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"À Birambo, dans la préfecture de Kibuye, (commune Bwakira), cinq Sœurs de l'Assomption, deux postulantes des Filles de la Charité de St Vincent, deux prêtres de la paroisse et une femme laïque ont été assassinés par les miliciens qui les gardaient. La sixième Sœur de l'Assomption a été tuée à un barrage, par des miliciens. On n'a jamais retrouvé son corps. Les autres ont été inhumées un an plus tard. Lorsque la situation devint très tendue, toutes les Sœurs décidèrent de se mettre dans une même pièce en vue de mourir ensemble. Sr Hilda lui demandait de faire épargner quelques-unes pour qu'elles puissent raconter ce qui est advenu aux autres. Cette jeune novice pressentait déjà sa mort avant même de partir à Birambo pour son stage. Au moment des événements, elle sentait que certaines allaient être tuées mais pas toutes. Anne-Marie, recevant un chandail prêté par une Sœur, elle lui dit: "Si je pars, je m'en irai avec ce chandail et ce sera un signe de notre union. Je prierai pour toi". L'Eucharistie célébrée ensemble en préparation de leur mort à tous a été une expérience forte d'abandon à Dieu, même si la peur de la mort était présente. Tous les soirs, avant de se coucher, les Sœurs priaient ensemble le chapelet pour s'en remettre au Seigneur et à Marie. Gemma, la laïque, amie des Sœurs, disait: "Qu'importe ma mort, pourvu que le Rwanda ait la paix".
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