Montagne de Bueren

Montagne de Bueren


Montagne de Bueren De Hors-Château, laissant à gauche l'impasse des Ursulines serpenter à flanc de coteau, 373 marches mènent à la rue du Péri et à la Citadelle. Construit à la suite d'une décision prise par le conseil communal en mars 1875, cet imposant escalier perpétue le souvenir de Vincent de Bueren (vers 1440-1505), un noble d'origine gueldroise qui fut un des plus acharnés défenseurs de Liège contre le duc de Bourgogne, Charles le Téméraire.

L'ascension est fort heureusement facilitée par la présence, à intervalles réguliers, de paliers, où quelques bancs permettent de regarder à l'aise la ville qui petit à petit se révèle. C’est d'abord la masse grise de l'îlot Saint-Georges, la haute silhouette de la cité administrative, puis la coulée miroitante de la sous le pont des Arches.


Tout au long de la montée, entre les maisons sans caractère particulier, de calmes mais trop rares jardins ménagent d'autres perspectives insoupçonnées sur la vallée. On aperçoit ainsi les deux tours de Saint-Barthélemy, qui contrastent curieusement avec les volumes de béton et de verre dressés dans la plaine de Droixhe. Pour en découvrir davantage et pour mieux appréhender le processus de développement de la ville, il faut encore grimper jusqu'au fier mémorial, érigé par l'architecte J. Wathelet et sculpté par E. Falise, en l'honneur de régiments liégeois qui se sont distingués lors des deux guerres mondiales. La vue se porte alors de Herstal aux hauteurs de Cointe, et de F!éron à l'éperon boisé du Sart-Tilman où l'Université s'installe progressivement. Une utile table d'orientation permet de situer les lieux. Une autre, plus détaillée encore, peut être consultée lorsque l'on descend un peu le boulevard. D'un seul coup d'oeil, on embrasse à la fois le coeur de la cité et la périphérie se perdant dans les lointains brumeux. A l'avant plan, les modernes buildings dominés par la tour Kennedy se mêlent aux monuments historiques, rendant singulièrement menues d'antiques églises comme Saint-Denis et Saint-Paul. Plus loin, les terris (tas de déblais près d'une mine) envahis par la verdure attestent que Liège fut naguère une puissante cité carbonifère et, comme telle, le siège de nombreuses usines très actives. Après avoir marqué profondément le paysage urbain dans le second tiers du XIXe siècle, !es industries ont été rejetées en amont et en aval de la cité, le long de la Meuse. Ainsi la vile, qui avait conservé son ancienne mesure jusqu'en 1835, s'est étirée sur les rives de son fleuve, dont le cours fut rectifié, et a gagné les collines avoisinantes avant de se hérisser d'immeubles toujours plus élevés.

Centre religieux, administratif, économique et culturel, elle n'a cessé de développer son infrastructure afin d'assumer ses multiples fonctions.

Source: Office du tourisme de la ville de Liège.