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Placements financiers
fleche_noire.gif (73 bytes)Orientations générales Conseil daté du 6 janvier 2000 :  Les temps sont rudes pour les investisseurs en ce début d'année : correction sur les principaux marchés boursiers internationaux, envolée des taux longs (et chute des cours obligataires), inquiétudes sur les perspectives macroéconomiques. Comment agir dans les circonstances présentes ? Je me permets de vous livrer quelques recommandations :
1. Vous pouvez tout simplement vendre l'ensemble de vos actifs et placer votre cash sur un compte rémunéré. Cette stratégie présente cependant des inconvenients : i) frais de courtage; ii) impossibilité d'effectuer les transactions très rapidement pour les OPCVM; iii) peu rémunérateur (2.25 % par an pour un CODEVI). Elle a aussi des avantages : i) totalement sûr; ii) possibilité de retourner rapidement sur le marché boursier pour saisir les opportunités qui ne manqueront pas de se présenter en cas de correction violente.
2. Vous pouvez également vous retirer totalement des marchés actions pour vous positionner sur l'obligataire. Cette stratégie, que je préconisais dans mon conseil du 1er décembre 1999, reste intéressante. En effet, il me semble que les opérateurs surestiment actuellement les tensions inflationnistes et que le niveau actuel des taux d'intérêt n'est donc pas justifié. N'oublions pas également que la FED et la BCE hésiteront à élever leurs taux directeurs en cas de chute des marchés boursiers. Dans ces conditions, les obligations me semblent aujourd'hui très bon marché. Elles présentent en outre moins de risques que les actions. Il est bien entendu nécessaire de s'orienter vers des signatures de qualité (obligations d'Etat et assimilées) qui pourraient bénéficier d'un mouvement de fuite vers la qualité. Enfin, privilégiez les titres européens sur lesquels pèsent moins d'incertitudes et qui devraient bénéficier du potentiel d'appréciation de l'euro.
3. La troisième stratégie consiste à conserver l'ensemble de ses placements actions, mais à couvrir les pertes potentielles par l'achat de produits dérivés. En fonction de l'orientation géographique de vos placements, vous pouvez ainsi faire l'acquisition de put warrants sur indices. Ainsi, si une correction boursière sévère intervient, vous récupérerez sur les dérivés ce que vous avez perdu sur les actions.
Bon courage à tous !

fleche_noire.gif (73 bytes)Warrants

Conseil daté du 6 décembre 1999 :
  Le mouvement à la hausse de l'euro me semble bien engagé depuis la forte progression de la monnaie unique contre le dollar ce 6 décembre 1999. Deux attitudes sont possibles face à ce mouvement : 1) vous pouvez d'abord "finasser" et essayer d'acheter des call warrants sur un repli du taux de change de l'euro. Avec une telle stratégie, vous risquez cependant de passer à côté de bonnes plus-values en reportant continuellement votre achat. 2) Dès demain, vous prenez des positions en vous disant que, de toute façon, l'euro est sous-évalué et que vous réaliserez un gain à plus ou moins long-terme. Si vous choisissez cette stratégie, pensez à opter pour une maturité relativement lointaine et assurez vous de ne pas avoir besoin de ces fonds pour la durée pendant laquelle vous allez les immobiliser.
Je vous conseille d'opter pour un mix de ces deux stratégies : placez 50 % de vos fonds disponibles dès demain sur des call warrants (le 22583 par exemple). Avec les 50 % restant, essayez de saisir des opportunités de repli de la devise européenne.
Bonne chance !

Conseil daté du 30 novembre 1999 :  Le cours de l'euro semble, aux yeux de beaucoup d'opérateurs, sous-estimé par rapport à sa valeur d'équilibre. Cependant, depuis sa création, la devise européenne a constamment déçu les investisseurs (dépréciation de près de 15 %; forte volatilité). Il est peut-être maintenant temps de retourner ses anticipations en spéculant sur une appréciation de l'euro par rapport au dollar.
On s'orientera donc vers des call warrants euro/usd. Mais quelle maturité choisir ? Vers quel prix d'exercice se tourner ? Tout dépend du niveau de risque que vous êtes prêts à assumer. Si vous êtes audacieux, choisissez une maturité assez proche et un warrant assez largement "hors la monnaie"; vous pourrez par exemple vous orienter vers un call warrant Société Générale de maturité septembre 2000 et de prix d'exercice 1.08 dollars (code SICOVAM : 25916; prix d'achat : env. 2.80 euros). Si vous avez moins confiance dans une appréciation à court-terme de l'euro, vous pouvez préférer une maturité plus importante, comme celle du call warrant Société Générale 22583 dont le terme est mars 2001 (prix d'exercice : 1.08 dollars; prix d'achat : env. 3.40 euros). Pour plus d'informations, rendez-vous sur le site de la Sogé dédié aux warrants.

fleche_noire.gif (73 bytes)Autres produits financiers

Conseil daté du 1er décembre 1999 :  La volatilité actuelle des marchés actions après la forte progression de ces derniers mois pourrait être un signe de retournement des anticipations des investisseurs. Nombreux sont les opérateurs qui commencent à prendre conscience d'une possible surévaluation des marchés actions. La révolution technologique a introduit une grande incertitude dans l'estimation du prix des actifs. Cela est propice à l'apparition de corrections violentes des cours.
Dans le même temps, la remontée des taux obligataires, amorcée en mai 1999 (le rendement de l'OAT 10 ans est ainsi passé de 3.75 % au plus bas à 5.30 % aujourd'hui), fait pression sur le cours des actions dans un climat d'inflation maîtrisée. Le moment semble donc venu de profiter des plus-values importantes réalisées sur les portefeuilles actions et de s'orienter vers les marchés obligataires. En effet, ceux-ci risquent de bénéficier d'un mouvement de fuite vers la qualité en cas de correction des marchés actions, ce qui devrait se traduire par une hausse des cours.
Je vous conseille donc l'achat d'actifs obligataires. Mais, une fois ce choix réalisé, d'autres questions se posent : 1)  Vers quelle zone géographique s'orienter ?
2) Pour quel terme opter ? 3) Quelle signature choisir ?  Essayons d'y répondre méthodiquement : 1) La question de l'orientation géographique du placement dépend largement de l'évolution des taux de changes. En effet, si vous réalisez un placement en T-Bonds pour un rendement annuel de 6 % par an et que le dollar se déprécie entre temps de 10 % sur la période par rapport à l'euro, vous aurez réalisé une perte nette (à moins de vous être couvert grâce à des warrants). Il me semble que l'euro présente aujourd'hui un potentiel important d'appréciation par rapport au yen et au dollar. De plus, la chute récente de la devise européenne a favorisé la baisse des marchés obligataires européens, qui sont bon marché. Enfin, les fondamentaux de la zone euro (excédent de la balance des paiements courants, consolidation budgétaire, reprise économique, ...) jouent en faveur de l'aire européenne. 2) La question du terme est plus simple. Les placements à court terme sont directement soumis aux choix de politique monétaire des banques centrales. Ils présentent donc une dimension aléatoire assez déplaisante. Par contre, les titres longs sont beaucoup plus indépendants des évolutions de la politique monétaire et, s'ils présentent une forte volatilité, sont néanmoins plus liés aux fondamentaux des économies. Ils ont aussi l'avantage non négligeable de proposer un rendement plus important. 3) Le meilleur choix en terme de signature, enfin, me semble être celui des obligations d'Etat en raison du niveau de sécurité présenté par ces actifs. En cas de correction boursière, ce sont ces titres qui bénéficieront le plus fortement du mouvement de fuite vers la qualité.
Je vous conseille l'achat de SICAV d'obligations d'Etat de la zone euro. Vous pouvez par exemple opter pour la SICAV CPR OAT Plus (Obligations françaises à long terme; code Sicovam : 29325; frais d'entrée : 1.20 %) qui a connu des résultats très décevants depuis le début de l'année (- 4.73 %) mais présente à mon avis un bon potentiel d'appréciation. Micropal lui octroie la note de 4 étoiles sur 5. Vous pouvez télécharger ici un récapitulatif de ses performances (format pdf).

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Jean-Noël Roffiaen
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