Biographie de René Bazin
Biographie de René Bazin


Son enfance :

(A cet effet consulter les Contes de Bonne Pérette(1897) , Ma Tante Giron (1885).)

René Bazin est né à Angers le 26 décembre 1853. Son père avait des goûts d'artiste et son grand-père était amateur de peinture; Ce qui le dispose à devenir un "peintre des âmes et des paysages". Du côté de sa mère, la tradition est à la politique et à la littérature. Son éducation scolaire et personnelle est éclairée par la religion catholique à Mongazon ( Angers). En 1872, il est bachelier et orphelin de Père. Il développe parallèllement ses études de Droit et son goût pour la Littérature. En octobre 1873, il s'installe à Paris. Il travaille assidüement son Droit et fréquente un Cercle d'intellectuels et les salles de Concerts. Licencié en droit, il retourne à Angers à la faculté catholique d'ANGERS d'où il sortira Docteur en Droit le 10 juillet 1877. Il obtient la chaire de droit criminel en 1882.

Collège Mongazon à Angers

   

En 1873, il se fiance avec Aline BRICARD et se marie le 18 avril 1876 à ANGERS. Il aura 2 fils et 6 filles.



Première publications :

 

Il entre comme Rédacteur en second au Journal "l'Etoile " pendant un an et commenca à écrire STEPHANETTE (1884). Ses premières oeuvres sont remarquées par Ludovic HALEVY qui lui ouvre le monde de l'édition. On trouve, dès 1885, des lectures publiques de ses premiers romans à la conférence Saint Louis, cercle d'étudiant de la faculté catholique d'Angers. En 1884, il prend sa plume de journaliste à l'OSSERVATORE CATTOLICO et beaucoup plus tard pour le JOURNAL DES DEBATS, la GAZETTE DE FRANCE, le FIGARO et l'ECHO DE PARIS.

 
Sa philosophie :

Déjà, influencé par joseph de MAISTRE, sa philosophie politique est liée à ses idées religieuses. Toute sa vie, Bazin est porté par les valeurs que représentent la Monarchie et que l'Eglise continue à défendre. Il écrit à leur sujet dans la préface du Duc de Nemours : "les deux sources sacrées où la France avait bu la santé et la joie". Ceci vaudra certaines inimitiés à cet homme engagé pour ces valeurs dans un contexte de laïcité. En 1915, il est nommé Président de la Corporation des Publicistes Chrétiens et fonde en 1917 le Bureau Catholique de la Presse. Voici quelques uns de ces romans emprunt de religieusité : L'ISOLEE (1905), LE BLE QUI LEVE ( 1907), DAVIDEE BIROT (1911). Pendant la guerre, René Bazin lutte pour une politique religieuse en France et entretient des relations avec Rome.

A propos de certaines lois, il écrit : "Je ne dit pas qu'elles sont toutes funestes, mais je crois que la pluspart le sont, et si vous voulez savoir pourquoi, c'est parce qu'elles mettent le devoir naturel de chacun à la charge de l'Etat, qu'elles diminuent ainsi la dignité de l'homme et la force de la famille..."

 
Après la Guerre:

Il publie encore : LA CLOSERIE DE CHAMPDOLENT ( 1917), LES NOUVEAUX OBERLE (1919), BALTUS LE LORRAIN ( 1926), LE ROI DES ARCHERS (1928). Biographe de"CHARLES DE FOUCAULD, EXPLORATEUR DU MAROC, ERMITE AU SAHARA(1920)", il le sera également de PIE X en 1929.

 
La maturité :

Il aime à retranscrire la "majesté des souffrances humaines", et toute son oeuvre est teintée du mystère de la douleur humaine mais avec une espérance certaine. En 1889, paraît LES NOËLLET en 1893, MADAME CORENTINE. En 1897, DE TOUTE SON ÂME qui connu auprès de la critique un succès retentissant. En 1899 : LA TERRE QUI MEURT, "roman paysan"qui fait de René Bazin un des auteurs les plus lus de France, "un romancier social" dira Brunetière.

 

Le 12 mars 1896, l'Académie française lui décerne le prix Vitet. En 1901, il publie LES OBERLE et en 1903 DONATIENNE. Le 18 juin 1903, il est élu à l'Académie Française où il sera reçu le 28 avril 1904 par Ferdinand Brunetière. Parmi ses amitiés et appuis littéraires, on compte Ludovic HALEVY, Paul BOURGET et Pierre LOTI.

En 1931, il publie son dernier roman : MAGNIFICAT. Il meurt le 19 juillet 1932.