La guerre, la violence, ne sont ici que prétexte pour parler d'une autre violence

 

    La guerre, la violence, ne sont ici que       prétexte pour parler d'une autre violence.
Le viol d'un enfant et sa violente séduction

Ce texte est offert à :

Jean – Louis Allard qui quelques mois après avoir offert sa voix dans Requiem a choisi de nous quitter.

 

Comme une mariée l’enfant tout de  blanc  s’offre :

En réponse à l'un des convives au  banquet où  était convié Socrate : celui  ci y répondit par le mythe de l'androgyne primordiale en  expliquant qu'il existait deux espèces humaines : ceux qui séparés recherchent leur part en l'autre de l'autre sexe et les autres qui se retournent en eux mêmes. Ceux ci, Socrate l'explique, n'était pas des androgynes à la recherche de leur part du sexe opposé mais des hommes "entiers".Après il défini l'amour, qui est bien plus que la personne aimée mais quelque chose derrière, dans le monde intelligible, le monde de "l'aïdos", ce "beau et bon" indissociable pour les grecs (kalos kai agathos). Mais le danger de cette "homme  entier" est qu'il se tourne fasciné vers lui-même.

Mais cette fascination  existe, cependant cette intuition profonde et vrai  n'est pas à  interpréter  sous le prisme de l'inconscient freudien (et dans sa filiation, en Lacan ou autre) car on  en  est encore prisonnier dans l'interprétation et la culpabilité. Ce n'est pas entièrement faux, c'est une interprétation  qui  tient le bon  bout, mais moi je pense qu'en fait tu as été violé, oui, mais tu ne l'a pas complètement subi, et déjà par nature tu séduisais cet autre homme que tu avais en face, par désir d'une rencontre inexprimable. C'est déjà en amont que tu étais ce que tu es encore, un homme complet par nature.

J'ai, je crois, une interprétation bien plus estimable que celle que l'on peut donner en général et que toi encore tu subis sur le rôle du traumatisme, même si je sais que tu as l'intuition ou la connaissance de ce que je viens de te dire. Tu n'es pas une victime, et ton rapport au monde est naturellement, primordiale ment "beau et bon", ce sont les autres qui sont tordus, comme l'ombre des bêtes enragées ou endormies portée au fond de la caverne. Tu es revenu mal voyant, mais toi tu sais, tu as vu la lumière.

Richard Giraud :    l'homme qui faillit mourir de soif dans une ville

  "Dans cette banlieue de la ville d'eau réputée, il n'y avait jamais eu de fontaine. On n'y plantait pas de fleurs, le long des bordures de béton disjointes des chaussées défoncées. Par dérision, sans doute, l'animateur du centre social, Richard Giraud fit composer des poèmes aux jeunes désœuvrés du quartier.
Les adolescents cherchèrent instinctivement l'inspiration en observant les rares passantes. Ils les décrivirent en termes flatteurs, mais avec la salacité de mise entre copains de leur âge. Leurs " poésies gros mots ", comme il était précisé en titre de leur ouvrage, furent rassemblés dans une modeste brochure à usage interne, destinée à rejoindre les brouillons de générations successives d'écoliers, dans le tiroir aux souvenirs.

Mais un voisin, honnête à la manière des passants de Brassens , s'indigner. A l'époque ce qui heurte ferait sourire aujourd'hui mais les sensibilités n'anticipent pas. Des morceaux choisis de nos polissons jurant diffusés. Les élus locaux, même s'ils n'étaient pas dépourvus d'arrière-pensées électorales (l'animation ayant été nommé à son poste par la municipalité précédente de l'autre bord), purent faire état du soutien implicite de l'opinion pour dénoncer avec force cette atteinte aux bonnes mœurs. Ils accusèrent Richard Giraud de corrompre la jeunesse. Et comme, depuis Socrate, les procès faits en la matière ne vont pas tout seuls, on lança contre les plus empoisonnées des rumeurs. Les sympathisants de l'animateur s'éloignèrent vite.

Ses amis politiques n'eurent plus le temps de le recevoir, Richard Giraud, seul, ne put sortir du cadre étriqué du débat pour défendre son travail, et il prit le chemin où il peine, sans espoir de retour, avec dans sa pauvre besace le sentiment d'avoir subi une injustice qu'il ne pourra jamais laver.

Réelle ou supposée, celle-ci ne serait qu'à l'origine d'un simple cas personnel émouvant si une capricieuse muse n'avait soudain décidé d'accompagner Richard Giraud. En effet quand nous écoutons l'histoire d'une enfance brisée, de l'exil, de l'incompréhension des autres, de leur hypocrisie ou de leur indifférence racontée par Richard Giraud, ce n'est pas seulement de lui qu'il est question, mais de nous mêmes. A moins d'être sourd, on comprend vite que ce poète malade perdant la vue, a finalement dépassé son besoin de régler des comptes et nous expose que la haine ne réjouit que l'aguicheuse au sourire hideux : la mort.

Ecoutons Richard Giraud. Il chante l'actualité d'hier et demain, après avoir failli mourir de soif dans une ville d'eaux."

La Provence libérée
MAX



"C'est un texte très beau ,émouvant ,mais inclassable"

FRANCOISE GIROUD ancien ministre de la culture .

Le noir est une couleur

Plusieurs histoires et voix tournent
Ici autour de l'apparition d'un personnage féminin qui en arabe se dit le "mouthna ".
C'est un prêtre qui initie l'enfant à l'Amour de Dieu qui passe par les caresses d'un corps sacrifié mais combien érotique, pour en fin de course : être amoureux de la souffrance de l'amour.
Récits - cris, qui prennent en charge la tradition, de l'Eros mystique, ici tourné vers une pensée de la beauté. Dans ce manuscrit "requiem pour ne plus désespérer après quarante ans de camarde ".

J'ai tenté d'une certaine façon de parler de nos racines donc de l'identité, de la différence. De la violence de la guerre à travers une autre
Violence.
Le viol de ma communion solennel n'est, ici, qu'un prétexte pour parler de cette
différence -
- homme et femme tout à la fois

Comme celui d'avoir mis en forme cette ?
Mémoire où le dire devient écriture -Chaque mot dans un grand silence s'articule Lentement pour passer de la nuit à la Lumière -

Pouvoir entendre sa voix écrire. De transformer les nuits blanches en un Noir de toutes couleurs.

Mais la passion de cette lumière invisible en donne toute la tension, et, certains jours en pleine nuit, elle bascule sur cet ordinateur qui prend ici à la force du Verbe.
Pour passer du chant à la danse des mots.
Lieu sans miroir, que faire d'un miroir
Dans cet infini invisible de lumière ? seul le chant et la danse du ventre conviennent à l'androgyne hermaphrodite.

Il est donc nécessaire pour lire ce manuscrit de vous mettre un bandeau noir sur les
Yeux .et   d'une voix monacale d'en commencer la lecture.
Dans ce temple l'errance, alors initié vous rentrerez…………. Comme apprenti de la nuit…… !
Puis un noir,
Un blanc noir,
Noir, noir et blanc.
Puis au hurlement du silence, la censure d'un cri-
J'ai donné ma voix au silence.
Je suis le plus mal placer pour parler
De ce manuscrit d'un homme qui rentre dans la nuit.
Mais fallait-il vraiment passer par ce récit névrotique pour donner du sens au non-sens de la déchirure ?
Au risque de choquer je dois vous dire que je préfère ce corps violé à ce temps
D'exil.
-. Mon pays n'est pas la France.
Le véritable viol c'est celui de nous déchirer de nos racines, de nos mémoires :
Mais de ce temps là ,je garde dans ma chair,
Une grande méfiance :Des clercs ,des barbus ,et des sans barbe .Du bruit des bottes rouges ,brunes et kakis ,des toges pourpres ,et noires de ceux qui savent la vérité !
Quelle vérité ?

La nuit est une lumière

"Pour ne plus voir on devient aveugle
Mais quand on perd la lumière on devient malade
Quand on perd le sens de la vie on devient malade
on veut même en mourir

Alors ,on prend un bateau ,on traverse la mer ,on retrouve son pays natal
Ici ,l'Afrique du Nord et toute sa magie pour défaire les nœuds de l'enfance et de l'adolescence ,et retrouver la vue à travers un ordinateur qui parle
Belle écriture spontanée ,printanière et pleine de sensualité
Merci pour ce beau poème"

Nicole Cazalet
Médecin

FACE à FACE


"Je suis plutôt du style face à face que du style préface
et je ne suis pas sûr que celle - ci convienne - je m 'y suis lancé tout de même, incertain.
Ce texte de Richard Giraud est un chant d'exil ,parce que sans doute et depuis la nuit des temps l'exilé doit chanter ,et d'une voix suppliante en s'adressant au chœur .Le fond uni ,c'est ici la blanc de la page ,avec des vagues à l'âme ,le vent la tempête ,les nuages bien sûr ,l'orage ,les gros mots ou les fumerolles du sacrifice qui montent au ciel .C'est l'énormité du mal ou du bonheur et finalement la vanité de la qualité (bien ou mal )du moment qu'on est à l'heure au rendez-vous.

Les tableaux se suivent ,bateaux ,chapelles et le récit témoigne du chemin ,après la chute :chemises ,soutanes ,encensoirs ,danses ,révoltes ,odeurs de souffre ,c'est dans l'arène que se confesse la cruauté .
Sur le sable ,la trace des siècle ,la nostalgie des villes au bord de l'eau ,la mer et à la fin encore les oreilles et la queue pour un tour de piste triomphant .C'est la part du fils ,au moment des retrouvailles
la paix du soir ."

Jean Maviel,
psychanalyste

 

 

 

                     distribution

                avec la participation de

                                                              Claudine Hunnault

 

Eveline Serre

Abdelkader  Jeribie

Nicolas Georgiou

Richard Giraud

Capucine Cazalet

Jean Louis Allard

              La soirée à laquelle nous vous convions est une  rencontre avec le chant

                  Poétique d’un homme qui s’est donné à lui- même rendez – vous

 

                  Un homme est revenu de sa propre tragédie est de la haine

                  Nous en avons cherché l’écho dans les chants qui s’appellent et se

                  Répondent :invocation de la prière musulmane et chant orthodoxe

 

                  Le résultat est fait d’intuitions et de cette compréhension qui naît d’une

                  Rencontre lorsqu’elle se transforme en relation créatrice

 

                  On pourrait dire que ce travail sur la scène est un ordonnancement

                  Discret du geste et de la parole .Une légère distance était nécessaire pour

                  Pour que s’entendre ce requiem inspiré par la passion des hommes  et

                  Finalement libéré d’elles .

 

 

Remerciements à tous les participants de l’atelier  écriture  ,a Claudine Hunault ,a Manuel  Serrano

A l’équipe du 3 bis F

      

 

                    

 

 

 

" REQUIEM pour
ne plus désespérer
après quarante ans
de camarde
en terre d'exil "

LARMES AMERES REVES D ‘HOTEL

                          Avant l’embarquement

Rêves d ' hôtel
Avant
Avant l 'embarquement
L 'hôtel
Des murs fades
Sales
Où dégouline
La sueur moite
D'un énorme
Tas de graisse
Gélatineux
Me donne la clef ,c'est à 1 'étage porte 22
Il n'y a pas d'ascenseur .
La canne blanche me porte avec difficulté à la première station ,une valise lourde de médicaments.
Il paraît que c'est la sclérose en plaque qui la rend
si lourde.
Je me jette fatigué sur un lit
Une odeur de sperme froid ,des draps souillés ,des murs fades me prennent à la gorge.
C'est un hôtel de passe !
Fallait - il cette pour me replonger dans un autre lit de la même odeur de ma communion solennelle ?
La narratrice :
Elle en est le passage obligé .Mais avec elle les peurs de ce long temps d'exil…oui la peur ,celle qui vous prend au ventre.
Glacé dans cette odeur
Put – en - teurs
Des spermes chaux
Dans la gorge d'un enfant
Une voix de femme qui me dit toute la douceur de son visage ,doucement murmure de l'autre côté du mur :allez essaye encore ,tu vas y arriver

 Une voix d'homme fatiguée par un âge assez avancé entre 80 ou 85 ans :
Non ,je ne peux pas ,j'y arrive pas
Puis un long silence
Sa beauté silencieuse je n'entend plus
Seul le murmure âge :
Encore ,encore que c'est bon
Il y a comme une odeur de confessionnal dans cet encore…encore
L'auteur dont on ne perçoit que la lumière de sa canne blanche :
Méfiez - vous d'elle
Des mots
Des mots
Non elle les danse
Comme un serpent à sonnette

 

Elle les danse
Dans un tel mouvement
De séduction
Elle vous enlace
Elle fait l'amour avec les mots
Vous ne pouvez pas dire que je ne vous ai pas mis en garde
Sa danse
Est dangereuse
Car vous ne sortirez pas de cette danse amoureuse ,sans avoir mal au ventre
Mais au moment
De votre solitude
Sa piqûre
Qui n'est que joie de vivre

Mais…
Vous fait perdre vos habitudes qui vous donnaient
L'impression de vivre
Elle est parole de vie.
C'est important les habitudes
Je vous aurais mis en garde
Ecoutez sa chanson :
Des mots inachevés
( sur le ton d'une clarisse qui doit éviter toute émotion).
Car l'émotion déranges les habitudes
( puis d'une voix grave sous les sons graves de la derbouka la peau tendue jusqu'à la rupture l'immigré
sa peau tendue

jusqu'à la fêlure )
je t'écris des maux
inachevés
à l'odeur de jasmin
aussi fragiles
que les roses des sables
écorchées
aux vents
nocturnes.
Caresse
D'une fêlure
Du temps
D'une
Robe
En noire
Elle me couvre
De la pourpre des cieux
Dans l'ombre de
Ces yeux.
Je
Me perds
Il
M'arrache
Mes
Racines
Piétine

Racines
Piétine
Mes fleurs
Des noces
De sang
Sur
Mon
Front
Ses mains
La
Nuit
Sacrée
Je refuse.
( alors cesse le son grave des mains de l'immigré)
commence sur la danse du ventre
des maux pour hurler
des maux
qui ne peuvent plus dire
ces maux
qui disent
tous
les mots
d'une enfance
volée
violée
j'écris
la peur d'un matin

sans soleil
la lumière de la nuit
je
cherche
je vacille
je pleure
je sais
l'ombre du soleil
le silence
de la nuit
commencée
des souvenirs
d'un matin
de printemps
dans mes yeux brille
l'amour
la soif
de vivre
la mort
la douleur
l'exil
mourir
de
ma mémoire
dans mes valise
l'odeur
de
jasmin
d'une enfance
en regret
hier
aujourd'hui
la trace
des heures
livides
de
cette enfance
je veux
vous dire
le regard
tourné vers
le soleil
ombre de la nuit
échappé
presque
des jours
couleurs - sombres
j'ai peur
j'erre
de
ne
pouvoir
pardonner
a se…ceux
qui
comme
un homme
tombe
se…ceux
jettent
dessus
alors
qu'ils
 étaient
les premiers
a
l'acclamer
la
veille.
Il
Me
Faut
Apprendre
A
La lumière

De
Ma
Canne
Blanche
D'entrer
Sans
Haine
Dans
L'ombre
Du
soleil
Je ne sais plus
Si c'est un rêve

La danse
Des mots
Quand des cris de mouettes
De celles qui se jettent
Dans la mer
Après avoir
Traversé
Le désert
Des vagues
Se mirent
A m'en
Dormir
Sur le paradis de l'enfant.

                                       

                                    Al ‘umm ( la mère)

 

Quelle est cette mer

Dont la parole est un rivage

Mes maux à cette rive

Retrouve la parole

Quand ces mots sont entendus

Par l’oreille

Ils sont reflets du soleil

Reflet des brumes du soir

Je viens te rejoindre

Fidèlement  visiter ton jardin

Avant de me piquer

A la rose noir !

Et danse sur la mer

Où les fleurs de ton orangé

Sont parfumées par le rose – mauve

Des lianes Floride

Où les massifs des corbeilles

D’argent endorment mes peurs

D’enfant faites des danses

Couleurs rubis

Des bougainvilliers qui s’entrelacent

Comme des amoureux

Sous les lauriers de rose – rouge

A la lumière douce

Et jaune du mimosa

Mes yeux gardent l’odeur parfumée

Du chèvrefeuille,

Mes oreilles les fleurs monstrueuses du zinnia

 Qui me disent la danse noir

Qui hantera ma mémoire du temps d’exil

Mais

Me disent aussi la danse

Aux odeurs fortes des hommes

Sur le vin de vie des raisins

De la colère les soirs d’été

Très vite dans cette mer d’huile

Mon regard aperçoit l’odeur

Couleur jaune des citronniers

L’orange des orangeais aux fleurs

Blondes d’une enfance « bari »

Le citronnier des quatre saisons

Et puis

Debout bravant le ciel les

Cyprès qui ne songent qu’ a hier

Et non plus a demain

Ecoutant

Le rire triste ,ce rire qui

Palpite qui t’appelle !

Son rire tendre est doux chante encore

En moi ce soir .

Ainsi va la vie

Pendant longtemps ,où le temps

Court

Des maux aux mots.

Puis sans le vouloir je suis passé

Prés de tes roses et déroba leurs

Parfums qui me révèleront le secret

De ma nuit et du jour

J’ai quitté ce jardin maternelle

Planté

De soleil :

Pour un territoire froid et glacé

Au goût d’orange amère.

Quand un petit âne

Qui tire son bat

Dont je ne connais pas le nom

Mais n’entend que le son

De ses sabots

Me redonnait mon nom

iL était temps

 

du ville  d’ Oran

j‘aperçus

cette ville toute tournée

vers l’intérieur ,caressée par le sirocco

elle seule sait que mes maux

sont nés d ‘une grande fêlure

d’un passé douloureux ,dont je n’ai pas pu tournée la page

lentement avec appréhension

le bateau rentre dans le port

mon angoisse

s’effrite ,le soleil éclaircie ma nuit.

                                          L’enfant……..al – walad

                     ORAN

CARREFOUR DE MES MEMOIRES.

MOTS

MAUX

                                       Marseille nous embarquons.

                                      Je laisse notre Dame de la garde
                                      protéger la ville contre la peste des clercs

  

Puis le hurlement muet de la sirène .Le bateau dont chaque flocon d’écume corporel qu’il reçut comme appel de la mer fondît aussitôt celle – ci devint

Lui – moi      

Le temps de déposer ma valise pour sortir ma valise et m'apercevoir que je me suis trompé de malle .Celle - ci est vide …sauf le livre de Bernard Noël " la cène ".Un livre
offert bien des années qui dit par la violence du sexe la guerre d'Algérie ..l'année de ma communion solennelle livre censuré par le pouvoir au nom de la morale établie.
Je ne fis pas grande attention à un homme chemise noir ,pantalon blanc ,que je pris pour un professeur de philosophie ,un rien penché lui donnant de penser.
Les pieds sur mer la tête en l'air ,un sourire gentiment moqueur .Mais , des yeux d'une étrange bonté ,entre lui et moi le visage d'un enfant..
J'ai du m'assoupir sur la chaise longue du pont arrière du bateau quand
Une voix - voix
Très douce me demanda si elle pouvait s'asseoir ..C'était mon philosophe pourquoi pas !C'est une façon comme une autre de calmer mon angoisse d'une valise vide de médicaments.
Je ne suis plus que sclérose en plaque.
Le voilà délirant sur " l'image est veine - vaine et l'oreille est aveugle " .Sur ,il est bien philosophe…et
avec assurance :Dans quelle faculté enseignez vous lui demande ai - je ?
je ne suis pas professeur ,mais médecin .
à l'intérieur de moi - même je me marre
c'est pas lui que j'irai voir pour me soigner mes plaques et me rendre la vue
c'est peut - être un médecin - poète !
mais que venez vous donc faire à Oran ?
avec son sourire plein de bonté :
apprendre la magie de la parole ,mes con - frères en
occident ne peuvent rien avec les médicaments contre

la maladie de l'exil.
j'ai du pensé trop fort : ce médecin est fou.
Non ,je suis psychiatre me dit - il ,un rien moqueur.
Je me suis laissé prendre à la magie de sa parole.
Et ,vous qui êtes - vous ?
J'ai cru un instant de colère que ma canne blanche
Allait le faire revenir sur terre.
Je ne suis que sclérose en plaque 
Ah ! me dit - il d'un air étonné
Que est votre nom ?
Et vous
Ce qui est caché
Ce qui est apparent
Décidément il commence à m'hériter et à se foutre légèrement de ma gueule…
Je n'eus pas le temps de me lever qu'il me nommait mon nom.
connaissez - vous cet auteur soufis te :
Omar ibnal - farich de l'an 1182 ?
je l'écoute :
et sa voix se mit à couvrir les coups d'écumes battant
le flanc du bateau.
Mon œil parlait
Tandis que ma langue regardait
mon oreille conversait
et ma main écoutait
et tandis que mon oreille était
un œil pour contempler
tout ce qui était montré
mon œil était une oreille
qui écoutait un chant
un long silence dans mon corps retrouvé ,j'avais enfin un chant pour mon exil ,pour mon corps travesti.
Il continue
Je peux entendre avec mes yeux
Et voir avec mes oreille
Il ne faut donc pas blâmer
Le parti pris des gens de chercher
L'extase dans la musique et la poésie
Il y a un secret subtil dans chacun des mouvements
Et des sons du monde
Les initiés arrivent a saisir ce que dit
Le vent qui souffle
Les arbres qui se penchent
Les mouches qui bourdonnent
Les paroles qui grincent
Le chant des oiseaux
Le pincement des cordes
Le sifflement de la flûte
Le soupir des malades
Le gémissement de l'affligé
Et tout ce qui attirent leurs attentes.
Meddah ou médecin
Je ne sais !
Vous savez
Avant de m'écouter ils me donnaient des médicaments ,chacun d'eux fort savant découpait
mon corps en tranche ,afin d'éviter mes gros mots
un corps qui se fêle ,c'est ça la maladie.
un corps fermé
sur ma blessure jamais nommée !
Un long silence
seul le miroir de l'écume me répondit
retourne en toi
pour que l'avenir change
le passait toujours sait.
Il se fait tard me dit - il ,à demain
L'œil de la mer me renvoyât son regard
Qui raccommode ma déchirure.
Je vois refléter demain.
Le jour se lève ,j ' aperçois notre Dame de Santa Cruz qui domine la ville pour la protéger des clercs.
J'appréhende avec sérénité ,la montée vers cette chapelle baroque de ma communion solennelle vers 1954.
Nous débarquons…Je vous souhaite faire le voyage
De retour avec vous me dit -il .Puis se retourna ajoutant dans un grand éclat de rire
" attention l'œil de la perception est aussi limité que la paume de la main ,faites confiance à la lumière
de votre canne blanche "

La sirène hurle une émotion ,une autre crie ma parole retrouvée.
Enfin ,après quarante ans de CAMARDE ,ma canne me conduit vers la chapelle.
L 'ESPACE TRAVESTI DU CORPS !
Qui a t - il de commun entre une ponction lombaire et la première masturbation ?

L’étole

Rose

Danse

Sur

La robe noir

« père pardonnez moi

des péchés

que je n’ai pas faits »

                   LA PORTE
                   DE LA
                   CHAPELLE
                   BAROQUE
                   EST
                   ENTRE
                  ANTRE
                  OUVERTE
Du dortoir à la chapelle ,que dur est le chemin de croix. Devant cette porte entre ouverte mon corps hésite entre les draps souillés et la nappe blanche de l'amour sacrifié !
Dans les deux cas :
Un corps sacrifié au Nom du Père
Comment un père
aussi bon pouvait - il
exigé l ' amour sacrifié de son fils ?
il est né le divine enfant
chantons tous son avènement
Pour un peu d'amour
j'ai offert mon corps
Pour son Père il à donné son corps
La vois de Jean
qui dans le désert annonce la venue du fils de Dieu
La voix de Noël
la naissance du fils
Jean - Noël
qui me murmure à l'oreille :
Je me souviens ,nus sommes nus et allongés l'un contre l'autre immobiles .Je ferme les yeux et je vois les jours d'hier dans ton petit appartement d'étudiant .il fait noir ! Mais ma main va longuement vers toi ,elle court le long de ton sexe
De ton flanc .Et ,remonte aussi lentement ta cuisse
Tu attends en silence ,ta bouche me caresse court vers ma cuisse ,et mon sexe .J 'ouvre les yeux pour surprendre ton geste et la chambre s'illumine…J'ai
vu le désespoir dans tes yeux .
Tu savais que demain nous nous quittions .Tu me demandes alors de rester dans ton flanc .
Un long silence pour dire ce que l 'on ne dit pas..
Ta main devient caressante ,la mienne effleurant ta barbe naissante .
Ecouter
Ne pas bouger
Venise ,tous les deux en moto
Pour une dernière communion
et mourir à Venise .
avec douceur sur la place st Marc ma main tu prends Te moquant des regards sur ces deux mains amoureuses ,tout simplement amoureuses .Ces deux mains ce matin à l'aube avant la dernière célébration de ma communion solennelle à Oran. Elargissent les frontières de mon imaginaires…
certaines nuits où la souffrance gagne mon corps ,je pense à toi
je t'aime encore
n'ai - je pas découvert mon corps pour toi ?
viens à l'aube ce matin ,regardes moi ,me vois - tu ?
c'est déjà un peu la mort .
Un silence sans partage devant cette chapelle ,une vie manquée ,je t'en supplie ne sors pas sans me jeter un dernier regard .
Je t'en supplie ne me laisse pas crucifié !
Mort à Venise !
Parce que malgré tout
Oui ,malgré tout
Oui ,malgré tout
Il y a toujours un espace
Impalpable ,indécis
A côté de moi
Un jardin aux sentiers multiples
Où une voix qui n'est pas mienne
ou pleure ou sourit un visage qui ne porte pas mon nom
une main tendre ou cruelle que je ne connais pas
qui s'appelle l 'Autre.
qui peut être un jour
peut être jamais
me feras rire ou pleurer
me parlera avec sa voix
me fera rire ou pleure
avec son visage

qui me fera fondre ou frémir
parce que malgré tout ,il me faut vivre avec ceux - là
malgré tout .
J'ai si intensément contemplé ton visage que même que même si la maladie me fais rentrer une dernière dans la pénombre noire de cette chapelle ,c'est pour mieux intérioriser les nuits secrètes de nos amours
interdits .
Eole triste vague aux veines de mon cœur
Où la mouette acerbe aux sillage passe entre les arches ,crie mon cœur fracassé qui ballotte péniche
Batée par la neige des heures sonnent contre le ciel de leurs architectures
Apres désespérances de Venise
qui pleure en transparence

pale comme des bavures
mon âme salive de douce folie
quand seul au long des puits
qui cassent l'ennui
tu déambules seul
attentif
à ma nuit

aux liquides ressacs de ma mélancolie
entends mon cher
entends de mon désir lointain
l'énorme mélopée du métropolitain
C 'est calme un instant de mort qui ressuscite mon éternelle poursuite du temps.
Alors le rire d'un enfant triste qui palpite dans sa gorge me fait rentrer dans la chapelle de ma communion solennelle.
Ne dis rien
viens vite
tant de fois t ' ai je - je appelé
de cette terre d'exil
tu étais à ma recherche jour et nuit.
Dans la pénombre ,je ne vis que la voix douce comme le miel .
Vient me dit il
notre enfance est dans ton corps
plantée comme une écharde
Viens me dit - il
assieds toi
ne dis rien
je suis proche de toi

ce que tu confesses je le sais
J'ai encore dans ma mémoire pleuré tes symboles
Viens n'ai plus peur
assieds toi.
La chapelle me semble vide ,seule l'odeur de l'huile
d'olive me dit la présence d'une flamme dansante devant le tabernacle :dieu en boite !
les hommes ont besoin de faire du mal à l'olivier et l'oblige à se prosterner au nom de l'amour sacrifié ?
auraient ils peur de l'amour en liberté ?
un chant grégorien monte de ma mémoire d'un vendredi saint
La mise à mort

Ponce Pilate cherchait a le relâcher
mais ,les prêtres se mirent à crier :
si tu le relâche tu n'es pas l'ami de César.
Quiconque se fait roi s'oppose à César
Pilate ,en attendant ces paroles amena Jésus et il dit aux prêtres
Voilà
Votre roi
Alors ils crièrent
A mort
A mort
C 'est depuis que l'on dit d'un enfant qu'il est beau comme un Jésus
Mais ,c'est aussi depuis l'alliance du sabre et du goupillon
Où l'enfant participait enfant de chœur sous le pouvoir du Père Rimbaud ( le nom est hélas authentique ).

Le même qui nous collait pour avoir mis les mains dans les poches dans la cour de
Ré - création
Peut -être avait - il peur que nous tombions amoureux
de Verlaine ?
Quand hurla le froissement d'une aube blanche .C'est l'enfant de chœur à genoux sur du bois mort.
Les églises ont toujours du bois mort pour allumer les bûcher pour des Paroles qui dérangent.
J'ai alors entendu et vu des larmes coulaient en silence sur ce visage
Couleur rose
Pour
Un corps

en
bleu
Puis le pas militaire d'une robe noir qui devait mettre de l'ordre pour une nuit en désordre !
elle rentre dans le confessionnal.
Après un long silence ,trop long silence l'enfant pour une seconde fois rentre dans cette boite noir ,
la tête
toujours
paisée
baissée
Le
Chemin
De
Croix
" de toute les créatures Lucifer est la plus semblable à Dieu ,il est la face cachée de Dieu "
Dans cette chapelle baroque une caisse noir
L'aube
Le soleil
Joue avec la lumière
Des vitraux des couleurs - fleurs
De mon jardin
Chaque 'une d'entre elles
Un instant refait les douez stations du chemin de croix .
1° station
Jésus dit le Christ
Condamné à mort par les clercs
2 station
Saint jean Genet
Comédien et martyr
" la profanation accomplie ,alors nous pourrons commencer à respecter ,faute de quoi tout sera hypocrisie et révolte
obscurantisme et haine.
3°station
Bernard - Noël :l'outrage des mots
Une putain et un catin
4° station
Antonin Artaud
Exécuté à l'asile psychiatrique de Rodez " être deux pour devenir un " la folie toujours dérange .
5°station
Bunuel °
Viridiana :
L'image qui crache à la face des clercs fonctionnaires de Dieu.
6° station
Jésus dit ubu roi pleure…à côté de lui Céline en chemise brune hurle :je suis une femme du monde et non pas une putain .Par conséquent j'ai des faiblesse pour qui je veux ,mais non de dieu ,je peux dire ce que je veux.
7° station
Youcenar Marguerite : mémoire d ' Hadrien ou l'enfant  qui aime le Prêtre - Roi_
Le temps d'une communion solennelle du passé.
8° station
Samuel Becket
En attendant Godot
" on se suicide ?
non
il risque de venir demain
de toute façon la corde est cassée "
9° station
Marguerite Taos Amerouche
" jacinthe noire "
le déracinement et l'exil
je suis comme un l'aigle blessé ,l'aigle blessé entre les ailes.
Le couffin qui n'a plus de fond à quoi lui servent les anses ?
10°station
Dieu est mort en Jésus - Christ le sacrifice n 'aura plus lieu

Corps sacrifié
Corps mutilé
Corps violé
Renouvellement du sacrifice d ' Abraham
Apres la verge sacrée
De la main du prêtre
Calice du sperme
Corps boursouflé
11° station

Albert Camus :
La peste à Oran ou l'étranger - étrange
Un homme avancé dans la nuit lui chuchote :
L'étrange miroir - étrange
Ce - lui qui dérange
Mais pourrait être toi !
C'est bien cet autre qui te fais peur
Etrange miroir.
12° station
une femme en prière fait l'amour avec Dieu.

Le temps d’une confession un nuage éclaire l’enfant dans le confessionnal :

La tête baissée

Les poings serrés

Monte sa colère

Déjà il sait plus baisé

Il ne sera

Le bourdonnement

des abeilles

est plus fort

que la mort

à côté

dans une dernière

érection

dans sa robe noire

éjaculent

des «  gros mots »

dans un latin incompréhensible pour l’enfant

Quarante deux ans ou aujourd’hui peut être un autre prêtre ,ce frère en jésus christ

Celui qui chante la vie

Un fou de dieu

Me traduit en français ,latin et arabe

Ces trois langues ne faisaient plus qu’une en moi

Ce latin de ce catin de ma communion solennelle

Ma mère me dit « te souviens – tu de ce jour là tu pleurais ,tu as même vomi

Dans le lavabo de l’hôtel ,tu étais triste ?

Oui ,je m’en souviens

Depuis j’en ai perdu la vue

Souviens – toi me dit

Le médecin – conteur que ta canne est lumière……. !

Alors avec l’enfant il rentre dans la boite noire ..du confessionnal

Et lui tient sa canne blanche

L’autre

Le tête

Penchée

Toute

Préoccupée

De son unique

Désir.

La pluie claque

Le tonnerre

Gronde

Un orage

Violent

N’entend

Rien

Ne voit rien

Commence

De sa langue

               Lépreuse

               Hideuse

               Visqueuse

               Haineuse

               Médicamenteuse

Ces mots

D’un catin

En latin :        

Le prêtre

Murmure

D’une voix chevrotant

Comme un fonctionnaire

Qui n’existe que par l’habitude

Qui évite toute émotion !

Imaginez des fonctionnaires

Avec des émotions !

Aucun

Ne pourrais plus

Se fonctionner

Se masturber

Il devait avoir entre 80 ou 85 ans

En tout état ,un age assez avancé .

Qui lui donnait un air chagrin par habitude et par habitude.

Et , par habitude

Il ne pût entendre

Que j’homme à côté était debout

Et ne voir la voix « off » de ce dernier.

Entre les deux commence un dialogue de sourd

Un mal – entendu .

L’homme tout à côté lui répond ,la tête haute ,debout et non plus à genoux :

C’est important le non plus à genoux.

« pardonne lui enfant des pêchés du sexe et de la parole qu’il a commis ,il y a quante ans ou plus.

L’enfant

Ton corps bien taillé sur mon corps d’enfant.

De ta parole qui organisa mon exil.

Jamais je n’avais dit aux hommes le fardeau que tu m ‘ as fait porter aussi longtemps que dure ma maladie cette fastidieuse infirmité.

Ta parole est dans mon corps plantée comme une écharde.

Oh ! prêtre j’ai été ton esclave très soumis .Ma maladie m’oblige pour survivre

A la vérité.

Oublie tout :

Ta tendresse

Ton plaisir

Ton désir

Je me suis délivré de toi .Je n’ai  plus à ton crédit aucun acte de dévotion.

Et ,c’est toi vieux prêtre sur mon grabat qui vient pour y mourir à ma place .

Et ton rire de bon samaritain dont la suffisance doctrine cache l’amertume

D’envies refoulées.

J’en ai perdu la vue pour ne plus te voir

Hanter ma mémoire .

Reste là , je m’occupe du reste .

                                                 L’absolution n’aura pas lieu

Pendant que le prêtre

Par habitude

Préparent ses ornements

Qui lui donne l’air

De ne pas avoir l’air

Dans une chapelle baroque

Devant le reposoir vide

Et

Pour finir

Sans rancune

Sans mesure

Je me présente

Volontaire

Pour une dernière eucharistie (Puisque dieu est mort en jésus – christ.)

Dernière

 Méditation

Après

La dernière

Confession

Qui n’a pas eu lieu.

 

 

            «   ici rien d’autre qu’une montée intérieure « 

Albert Camus pour une nonne de William Faulkner.

L’écume n’a pas supportée

fardeau de mon secret

et m’  a donné la clef

de la recherchée

d’une lumière sans feu

d’un corps sans esprit

 la lumière de l’un

étant de même nature

que celle de l’autre

Au par – avant

Je t'imaginais

Extérieur
A moi
Je te supposais au terme de mon voyage d'exil ,c'est bien pour cela que j'ai souvent caressée la couleur noire de la camarde .Il n'y avait qu'elle de vivant en moi !
Je suis resté seul ,et il me fallait bien vivre .
J'ai gardé intact ma douleur
Car ,c'est toi
Seul
Qui occupais mes mots
Mes maux
Vivre sans avenir
Sans espérance
Tu caressais
Mon nom
Comme on touche une femme
 Tu avais un parfum
De mer d'émail
D'un bleu d'acier
Ondulant au soleil
C'était des soirs
Au dortoirs
Le temps d'hivers froids
Les vents du nord
Faisaient pleurer
Les arbres de la cour
Je me souviens que tu venais du nord
Tu ne connaissais pas
Les fleurs d'Afrique du nord
Tu ne connaissais
Que les amours crucifiés
Je t'aimais bien curé

je t'aimais tu sais.
depuis Marseille
dans tes bagages
la peste
des mots pour construire mes maux
Mon enfance est finie
Vers d'incertaines
Mais
Autres chemins
Elle part craintivement
Mon âme est sans péché
Mon corps seul
Porte la marque
De tes mots
Tu as les yeux ouverts
Mais sans regard

Nous n'avons plus rien à nous dire
Qu'importe ton odieux

Langage

L’aube est calme

Un silence qu’adoucit

Oran endormie

Ton visage décomposé

Par la peste

Depuis tu vois

Une kabyle

Elle est très belle

Du sais

Elle vient du sud

Des yeux

  souffle le sirocco

Vent chant

Elle soigne

Mes aux

Avec ses mots

Qui sculptent

Mon corps

Avec des yeux

Fou de vie

Ces cheveux

Couleurs

Or

Des houris

Aux purs visages

Aux odeurs d’acacia

Effleurent

 mon nom

me donnant

le sens de ma beauté

 retrouvée.

Des prêtres pervers

A la langue haineuse

Avaient mis du poison

Dans mon corps

D’ivresse

Pur comme la rosée.

La kabyle est la musique

De toute mon harmonie

Devenue vagabonde

Faite d’eau est d’argile

Son parfum

Couleur jasmin

Panse mon corps

Avec ses mains

D’amour

Mon âme

  Est voile de son amour

De la vie

              Excuse –moi curé

J’ai oublié de te dire

 quelle est médecin

Allez curé

Ne pleures pas

Je t’aimais tu sais

C’est un mal – entendu

Tu sais depuis

J’entends

Je vois

par mes oreilles

ta souffrance

ton humanité

toute ton humanité

ton église

passe son temps

à éviter

que

 femme

devant le parvis

ses clercs

se baladant

avec sa robe

qu’ils se sont

      appropriée

volée

elle est belle

tu sais

sa musique

est toute harmonie

elle ressemble à un papillon

dans sa robe d’un blanc

immaculé

deux papillons de couleurs

bord – eaux

danse au rythme de ses mains

sa musique

danse

encore en moi

,elle était belle

tu sais 

tu n’as rien compris

 à  sa    musique

dans le jardin de ma mère

tu sais curé

même les fleurs

et le sirocco

du sud

faisaient silence

se laissant caresser

par les notes

de son piano

mais vois – tu

tes clercs

et

tes nones

m’ont                séparés

d’elle

au nom

d’une guerre

de religion

qui n’est pas mienne

au nom

du même dieu

du même père

ils passent

encore

encore

leurs

temps

a s’approprier

le verbe fait

chair

et c’est encore l’échec

il ne leur reste

plus que         la chaire

                          illusion

                           curé !

le plus grand des barrage

un jour ,hier demain ,aujourd’hui

ne peuvent éviter

l’inondation

des flots

des mots

des maux.

A---dieu Curé

Je vais

Prendre

Congé

Je t’aimais

Tu sais

Seul trace :

Tes maux

Dans ma chairs

Mes  mots

Retrouvés

Sont plus fort s

                                                      Tu vois curé

Mes maux

Mes mots

 ne sont

Silence

Ils ne sont

Que

                                                       Pardon

Mes mots d’aujourd’hui

Sont dans ce seul pardon

J’ai retrouvé mon harmonie

Même si le prix

Etais

Et

Est

                           Chair

A payer.

Vous m’avez volé

Mon corps

Mais pas mon

verbe.

Allez curé

Je t’aimais

Bien.

Tu sais

                                                                 J’ai pris

                                                                 Du plaisir

                                                                 A ton désir

Lorsque ton regard

Dégoulinait

Ai fil de l’eau

Afin que  je  sois

Propre

Pour le sacrifice

Heureux

Oui heureux

                                       D’être

                                       Ton

                                      Enfant – roi

Je n’avais

Plus

Le choix

De mon

Effroi !

J’ai mis

Du temps

 

Un temps

Long

Pour te dire

Merci

Ce merci

Est le plus

beau

des

pardons

hier mon corps

juvénile

aujourd’hui

mon corps

blessé

usé

une nuit

sans étoile

pour

rentrer

dans l’ombre

je ………………t’offre

pour

reprendre

avec

avec

le derviche tourneur

ma danse

amoureuse

dans le ventre

de ma mère

.tout mon corps

avec

le

ad – dérouiche

ad – daouâr

tourne

s’enlace

s’entrelace

ma canne blanche illumine

le temps d’un éclair son visage

…………

tombe

son calice

d’un sang

couleur ……….bord…’eau

le sacrifice

n’aura plus lieu.

               

 

 

                                                  LA FACE CACHEE DE DIEU EST UNE FEMME

                                                                                           ET

                                                                         QUELLE EST BELLE

                     

                              DU HAUT DU MINARET.

LE VENT SOUFFLE L  ‘APPEL DU AL ‘  ADDIN

« venez à la prière

o dormant lèves – toi

une autre voix chante dans ma tête

devant le caveau de Lazare

lève toi et marche

deux voix pour un même chant

l’enfant – homme

lentement debout

le sacrifice n’aura pas lieu

en Jésus – Christ

Dieu est mort

Un sourire plein de joie

Me prend par la main

Et me guide vers la sortie.

Le conteur avait raison

Ma canne est  de soleil

L’amour est extérieur

Au pouvoir

Sacerdotal.

L’enfant

Il est moi

Je suis lui

Nous sommes un !

Dans un sourire éclatent

Mes larmes

J’ai le droit de  pleurer

Un sanglot monte

Inexplicable

                              C’est un remerciement

                                        Ebauché

Le prêtre n’est plus que songe

Après un long escalier

Que

Je descends quatre à quatre

Pour enfin retrouver la sortie.

                  Toi le conteur

                   Si tu me vois un jour de pluie

                    Baiser la tête

                    Frappe – moi fort

                   De tes deux mains

                   C’est pour mon bien

                   Et chante moi

                   Ta parole magique

                                 QUM W ‘AMCHI

                       LEVES  - TOI ET MARCHES

                                

Et pour une dernière fois  :

La porte

Couleur noir

Pleure.

Elle sanglote

Presque exclue

Par le bruit

de sa faute

d’où jaillit

l’enfant.

C’est sa vie

Il est mâle

Mal

Est sa foi est

Femelle.

J’ai travesti

Mon corps

Pour lui

J’en porte

Le deuil

Et non plus

Le cercueil.

                                                      BORD  DE AL –BARD

Le soir tombe

Sur

Un couché de soleil

De soleil

Quand les MUAZZINS

D’un minaret à l’autre

Appellent à la prière du soir

Le mien parce qu’il est fou de Dieu

Couvre de sa voix forte

                            Celui qui va vivre est un autre

Il paraît que les « f .i..s. « de Dieu

L’ont depuis assassiné

                         Appareillons

 

 

.