enfant devant l’ordinateur travaille intensément. Parfois même les élèves surprennent : ils arrivent à résoudre des situations-problèmes plus complexes que celles attendues, à effectuer une tâche plus difficile que celle prévue par l’enseignante. Ce contexte d’apprentissage va donc vers le sens d’une meilleure efficacité pédagogique.

- Chacun à son niveau, selon son rythme

Tous les élèves, qui ne sont pas égaux devant le savoir, y trouvent satisfaction : Les enfants malhabiles se concentrent davantage et il n’y a plus de blocage par peur de l’échec car il est possible de recommencer, et, il ne reste plus de traces des erreurs. Face à l’écran, les plus turbulents arrivent à canaliser leur énergie au service de leur intelligence. Les plus faibles ont trouvé enfin un chemin de réussite à leur mesure, osent et s’affirment davantage. Les plus rapides ne se sentent ni oubliés, ni obligés de suivre le " train " de la moyenne. Chacun va à son rythme et peut progresser davantage et mieux, toujours dans un climat convivial de communication, d’échange et de partage. L’atelier informatique est une ouverture vers la pédagogie ouverte et différenciée.

- Objectivité de l’ordinateur

Comme le dit J Rosaz: "Grâce à son statut particulier, l'ordinateur permet à des enfants de vivre en situation d'autonomie des temps d'investigation en toute sécurité, hors de tout jugement. Ils vont ainsi explorer leur stratégie, la comparer à celle des autres, modifier leur raisonnement, évoluer dans leurs hypothèses à leur rythme et progresser."

 

L’atelier informatique amène inévitablement à une éducation de la vie collective en classe. Lors des moments de discussion en commun, ou de réflexion en groupe sur les différents projets, ou lorsque les enfants se retrouvent à deux devant l’ordinateur, ils développent des capacités d’écoute, de coopération, de collaboration et de responsabilité.

 

Je ne peux terminer cette analyse des compétences transversales que l’informatique favorise sans parler de l’ouverture culturelle sur le monde qu’offre la connexion par modem au réseau international " en ligne ". Les enfants non-lecteurs de grande section maternelle ne sont pas encore capables de faire personnellement des recherches d’informations sur internet, mais, par l’intermédiaire de leur maîtresse, ils ont possibilité d’y pénétrer et de prendre conscience très tôt de la proximité de l’information, et de la facilité de communication avec le monde entier.

 

Partie IV : AVANTAGES ET LIMITES LIES

A L'OUTIL INFORMATIQUE

 

 

1. Apport pédagogique :

Vers une pédagogie constructiviste

 

 

L’introduction de l’atelier informatique va généralement de pair avec une évolution pédagogique qui tend vers une approche constructiviste des apprentissages. La réorganisation de la classe en ateliers est un indice qui souvent signale ce changement. De plus, la nature même du fonctionnement d’un atelier informatique oblige à s’éloigner du modèle transmissif des connaissances utilisé dans la méthode traditionnelle de l’enseignement. L’enseignant était alors en position magistrale et transmettait des connaissances à ses élèves qui l’écoutaient. Pour ce faire, les tables et chaises étaient alors toutes orientées individuellement vers l’estrade et le tableau où se tenait le maître. L’élève avait " sa " place assignée pour toute l’année.

Avec l’introduction de l’atelier informatique, la disposition de la classe s’organise autour de tables regroupées avec une rotation de groupes d’élèves entre ces 4 ateliers. Les rôles des élèves et du maître sont également modifiés. Plutôt que d’être récepteurs passifs de savoirs, les élèves s’activent à résoudre diverses situations-problèmes créées par les logiciels afin de pouvoir progresser dans " la mission " proposée. Elles se basent sur des connaissances déjà, ou des conceptions existantes, mais qui s’avèrent maintenant inefficace dans le nouveau problème posé. L’élève se trouve alors en phase de déséquilibre qui le pousse à réfléchir, à trouver des solutions. L'enseignant, quant à lui, troque son statut de référence universelle pour celui de médiateur : il devient un conseiller, une aide, il oriente les échanges de résultats, et institutionnalise les connaissances uniquement lorsque cela est nécessaire. On se trouve en pleine situation du modèle constructiviste des apprentissages. L’apprentissage n’est donc plus la transmission de notions d’un instruit à un non-instruit, mais c’est un processus personnel, réflexif et transformateur au cours duquel l’apprenant est mis en position de recherche dans le but de construire lui-même ses savoirs. Un processus qui incite également à de nombreuses interactions élèves/élèves et élèves/maître.

 

Une des forces de ce modèle constructiviste est le nouveau statut de l’erreur. L’erreur n’est plus synonyme de crainte, elle n’est plus mal vécue car elle n’apparaît plus comme une lacune impardonable qui doit être sanctionnée. Au contraire, elle devient un tremplin nécessaire qui conduit vers la résolution. L’enfant a compris qu’elle fait en fait entièrement partie du processus d’apprentissage car elle a un rôle essentiel dans l’acheminement vers de nouveaux concepts. L’apprentissage est alors " un processus autorégulé de résolution de conflits internes qui naissent de l’expérience concrète et de la réflexion " (La classe branchée).

2. Limites et difficultés pédagogiques

     

     

  1. Limites pédagogiques

     

    a. L’ordinateur ou l’enseignant ?

    S’agissant d’outils de transmission d’information, l’irruption des ordinateurs dans la classe suscite chez certains professeurs, parents et observateurs du monde éducatif, des inquiétudes. Comme enseigner est aussi transmettre du savoir, risquons-nous de remplacer l’enseignant par une machine ?

    Dans la pratique pédagogique, dans l’acquisition de savoirs conceptuels, l’informatique ne peut prendre en compte les profils cognitifs des élèves, ni surtout évaluer leurs niveaux de compréhension. Sur ce plan, elle est moins performante par rapport au maître. Les recherches montrent la nécessité d’un soutien pédagogique complémentaire qui structure et donne un sens et une cohérence aux manipulations informatiques. (Pouts-Lajus).

    Le multimédia et les réseaux de télécommunication resteront principalement de nouveaux moyens à la disposition des enseignants à la discrétion de leur choix pédagogiques, ils ne viendront pas remplacer le maître. L’utilisation de l’ordinateur dépend de la manière dont l’enseignant conçoit l’apprentissage et la transmission des connaissances. L’informatique à l’école est essentiellement un outil au service des apprentissages disciplinaires. Mais un outil devenu incontournable si l’école veut préparer ses élèves à l’entrée du XXIème siècle, où la technologie informatique a déjà pris une ampleur énorme.

     

    b. L’ordinateur et l’élève

    L’introduction de l’informatique dans les classes de maternelle offre des moyens attrayants et efficaces d’initier les enfants très jeunes à l’écrit, à la lecture et aux notions mathématiques. Mais pour les petits comme pour les adolescents, un usage mal contrôlé de l’ordinateur peut présenter certains dangers dont les enseignants comme les parents doivent avoir conscience. Il suffit de constater l’abondance des CD-rom éducatifs des tout-petits (3-5 ans) et des petits

    (6-8 ans) au rayons des magasins spécialisés. Cet attrait pour les apprentissages précoces, pour l’informatique dès le berceau dans une société de compétition, pourrait conduire à des excès dont les enfants seraient les premières victimes. Une machine aussi multimédia soit-elle, ne doit pas " faire écran " entre l’enfant et le monde. L’importance des relations avec l’environnement immédiat ne doit jamais être perdue de vue. Les apprentissages et la socialisation doivent avant tout se dérouler sous forme d’interactions entre le maître et l’élève, au sein d’un groupe et de manipulations d’objets divers.

     

    La nécessité de maintenir un équilibre entre diverses activités doit faire priorité, car elles sont toutes indispensables au développement de l’enfant, en particulier des plus jeunes : dessin, jeu, chant, modelage, activités de groupe, découverte de la nature, et ... utilisation d’ordinateurs.

    Certains enfants seront plus réceptifs que d’autres au multimédia, et il ne faut pas que leur fascination évolue dans une dépendance psychologique (Pouts-Lajus).

     

     

     

  2. Difficultés d'ordre pédagogique

L’intégration d’un atelier informatique remet en cause les méthodes traditionnelles d'enseignement, et oblige le maître, de par le changement de rapport au savoir, à évoluer vers une méthode d’enseignement constructiviste. La réorganisation matérielle et pédagogique de la classe qu’elle entraîne peut être difficile, voire même déstabilisante pour le maître ancré depuis des années dans une méthode transmissive des savoirs. Ce changement peut être vécu comme une véritable remise en question. De plus, la mise en place d'une pédagogie qui demande à gérer des situations-problèmes est plus exigeante en énergie et efforts à mobiliser pour l'enseignant.

 

Mais ces difficultés sont tout à fait surmontables, voire enrichissantes. Cette modification en profondeur des méthodes pédagogiques sera d’autant plus facilitée si elle est inscrite dans les objectifs du projet d’établissement, avec prise en charge par l’ensemble de l’équipe pédagogique. Les instructions officielles dans le Plan d’équipement des structures scolaires vont d’ailleurs dans ce sens : "  L'usage des technologies de l'information et de la communication ne doit pas être conçu comme une pratique isolée, mais comme un élément structurant autour duquel peuvent s'organiser et se mettre en cohérence l'ensemble des activités pédagogiques ". (B.O. n°27, juillet 1998) Au lieu de réfléchir seul à son plan d’adaptation pédagogique, l’enseignant le fera avec ses collègues avec lesquels il pourra partager ses difficultés et se sentir soutenu dans l’application de ses réformes.

 

 

 

3. Difficultés techniques et budgétaires

 

A. Difficultés d'ordre technique

La complexité technologique du fonctionnement du matériel informatique pose problème à l’enseignant qui en général est peu ou non formé. De plus, les pannes techniques sur ce matériel sensible peuvent être fréquentes, sans parler du problème de la sécurité sur le réseau. A cela vient s’ajouter l’évolution rapide du matériel et des logiciels qui n’est pas facile à suivre. Ces facteurs représentent un gros handicap dans le fonctionnement d’un atelier. L’investissement de temps et l’accumulation de frustrations de l’enseignant, peuvent amener à un découragement et à de véritables réticences à l’introduction des nouvelles technologies en classe.

 

Ce problème a aussi été détecté lors de l’expérience américaine ACOT (Apple Classrooms of tomorrow), qui fait état des résultats au bout de 10 années d’introduction de l’informatique dans les classes entre 1985 et 1995 (La classe branchée). Les auteurs décèlent plusieurs préalables à l ‘intégration des nouvelles technologies . Ils insistent sur l’importance de la formation des enseignants, autant dans les savoir-faire spécifiques liés à l’informatique, que dans la nécessité de leur montrer d’autres façons d’enseigner que la voie traditionnelle. Le soutien des gestionnaires est un autre impératif, autant dans leur appui financier, la maintenance du matériel informatique que dans le soutien moral aux enseignants. Le dernier impératif, de taille pour les auteurs et qui rejoint ce qui a été dit au point précédent, est l’importance du travail réalisé en collaboration par l’équipe pédagogique. " L’isolement des enseignants constitue le principal obstacle à la réforme de la pédagogie " (La classe branchée).

 

Après l’expérience américaine, la France suit. En ce qui concerne le problème de formation des enseignants, le premier ministre Claude Allègre, dans le cadre de son plan triennal de développement des T.I.C.E. avant l’an 2000, a inclus dans ses priorités une formation initiale et continue des équipes enseignantes de tous les établissements scolaires.

Déjà, le sénateur Alain Gérard dans son rapport du mai 1997 proposait que la création d’équipements informatiques soit accompagnée d’une maintenance de proximité. Il parlait de prévoir, au sein des établissements " un régisseur NTIC ", sorte de personne-ressource pouvant répondre à l’urgence des problèmes techniques et à l’aide pédagogique, qui stimulerait les équipes tout en leur donnant une unité.

Aujourd’hui, la formation continue des enseignants du primaire est placée sous la responsabilité des inspections académiques de chaque département. Suite au B.O. n°1 du 1er janvier 1998, certaines d’entre elles ont déjà mis en place des équipes d’instituteurs spécialisés en N.T.I.C. partiellement déchargés de cours pour aller donner des conseils et aider les enseignants sur le terrain. (Pouts-Lajus) L’académie de Grenoble, à laquelle appartient l’école maternelle d’Anthy-sur-Léman, a créé des postes d’ " Aides éducateurs en informatique " en 1999. Leurs rôles se situent à différents niveaux : gestion du parc informatique, maintenance logicielle et matérielle, formation continue et soutien des équipes pédagogiques, interventions avec les élèves sous la directive du maître.

 

 

 

B. Difficultés d'ordre budgétaire

 

Parmi les nombreuses contraintes freinant la diffusion des technologies dans l’éducation figure aussi et surtout la contrainte budgétaire. (PL) Le coût de l'équipement et de sa maintenance, le coût des connexions n’est pas des moindres.

Dans son programme d’action gouvernementale " Préparer l’entrée de la France dans la société de l’information " de janvier 1998, le Premier ministre a annoncé qu’un dispositif serait mis en place par l’Etat pour faciliter le financement des projets d’équipement informatique des établissements et des écoles. Le B.O. n°2 du 2 juillet 1998 annonçait l’ouverture d’un fond de 500 millions de francs pour faciliter le financement des dépenses concernant le développement des T.I.C. (équipement et câblage) des établissements et des écoles.

 

CONCLUSION

 

L’informatique est aujourd’hui une réalité économique, culturelle et sociale. Si l'on veut que les enfants qui nous sont confiés deviennent des partenaires actifs de leur époque, l'introduction de l’outil informatique dans la classe devient incontournable. L’école doit rapidement emboîter le pas à l’évolution du phénomène dans notre société, afin que ces jeunes enfants soient au mieux préparés à affronter la société de demain. Apprendre à utiliser l'informatique dès le plus jeune âge apparaît alors indispensable. Les nouvelles instructions officielles pour l'école maternelle, publiées dans le B.O. n° 8 du 21 octobre 1999, vont d’ailleurs dans ce sens : le texte suggère à plusieurs reprises l'utilisation de l'informatique comme moyen complémentaire pour atteindre certains objectifs du programme scolaire.

 

Les bénéfices attachés à l’introduction d’un atelier d’informatique à des élèves aussi jeunes que ceux de la grande section maternelle ne font plus de doutes. Les résultats de l’expérience de la classe d’Anthy-sur-Léman et les rapports d’autres classes sont plus qu’encourageants. A l’intérieur des champs disciplinaires, l’ordinateur se trouve être un outil complémentaire et original au service des apprentissages. C’est surtout dans l’acquisition de la langue et des notions mathématiques que l’informatique fait ses preuves. Dans l’appropriation de la lecture et de l'écrit, la présence du clavier en maternelle donne à l'informatique une dimension unique et performante dans l'approche de la langue. Il permet la mise en oeuvre, pour les jeunes enfants, d’activités de productions d’écrits propres, organisés, illustrés d'images et de couleurs avant même qu’ils ne sachent lire ou écrire. En mathématiques, des logiciels abordent les notions avec facilité et efficacité. De plus, la qualité virtuelle des situations mathématiques est un facteur de conceptualisation efficace et pertinent. Mais c’est dans l’acquisition de compétences transversales que l’outil informatique est le plus fascinant. L’appropriation de cette nouvelle technologie développe automatiquement l’autonomie de l’élève, ainsi que celui du plaisir d’apprendre. Nulle autre discipline jusqu'à présent n'a pu atteindre ces objectifs avec autant de succès, y compris chez les élèves en difficulté.

 

Le nouveau rapport dans l’acquisition des savoirs est certainement un des deux facteurs au centre de l'explication, car gérer des apprentissages à partir d’un atelier informatique fait inévitablement évoluer les méthodes pédagogiques vers un modèle " constructiviste " de l’enseignement. Les logiciels ont cette particularité de placer l’élève en position de recherche de telle façon qu’il s’approprie lui-même les savoirs, il " apprend à apprendre ". Et il le fait généralement avec ferveur, car l’autre facteur clé de sa réussite est l'attrait que suscite le multimédia chez les jeunes. La présence du son, des images colorées et mobiles, l'erreur qui ne laisse plus de trace, l'instantanéité des travaux produits, les aspects ludiques présents partout, l'ouverture culturelle sur le monde avec l'internet etc... sont autant d'atouts que l'enseignement traditionnel ne peut concurrencer. L’atelier informatique s’affirme comme un des outils pédagogiques actuels des plus performants.

 

Cependant, l’introduction de cette nouvelle technologie en grande section maternelle ne se fait pas sans difficultés : des difficultés techniques et budgétaires, un besoin de formation continue, et surtout une remise en question des méthodes pédagogiques traditionnelles. C'est sur ce dernier plan que l'enseignant se trouve sans doute le plus bousculé. Il doit repenser son organisation de classe et mener une réflexion pédagogique approfondie en tenant compte de ce nouveau rapport élève/enseignant dans l’adaptation constructiviste de ses méthodes d’enseignement.

 

Comme tous les outils, c’est l’utilisation que le maître en fait qui lui confèrera toutes ses qualités. Aussi, la question n'est plus en quoi l'introduction précoce des nouvelles technologies peut contribuer aux apprentissages, mais plutôt, quels moyens devraient être mis en place pour soutenir les enseignants dans l’introduction de l'informatique dès la grande section maternelle.

C'est une fois ces problèmes résolus que l'enseignant pourra pleinement se consacrer à exploiter au mieux le potentiel que détient l'outil informatique afin de faciliter l'atteinte de l'objectif principal de son niveau d’enseignement qui est d’assurer au mieux la continuité des apprentissages dans cette classe charnière entre les deux premiers cycles du primaire :

 

"Armer au mieux tous les enfants de grande section maternelle d'apprentissages premiers solides, afin qu'ils puissent embrayer avec le plus de succès possible dans l'acquisition des apprentissages fondamentaux à l'école élémentaire."

(B.O. n° 8 du 21 octobre 1999, Les langages, priorité de l’école maternelle. L'école de tous les possibles.)

BIBLIOGRAPHIE

 

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HAYMORE SANDHOLTZ J., RINGSTAFF C.,OWYER D., La classe branchée, CNDP, La collection de l’ingénierie éducative, Paris, 1997.

 

BALLARIN J.-L., BENAZET P., Le guide de l’Internet à l’école, Nathan Pédagogie, 1999.

 

DURPAIRE J.-L., Internet à l’école en France, CRDP de Poitou-Charentes, 1997.

 

RETSCHITZKI J., GURTNER J.-L., L’enfant et l’ordinateur, aspects psychologiques et pédagogiques des nouvelles technologies de l’information, Edition Mardaga, 1996.

 

HOULON, TREMOLIERES, Enseigner à l’heure des nouveaux médias, Magnard Edition, 1996.

 

VERSINI A..,VERSINI J.-M., Ordinateur et pédagogie différenciée, Nathan pédagogie, 1996.

 

 

2. Articles

POUTS-LAJUS Serge, " Machines pour apprendre ", Visa pour la cité, n° 46, Oct. 1999, p 14.

 

JAILLET Alain (coordonné par), Dossier : " A l’heure d’Internet ", Cahiers Pédagogiques,

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BURNIER Alain (coordonné par), Dossier : " La création multimédia ", Copie d’écran, n°17,

Eté 1999, p 17- 30.

 

MARTIN T., " Hypermédias ludo-éducatifs et apprentissages des jeunes utilisateurs ", Dossier Informatique à l’école primaire, Tome 2, EPI, Septembre 1999, p 20 .

 

PRINIOTAKIS T., COURTOIS S., " L'usage de l'informatique à l'école maternelle ", Dossier Informatique à l’école primaire, Tome 2, EPI, Septembre 1999, p 25.

 

BERTRAND F., " Une expérience informatique en maternelle ", Dossier Informatique à l’école primaire, Tome 2, EPI, Septembre 1999, p 42.

 

BENETEAUD J., " L'ordinateur, un outil ordinaire en maternelle", Dossier Informatique à l’école primaire, Tome 2, EPI, Septembre 1999, p 47.

 

MOINARD M. et E., " Cédérom et les Microjeux ", Dossier Informatique à l'école Primaire, Tome 2, EPI, Septembre 1999, p 96.

 

BOUDOT Gilbert, " Informatique en maternelle ", Dossier Informatique à l’école primaire, Tome 1, EPI, Septembre 1996, p 9.

 

BEZIAT Jacques, " Des ordinateurs à l'école maternelle, un outil pour les apprentissages", Dossier Informatique à l’école primaire, Tome 1, EPI, Septembre 1996, p 13.

 

ROZAS Jean-Pierre, " L'ordinateur, un outil pour la maternelle ", Dossier Informatique à l’école primaire, Tome 1, EPI, Septembre 1996, p 21.

 

HARNISCH-DERIOZ Corinne, " L'informatique dès la maternelle en rural profond", Dossier Informatique à l’école primaire, Tome 1, EPI, Septembre 1996, p 27 .

 

FROMENT Michèle et DEUNFF Jeannine, " La petite souris entre à l'école maternelle...de la théorie à la pratique ", Dossier Informatique à l’école primaire, Tome 1, EPI, Sept. 1996, p 31.

 

PRINIOTAKIS Théo, " Des nouvelles technologies pour l'école maternelle ", Dossier Informatique à l’école primaire, Tome 1, EPI, Septembre 1996, p 39

 

 

3. Textes et bulletins Officiels

M.E.N ., Programme de l’école primaire, CNDP, Savoir Livre, 1995.

 

B.O. n°27 du 2 juillet 1998, " Développement des technologies d’information et de communication dans les premiers et second degrés ".

 

B.O. Hors-série n° 8 du 21octobre 1999, " Les langages, priorité de l’école maternelle ".

 

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