Le cheval bleu
galope sur les vagues couleur d'orage
Variations sur un même t'aime
le visage est
une fracture
qui ne s
'ouvre jamais que sur
Les trois personnages :
Le Meddah
La courtisane
Le CATIN un enfant .
LE Meddah :
tout au long du texte donne ,
l 'unité musicale
par le jeu de couleurs de son
vêtement :
LE BAB (notre conteur
est bab )SARYY ALI MUHAMMID : dit le BAB .Chef religieux persan fondateur du
Babisme en 1884 c 'est à dire "la porte de la Vérité "remise en cause
des fondamentalistes .De toutes les églises et par-là même de tous les Clercs.
Syméon le fol (le conteur est un fou de Dieu et son Ami Jean l 'inoubliable :
" Folie pour le Christ " est l 'une des expressions
Peut -être la plus élevée de la sainteté et
piété orthodoxe d ' où sa rareté -
Elle lui sert de cellule et de solitude au milieu de la société où il
se meurt .Pour parler .Il faut du silence .Mais le silence parle.. !Il y a
toujours une présence dans son silence .Le silence est présence.
D 'ou son départ
en barque…..au gré des vagues , qui rament la barque .Son silence est violent
dans sa démesure ,en noir et blanc en blanc et noir
pour en fin de course Tout de blanc vêtu
La Courtisane :

Le Catin :

Dans
le désert les rues n ' ont pas de nom..

peut – être
un jour
une
nuit ,
un soir
un matin
que je
cherche
en vain
au gré
des vagues
en creux
au son
des
cliquetis
des vagues
légères
lorsqu ‘
elles ont
bravé
l’enfer des tempêtes
la mer est
un
mystère
RECITS
sur un mal
entendu
Je ne peux témoigner de rien ,n 'étant sur de rien .Etc. ,Etc.…D 'autant que le réel n'est qu'illusion ,et ,l'illusion n'est qu'imaginaire.
La brise douce ,caressante , d ' un soir que je pense
être d 'été .Donc la brise, douce caressante que je pense être d ' été me
confirme que la courtisane est bien au rendez-vous ,elle embaume la brise

Je ne peux que
témoigner que des coups de queues qui nous ont batées le flanc et encore…que !
Dans le Harem de la casbah d'Alger la blanche tous les deux fatigués de donner
nos corps aux mêmes hommes .Blottis l 'un contre l 'autre .L'un avec l 'autre
.Elle se met à me laver comme une mère lave son enfant…Elle n 'a jamais eu
d'enfant.
Dans le contrat ,j'avais bien spécifié ,que compte tenu des exigences du Maître
.Il ne pouvait pour elle ,être question de s'encombrer d 'une charge.
L 'un contre l 'autre ,l'un avec l 'autre .Mais, jamais l'un pour l'autre.
Le Maître aime bien nous prendre l 'un après l'autre .Nous aimons bien ce
Maître. Celui-ci nous a payé très cher Nous avons montés les enchères . Et,
ordonnés que l 'argent nous soit donné avant et non après . J'ai même exigé un
contrat en détail très détaillé tout est codifié dans les moindres détails nos
vies au quotidien .Traduit en arabe et en français .Il faut dire que mon tout
premier Maître ,le premier de tous les premiers me parle en latin ,sans aucune
retenue ,je dois être disponible à son moindre désir..
Il est entre chien et loup
Nous embarquons ,pas très ..rassurés
La barque nous semble légère pour traverser
d 'une rive à l'autre ,au rythme du cheval bleu.
.Du
peut - être trop tôt , au peut - être trop tard.
.
La barque dans son va vers le vient
. s éloigne de la
berge…Un rien de nostalgie de cette rive que nous quittons définitivement .
Nos corps d'un
harem à l'autre ,Etc. Etc. ..de queues qui battaient nos flancs .
Nous connaissons bien ,les hommes de notre pays natal .Il n'y a rien de plus
intimes ,que les coup des queues dans l'âme. Etc. Etc.
Cheikh Mohand ou - Lhossin à ses adeptes :
les
pieds vont avec le cœur :celui que tu aimes
tes pieds courant vers lui.
pleureront
pour lui.
Les
mains vont avec les poumons :celui que
rejettent tes poumons ,tes mains le frapperont.
Voilà du temps
passé…
notre passé a du futur .
mais quel temps de chien.
Souvent ,les soirs de fatigues elle fredonne cette Complainte.
La barque hurle ,la vague la bat , danse la colère de la mer , la mer en rut du
cheval bleu ..
Quel calme à l'intérieur, la courtisane mon amie semble dormir .Je dis semble
,car, je ne suis sur de rien ,se méfier toujours de l 'apparence.
Puis ,tout au fond de la barque ,très loin. tout au fond de la barque ..au fond
du fond...
Le Meddah…d'une voix douce :
:.Un
berger un jour ,prés de mon village natal riche de son troupeau ,le plus beau
troupeau de
la plaine
beauté de la
couleur des blés du sud .Il avait du faire don de beaucoup de moutons de
chameaux et le plus beau de ses étalons : un cheval bleu.
Trois jours ,trois nuits de joies ,de tendresse d'amour fou .
Un boubou couleur
bleue - noir
Un turban couleur noire ,protégeant sa bouche par dignité .
Un homme grand
d'une étrange beauté ,taillée comme une pierre au soleil du désert…
une lumière bleue de la beauté d’un émeraude éclairée
son visage
Depuis quelque temps , un temps lent
trop long pour les bêtes et les femmes :la sécheresse . :Cette année là
,elle fût très rude ,les anciens des plus anciens de tous les anciens, de
toutes les tribus n'avaient de mémoires de chameaux rien entendu de pareil.
Des hommes ,des bergers lui disent que de l'autre côté du désert ,il y a de
l'eau en abondance .
L 'eau est source de vie . pour un berger .Sans eau son troupeau dépérissait et
les femmes aussi .
( encore que les femmes ne sont pas substance pour un berger ) Mais , surtout
sans possibilité de se purifier pour les prières .Il décida ,de prendre bêtes
et femmes et commençât la traversé du désert .
Dans le désert le regard est
présent..

Le fou au pied de
la mosquée chante ….d’une voix inaudible pour un mal – voyant !
Le premier à la fin du jour ,au commencement
de la nuit
.Une bonne
trentaine de bêtes fatiguées épuisées ne purent se lever…
Alors il mit un de ses vêtements autour du cou de la plus belle bête ,pensant
le reprendre à son retour… de retour en retour ,de jour en jour ,de vêtements
en vêtements , arrive sans bêtes ,sans femmes et nu devant la tribu .Ect , Ect
..
La tribu atterrée , consternée ,stupéfiée. de mémoire de tribu ,aucun berger n
'avait perdu bêtes , vêtements et femmes.( encore que pour les femmes ) !
Ils le conduisent ensemble , au Marabout .
Ce dernier écoute
palabrer toute la tribu, et c'est bavard une tribu. Regarde l 'homme, perçoit
un regard présent, le regard fier du Touareg qui du haut de la dune ,son temps
passe a regarder le silence du désert .Cet homme nu, sans bêtes, sans femmes,
cet homme humilié est fière ,
comme un Touareg, le regard plein de vie, plein d'amour.
Dans le grand silence des hommes du désert ,ces hommes qui savent que seul le
silence est présence …ces hommes ,ces bêtes et ces femmes prirent silence .
Alors ,dans un grand silence , attention quelques fois le silence fait du bruit
, dans un silence silencieux il dit le dire :
Croyez - vous que cet homme sans bête et sans vêtements et sans femmes a perdu
son AME ,parce qu'il a perdu ses biens. ?
Le croyez - vous vraiment ?
La courtisane ouvre les yeux ,sourit au Meddah ,
l 'écume bat le flanc de la barque ,d 'une mer calme ,d'une légère brise.
la courtisane caresse mon visage ,qui plonge dans le silence de la mer qui s
'endort ….mon Touareg danse sur la mer ,la mer enlace le Touareg..Le Touareg m
'enlumine….Je n 'ai plus peur de l'autre rive.
Enfin un soir de vie ,paisible et heureux .
Le premier soir ,de tous les soirs ,des soirs ,enfin paisibles et heureux .
de
Vivre devant Toi ,
l 'homme que je serai..
Mais ,ajoute le
Meddah ,il te faut encore ,et ,encore faire du vide ..il y encore du trop plein
.
Il faut alléger
la barque de la passion des hommes.
un sourire est échangé qui endort nos silences.
Je ne sais le comment ,du pourquoi .je n'entends sa mélodie .Fais attention me
dit le Meddah à la lumière , toi, qui voyage dans le noir .Tu es en phase
finale nul retour en arrière ,bientôt la délivrance.
Alors ,ses yeux outre la lumière de la lune qui est l ' évidence de Dieu .
On dit dans le désert que l 'aveugle est la lumière de Dieu .L'aveugle serait - il les yeux de Dieu.
Je ne peux pas
témoigner de cette légende …
Mais ,je peux témoigner pour avoir eu un ancien Maître aveugle que les yeux de
Dieu sont bien les aveugles de cela je peux témoigner .Mais ,il me faut encore
faire le vide pour vous parler un jour un soir de ce Maître qui habitait Oran
.C 'est lui qui m ' initia au désir de Dieu ,à ce désir fou de
Dieu et de mon corps .Mon corps se souvient encore et encore de sa caresse qui
était prière
J'ai pris du
plaisir à son désir, j'ai alimenté
Sa jouissance ,elle était mienne .
Le meddah ;
comme l'a dit un des convives au banquet où était convié Socrate. Celui ci y
répondit par le mythe de l'androgyne primordiale en expliquant qu'il existait
deux espèces humaines : ceux qui séparés recherchent leur part en l'autre de
l'autre sexe et les autres qui se retournent en eux mêmes. Ceux ci , Socrate
l'explique, n'était pas des androgynes à la recherche de leur part du sexe
opposé mais des hommes "entiers". comme l'a dit un des convives au
banquet où était convié Socrate .
لقد
حمل
العالم"الفقيه"
الموريتاني إشعاع
المعرفة إلى
مناطق واسعة
من العالم
وخصوصا إفريقيا
التي يتفق
الباحثون والمؤرخون
على أنها لم
تلج أبواب
الإنسانية
ولم تتجاوز ظلمات
الجاهلية إلا
حين دخلها
الموريتانيون
حاملين مشعل
الثقافة ونور
المعرفة.
وقد
ظل شيخ
المحظرة محل
تقدير واحترام
كبير، يقدره
كافة أفراد
المجتمع،
ويقفون عند أمره
ونهيه، وعليه
يحتكمون وبسلوكه
يتأسون، كما
عبر ما حظي به
طالب المحظرة
من تقدير وما
وفر له من
تشجيعات مادية
وقيمة معنوية
عن قيمة
المحظرة في
مجتمع موريتانيا
البدوي الذي
بهر الآخرين بباديته
العالمة التي
لا يوجد لها ند
و لا مثيل.
ويعتبر
القرن الثالث
عشر الهجري الإطار
الزماني الذي
ازدهرت فيه
الثقافة
الموريتانية
وتعددت
مشاربها
وتنوع عطاؤها ونمت
واستقام
عودها.
وقد
عبرت المحظرة
عن واقع
بيئتها البدوية
فكانت نوازل
الفقهاء،
وقصائد
الشعراء كلها تعبير
عن الواقع
المحلي
واستجابة طبيعية
له بل ان
فقيها
موريتانيا
ألف كتابا
أسماه "كتاب
البادية"
حاول من خلاله
تكييف
المعارف
الفقهية مع
خصائص مجتمع
البادية.
ورغم
ان الشيخ
المحظري رمز
حضاري ومنارة
علمية كبيرة
فإن ذلك لم
يمنع
المستعمر من أن
يصنفه في
دائرة
الأميين لأنه
لا يكتب ولا
يقرأ الفرنسية.
وإذا
كانت النخبة
العالمة في مجتمعنا
التقليدي قد
حظيت بنصيب
وافر ورصيد هائل
من ثقافة
عصرها فإن ذلك
لم يمنعها من
المزيد من
الاستزادة
والتواضع
الفكري ممتثلة
قوله
تعالى:"وما
أوتيتم من
العلم إلا
قليلا" صدق
الله العظيم
ولم
يكن شيخ
المحظرة
قديما يتلقى أجرا
مقابل ما يقدم
من خدمات
معرفية
وعلمية بل كان
يريد بعلمه
وجه الله
تعالى، وقد كان
يحدوه في ذلك
حاد ديني
يتمثل في آيات
قرآنية كريمة،
وأحاديث
نبوية شريفة
ترغب في بث
العلم وترفع
من شأن
تعاطيه،
وتخوف مقابل ذلك
من كتم العلم
واحتكاره.
وإذا
كانت هذه نظرة
مجتمعنا
البدوي للعلم
والمعرفة فإن
نظرة
موريتانيا
اليوم تنطلق من
رؤية كونية
شاملة،
فعصرنا لا مكان
في خارطته لمن
لا يمتلك
ناصية العلم،
ذلك هو القانون
الذي يفرضه
التطور الذي شهدته
البحوث
العلمية
والذي أفضى
إلى ما وصلت
إليه البشرية
من ثورة
تكنولوجية
حملت الإنسان
إلى فضاءات
علمية تتجاوز
حد الخيال
وسارت به خطا
حثيثة نحو
آفاق رحبة لم يكن
يحلم بها في
سائر العصور
السابقة.
Il
a privilégié mon sexe pour la mettre dans les mains de Dieu .Il a même coagulé
mon corps pour recevoir le corps du Christ .Dans mon corps devenu tabernacle,
chaque homme ,chaque homme ,tout homme en laissant son sperme chaud dans mon
flanc est devenu l'ami de Dieu .
Dans cette barque ,sur cette mer ,dans ce ressac avec cet homme de blanc ou
noir ,puis de noir
ou blanc et cette femme en bleu ,toute de bleue , notre barque est temple
,mosquée ,cathédrale un REQUIEM ,le dire merci …Au delà du bien et du mal . Mon
Maître aveugle d 'un amour sans limite sans retenue à mon encontre m '
apprivoise à la musique et à la poésie et l 'écoute du silence du désert …parce
qu 'il était aveugle lui seul savait ces choses .Il avait la patience de l '
aveugle .Etc. , Etc. …L ' Amour seul sait qu 'existent des pauvres des fous ,et
surtout des aveugles qui se sont purifiés et qui brillent comme le soleil par
leur patience et par les souffrances .
Nous dit le Meddah qui est aussi fol en Christ .Il.. dit le silence ..et le
silence dit de faire silence
.C'est dans ce seul vide à rien ,qu'il y a le tout du rien .Le tout du Rien du
bon à rien. .
IL faut les avoir entendu un soir après l'abattage dans le harem pour témoigner
qu'elles ne savent que caqueter.
Une putain de Gardahia (qui venait du désert ) nous offre ,comme cela ,en toute
simplicité ce texte de saint Théophile d 'Antioche ( il est bon de savoir que
les femmes des harems devaient avoir une culture important pour être achetées )
par notre Maître ,mais cette fonction était réservée aux seules femmes du
désert .. " par nature l 'homme n 'était pas plus mortel qu'immortel mais , capable des deux .
Mais pour autant il n'était pas rien du
tout "
La barque s 'endosse , à la mer
qui gronde .
Tout
au fond ,la courtisane en bleu ,et , l ' AUTRE sur un pantalon blanc ,et une
chemise noire .,le bruit d'un galop Gronde le dire :
..écoute ce que mes lèvres vont te dire à voix basse ce qu 'elles veulent
murmurer pour toi .
Veux - tu devenir autre que celui que tu as été ?
Que celui que tu es. ?
Veux - tu être celui qui est pour les autres et d'abord pour cette Autre et
avec cet Autre par lequel
chaque être à l'existence ?
Ecoute ce que mon amour voudrait te dire . "il dormait ,épuisé par cette
nuit d'amour.
Qui dort qui est ce visage si doux ,qui vient bouleverser la nuit. ?
Etrange miroir . Sous ces yeux clos toute rencontre est cruelle ,et, absurde.

Celle - ci plus
que toutes les autres . Notre séparation fût cruelle et absurde -
j'avais des passions sans Amour ,avec lui une passion d'amour.
Les yeux de Meddah sont humides ,c'est la rosée du matin .
. l 'humidité des vagues sur nos visages
écoute me dit - il ce chant du pâtre dans les hautes montagnes de Kabylie
" . J'ai froid d ' émoi ,à quoi servent les mots ?
voici - toute une vie à t 'attendre .
.. " moi ,les mecs je les baise pas ,ils me baisent ,c'est la règle ,tout
se passe dans mon dos ", avec TOI rien de pareil .
Tu hésites ,te voici .Pour TOI je me devais de vivre
.Il me fallait pour TOI être à l 'heure au rendez - vous .
Tombant mon frocs
pour courber mon dos .Il me fallait bien vivre .
C 'est cela la fatalité .
Dans un harem on
passe son temps a attendre l’autre….

Tu hésites ,te voici ,tu dors .Tout cela ,c 'est de la faute à tes yeux à ton
corps prés du mien
Le ciel avait l ' obscurité de ton regard .
tout cela c'est de la faute à mes yeux
j'ai vue sangloter tes yeux .
tu savais mon destin ,
tu fais mon destin ,
écroue mon futur .
le bourdonnement des moutons couvre la voix du berger….et les abeilles brêlent
Le Meddah hurle ,les vagues font silence
La barque cesse tout mouvement " la vérité dit - il :
(ne vas pas là où n'est pas ton chemin car tu verras l'épine où
d'autres voient la rose)
nous savons tous
que la vérité est comme le mouvement d 'un balancier immense qui oscille de
droite à gauche ,en passant par le centre ,puis revient de gauche à droite et
ainsi de suite …la vérité n 'est ni à droite ni à gauche ,non plus au centre
;ce n 'est pas non plus un juste milieu confortable.
Elle est ce MOUVEMENT même du balancier qui revient inlassablement sur lui -
même ,toujours vers de nouveaux écarts .VOULOIR la vérité , c 'est vouloir ce
mouvement . "
sans haine . ".
La mer reptile son mouvement ,la barque pluie la mer ,la brise endolorie mon
visage
Le Meddah en noir et blanc, blanc et noir ,
berce la vague d'un murmure Inaudible .
Après ,bien des nuits , puis des jours , puis après bien des nuits, et après
des jours.
19 avril 1952 Algérie
-mort de Jean Amerouche
né le 7 février 1709 à Izil Aali prés d ' Akbou –
chant berbères de
Kabylie ,étoile secrète ..
Voici le chant de l'aveugle fou devant la porte du harem
écoute me dit - il ce chant du pâtre dans les hautes montagnes de Kabylie
Une fois, la
Première Mère du Monde moulait des grains avec son moulin à main, puis elle
mélangea la farine ainsi obtenue avec de l'eau. Vers une heure avancée de la
matinée, elle modela la pâte pour lui donner la forme d'une brebis. Comme elle
avait de la suie des marmites sur les mains, la tête de la brebis était toute
noire, alors que le reste du corps demeurait tout blanc. Ensuite, elle déposa
la brebis en pâte dans le son qui se trouvait autour du moulin et qui avait été
séparé de la farine au moment de la mouture. Le son resta collé au corps de la
brebis et se transforma en laine.
le bourdonnement
des moutons couvre la voix du berger….et les abeilles brêlent
Le Meddah hurle ,les vagues font silence
La barque cesse tout mouvement " la vérité dit - il :
nous savons tous que la vérité est comme le mouvement d 'un balancier immense
qui oscille de droite à gauche ,en passant par le centre ,puis revient de
gauche à droite et ainsi de suite …la vérité n 'est ni à droite ni à gauche
,non plus au centre ;ce n 'est pas non plus un juste milieu confortable. Elle
est ce MOUVEMENT même du balancier qui revient inlassablement sur lui - même
,toujours vers de nouveaux écarts .VOULOIR la vérité , c 'est vouloir ce
mouvement . "
sans haine . ".
La mer reptile son mouvement ,la barque pluie la mer ,la brise endolorie mon
visage
Le Meddah en noir et blanc, blanc et noir ,
berce la vague d'un murmure Inaudible .
Après ,bien des nuits , puis des jours , puis après bien des nuits, et après
des jours.
Je n 'ai rien
écrit , je n 'ai même pas entendu .
Sais - tu me faire rire ,me demande la courtisane . Je n 'ai pas envi de rire .
Car ,le temps de déposer une odeur d 'encens sur ta mémoire interdite , ta
musique effleure ma bouche , pour ta nouvelle chanson ,
Prêter toujours l'oreille aux chants des Berbères fous ,qui mendient aux portes
des hammans .
-
je n ' entends pas ton sourire
. Quelle que soit la démesure de la tempête .
Je sais avec certitude la violence de la Méditerranée .Etc. Etc. ..
Le noir et le blanc ,puis le blanc et le noir
flottent sur la barque .Le Meddah est là ,me caressant la main ,il annonce la
tempête .
J 'ai peur .
Je t ' en supplie reste avec moi .
J 'ai peur .
Je t ' en supplie reste avec moi .
J 'ai peur .
Suis ,je vraiment fou ?
Sa queue m 'initie ,avec délicatesse ,à la caresse des hommes ,comment il faut
se déshabiller devant un homme ,et se préparer à abriter son sperme chaud dans
mon flanc
13 avril 1847algérie :Muhemmed ben
Aabdellah ,connu sous le nom de Bou -Maza
( l 'homme à la chèvre ),incarnant le Mahdi
" messie "- manifestation patriotique prenant
une forme mystique - qui souleva le Dahra se
rend au général saint - Arnaud à orléanville
al asnam.
Le ressac ne danse plus ,la barque vole sur la vague ,la vague gambade sur
la mer .
Moi ,quand je pluie sur la mer ,sur les vagues sur
l ' écume des vagues .Je me sens euphorique et je pense à la chanson..
Je partirai un jour vers un pays nouveau pour une rive que je ne connais pas.
Mais le vent me porte pour l 'éternité ,l'éphémère rose des sables .
Est - ce cela le destin. ?
Ma liberté n 'est pas de refuser ce destin ,mais d ' être assez fort pour ne
pas cueillir la rose des vents la laisser embaumer pour l 'éternité ce corps
disloqué.
Sensations de plaisir ,de chaleur ,de caresses par les vagues et lui répond le
ressac de la mer qui se jette sur la terre , qui n 'en finit pas de rejeter la
mer .Va et vient ,départ et retour, naissance et mort ,deuil. C’est le seul
point faillible ,le seul point attaquable ,la seul brèche dans cette entité
parfaite :
le refus du
suicide.
C’est le prix
qu’on doit payer pour nos rêves ,pour un nouveau mensonge dans chaque visage.
Il est trop tard
on n’a pas su s’aimer. Partir sans un au revoir ,un regard en arrière ,pauvre fou
Que reste t- il de ma vie ?

il
y a des jours des vagues noirs
organisent des régates
d'étincelles
elles s'alignent en rangs d'écume
j’ai
remarqué
de curieuses coutumes
chez les écharpés en exil
une sorte d'humour :
. Vous descendez à quel cœur - chœur ?
Me voilà
chavirant
jeté sur le sable
laissant derrière
moi
souvenirs et
regards sans corps …. Des corps sans
regard
mon début mon milieu et ma suite
.
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