S. Royal et N. Sarkozy face àla politique étrangère de Bush

 


Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy face à Bush

Accueil ReturnLiberty

Dernière mise à jour  11/02/2007 (mise à jour = cadre gris - accès direct)

Ce site est consacré aux USA sous l'administration Bush.
Au lendemain de l'élection présidentielle française de 2007, des législatives qui suivront, la "vision sur l'international" du gouvernement français sera radicalement différente entre la vision atlantiste de Sarkozy ou une vision plus dans la lignée Mitterrandienne et Gaullienne de Royal...

Levons toute ambiguïté : ce site vote Ségolène Royal...

Il nous a semblé utile de reprendre une déclaration de Ségolène Royal fustigeant la politique étrangère de Bush lors d'une de ses premières "grande" intervention publique à Frangy-en-presse le 20 août 2006. Vous pourrez aussi lire la réaction de Ségolène Royal suite aux propos contestés de Nicolas Sarkozy lors de son séjour à Washington. Ensuite ses déclarations lors d'une conférence de presse sur l'avenir de l'Europe au sujet de la "relation au Monde" de l'Europe et des Etats-Unis. On notera aussi ses propos sur l'Otan. Et puis il y a le  Pacte présidentiel de Villepinte où Ségolène Royal déclare que la France sera pour les Etats-Unis un "partenaire solide, fiable, mais sans complexes". Enfin nous vous renverrons vers une page ressource du site "Désirs d'avenir" consacrée aux prises de position en matière de politique étrangère de la candidate socialiste à la Présidentielle de 2007

Quant à Nicolas Sarkozy, nous vous proposons tout d'abord un texte sur l'atlantisme de Sarkozy en matière de défense nationale. Il vous démontrera à loisir un des dangers du vote en faveur de la posture atlantiste de Sarkozy : La France risquerait d'y perdre son libre-arbitre en matière de défense. Et dire que certains prétendent que Sarkozy est dans l'héritage gaulliste !!!
Ensuite un entretien au Monde, donné par Sarkozy avant son déplacement aux USA début septembre 2006 où, en quelque sorte, il définit son rêve américain tant il fait l'impasse sur une certaine réalité américaine. Un troisième texte vous résumera les déclarations de N. Sarkozy sur le sol des Etats-Unis et un quatrième la condamnation de ces propos et par le PS et par le Président Chirac ! ... Puis, nous examinerons une photo où Nicolas Sarkozy semble avoir subitement vu sa taille augmenter de 15 centimètres (de 1m 68 à 1m 83...) ! Après avoir lu une mise en garde de D. de Villepin, vous pourrez découvrir un texte d'un des porte-parole de Ségolène Royal, Arnaud Montebourg, sur l'axe Sarkozy-Bush. Nous verrons ensuite que Michèle Alliot-Marie (MAM) en visite à Washington s'est très clairement démarquée de N. Sarkozy ! Puis nous évoquerons le livre que le Parti Socialiste a consacré à "Monsieur Sarkozy" intitulé "L'inquiétante "rupture tranquille" de Monsieur Sarkozy". Enfin, et ce n'est pas le moins important, nous nous pencherons sur le jour où Nicolas Sarkozy retourna sa veste (le jour de son "sacre") !

Un sondage réalisé par l'IFOP, publié le 20 décembre 2006, indique que les trois quarts (75%) des Français souhaitent que le prochain président de la République mène une politique extérieure "éloignée" de celle des Etats-Unis, contre 25% qui réclament une politique "proche". (source : nouvelobs.com )

Bien sur, dès que nous trouverons d'autres textes significatifs sur l'attitude des deux favoris de la présidentielle 2007 concernant la politique étrangère de la France sous l'angle de sa relation avec les USA, nous ne manquerons pas de faire les mises à jour nécessaires

________________________________________________________

 

Ségolène Royal

"Plus juste, la Fance sera plus forte"

 

Ségolène Royal dénonce "le simplisme" de "l'axe du mal" de G.W. Bush (08/2006)
FRANGY EN BRESSE (France) 20/08/2006

Ségolène Royal a dénoncé le 20 août 2006 le "simplisme" de la théorie de l'"axe du mal" défendu par le président américain George Bush et estimé que les "guerres préventives aggravent les problèmes".
"Les guerres préventives aggravent les problèmes plus qu'elles ne prétendent les traiter. Il n'y a plus que Georges Bush pour penser que le monde est plus sûr depuis l'occupation de l'Irak", a-t-elle dit dans un discours considéré comme le lancement de sa campagne à Frangy-en-Bresse, dans l'est de la France.
"Dans ce monde là, ni le simplisme, telle la théorie de l'axe du mal, ni la peur, ne sont de bons conseillers", a ajouté Mme Royal devant des milliers de militants.
"Le conflit au Liban vient de confirmer l'expérience de l'impuissance de la force", a-t-elle ajouté.
"Dans ce monde-là, la France n'a pas le droit de jouer un rôle effacé, d'abord parce qu'elle est membre du Conseil de sécurité et parce que sa géographie et son histoire la mettent au contact de l'Afrique, de l'Asie et du Moyen-Orient, d'où viennent certes des menaces, mais aussi de solides amitiés", a-t-elle estimé.
"Ne nous résignons pas à une certaine impuissance de l'Europe, qui loin de renforcer la France, l'affaiblit. Assumons notre part de responsabilité", a-t-elle lancé.
"Le premier facteur de déstabilisation du monde, c'est la misère, ce sont les écarts qui se creusent, c'est l'humiliation de ceux qui sont bafoués et qui poussent à la violence ou qui permettent toutes les manipulations sur ces esprits humiliés", a affirmé Mme Royal.
George Bush avait placé l'Iran, l'Irak de Saddam Hussein et la Corée du Nord sur un "axe du mal" de pays soutenant le terrorisme et cherchant à se doter d'armes de destruction massive, dans son discours sur l'Etat de l'Union le 29 janvier 2002.
AFP 20/08/2006 cyberpresse.ca (durée de vie lien cyberpresse ?)

 

La réaction de Ségolène Royal à la "polémique Sarkozy" (09/2006)
Vous trouverez plus bas sur cette page les déclarations de Sarkozy à New-York qui ont fait un tollé chez les socialistes... et le Président Chirac !
Mais nous avons voulu isoler la réaction de Ségolène Royal :
Ségolène Royal a expliqué mardi 19 septembre que sa politique diplomatique "ne consistera pas à aller s'agenouiller devant George Bush". La députée socialiste réagissait sur LCI à la polémique autour du voyage de Nicolas Sarkozy aux Etats-Unis où il a rencontré George W. Bush. Elle a de son côté distingué "l'alliance avec les Américains, avec les Etats-Unis" et "l'alignement" sur le président américain.
"Ma politique diplomatique ne consistera pas à aller s'agenouiller devant George Bush", a-t-elle clamé.
Selon la présidente de la région Poitou-Charentes, "quand Nicolas Sarkozy s'aligne sur Bush ça veut dire quoi ? Qu'il cautionne le critère de guerre préventive ? Qu'il accepte cette théorie de guerre du bien contre le mal, ça veut dire qu'il tolère toutes ces tentatives de déstabilisation dans le monde ? On ne peut pas l'accepter et, d'ailleurs, les Français ne l'acceptent pas".
D'après Reuters 19/09/2006 yahoo.com
[lien Yahoo valide quelques semaines]
19/09/2006 nouvelobs.com
[Sur la guerre préventive, nous vous invitons à lire notre page "preemptive action" la guerre impériale américaine]

 

L' Europe, une alternative à l'hyper puissance américaine (11/10/2006)
Extrait Conférence de presse de S. Royal, à l'Assemblée Nationale : L'Europe par la preuve
Aujourd’hui, on le voit au Liban, le monde a besoin de l’Europe, seule puissance pacifique capable de représenter une alternative à l’hyper puissance américaine. Il ne faut pas s’y tromper : un gouvernement moins conservateur pourra succéder à l’équipe Bush, le dialogue avec les Etats-Unis sera peut être plus aisé, mais il est dans la nature d’une puissance solitaire et sans contrepoids de décider unilatéralement et d’être tentée par l’usage de la force. L’ordre international a besoin d’équilibre. Rien ne serait pire que de donner le sentiment qu’il existe un seul bloc, l’Occident riche, uni pour se protéger du reste du monde.
L’Europe est le seul acteur qui puisse équilibrer les relations internationales dans le sens de la paix. Il ne faut donc pas se résigner à l’impuissance et aux divisions actuelles même si celles-ci sont enracinées dans des années d’histoire diplomatique. Le Moyen Orient, l’Afrique, la Russie sont nos voisins : l’Europe doit définir sa politique à leur égard. La France doit sans relâche œuvrer à faire émerger des positions communes à 25 et, si c’est impossible, se donner les moyens d’agir avec le plus grand nombre d’Etats décidés à défendre les mêmes valeurs et le même souci de paix et d’équilibre.

L'intégralité du texte sur le site "Désirs d'avenir" : L'Europe par la preuve

 

A propos de l'OTAN (11/2006)
Extrait, repris sur Désirs d'avenir, d'un entretien de Royal à l' "hebdo des socialistes" 09/11/2006
Depuis la chute du mur de Berlin, l’OTAN, construite dans une logique de guerre froide face à l’ex-URSS, s’est transformée. La tentation permanente des États-Unis est d’élargir le champ d’action de l’OTAN et ses domaines d’intervention. De fait, c’est pour eux un formidable instrument d’influence.
Aussi devons-nous avoir une approche précise et décomplexée : reconnaître le rôle de l’Alliance dans la solidarité transatlantique ; maintenir le statut spécifique de la France, garant de l’indépendance de nos choix de sécurité ; refuser une OTAN qui jouerait au « gendarme du monde » et se substituerait à l’ONU.
Mais la clé de tout, je le répète, c’est d’avancer plus vite et plus fort dans la construction d’une défense européenne.
(...)
Nous avons des points de désaccord [avec nos partenaires européens], en particulier sur l’OTAN et sur la relation avec les États- Unis : débattons-en sans arrogance ni préjugés. Nous avons aussi beaucoup de points d’accord : traduisons-les en politiques communes, en coopérations fortes en termes d’équipements, de développements technologiques, de renseignement, d’industries d’armement.
[Retrouvez cet extrait et une sélection des déclarations de Ségolène Royal concernant la politique de défense française sur Désirs d'avenir : ce que j'ai dit sur... la défense]

Dernière mise à jour de cette page : 11/02/2007

La Pacte présidentiel de Villepinte (11/02/2007)
Nous vivrons avec eux, en partenaire solide, fiable, mais sans complexes non plus
Verbatim du  texte écrit du discours du Pacte présidentiel prononcé à Villepinte ce 11 février 2007. Vous retrouverez le texte ntégral notamment sur cette page de l'hebdomadaire Marianne
Le Pacte présidentiel de Ségolène Royal, 11 février 2007, Villepinte
Partout où nous agirons, les Etats-Unis, bien sûr, ne seront pas loin. Ils sont là, puissants, amicaux, généreux et aussi, comme l'histoire récente l'a montré, emportés parfois jusqu'à l'erreur par le poids même de leur puissance. Nous vivrons avec eux, en partenaire solide, fiable, mais sans complexes non plus. La taille n'a rien à faire avec les principes. Le déséquilibre des puissances n'est jamais une raison de se taire – et on l'a bien vu, n'est-ce pas, à propos de l'Irak. La voix de la France, en l'espèce, ne fut, hélas, pas entendue. Mais elle n'en sonna pas moins juste. Et je voudrais, à l'avenir, qu'elle continue de sonner juste. Je voudrais qu'en parlant plus haut, et plus vrai, notre voix porte plus loin.

 

Sur "Désirs d'avenir" une page de synthèse politique étrangère
Désirs d'avenir, le site de campagne de Ségolène Royal, a une rubrique "Ce que j'ai dit sur...". Dans cette rubrique il y a bien évidemment une page consacrée aux déclarations de politique étrangère faites par Ségolène Royal.
Ce que j'ai dit sur... La politique étrangère

 

________________________________________________________

 

Nicolas Sarkozy

"Ensemble, tout devient possible"

 

Sarkozy l'atlantiste (07/2006)
Libération 15 juillet 2006 : "Chez les militaires, Sarkozy fait figure d'épouvantail" :

Sarkozy à l'Elysée en 2007 ? L'idée inquiète les militaires et les industriels de l'armement. Pour la première fois depuis des décennies, les milieux de la Défense redoutent presque davantage une victoire du candidat de droite que de son adversaire socialiste. Certes, le monde militaire penche plutôt à droite, mais l'institution ne se sent pas aimée par le président de l'UMP. Alors que le PS fait des efforts pour convaincre qu' «il n'est pas question de désarmer» et que Ségolène Royal cultive son style de petite-fille, fille, soeur et cousine d'officiers ! «Le PS prend la droite à contre-pied», constate un proche du ministère de la Défense. Un cadre de l'UMP le reconnaît : «Du simple soldat au général, les militaires ne savent pas ce que Sarkozy a dans la tête en ce qui les concerne. Il n'a jamais fait le moindre geste fort dans leur direction.» Officiers supérieurs et industriels ne parviennent pas à lui parler de leurs dossiers, ni à l'intéresser aux problèmes militaires. «Ce n'est pas sa culture», tranche un général.
Pire, comme ministre de l'Intérieur et surtout comme ministre des Finances, il a laissé de mauvais souvenirs. A Bercy, il s'était battu avec acharnement contre le financement de la loi de programmation militaire. Cela lui avait valu un rappel à l'ordre de Jacques Chirac : le célèbre «Je décide, il exécute» du 14 juillet 2004. Tous redoutent qu'une fois à l'Elysée, il ne réduise les crédits militaires. «Quand il parle de rupture, on se demande ce que cela va signifier pour nous», s'inquiète un industriel. «Il va falloir qu'il trouve de l'argent quelque part. Devinez où ?», prévient un amiral. Au ministère de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy ne se préoccupe, par définition, que de sécurité intérieure. Mais cela va plus loin. «Les sarkozystes ne parlent pas de l'armée ou de la Défense, mais de "politique de sécurité et de défense". L'ordre des mots à son importance. Ils essayent d'adapter à la France le concept américain d'homeland security», explique un cadre dirigeant de l'aéronautique.
Cette référence aux Etats-Unis ne contribue pas non plus à rassurer l'armée et surtout les industriels. «Sarkozy est atlantiste. Par conviction, mais aussi pour faire des économies, il pourrait être tenté d'aligner la politique française sur celle de la plupart des pays européens, c'est-à-dire de s'en remettre à l'alliance avec les Etats-Unis», pronostique-t-on dans les cercles militaires. Or, les états-majors souhaitent conserver des capacités d'actions autonomes, par exemple dans le renseignement, avec des satellites-espions.
Et les industriels sont soucieux de continuer à produire leurs propres systèmes d'armes. Sinon, il faudra acheter américain. «Les pays capables, comme la France, de produire un avion de combat ou un missile de croisière se comptent sur les doigts d'une main. Et les Etats-Unis n'ont de cesse de s'assurer le monopole en la matière», affirme un industriel.
Pour Serge Dassault, la passe n'est pas facile. Si le propriétaire du Figaro préside la fédération UMP de l'air, de l'espace et de la défense (regroupant 1 500 acteurs du secteur) il doit aussi défendre les intérêts à long terme de Dassault-Aviation. Ils ne s'accommodent pas forcément d'une réduction des commandes de Rafale et d'une politique plus proaméricaine, incarnée par Pierre Lellouche, le très néoconservateur conseiller défense de Sarkozy.
Les militants de l'UMP proches de l'armée veulent se rassurer : «C'est une question de calendrier. Nicolas ne peut pas encore parler de défense sans empiéter sur le territoire de Chirac ou de MAM.» «Mais il s'y intéresse , ironise un autre. D'ailleurs, il ne manque jamais une cérémonie du 11 Novembre à Neuilly.»
liberation.fr 15/07/2006 Jean-Dominique MERCHET
[Ca, clairement, le général de Gaulle doit s'en retourner dans sa tombe ! Et si Pierre Lellouche, autre atlantiste, est dans la danse, ça ne présage rien de bon. Pierre Lellouche, celui qui, à droite, défendait le plus fermement la nécessité pour la France de participer à la guerre en Irak en 2003. Lellouche Ministre de la défense ce serait le début de la fin...]

 

Nicolas Sarkozy ou le rêve américain à peine écorné (09/2006)
Titre : M. Sarkozy : "J'aime l'énergie et la fluidité de l'Amérique"
Article paru dans l'édition du "Monde" du 10 septembre 2006
Propos recueillis par Patrick Jarreau, Arnaud Leparmentier et Philippe Ridet

Comment réagissez-vous aux critiques de vos adversaires, qui font de vous un candidat proaméricain ?
Si, après vingt-cinq ans de vie politique, le seul reproche sérieux que l'on trouve à me faire est d'être trop proche d'un pays avec lequel nous n'avons jamais été en guerre, d'un pays avec lequel nous avons lutté dans le passé pour éradiquer le nazisme et avec lequel nous luttons aujourd'hui pour vaincre le terrorisme, je me sens capable de l'assumer. Voici un pays qui connaît le plein-emploi depuis près de quinze ans, un pays où la croissance économique est chaque année supérieure à la nôtre d'un point ou d'un point et demi, un pays où la démocratie combine harmonieusement l'alternance et la stabilité politique. Enfin, un pays qui, en matière d'intégration, montre l'exemple : la moitié des Prix Nobel y sont d'origine étrangère.
Je ne suis pas un admirateur aveugle des Etats-Unis. Mais tout observateur de bonne foi devrait considérer que c'est un bilan qui n'est pas honteux, et que nous n'avons aucune raison d'être fâchés avec le peuple américain.
Faudrait-il être antiaméricain pour séduire les Français ?
C'est une idée reçue, colportée par une petite élite française déconnectée de la réalité. Je suis moins persuadé que vous semblez l'être qu'il y ait une détestation des Français à l'égard de l'Amérique. Les films américains, la musique, l'American way of life plaisent aux Français et à la jeunesse. Ils les font rêver. TF1 vient de supprimer le traditionnel film du dimanche soir au profit de séries américaines. Et on viendrait m'expliquer qu'être ami des Américains est un problème en France ? Disant cela, je vais sans doute accroître l'aigreur de ceux qui considèrent que les sociétés russe ou chinoise sont plus aimables.
Vous ne pouvez nier que l'Irak a affecté profondément la relation franco américaine.
La crise de 2003 a été, de mon point de vue, la plus importante que la France ait vécue avec les Etats-Unis depuis 1966 et le départ des Américains de leurs bases en France à la demande du général de Gaulle. La crise née de la guerre d'Irak était grave, parce qu'elle était émotionnelle. Les Américains ont eu le sentiment d'être abandonnés par une nation dont ils se sentaient proches par l'histoire et par les valeurs.
Justement, fallait-il provoquer cette crise ?
Je ne juge pas la méthode. Mais, sur le fond, j'approuve Jacques Chirac d'avoir averti la communauté internationale et les Américains des risques d'une guerre en Irak. Aujourd'hui, on en voit une des conséquences : débarrassé de son rival historique, l'Iran se déploie comme une puissance régionale dont je n'ai pas le sentiment qu'elle soit apaisante !
Lorsqu'on est un allié, peut-on mettre son veto à une décision américaine ?
La menace du droit de veto était inutile, d'abord parce qu'il n'y aurait pas eu, de toute façon, de majorité pour la guerre au sein du Conseil de sécurité, ensuite parce qu'il a conduit à un sentiment d'humiliation aux Etats-Unis. Cela étant, ce n'est pas parce que l'on est fondamentalement amis que l'on est voué à être d'accord sur tout. Allié ne veut pas dire rallié. C'est justement la base de notre malentendu. Au fond, nous nous ressemblons beaucoup dans nos ambitions. La France et l'Amérique ont mis l'universalisme de leurs valeurs au coeur de leur stratégie internationale, considérant qu'elles étaient si fondamentalement bonnes ou si fondamentalement raisonnables qu'elles avaient vocation à irriguer le monde. Je sais ce que le côté messianique des Américains peut avoir d'agaçant. Mais nous le sommes aussi lorsque nous prônons le triomphe de la raison.
Comment peser sur l'Amérique ? Par le dialogue ou par l'opposition frontale ?
Je plaide pour une autonomie et une liberté de parole complètes vis-à-vis des Etats-Unis. La France ne doit être le vassal de personne. Toutefois, plus on manifeste un désaccord sur le fond, plus on doit être attentif à la forme. J'assume l'idée que les démocraties doivent être alliées. Ce qui s'est passé le 11 septembre 2001 à New York aurait pu se produire à Paris.
Cette crise a-t-elle eu une influence, dans le domaine de la sécurité, par exemple ?
Au pire de la crise, nos services de renseignement collaboraient de façon exemplaire. C'était donc la preuve que nous étions à la surface des choses. Mais cette crise a été si médiatisée que j'ai parfaitement conscience qu'elle a laissé des traces. C'est d'autant plus dommageable que la France est le deuxième investisseur aux Etats-Unis, avec 150 milliards de dollars (120 millions d'euros), que 3 000 sociétés françaises sont présentes sur le territoire américain, qu'elles emploient directement ou indirectement 600 000 travailleurs américains et que, chaque jour, 1 milliard de dollars s'échangent entre la France et les Etats-Unis.
L'Europe que vous défendez est-elle inféodée à l'Amérique ?
En aucun cas et d'aucune façon ! Comment pouvez-vous me demander une chose pareille ? Qui voulait de la Turquie en Europe ? Le président Bush. Et vous me demandez si je suis aligné sur les Américains ! C'est vous qui étiez alignés sur les Américains, vous, Le Monde, en me traitant de populiste parce que j'étais opposé à l'entrée de la Turquie dans l'UE. Voilà un sujet majeur où je me suis frontalement opposé - parce que je suis attaché à l'Europe politique - à une stratégie américaine. Pour autant, dois-je refuser de me rendre aux Etats-Unis parce que George Bush confond l'OTAN et l'Europe ? Ce pays ne se réduit pas à la personnalité de tel ou tel de ses dirigeants, et il n'est pas anormal, quand on est un responsable politique, de vouloir connaître, comprendre et dialoguer avec des alliés naturels.
La pratique présidentielle américaine peut-elle vous inspirer ?
C'est une démocratie qui fonctionne. La limitation des mandats permet, là encore, de la fluidité ainsi qu'un renouvellement de la classe politique que l'on aimerait retrouver dans la vie politique française. Le Congrès, devant lequel le président rend des comptes tous les ans, y dispose d'un vrai pouvoir de contrôle et d'enquête. Il y a à peine quinze ministres pour un pays de 300 millions d'habitants, et les ministères ne changent pas d'intitulé à chaque alternance.
Qu'aimeriez-vous importer de l'Amérique vers la France ?
J'aime l'énergie et la fluidité de l'Amérique. Ce sentiment que tout est possible. Cette impression - peut être artificielle - que des sagas sont possibles, qu'on peut partir du bas de l'échelle et monter très haut, ou bien le contraire. L'affaire Enron est fascinante et est morale. Les Etats-Unis ne permettent pas uniquement la réussite d'un Bill Gates, c'est aussi un pays qui sait sanctionner les erreurs.
Et ce que vous n'aimez pas ?
Le socle social minimum ne permet pas à des millions de gens de vivre décemment. Je n'aime pas cette brutalité. Je ne me reconnais pas non plus dans cette institutionnalisation systématique des racines. Ces communautés se rattachent à un drapeau, à un hymne et à des images, mais pas à une République. Les Américains ont les symboles de la nation, mais en ont-ils toujours les convictions communes ? Enfin, me déplaît le manque d'intérêt pour les affaires du monde, au regard duquel chaque Français passe pour un spécialiste de politique étrangère.
lemonde.fr 09/09/2006
[Quant au fait que Bush "confondrait l'Otan et l'Europe"... chacun sait que cet amalgame ne date pas d'hier. Tous les derniers Présidents américains considèrent qu'au travers de l'Otan dont ils ont la direction de fait, il devraient pouvoir dicter leurs conditions à l'Europe... C'est bien pour cela que le Général de Gaulle, en 1966, avait prié L'OTAN de "dégager" hors de France... il n'a pas fallu attendre Bush !!!. Et N. Sarkozy voudrait nous faire croire que c'est une attitude propre à Bush ? Fadaise !
De plus, bien sur, N. Sarkozy ne nous parlera pas de la fronde qui s'est produite au Sénat américain lors du vote de reconduction de la loi liberticide Patriot Act en 2006, il ne nous parlera pas des prisons secrètes de la CIA, il ne nous parlera pas de l'instrumentilsation de la torture par l'administration Bush, il ne nous parlera pas du scandale des écourtes illégales de Bush, de la politique du tout répressif qui conduit 2 millions d'américains à être incarcérés pour des périodes très longues (possibilité de faire condamner à vie, avec peine de 20 ans minimum incompressibles, dès la troisième condamnation même pour des délits mineurs)
Il ne nous parlera pas non plus de la dette colossale américaine qui menace tout le système économique international
Il ne nous parlera pas du fait que les Etats-Unis sont au main du complexe militaro-industriel. De ce pays où le lobby des armes a réussi à obtenir un projet de budget, pour l'année financière 2007, où sur un montant de 2.770 milliards de dollars, sont privilégiés les secteurs de la défense à 493,3 milliards (+6,9%), de la sécurité intérieure à 33,1 milliards (+3,3 %), et des affaires étrangères à 33,9 milliards (+12,2 %).
Non, il ne nous parlera pas de tout cela...
M. Sarkozy nous présente une Amérique digne d'un rêve américain à peine écorné...
Réveillez-vous Monsieur Sarkozy... ou continuez à rêver, mais dans l'opposition !]

 

N. Sarkozy, à Washington, assure les Américains de son soutien (09/2006)
Nicolas Sarkozy a déclaré le 12 septembre à Washington qu'il fallait "rebâtir" la relation entre la France et les Etats-Unis, pour lesquels il a revendiqué son "amitié".
"Je suis convaincu que nos relations souffrent de trop d'incompréhensions causées par un manque de dialogue et parfois par un poil de mauvaise foi. Je ne veux pas chercher de coupable, je veux trouver des solutions. Je veux que nous rebâtissions la relation transatlantique", a dit M. Sarkozy dans un discours devant la Fondation franco-américaine.
Il a souhaité que les relations entre les Etats-Unis et la France, qui "n'est pas exempte de reproches", puissent être l'occasion d'un dialogue constructif, "sans arrogance, sans mises en scène".
Il s'est référé à la crise traversée par les relations entre Paris et Washington en 2003, quand la France a brandi la menace d'opposer son véto à une résolution du Conseil de sécurité de l'Onu qui aurait légitimé l'intervention américaine en Irak.
Il a notamment fait allusion au discours enflammé prononcé au Conseil de sécurité par Dominique de Villepin, alors ministre des Affaires étrangères et aujourd'hui Premier ministre. "Il n'est pas convenable de chercher à mettre ses alliés dans l'embarras ou de donner l'impression de se réjouir de leurs difficultés", a-t-il déclaré. "J'ai toujours préféré l'efficacité dans la modestie plutôt qu'une grandiloquence stérile. Et je ne veux pas d'une France arrogante et pas assez présente", a ajouté Nicolas Sarkozy, qui a souhaité que les éventuelles mésententes entre Paris et Washington ne se transforment pas en crises. "Je crois que nous commençons à surmonter cette crise", a-t-il affirmé. "Mais il est juste de dire que cette crise a provoqué une réapparition dans chacun de nos pays de beaucoup d'idées fausses colportées sur nos deux peuples", a-t-il ajouté.
M. Sarkozy a répété son attachement particulier pour les Américains et les Etats-Unis: "Mon attachement à la relation avec les Etats-Unis est connu, il me vaut parfois des critiques en France". "Je ne suis pas lâche. J'assume cette amitié, je suis fier de cette amitié (...) je la revendique", a-t-il ajouté.
[note : le reste de la dépêche AFP détaille les différents entretien de N. Sarkozy avec le secrétaire américain à la Sécurité intérieure, Michael Chertoff, le conseiller national à la sécurité, Stephen Hadley, la secrétaire d'Etat Condoleezza Rice. Il devait également rencontrer le républicain John McCain et le démocrate Barack Obama, seul Noir à siéger au Sénat. Alors que N Sarkozy était en réunion avec Stephen Hadley, Bush est venu converser avec lui 25 minutes. Il n'y a donc pas eu rendez-vous officiel avec Bush mais rencontre "provoquée" avec la photo "qui va bien" !]
D'après AFP J Bernard 12/09/2006 yahoo.com et Reuters 18/09/2006 yahoo.com

[Nous conseillons au lecteur de faire un parallèle entre ce que dit N. Sarkozy et ce qu'à pu dire Tony Blair dans le passé... Blair qui va bientôt terminer sa carrière politique et dont on dit, selon une rumeur journalistique persistante, qu'il pourrait très bien intégrer la firme américaine d'armement Carlyle (voyez à ce sujet, par exemple,
la fiche Tony Blair de Wikipédia )... Nicolas Sarkozy, lui aussi, une fois sa carrière politique terminée, s'il  a accédé aux plus hautes fonctions de l'Etat français, deviendra-t-il un des rouage du complexe militaro-industriel américain ? Pensez bien à cette éventualité avant de glisser votre bulletin de vote... Nicolas Sarkozy va-t-il nous "vendre" aux américains pour préparer sa retraite politique ?]

 

Jacques Chirac, le PS réagissent négativement aux propos de Sarkozy (09/2006)
[dépêche du 18 septembre] La polémique sur le récent voyage du ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, aux Etats-Unis et les propos qu'il a tenus à cette occasion sur les relations franco-américaines n'en finit pas de rebondir.
        
Chirac, de l'approbation distanciée à la colère
                     Les propos de Sarkozy sont "un danger pour la France" !!!
Alors que l'opposition avait  dénoncé une "confusion des genres", à propos du voyage de Nicolas Sarkozy et de sa rencontre avec le président George Bush, Jacques Chirac était venu à sa rescousse en affirmant qu'il représentait la France pour l'anniversaire des attentats du 11 septembre 2001 à New York et Washington.
Le quotidien Libération affirme cependant ce 18 septembre 2006 que les déclarations du président de l'UMP ont suscité la colère du chef de l'Etat, qui les auraient qualifiés de "lamentables", d'"irresponsables" et de "faute".
Selon le journal, il aurait également dit à un de ses proches que la volonté affichée par Nicolas Sarkozy de "rebâtir la relation transatlantique" était "un danger pour la France".
Dans une intervention sur Europe 1, le 18 septembre, Jacques Chirac s'en est tenu à une défense de la position qui a été la sienne et celle de la France sur la crise irakienne en 2003 et après. "Face au problème de la guerre en Irak, j'ai pris mes responsabilités, j'ai défini la position de la France et je l'ai appliquée", a-t-il dit. "Et quand je regarde la situation, les résultats, je n'ai pas le sentiment d'avoir commis d'erreur."
Quant au droit de véto brandi par la France - ce qui a beaucoup choqué l'opinion et les dirigeants américains à l'époque - il "était implicite et ne pouvait pas ne pas être exprimé et donc je l'ai exprimé", a souligné le chef de l'Etat.
Si la relation transatlantique aujourd'hui "se porte bien", ce ne peut être qu'une "relation entre égaux", a-t-il ajouté. Jacques Chirac a assuré que ses relations avec le président George Bush étaient aujourd'hui "très bonnes". Mais "cela ne veut pas dire des relations de soumission et ça ne sera jamais dans mon esprit des relations de soumission", a-t-il insisté.
D'après Reuters 18/09/2006 yahoo.com
[lien Yahoo valide quelques semaines]
Cette dépêche fait référence à un article de Libération "
Chirac juge «lamentable» l'atlantisme de Sarkozy"
        
Le PS constate que Chirac n'a pas officiellemnt condamné Sarkozy
Peu avant l'interview de Jacques Chirac sur Europe 1, le 18 septembre, le premier secrétaire du Parti socialiste avait demandé au chef de l'Etat de condamner les propos très critiques de Nicolas Sarkozy sur l'hostilité de la France à l'intervention militaire américaine en Irak. "J'attends du président de la République qu'il dise que les propos du ministre de l'Intérieur (...) n'engageaient pas la France", a déclaré François Hollande sur France 2.
Pour François Hollande, les propos tenus lors du discours devant la Fondation franco-américaine brisent "ce qui a été la diplomatie française" sur la guerre en Irak et le consensus qu'elle a alors suscité.
"La tradition de la politique française, c'est à la fois que les Etats-Unis sont nos amis mais que nous ne sommes pas leurs vassaux", a pour sa part déclaré sur Europe 1 l'ancien Premier ministre socialiste Laurent Fabius, qui a également demandé à Jacques Chirac de "rappeler à l'ordre" Nicolas Sarkozy. Laurent Fabius avait déjà accusé, le 16 septembre, Nicolas Sarkozy de se fixer pour programme "d'être le futur caniche du président des Etats-Unis".
Lundi 18 septembre, après l'intervention de Jacques Chirac sur Europe 1 François Hollande a réitéré ses critiques et fustigé le silence présidentiel. Jacques Chirac "a manqué à un devoir", a-t-il estimé.
"Il aurait dû rappeler à l'ordre Nicolas Sarkozy qui, suite à son déplacement à New York, a tenu des propos qui ne pouvaient engager la France", a jugé François Hollande
"Dire que la France est arrogante dans le bureau de George Bush n'est pas, à nos yeux, digne d'un ministre de la République", a-t-il poursuivi.
Revenant sur les déclarations de Jacques Chirac sur le Proche-Orient et l'Iran, François Hollande a jugé qu'elles "correspondaient globalement à ce que (les socialistes) pensent devoir être la position de la France". "C'est quand même paradoxal que ce soit nous qui affirmions un certain nombre de principes communs avec le président et que ce soit le ministre de l'Intérieur qui soit sur une position divergente", a ajouté François Hollande.
"Je trouve regrettable que nous soyons dans cette situation où nous avons un président finissant et un ministre de l'Intérieur qui est en campagne présidentielle. Je pense que cette situation n'est pas tout à fait conforme à l'éthique républicaine", a-t-il conclu.
D'après Reuters 18/09/2006 yahoo.com et 19/09/2006 nouvelobs.com
        
Sarkozy en guise de réponse, botte en touche...
Nicolas Sarkozy a jugé lundi 18 septembre que certaines des attaques formulées ces derniers jours à son encontre par des présidentiables socialistes "n'étaient pas à leur honneur". "Ils s'abaissent beaucoup avec ce type de propos", a déclaré le président de l'UMP, alors qu'il était interrogé sur une formule de Laurent Fabius affirmant que "nous n'avons pas besoin à la tête de l'Etat de quelqu'un qui se fixe comme programme d'être le futur caniche du président des Etats-Unis".
Le ministre de l'Intérieur, qui a rencontré lundi matin à Londres le ministre des Finances britannique Gordon Brown, s'est refusé à tout commentaire sur les déclarations du président Jacques Chirac lundi matin sur Europe 1. "Je ne parle pas de politique intérieure quand je suis à l'étranger", a dit Nicolas Sarkozy à la presse à l'issue de son entretien avec Gordon Brown.
18/09/2006 nouvelobs.com

 

Trucage de la photo montrant Sarkozy serrant la main de Bush ? (09/2006)

Sarkozy a une taille d'environ 1m 70 (1m 68 ?), Bush 1m 83...

Photo officielle

z-sarkozy-bush.jpg (18129 octets)
Nicolas Sarkozy et George W. Bush (Sipa)

Photo publiée par "Marianne" N°492

z2-sarkozy-bush.jpg (18333 octets)
W. Philipott/AFP

Marianne dans son article fait le commentaire suivant sur la photo de droite : "on voit que le regard de l'ambassadeur [de France] est rivé "au miracle" qui, manifestement, se déroule aux pieds de Nicolas Sarkozy. A chacun de deviner ce qui l'étonne : tabouret ou lévitation ?"

Article du NouvelObs
Le Canard enchaîné se demande comment le ministre a pu tenir tête à George W. Bush (1,83m) sur une photo où les pieds sont coupés.

Dans son édition du mercredi 20 septembre, Le Canard enchaîné s'interroge sur une image de Nicolas Sarkozy et de George W. Bush où, curieusement, les deux hommes semblent dotés de la même taille.
La poignée de main entre le ministre de l'Intérieur et le président américain remonte au 12 septembre, à Washington. Nicolas Sarkozy s'était démené pour décrocher un rendez-vous avec George W. Bush, et surtout pour que l'instant soit immortalisé par le photographe de la Maison blanche, puis diffusé à la presse, explique le Canard enchaîné. Un cliché destiné à montrer que le président de l'UMP a des contacts avec les grands de la planète.
Mais "il y a un détail troublant sur cette photo", note l'hebdomadaire satirique."A y bien regarder, c'est fou ce qu'il est grand, ce Bush. Pour tout dire, il mesure 1,83m. (…) Mais le plus fou, c'est qu'il est grand aussi, Sarkozy." Et de noter que, si l'image ne permet pas de voir les pieds du ministre, elle le montre qui tient tête au président américain.
"Sarko a grandit", en conclut Le Canard enchaîné, qui se souvient que sur d'autres clichés, Nicolas Sarkozy ne dépassait pas l'acteur scientologue Tom Cruise, "qui plafonne à 1,68". "Le petit Nicolas aurait donc gagné près de 20 centimètres en deux ans, un vrai miracle!"
L'hebdomadaire a interrogé la place Beauvau, où un communiquant précise que son ministre mesure "1,70m".
Ainsi, le mystère reste entier, à moins de tomber d'accord avec la conclusion du Canard: "Décidément, ce Sarkozy a des talons cachés"
.
nouvelobs.com 20/09/2006
1. [Dans l'article de Marianne dont question ci-dessus, il est question d' 1 m 68... le plus bas que nous ayons lu/vu c'est sur Canal plus chez Denisot ou Arianne Massenet a dit qu'après de longues recherches, le bonne taille était 1m 66]
2. [Franchement, dans l'absolu, la petite taille de Sarkozy on s'en fiche. Mais qu'il soit impossible de connaître sa taille exacte est déjà symptomatique d'un dysfonctionnement. Et qu'en plus Sarkozy puisse croire utile de se mettre sur la pointe des pieds ou sur un support quelconque pour paraître aussi grand que Bush sur une photo ou qu'il se mette sur la pointe des pieds pour écouter La Marseillaise quant il est à côté de D. de Villepin à une tribune, cela relève, soyons clair, de la psychanalyse ! Nous comprenons mal que quelqu'un qui n'assume pas à ce point ce qu'il est entende régenter la vie de 60 millions de personnes ! Et Sarkozy a récidivé en se mettant sur la pointe des pieds sur la photo officielle du dernier sommet Franco-Allemand début octobre 2006 (photo parue sur le site du NouvelObs) Sur une photo officielle ! Monsieur Sarkozy en se ridiculisant de la sorte bafouerait l'honneur de la France s'il agissait en tant que Président !]

 

Dominique de Villepin met en garde Sarkozy (08/10/2006)
Extrait NouvelObs  9/10/2006
L'ancien ministre des Affaires étrangères n'en a pas moins multiplié les piques à son ministre d'Etat, et notamment en matière de diplomatie.
"Parler des choses, c'est une chose. Vivre les choses et mener une politique, c'est une autre chose", et "l'épreuve des faits est une épreuve redoutable en politique", a-t-il lancé à un Nicolas Sarkozy qui critique durement la politique étrangère française dans un long entretien à paraître le 12 octobre dans la revue Le Meilleur des mondes. Le président de l'UMP y critique notamment les relations personnelles nouées par Jacques Chirac avec les dirigeants chinois ou russe, dans lesquelles "on semble parfois prêt à échanger des principes contre la realpolitik".
"L'expérience dans ces domaines est irremplaçable", a rétorqué Dominique de Villepin. "Tant qu'on n'a pas connu ces situations, tant qu'on n'a pas exercé de fonctions dans ces domaines, il faut être attentif à bien réfléchir, bien observer". "Que, dans le cadre d'une campagne électorale, on cherche à se positionner, à se distinguer, quoi de plus naturel", mais "je serais curieux de savoir comment on peut aller plus loin dans la dénonciation tout en gardant ce dialogue nécessaire pour faire avancer le dossier iranien (...) le dossier coréen" ou "le dossier énergétique", s'est demandé le Premier ministre. La diplomatie "exige beaucoup de savoir-faire, beaucoup d'exigence morale" et "c'est bien un domaine où je me garderais de donner des leçons"...
Le Premier ministre a notamment évoqué les relations de la France avec la Russie, au lendemain du meurtre de la journaliste russe Anna Politkovskaïa, retrouvée abattue samedi dans un immeuble moscovite. "La Russie est un partenaire important et il est essentiel pour un pays comme la France ( ...) d'entretenir de bonnes relations avec la Russie". Il faut donc "avoir un dialogue très franc", mais "nous ne devons pas nous mettre en position de nous exclure d'un dialogue". Car "nous avons vu trop souvent ceux qui voulaient donner des leçons de morale à tort et à travers s'exclure de cette relation et les pays se durcir", a souligné Dominique de Villepin."Nous devons prendre en compte cette exigence qui est de faire avancer les choses".
09/10/2006.nouvelobs.com

 

Arnaud Montebourg et "George W. Sarkozy" (02/10/2006)
Publié uniquement sur Internet par l'hebdomadaire Marianne

Par Arnaud Montebourg, député de Saône et Loire et président de «Rénover, maintenant»
Nous vous proposons de retrouver ce texte à la page
Marianne2007.info/George W. Sarkozy

 

Michèle Alliot-Marie (MAM) se démarque de N. Sarkozy (19/10/2006)
Il avait pointé "l'arrogance", elle parle de "vérité" entre amis : Michèle Alliot-Marie, ministre française de la Défense, s'est démarquée le 19 octobre 2006 du président de son parti Nicolas Sarkozy, en prônant des relations France-Etats-Unis fondées sur "l'indépendance".

Au deuxième jour d'une visite aux Etats-Unis - organisée cinq semaines après celle du ministre français de l'Intérieur - Mme Alliot-Marie avait choisi le cadre très symbolique de Yorktown, en Virginie (est), pour expliquer qu'entre amis, il convient de se dire des vérités même si elles sont "rudes". C'est au lendemain de Yorktown que Jefferson rendit hommage aux Français en déclarant: "Tout homme a deux patries: son pays et la France". Dans deux discours, en français et en anglais, elle a lancé: "Ensemble nous avons écrit le premier chapitre de l'histoire moderne". La liberté, a-t-elle lancé, est "notre référence commune, notre précieux héritage". Cela n'a pas empêché, a insisté cette proche du président français Jacques Chirac, que France et Etats-Unis aient leurs "identités, désirs, intérêts nationaux à défendre".
Etre indépendant, cela ne signifia pas "être arrogant" ou "montrer un esprit de supériorité", a insisté la première Française ministre de la Défense. "Pas de conduite de vassalité". "Il n'y a pas d'arrogance à dire à un ami ce que l'on pense", avait-elle auparavant relevé. "Au contraire, c'est ne pas répondre à un devoir d'amitié que de ne pas dire à un ami la vérité".
"C'est ce que j'ai toujours fait et cela ne m'empêche pas de recevoir aux Etats-Unis un accueil chaleureux".
Cette prise de position est apparue clairement comme une réplique à M. Sarkozy

Extrait C. Delpuech AFP 19/10/2006 yahoo.com
[lien Yahoo valide quelques semaines]
[Comme quoi, MAM nous prouve qu'il y avait des "présidentiables" censés, à droite, en ce qui concerne la relation France-USA ! ]

 

Le PS épingle N. Sarkozy dans un "livre internet' (11/01/2007)
Dans un livre publié sur Internet, "L'inquiétante "rupture tranquille" de Monsieur Sarkozy", est notamment dressé un inventaire des fondements idéologiques du projet de N. Sarkozy dénoncé comme étant libéral, atlantiste et communautariste. Le livre égrène aussi un bilan acerbe de ses actes passés.
Pour le PS,  Nicolas Sarkozy "est devenu une sorte de filiale française de la Bush Compagnie, un néo-conservateur américain à passeport français".
Retrouvez le livre au format PDF : L’inquiétante “rupture tranquille” de Monsieur Sarkozy

 

Le jour où Nicolas Sarkozy, sur les USA, retourna sa veste (14/01/2007)
C'était, comme nous l'apprenons par Reuters, lors du congrès de l'UMP, le 14 janvier 2007.
Souvent critiqué pour son "atlantisme" présumé, Nicolas Sarkozy a déclaré qu'il voulait une France qui sache dire "non" aux Etats-Unis quand ils ont tort.
Il a notamment estimé que la guerre menée en Irak par les Etats-Unis était "une faute".
"Je veux d'une France qui parle toujours à l'Amérique comme une amie, qui lui dit toujours la vérité et qui sait lui dire 'non' quand elle a tort, qui lui dit qu'elle n'a pas raison quand elle viole le droit des nations ou le droit des gens qu'elle a tant contribué à forger, quand elle décide unilatéralement, quand elle veut américaniser le monde alors qu'elle a toujours défendu la liberté des peuples", a déclaré le candidat de l'UMP à l'élection présidentielle.
Lors d'une visite aux Etats-Unis en septembre, il avait dénoncé l'"arrogance" de la diplomatie française, notamment à propos de l'intervention américaine en Irak.[nous en avons parlé ci-dessus, cela ne vous aura pas échappé]
Changement de ton lors de ce Congrès : il a dit vouloir être le président d'une France "qui ne transigera jamais sur son indépendance ni sur ses valeurs" et a rendu hommage aux prises de position du président Jacques Chirac sur la guerre d'Irak.
"Je veux rendre hommage à Jacques Chirac, qui a fait honneur à la France quand il s'est opposé à la guerre en Irak, qui était une faute", a-t-il déclaré.
Reuters 14/01/2007 yahoo.com
[lien Yahoo valide quelques semaines]
[Si vous avez lu la totalité des textes ci-dessus, vous savez à quoi vous en tenir... Sarkozy a lu le sondage de l'IFOP, publié le 20 décembre 2006, qui indiquait que 75% des Français souhaitent que le prochain président de la République mène une politique extérieure "éloignée" de celle des Etats-Unis. Donc il change du tout au tout son discours... comme il le fait en matière économique où il passe du libéralisme pur et dur aux conceptions économiques de feu le gaullisme social.
Ce fantastique virage à 180° est-il l'oeuvre d'une girouette ? En fait nous croyons que Sarkozy n'est pas une girouette, le vrai Sarkozy c'est celui de 2005, de 2006. Celui de 2007 ment aux Français pour satisfaire sa névrose obsessionnelle, devenir président de la République. Mais passée une élection victorieuse c'est le Sarkozy de 2005-2006 qui gouvernerait la France pas le pantin accommodant de 2007]

___________________________________________________

Autres textes à lire, notamment, sur ReturnLiberty :
- "Preemptive action", la guerre impériale américaine
- Les postes avancés de la tyrannie (selon Bush)
- L'administration Bush II au jour le jour
- Patriot Act ou la tentation du totalitarisme

- Bush se met les scientifiques à dos
- Avortement, homosexuels, les agressions de Bush
-
L' Europe face aux USA
- La Chine face aux USA
- L'économie des USA sous Bush II
- Justice guerre et Etat de droit
-
Dernières nouvelles de la peine de mort aux USA
- Faits de société

Vous êtes sur ReturnLiberty : "L'Amérique post 11/09. De Bush I à Bush II"

Accueil ReturnLiberty